Petites Mines Mathématiques (MPSI) Sup 2008Sujet et corrigé
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CONCOURS COMMUN 2008 DES ÉCOLES DES MINES D'ALBI, ALÈS, DOUAI, NANTES
Épreuve de Mathématiques (toutes filières)
Lundi 19 mai 2008 de 14H00 à 18H00
Instructions générales :
Les candidats doivent vérifier que le sujet comprend 4 pages numérotées
1/4, 2/4, 3/4, 4/4 .
Les candidats sont invités à porter une attention particulière à la rédaction : les copies illisibles ou mal présentées seront pénalisées.
Les candidats sont invités à porter une attention particulière à la rédaction : les copies illisibles ou mal présentées seront pénalisées.
Les candidats colleront sur leur première feuille de composition l'étiquette à code à barres correspondant à l'épreuve commune de Mathématiques.
L'emploi d'une calculatrice est interdit
Remarque importante :
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
PREMIER PROBLÈME
Dans tout ce problème,
n désigne un entier non nul,
a et
b sont deux nombres réels.
La notationℝ_n[X] désigne le
ℝ -espace vectoriel des polynômes à coefficients dans
ℝ et ayant un degré inférieur ou égal à
n .
La notation
Pour tout
P ∈ ℝ_n[X] , on pose :
Partie A : Etude de
φ_1
Dans toute cette partie, on suppose que
n = 1 . On pose donc :
- Démontrer que
φ_1 est un endomorphisme deℝ_1[X] . - Soit
B_1 = (1, X) la base canonique deℝ_1[X] . DéterminerM_1 = Mat_(B_1)(φ_1) . - Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur
a etb pour queφ_1 soit bijective. - On suppose, dans cette question seulement, que
a ≠ b .
(a). Démontrer que la familleB = {X − a, X − b} est une base deℝ_1[X] .
(b). Calculerφ_1(X − a) etφ_1(X − b) puis déduireM = Mat_B(φ_1) .
(c). Déterminer la matrice de passage de la baseB à la baseB_1 , notéeP_(B, B_1) . Déterminer de même la matrice de passage de la baseB_1 à la baseB , notéeP_(B_1, B) .
(d). Donner, sans démonstration, une égalité reliant les matricesM, M_1, P_(B, B_1) etP_(B_1, B) .
(e). Soitp ∈ ℕ . CalculerM^p puis en déduire, grâce à la question 4.(d), une expression deM_1^p (on donnera l'expression de chacun des coefficients de cette matrice). - On s'intéresse dans cette question à l'ensemble
Γ = {αI_2 + βM_1 + γM_1^2 + δM_1^3, (α, β, γ, δ) ∈ ℝ^4} .
(a). Démontrer queΓ est un sous-espace vectoriel deM_2(ℝ) .
(b). Prouver que les matricesM_1^2 etM_1^3 sont des combinaisons linéaires deM_1 etI_2 .
(c). Déterminer une base deΓ . - On suppose dans cette question que
a = 4 etb = 2 . En utilisant les résultats de la question 5.(b), déterminer l'applicationφ_1^2 . En déduire la nature deφ_1 et préciser ses éléments caractéristiques (on donnera une base de chacun des deux espaces vectoriels concernés).
Partie B : Quelques généralités sur
φ_n
- Démontrer que
φ_n est un endomorphisme deℝ_n[X] . - On se propose dans cette question de déterminer
Ker(φ_n) .
On pose
α = max(a, b) et on considère l'intervalle
I = ]α, + ∞[ .
(a). Démontrer que la fonctionf : x ⟼ (2x − (a + b))/(x^2 − (a + b)x + ab) est continue sur
I .
(b). Déterminer une primitiveF de la fonction
f sur
I .
(c). Résoudre sur l'intervalleI l'équation différentielle
(E) :
(a). Démontrer que la fonction
(b). Déterminer une primitive
(c). Résoudre sur l'intervalle
(d). On suppose que
n est pair et on écrit
n = 2p avec
p ∈ ℕ^∗ . Déduire de la question 8.(c) une base de l'espace vectoriel
Ker(φ_(2p)) .
(e). On suppose maintenant quen est impair et on écrit
n = 2p + 1 avec
p ∈ ℕ . Déduire de la question 8.(c) une base de l'espace vectoriel
Ker(φ_(2p + 1) ) (On pourra discuter suivant les valeurs de
a et
b ).
(e). On suppose maintenant que
Partie C : Intersections de courbes dans le cas où
n = 2
Dans toute cette partie, on suppose que
n = 2, a = b et
a > 1 .
On munit le plan d'un repère orthonormalR = (O, i⃗, j⃗) avec
‖i⃗‖ = ‖j⃗‖ = 1 cm .
9. Calculerφ_2(1), φ_2(X) et
φ_2(X^2) . Dans toute la suite, on désigne par
f et
g les fonctions polynômiales associées respectivement aux polynômes
φ_2(1) et
φ_2(X^2) . On note
C_f et
C_g les courbes représentatives de ces deux fonctions.
10. (a). Montrer que les courbesC_f et
C_g admettent exactement deux points d'intersection: les points
A_a et
B_a dont les coordonnées cartésiennes dans
R sont respectivement
A_a(a, 0) et
B_a(1/a, − 2/a + 2a) .
(b). Démontrer que, lorsquea varie dans
]1, + ∞[ , tous les points
B_a appartiennent à un même ensemble
E (indépendant de
a ) dont on précisera une équation cartésienne.
(c). Montrer que l'ensembleE est une conique dont on précisera (en le justifiant) la nature (aucune autre information n'est demandée sur
E ).
(d). Après une rapide étude, tracer l'allure de la courbeE dans
R .
On munit le plan d'un repère orthonormal
9. Calculer
10. (a). Montrer que les courbes
(b). Démontrer que, lorsque
(c). Montrer que l'ensemble
(d). Après une rapide étude, tracer l'allure de la courbe
SECOND PROBLÈME
On considère dans tout ce problème les deux fonctions
F et
G définies sur
ℝ_+^∗ par :
Partie A : Etudes de deux fonctions
- (a). Montrer que les fonctions
F etG sont continues surℝ_+^∗ .
(b). Montrer queF etG sont prolongeables par continuité en 0 . On notera encoreF etG ces prolongements. - (a). Montrer que les fonctions
F etG sont dérivables surℝ_+^∗ et calculer leurs dérivées.
(b). Démontrer, à l'aide de développements limités, que les fonctionsF etG sont dérivables en 0 . Préciser les valeurs deF^′(0) etG^′(0) . - (a). Montrer que les réels strictement positifs tels que
F(x) = 0 constituent une suite(a_k)_(k ≥ 1) strictement croissante. On donnera explicitement la valeur dea_k .
(b). Montrer que les réels strictement positifs tels queG(x) = 0 constituent une suite(b_k)_(k ≥ 1) strictement croissante. Y-a-t'il un lien entre les suites(a_k)_(k ≥ 1) et(b_k)_(k ≥ 1) ? - (a). Soit
k ∈ ℕ^∗ . Montrer sans calcul qu'il existe un réelx_k ∈ ]a_k, a_(k + 1)[ tel queF^′(x_k) = 0 .
(b). Montrer que la fonctionF^′ est de même signe queh : x ↦ xcos(x) − sin(x) surℝ_+^∗ .
(c). Démontrer que pour toutk ∈ ℕ^∗ , la fonctionh est strictement monotone sur[a_k, a_(k + 1)] .
(d). En déduire l'unicité du réelx_k défini dans la question 4.(a).
(e). Etablir que:∀k ∈ ℕ^∗, x_k ∈ ]a_k, a_k + π/2[ .
(f). Calculerlim_(k → + ∞)x_k puis déterminer un équivalent simple de la suite(x_k) . - Tracer l'allure de la courbe représentative
C_F de la fonctionF lorsque l'abscissex varie dans[0, 4π] . On se placera dans un repère orthogonal(O, i⃗, j⃗) tel que‖i⃗‖ = 1 cm et‖j⃗‖ = 10 cm . On fera apparaître clairement les tangentes horizontales à la courbe et on précisera les abscisses des points d'intersection deC_F avec l'axe (O, i⃗ ).
Partie B : Deux fonctions définies par des intégrales
Dans toute cette partie, E désigne l'ensemble des fonctions de classe
C^1 sur
[0, 1] . Si
f appartient à
E , on pose, pour tout
x ∈ ℝ :
Soit
f une fonction appartenant à
E .
6. Soitx ∈ ℝ . Justifier que les deux réels
I_f(x) et
J_f(x) sont bien définis.
6. Soit
On dispose donc de deux fonctions
I_f et
J_f définies sur
ℝ .
7. Déterminer la parité des fonctionsI_f et
J_f .
8. On se propose de calculer dans cette question les limites deI_f et
J_f en
+ ∞ et en
− ∞ .
(a). Etablir que:∀x > 0, I_f(x) + iJ_f(x) = (f(1)e^(ix) − f(0))/(ix) − 1/(ix)∫_0^1 f^′(t)e^(ixt)dt .
(b). Expliquer rapidement pourquoi les fonctionsf et
f^′ sont bornées sur
[0, 1] .
7. Déterminer la parité des fonctions
8. On se propose de calculer dans cette question les limites de
(a). Etablir que:
(b). Expliquer rapidement pourquoi les fonctions
On posera par la suite
M = sup_(x ∈ [0, 1])|f(x)| et
M^′ = sup_(x ∈ [0, 1])|f^′(x)| .
(c). En déduire qu'il existeA ∈ ℝ_+ tel que
∀x > 0, |I_f(x) + iJ_f(x)| ≤ A/x .
(d). A l'aide de la question 8.(c), calculerlim_(x → + ∞)(I_f(x) + iJ_f(x)) .
(c). En déduire qu'il existe
(d). A l'aide de la question 8.(c), calculer
En déduire
lim_(x → + ∞)I_f(x) et
lim_(x → + ∞)J_f(x) .
(e). En utilisant une propriété obtenue sur les fonctionsI_f et
J_f , calculer
lim_(x → − ∞)I_f(x) et
lim_(x → − ∞)J_f(x) .
9. L'objectif de cette question est de prouver que les fonctionsI_f et
J_f sont continues sur
ℝ .
(a). Soientp et
q deux réels. Rappeler la formule liant
cos(p) − cos(q) à
sin((p + q)/2) et
sin((p − q)/2) .
(b). Démontrer que:∀u ∈ ℝ, |sin(u)| ≤ |u| (on pourra par exemple utiliser l'inégalité des accroissements finis).
(c). Soientx et
y deux réels. Etablir que :
|I_f(x) − I_f(y)| ≤ |x − y|∫_0^1 t|f(t)|dt .
(d). En déduire que la fonctionI_f est continue sur
ℝ .
(e). En utilisant une propriété obtenue sur les fonctions
9. L'objectif de cette question est de prouver que les fonctions
(a). Soient
(b). Démontrer que:
(c). Soient
(d). En déduire que la fonction
Par un raisonnement analogue, on pourrait démontrer que la fonction
J_f est continue sur
ℝ mais ce n'est pas demandé ici.
10. A l'aide d'une fonctionf judicieusement choisie, établir un lien entre les fonctions
F et
G de la partie A , et les fonctions
I_f et
J_f de la partie B.
10. A l'aide d'une fonction
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