Petites Mines Mathématiques (MPSI) Sup 2007Sujet et corrigé
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CONCOURS COMMUN 2007
DES ÉCOLES DES MINES D'ALBI, ALÈS, DOUAI, NANTES
Instructions générales :
Les candidats doivent vérifier que le sujet comprend 4 pages numérotées
1/4, 2/4, 3/4, 4/4 .
Les candidats sont invités à porter une attention particulière à la rédaction : les copies illisibles ou mal présentées seront pénalisées.
Les candidats sont invités à porter une attention particulière à la rédaction : les copies illisibles ou mal présentées seront pénalisées.
Les candidats colleront sur leur première feuille de composition l'étiquette à code à barres correspondant à l'épreuve commune de Mathématiques.
L'emploi d'une calculatrice est interdit
PREMIER PROBLÈME
Pour tout
t ∈ ℝ_+^∗ on définit :
Partie A - Généralités
- Prouver que
f etg sontC^∞ surℝ_+^∗ et que pour toutt ∈ ℝ_+^∗, tf^′(t) = g(t) . - Montrer que
g est prolongeable par continuité en 0 et que le prolongement (encore notég ) est dérivable en 0 . - Faire un tableau de variations de
g surℝ_+ , en faire un graphe sachant quee^(− 1) ≃ 0, 36 à10^(− 2) près. - Soit
H la primitive surℝ_+^∗ det ↦ g(1/t) , s'annulant en 1 :
4.a. CalculerH .
4.b. En former un développement limité à l'ordre 3 au voisinage de 1 . - Soit
n ≥ 3 un entier naturel. On introduit l'équation(E_n) : f(t) = t/n , d'inconnuet ∈ ℝ_+^∗ .
5.a. En utilisant la question3 , montrer que (E_n ) a une unique solution dans]0, 1[ , que l'on noteraα_n . On montrerait identiquement (mais ce n'est pas à faire) que (E_n ) admet une unique solution dans]1, + ∞[ , que l'on noteraβ_n .
5.b. Montrer que les suites(α_n)_(n ≥ 3) et(β_n)_(n ≥ 3) sont monotones.
5.c. Est-il possible que l'une des deux suites converge vers une limitel > 0 ? En déduire leurs limites.
On étudie ici, dans un repère orthonormal d'origine
O , la courbe paramétrée définie sur
ℝ_+^∗ par le point
M(t) de coordonnées
{x(t) = f^′(t) = (exp(− 1/t))/(t^2); y(t) = g(t) = (exp(− 1/t))/t
6. Déterminer les valeurs det pour lesquelles
M(t) se situe sur la première bissectrice du plan d'équation cartésienne
y = x .
7. Étudier la limite de la pente de la droite(OM(t)) lorsque
t tend vers
0^+ et
+ ∞ .
8. En utilisant la question 3, faire un tableau de variation dex et
y sur
ℝ_+^∗ avec limites aux bornes
0^+ et
+ ∞ .
9. En utilisant les deux questions précédentes, tracer la courbe en repérant les tangentes verticales ou horizontales, on pourra utiliser que4e^(− 2) ≃ 0, 54 à
10^(− 2) près.
6. Déterminer les valeurs de
7. Étudier la limite de la pente de la droite
8. En utilisant la question 3, faire un tableau de variation de
9. En utilisant les deux questions précédentes, tracer la courbe en repérant les tangentes verticales ou horizontales, on pourra utiliser que
Partie C —Fonctions définies par des intégrales
On prolonge maintenant
f à
ℝ_+ en posant
f(0) = 0 .
10. Montrer que l'applicationf ainsi prolongée est de classe
C^1 sur
ℝ_+ ; préciser
f^′(0) et montrer que l'égalité de la question 1 reste valable pour
t = 0 .
11. Soitx ∈ ℝ_+^∗ , on note :
10. Montrer que l'application
11. Soit
11.a. Justifier l'existence de ces intégrales que l'on ne cherchera surtout pas à calculer puis montrer que
F(x) = xe^(− 1/x) − G(x) .
11.b. En séparant l'intégraleG(x) en deux, montrer qu'il existe une constante
C réelle telle que pour tout
x ≥ 1 ,
11.b. En séparant l'intégrale
11.c. En déduire que
G(x) est négligeable devant
x au voisinage de
+ ∞ ainsi qu'un équivalent de
F(x) au voisinage de
+ ∞ .
12. Résoudre surℝ_+^∗ l'équation différentielle
(E) : x^2 y^′ + y = x^2 , l'expression générale de la solution fera apparaitre la fonction
F .
12. Résoudre sur
Partie D — Étude qualitative d'une équation différentielle
On considère maintenant une application
y solution de
(E) : x^2 y^′ + y = x^2 cette fois sur
ℝ_+ , de classe
C^∞ sur
ℝ_+ . Nous allons, sans aucun calcul explicite de
y , déterminer entièrement la suite des
u_n = y^((n))(0) à partir de l'équation
(E) .
13. Que vautu_0 = y(0) ?
14. En dérivant(E) , calculer
u_1 = y^′(0) et
u_2 = y^(′′)(0) .
15. Peut-on avoiry de la forme :
x ↦ αx^2 + βx + γ avec
(α, β, γ) ∈ ℝ^3 ?
16. Soitn un entier naturel.
16.a. On suppose icin ≥ 3 . Prouver à l'aide de la formule de Leibniz que pour tout
x ∈ ℝ_+ :
13. Que vaut
14. En dérivant
15. Peut-on avoir
16. Soit
16.a. On suppose ici
En déduire une relation de récurrence entre
u_n et
u_(n − 1) .
16.b. Donner une expression deu_n utilisant une factorielle, valable pour tout
n ≥ 2 ; en déduire les développements limités (dont on justifiera l'existence) de
y à tout ordre au voisinage de 0 .
16.b. Donner une expression de
DEUXIÈME PROBLÈME
Dans tout ce problème, on se place dans l'espace usuel dont on notera
ℰ l'ensemble des points,
E l'ensemble des vecteurs et
0→ le vecteur nul.
ℰ est muni d'un repère orthonormal direct
ℛ = (O, i⃗, j⃗, k⃗) , toutes les équations de l'énoncé seront relatives aux éléments de ce repère. Si
M ∈ ℰ et
OM^(→−) = xi⃗ + yj⃗ + zk⃗ on pourra noter
M = (x, y, z) et
OM^(→−) = (x, y, z) .
On considère les ensembles
P et
Q d'équations cartésiennes :
Partie A - Étude d'un mouvement dans l'espace
Pour tout
t ∈ ℝ , on introduit le point
N(t) de
ℰ caractérisé dans
ℛ par les coordonnées
{a(t) = (cos(t))/(√2); b(t) = sin(t); c(t) = (− cos(t))/(√2)
- Prouver que
N(t) appartient au planP . - Donner une équation paramétrique de la droite
D intersection deP etQ . Est-il possible queN(t) ∈ D ? - Calculer
a^2(t) + b^2(t) + c^2(t) . En déduire queN(t) appartient à un cercle deP dont on précisera le centre et le rayon. - Calculer la distance de
N(t) à la droiteD puis au planQ , on pourra vérifier que leur rapport est constant. - Prouver que pour tout
t ∈ ℝ : exp(it) + exp(i(t + 2π/3)) + exp(i(t − 2π/3)) = 0 . - En déduire l'isobarycentre des points
N(t), N(t + 2π/3), N(t − 2π/3) .
Partie B — Construction d'un polynôme
On fixe maintenant
t ∈ ℝ et on note
{s(t) = a(t) + b(t) + c(t); d(t) = a(t)b(t) + a(t)c(t) + b(t)c(t); p(t) = a(t)b(t)c(t) .
7. Simplifiers(t) .
8. Linéariser le produit de fonctions trigonométriquesp(t) .
9. Calculerd(t) de deux manières différentes - on pourra utiliser un résultat de la question 3.
10. On considère maintenant le polynômeR(X) = (X − a(t))(X − b(t))(X − c(t)) , dont les racines sont donc
a(t), b(t) et
c(t) :
10.a. Dans cette question seulementt = π/2 . Montrer sans calculer
R(X) ni
R^′(X) que
R^′(0) = 0 .
10.b. Exprimer maintenantR(X) en fonction de
s(t), d(t), p(t) , puis en fonction des résultats des questions précédentes.
7. Simplifier
8. Linéariser le produit de fonctions trigonométriques
9. Calculer
10. On considère maintenant le polynôme
10.a. Dans cette question seulement
10.b. Exprimer maintenant
Partie C — Endomorphismes à noyau imposé
- Montrer que
P définit un plan vectoriel deE . - Est-ce le cas pour
Q ? Préciser, sans preuve, la structure algébrique deQ . - On introduit les vecteurs:
Montrer que (
i⃗^′, j⃗^′ ) est une base orthonormale de
P et que
k⃗^′ en est un vecteur normal. En déduire que
B^′ = (i⃗^′, j⃗^′, k⃗^′) est une base orthonormale de l'espace.
14. On désigne para⃗ ⋅ b⃗ le produit scalaire de deux vecteurs
a⃗ et
b⃗ . Soit
e⃗ ∈ E . Prouver, autrement que par «c'est du cours
» , que ses coordonnées dans la base
B^′ sont données par :
14. On désigne par
- On considère ici une application linéaire
u : E → E telle queP ⊂ ker(u) .
15.a. Prouver qu'il existez⃗ ∈ E tel queu(e⃗) = (e⃗ ⋅ k⃗^′)z⃗ pour toute⃗ ∈ E .
15.b. Réciproquement, montrer qu'une applicationu donnée par la formule précédente est un endomorphisme deE tel queP ⊂ ker(u) .
15.c. Donner une condition nécessaire et suffisante surz⃗ pour queP = ker(u) . Donner dans ce cas le rang et l'image deu .
Partie D — Matrices de projecteur
On note ici
p : E → E le projecteur orthogonal sur le plan
P, B la base
(i⃗, j⃗, k⃗) et
B^′ = (i⃗^′, j⃗^′, k⃗^′) la base introduite à la question 13. On introduit les matrices:
- Justifier très rapidement que
M^′ est la matrice dep dans la baseB^′ . - Donner la matrice de passage
P de la baseB à la baseB^′ ainsi que son inverse - on détaillera le raisonnement pour cette dernière. - Soit
M la matrice dep dans la baseB :
18.a. Justifier sans calcul queM^2 = M .
18.b. En déduire que pour toutn ∈ ℕ ,
18.c. Exprimer
M en fonction de
P, P^(− 1) et
M^′ . Ensuite, calculer explicitement
M .
19. On peut traiter cette partie sans avoir trouvé explicitementM . On introduit l'ensemble
ℳ des matrices du type
M_(a, b) = aM + bI , où
a et
b sont réels :
19.a. Montrer que l'ensembleℳ muni des lois usuelles sur les matrices a une structure de
ℝ -espace vectoriel dont on donnera une base et la dimension.
19.b. Les réelsa et
b étant donnés, exprimer
M_(a, b) en fonction de
P, P^(− 1), I et
M^′ . En déduire une forme factorisée du déterminant de
M_(a, b) ainsi qu'une condition nécessaire et suffisante pour qu'elle soit inversible.
19.c. Déterminer les réelse et
f tels que
M_(a, b) × M_(c, d) = M_(e, f) .
19.d. LorsqueM_(a, b) est inversible, exprimer son inverse sous la forme d'un élément de
ℳ .
19. On peut traiter cette partie sans avoir trouvé explicitement
19.a. Montrer que l'ensemble
19.b. Les réels
19.c. Déterminer les réels
19.d. Lorsque
FIN DE L'ÉPREUVE
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