Petites Mines Mathématiques (MPSI) Sup 2001Sujet et corrigé
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CONCOURS COMMUN 2001
DES ECOLES DES MINES D'ALBI, ALES, DOUAI, NANTES
Instructions générales:
Les candidats doivent vérifier que le sujet comprend : 4 pages numérotées
1/4, 2/4, 3/4 et
4/4 .
Les candidats sont invités à porter unc attention particulière à la rédaction : les copies illisibles ou mal présentées seront pénalisées.
Les candidats colleront sur leur première feuille de composition l'étiquette à code à barres correspondante.
Les candidats sont invités à porter unc attention particulière à la rédaction : les copies illisibles ou mal présentées seront pénalisées.
Les candidats colleront sur leur première feuille de composition l'étiquette à code à barres correspondante.
PROBLEME 1
Les parties
A et
B sont indépendantes, nais sont utilisées par la partie
C .
PARTIE A :
Pour tout réel a positif ou nul, on note
g_a la fonction définie sur
ℝ_+^∗ par
g_a(t) = t^a .
A.1. Montrer que la fonctiong_a est prolongeable par continuité en 0 (on notera toujours
g_a la fonction ainsi prolongée, qui est donc définie et continue sur
ℝ_+ ). Préciser la valeur de
g_a(0) . Montrer que la fonction
g_a est de classe
C^1 sur
ℝ_+ pour
a ⩾ 1 .
A.1. Montrer que la fonction
Soient
a et
b deux réels positifs ou nuls. On pose
A.2. Justifier l'existence de l'intégrale
I(a, b) . Comparer
I(a, b) et
I(b, a) .
On écrira abusivement
I(a, b) = ∫_0^1 t^a(1 − t)^b dt .
A.3. Soienta et
b deux réels positifs ou nuls. Trouver une relation entre
I(a + 1, b) et
I(a, b + 1) .
A.4. CalculerI(a, 0) . En déduire que, pour tout entier naturel
n , on a
A.3. Soient
A.4. Calculer
A.5. Soient
p et
q deux entiers naturels. Exprimer
I(p, q) à l'aide de factorielles.
A.6. En déduire la valeur de l'intégrale
A.6. En déduire la valeur de l'intégrale
où
p et
q sont deux entiers naturels.
PARTIE B :
Pour tout réel
a strictement positif, on note
f_a la fonction définie par
B.1. Préciser l'ensemble de définition de
f_a .
On note
C_a la courbe représentant la restriction de la fonction
f_a à l'intervalle
]a, + ∞[ .
B.2. Sia et
x sont deux réels tels que
0 < a < x , démontrer l'encadrement
B.2. Si
B.3. En déduire les variations de la fonction
f_a sur l'intervalle
]a, + ∞[ (on dressera un tableau de variations). Préciser la nature des branches infinies de la courbe
C_a .
B.4. Donner l'allure des courbesC_1, C_2 et
C_3 sur un même schéma.
B.5. On fixea > 0 et on considère la suite
y = (y_n) définie, pour tout entier naturel
n tel que
n > a , par
y_n = (1 − a/n)^n .
Etudier le comportement (sens de variation, limite) de la suite (y_n ).
B.4. Donner l'allure des courbes
B.5. On fixe
Etudier le comportement (sens de variation, limite) de la suite (
PARTIE C :
Pour tout réel positif ou nul
x et tout entier naturel non nul
n , on pose
C.1. Montrer que
F_n(x) = n^(x + 1)I(x, n) .
C.2. En utilisant les résultats de la partieB , montrer que, pour tout
x fixé, la suite
(F_n(x))_(n ∈ ℕ^∗) est croissante.
C.3. On fixex ⩾ 0 .
a. Montrer l'existence d'un réel strictement positifU tel que
C.2. En utilisant les résultats de la partie
C.3. On fixe
a. Montrer l'existence d'un réel strictement positif
b. En déduire que, pour tout entier naturel non nul
n , on a
c. Montrer que la suite
(F_n(x))_(n ∈ ℕ^∗) est convergente.
Pour tout réel positif ou nul
x , on pose
F(x) = lim_(n → + ∞)F_n(x) .
C.4. Démontrer la relation fonctionnelle
C.4. Démontrer la relation fonctionnelle
En déduire la valeur de
F(k) pour
k entier naturel.
PROBLEME 2
Les parties
B et
C sont liées, mais la partie
A est indépendante du reste du problène.
On rappelle que, sip est un entier naturel non nul, la notation
M_p(ℝ) représente l'algèbre des matrices carrées d'ordre
p à coefficients réels.
On rappelle que, si
PARTIE A :
Soit
p un entier naturel non nul. Une matrice
A de
M_p(ℝ) est dite nilpotente d'indice trois si elle vérifie
A^2 ≠ 0 et
A^3 = 0 .
Dans toute cette partie, on noteA une matrice de
M_p(ℝ) , nilpotente d'indice trois. On note
I la matrice-unité d'ordre
p .
Pour tout réelt , on note
E(t) la matrice
Dans toute cette partie, on note
Pour tout réel
A.1. Vérifier la relation
A.2. En déduire que
(E(t))^n = E(nt) pour
t ∈ ℝ et
n ∈ ℕ .
A.3. Montrer que la matriceE(t) est inversible. Quel est son inverse ?
A.4. Montrer que la famille (I, A, A^2 ) est libre dans l'espace vectoriel
M_p(ℝ) .
A.5. En déduire que l'applicationE : t ↦ E(t) , de
ℝ vers
M_p(ℝ) , est injective.
A.6. Dans cette question,p = 3 et
A = (0, 1, 1; 0, 0, 1; 0, 0, 0) . Expliciter la matrice
E(t) sous la forme d'un tableau matriciel pour
t ∈ ℝ .
A.3. Montrer que la matrice
A.4. Montrer que la famille (
A.5. En déduire que l'application
A.6. Dans cette question,
PARTIE B :
Dans cette partie, on note
B_0 = (e_1^(→−), e_2^(→−)) la base canonique de
ℝ^2 . Soit la matrice
A = (4, − 6; 1, − 1) appartenant à
M_2(ℝ) . On note
f l'endomorphisme de
ℝ^2 qui lui est canoniquement associé.
B.1. Montrer queF = Ker(f − 2id_(R^2)) et
G = Ker(f − id_(R^2)) sont deux droites vectorielles, supplémentaires dans
ℝ^2 . Préciser un vecteur directeur
u⃗ de
F , et un vecteur directeur
v⃗ de
G .
B.2. Sans calculs, déterminer la matrice de l'endomorphismef de
ℝ^2 dans la base
B = (u⃗, v⃗) .
B.3. En déduire qu'il existe une matriceP inversible et une matrice
D diagonale (toutes deux carrées d'ordre deux) telles que
A = PDP^(− 1) . Expliciter
P, D et
P^(− 1) .
B.4. ExpliciterD^n pour tout
n enticr naturel. Démontrer la rclation
A^n = PD^n P^(− 1) . En déduire l'expression de
A^n sous forme de tableau matriciel.
B.1. Montrer que
B.2. Sans calculs, déterminer la matrice de l'endomorphisme
B.3. En déduire qu'il existe une matrice
B.4. Expliciter
PARTIE C.
On reprend les notations de la partie
B .
C.1. En utilisant l'inégalité de Taylor-Lagrange, montrer que, pour tout réelt , on a
C.1. En utilisant l'inégalité de Taylor-Lagrange, montrer que, pour tout réel
On pourra admettre le résultat de cette question pour traiter les suivantes.
C.2. Pour tout réelt , pour tout entier naturel
n , on note
E_n(t) la matrice définie par
E_n(t) = ∑_(k = 0)^n(t^k)/(k!)A^k . On écrira cette matrice sous la forme
E_n(t) = (a_n(t), b_n(t); c_n(t), d_n(t)) . Expliciter (sous forme de sommes) ses coefficients
a_n(t), b_n(t), c_n(t), d_n(t) .
C.3. Pour toutt ∈ ℝ , on note
E(t) la matrice
E(t) = (a(t), b(t); c(t), d(t)) , avec
a(t) = lim_(n → + ∞)a_n(t), b(t) = lim_(n → + ∞)b_n(t) , etc. Expliciter la matrice
E(t) .
Réponse partielle : on obtienta(t) = 3e^(2t) − 2e^t .
C.4. Montrer qu'il existe deux matricesQ et
R (carrées d'ordre deux) telles que
C.2. Pour tout réel
C.3. Pour tout
Réponse partielle : on obtient
C.4. Montrer qu'il existe deux matrices
et expliciter
Q et
R .
C.5. Calculer les matricesQ^2, R^2, QR, RQ . Que peut-on dire des endomorphismes
q et
r de
ℝ^2 canoniquement associés aux matrices
Q et
R (on pourra préciser la réponse en utilisant les droites
F et
G de la question B.1.)?
C.6. En déduire que
C.5. Calculer les matrices
C.6. En déduire que
Que dire de
(E(t))^n pour
n ∈ ℕ ?, de
(E(t))^(− 1) ?
L'applicationE : t ↦ E(t) , de
ℝ vers
M_2(ℝ) , est-elle injective ?
L'application
Pas de description pour le moment
