Agrégation mathématiques externe 2026, épreuve 2Sujet
Agrégation externe section mathématiques - Sujet de la seconde épreuve écrite de la session 2026
- Suites et séries numériques
- Fonctions holomorphes et méromorphes
- Transformée de Fourier
- Probabilités : variables aléatoires et convergence en loi
- Arithmétique des entiers
- Développements en série entière du logarithme
Téléchargements
- Corrigé : pas encore disponible
- Rapport du jury : pas encore publié
Présentation du sujet
Développements en série de Sylvester et sommes de fractions unitairesAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Le problème détermine les réels qui s'écrivent comme somme finie ou infinie d'inverses de puissances p-ièmes d'entiers naturels distincts. Il introduit d'abord le développement p-adique et le développement en série de Sylvester d'un réel, puis mobilise des outils d'analyse complexe et de probabilités avant d'établir un théorème de Paul Lévy et un théorème de Ronald Graham sur ces sommes de fractions unitaires.
- 1I. Développement p-adique et développement en série de SylvesterConstruction et unicité du développement p-adique d'un réel, puis introduction de la suite et de la série de Sylvester associées à un réel.
- 2II. Estimations préliminairesÉtude d'une fonction Tp liée aux fractions unitaires, de son prolongement holomorphe Gp, et calcul de la somme des inverses des carrés via une fonction méromorphe H.
- 3III. Déterminations du logarithmeÉtude des déterminations continues du logarithme complexe sur différents ouverts et de leurs propriétés d'holomorphie.
- 4IV. Sommes de fractions unitairesÉtude de l'ensemble des sommes de sous-séries d'une série convergente à termes positifs, avec plusieurs exemples explicites dont les inverses des carrés et des cubes.
- 5V. Un théorème de Paul Lévy sur les séries de SylvesterÉtude probabiliste du développement en série de Sylvester d'une variable aléatoire uniforme sur [0,1] et démonstration d'un théorème de convergence en loi.
- 6VI. Un théorème de Ronald GrahamDémonstration, à l'aide de méthodes arithmétiques et matricielles, du théorème de Graham caractérisant les rationnels somme de puissances p-ièmes d'entiers distincts.
Description
Sujet officiel Agrégation externe en mathématiques, session 2026.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Pas encore de corrigé pour ce sujet : voici des sujets proches corrigés.
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
Concours externe
Rappels et notations
Par exemple, pour
Dans la partie II, on mène l'étude d'une suite définie implicitement et on propose de calculer une somme célèbre. Les résultats établis dans cette partie sont mis à profit dans la partie IV. Dans la partie III, on s'intéresse aux déterminations du logarithme, dont on donne une application à la partie V.
Dans la partie IV, on dégage des propriétés relatives aux fractions unitaires et on amorce le début de la résolution du problème annoncé. Cette partie constitue un prérequis pour la partie VI.
Dans la partie V, on établit un théorème de Paul Lévy concernant le développement en série de Sylvester d'une variable aléatoire suivant la loi uniforme sur [0, 1].
Dans la partie VI, on démontre le résultat annoncé, dû à Ronald Graham.
Ainsi, les parties I, II et III peuvent être abordées de manière autonome; la partie V, pour sa part, ne dépend que des parties I et III.
Si
Si
Si
L'exponentielle complexe d'un nombre complexe
La fonction sinus est définie sur
Une suite réelle
I. Développement
p -adique et développement en série de Sylvester
- 1.(a) Montrer que pour tout
n ∈ ℕ, u_n ⩽ x < v_n .- (b)Montrer que les suites
(u_n)_(n ∈ ℕ) et(v_n)_(n ∈ ℕ) sont adjacentes et convergent versx .
- (b)Montrer que les suites
- 2.Montrer que pour tout
n ∈ ℕ^∗, b_n ∈ [ [0, p − 1] ] . - 3.Montrer que la série
∑(b_n)/(p^n) converge et quex = ⌊x⌋ + ∑_(n = 1)^(+ ∞)(b_n)/(p^n) . - 4.Montrer que la suite
(b_n)_(n ∈ ℕ^∗) ne stationne pas à la valeur(p − 1) . - 5.Montrer que
(b_n)_(n ∈ ℕ^∗) est l'unique suite à valeurs dans[ [0, p − 1] ] ne stationnant pas à la valeur(p − 1) telle quex = ⌊x⌋ + ∑_(n = 1)^(+ ∞)(b_n)/(p^n) .
Cette dernière expression constitue le développementp -adique du réelx et, pour toutn ∈ ℕ^∗, b_n est appelé len -ième chiffre dex en basep . - 6.(a) Dans cette question 6.(a), on suppose disposer de
(a, b) ∈ (ℕ^∗)^2 tel quex = a/b et on considère la suite(θ_n)_(n ∈ ℕ) telle queθ_0 = a et, pour toutn ∈ ℕ ,
θ_(n + 1) = p(θ_n − b⌊θ_n/b⌋).
Montrer que pour toutn ∈ ℕ, (θ_n)/b = ∑_(k = 0)^(+ ∞)(b_(n + k))/(p^k) etb_n = ⌊(θ_n)/b⌋ .- (b)En déduire que
x est rationnel si et seulement si la suite(b_n)_(n ∈ ℕ^∗) est périodique à partir d'un certain rang, c'est-à-dire qu'il existe(N, q) ∈ (ℕ^∗)^2 tel que pour tout entiern ⩾ N, b_(n + q) = b_n .
- (b)En déduire que
- 7.On considère la suite
(s_n)_(n ∈ ℕ^∗) telle ques_1 = 2 et, pour toutn ∈ ℕ^∗, s_(n + 1) = s_n^2 − s_n + 1 .- (a)Montrer que pour tout
n ∈ ℕ^∗, s_n > 1 et ques_n→−_(n → + ∞)^ + ∞ . - (b)Montrer que pour tout
n ∈ ℕ^∗, ∑_(k = n)^(+ ∞)1/(s_k) = 1/(s_n − 1) .
- (a)Montrer que pour tout
- 8.On considère la suite
(x_n)_(n ∈ ℕ^∗) telle quex_1 = x et, pour toutn ∈ ℕ^∗ ,
x_(n + 1) = x_n − 1/(⌊1/x_n⌋ + 1). - (a)Montrer que la suite
(x_n)_(n ∈ ℕ^∗) est bien définie.
- (a)Montrer que la suite
- (b)Montrer que pour tout
n ∈ ℕ^∗, q_n > 0, q_n(q_n − 1) ⩽ 1/(x_(n + 1)) etq_(n + 1) ⩾ q_n^2 − q_n + 1 . - (c)Montrer que
x = ∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(q_n) .
- (b)Montrer que pour tout
- 9.On suppose dans cette question 9 que
x ⩽ 1 . Soit(r_n)_(n ∈ ℕ^∗) une suite d'entiers strictement positifs vérifiant, pour toutn ∈ ℕ^∗, r_(n + 1) ⩾ r_n^2 − r_n + 1 etx = ∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(r_n) .- (a)Montrer que pour tout
n ∈ ℕ^∗, r_n ⩾ 2 et1/(r_n) ⩽ 1/(r_n − 1) − 1/(r_(n + 1) − 1) . - (b)Montrer que
r_1 = ⌊1/x⌋ + 1 .
- (a)Montrer que pour tout
- 10.Montrer qu'il existe une unique suite d'entiers strictement positifs
(r_n)_(n ∈ ℕ^∗) telle que, pour toutn ∈ ℕ^∗, r_(n + 1) ⩾ r_n^2 − r_n + 1 etx = ∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(r_n) .
Cette suite(r_n)_(n ∈ ℕ^∗) est appelée la suite de Sylvester du réelx et la somme précédente constitue son développement en série de Sylvester. - 11.On note
(r_n)_(n ∈ ℕ^∗) la suite de Sylvester dex .- (a)Montrer que s'il existe
N ∈ ℕ^∗ tel que pour toutn ⩾ N, r_(n + 1) = r_n^2 − r_n + 1 , alorsx ∈ ℚ . - (b)Établir la réciproque.
- (a)Montrer que s'il existe
II. Estimations préliminaires
- 12.On se donne un entier
p ⩾ 2 .- (a)Établir que la fonction
T_p est définie et continue sur[0, + ∞[ . - (b)Donner les variations de
T_p sur[0, + ∞[ . - (c)Étudier la limite de
T_p en+ ∞ . - (d)Montrer que pour tout réel
x > 0, (x^p)/((p − 1)(x + 1)^(p − 1)) < T_p(x) < x/(p − 1) .
- (a)Établir que la fonction
- 13.On se donne un entier
p ⩾ 2 .- (a)Établir l'existence d'un unique réel
t_p ∈ [0, + ∞[ tel queT_p(t_p) = 1 . - (b)Montrer que
t_p > p − 1 . - (c)Montrer que
t_2 < 2 . - (d)Établir que
⌊t_p⌋ < 1/(2^(1/p) − 1) .
- (a)Établir l'existence d'un unique réel
- 14.(a) Montrer que pour tout
x > 0 , la suite(T_p(x))_(p ⩾ 2) est strictement décroissante.- (b)En déduire que la suite
(t_p)_(p ⩾ 2) est strictement croissante.
- (b)En déduire que la suite
- 15.Montrer que pour tout réel
t > 0 , la suite((1 + t/p)^(− p))_(p ⩾ 2) est décroissante. - 16.On fixe dans cette question
x ∈ ]0, + ∞[ .
Pour toutn ∈ ℕ^∗ , soitg_n la fonction telle queg_n(p) = (1 + n/(px))^(− p) pour tout entierp ⩾ 2 .
- (a)Montrer que pour tout entier
p ⩾ 2, T_p(px) = ∑_(n = 1)^(+ ∞)g_n(p) . - (b)Montrer que
T_p(px)→−_(p → + ∞)^1/(exp(1/x) − 1) .
- Établir l'équivalent :
t_p ∼ _(p → + ∞)p/(ln2) .
18. Établir que pour tout entier
19. On se donne un entier
- (a)Montrer que
F_p est continue par morceaux et intégrable surℝ .
- (b)Établir que la fonction
F(F_p) est définie surℝ . - (c)Montrer que pour tout réel
x, G_p(ix) = ((ix)^p)/((p − 1)!)F(F_p)(x) . - (d)En déduire l'équivalent
G_2(ix) ∼ _(|x| → + ∞)ix . - (e)Montrer plus généralement que
G_p(ix) ∼ _(|x| → + ∞)(ix)/(p − 1) .
- On note
H : z ↦ (G_2(z) + 1 + G_2(− z))/(z^2) .
- (a)Montrer que
H est méromorphe surℂ . - (b)Établir que pour tout
z ∈ ℂ∖ℤ, H(z + 1) = H(z) . - (c)Montrer que pour tout
z ∈ ℂ∖ℤ, H(z) = (π/(sin(πz)))^2 . - (d)En déduire que
∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(n^2) = (π^2)/6 .
III. Déterminations du logarithme
21. Soit
22. Soit
Montrer qu'il existe
23. On introduit la fonction
- (a)Établir que
f_1 est définie et holomorphe surΩ_1 . - (b)Montrer que
f_1 constitue une détermination du logarithme surΩ_1 .
- On note
f_2 la fonctionz ↦ ∑_(n = 0)^(+ ∞)2/(2n + 1)((z − 1)/(z + 1))^(2n + 1) etΩ_2 l'ouvert{z ∈ ℂ; Re(z) > 0} .
- (a)Établir que
f_2 est définie et holomorphe surΩ_2 . - (b)Montrer que pour tout
x > 0, f_2(x) = lnx . - (c)Montrer que
f_2 constitue une détermination du logarithme surΩ_2 .
- Soit
Ω un ouvert non vide deℂ etf : Ω → ℂ une fonction continue.
- (a)Établir que si
f est une détermination du logarithme surΩ , alorsf est holomorphe. - (b)Plus généralement, montrer que si
exp ∘ f est holomorphe, alorsf l'est aussi.
- (a) Dans le plan complexe, soit
D une demi-droite fermée issue de l'origine. Établir l'existence d'une détermination du logarithme surℂ∖D .
- (b)Montrer qu'il existe une unique détermination du logarithme sur
ℂ∖(ℝ_−) qui s'annule en 1. On la notera Log. - (c)Montrer que pour tout complexe
z tel que|z| < 1, log(1 − z) = − ∑_(n = 1)^(+ ∞)(z^n)/n . - (d)Montrer qu'il n'existe pas de détermination du logarithme sur
ℂ∖{0} .
- On introduit la fonction
ψ : z ↦ ∫_1^(+ ∞)(e^(izlnt))/(t^2) dt et l'ouvertΩ_3 = {z ∈ ℂ; Im(z) > − 1} .
- (a)Établir que
ψ est définie surΩ_3 . - (b)Montrer que pour tout
z ∈ Ω_3, ψ(z) = 1/(1 − iz) . - (c)Montrer que pour tout
z ∈ ℂ, (ψ(z/(√n)))^n e^(− iz√n)→−_(n → + ∞)^e^(− z^2/2) .
IV. Sommes de fractions unitaires
Pour tout
28. (a) Montrer que pour tout
- (b)Soit
p ∈ ℕ^∗ . On considère la suiteu = (u_n)_(n ∈ ℕ^∗) où, pour toutn ∈ ℕ^∗, u_n = 2^(n − 1) sin ⩽ p, u_n = 0 sinon. Vérifier queu ∈ ℓ^+ et déterminer l'ensembleP_∞(u) .
- Déterminer les suites
u = (u_n)_(n ∈ ℕ^∗) ∈ ℓ^+ telles queP_∞(u) soit fini. - Soit un réel
a > 0 . On poseu = (a/(2^n))_(n ∈ ℕ^∗) . Vérifier queu ∈ ℓ^+ et déterminerP_∞(u) . - Soit
p un entier tel quep ⩾ 3 . On poseu = (1/(p^n))_(n ∈ ℕ^∗) etS = [0, 1/(p − 1)] .
- (a)Vérifier que
u ∈ ℓ^+ . - (b)Montrer que
P_∞(u) ⊂ K(S) . - (c)Soit
(ε_n)_(n ∈ ℕ^∗) ∈ {0, 1}^(ℕ^∗) . On posex = ∑_(n = 1)^(+ ∞)(ε_n)/(p^n) . Montrer quex ∈ K(K(S)) et queK(K(S)) est la réunion de quatre segments disjoints. Préciser, en fonction deε_1 et deε_2 , lequel contientx . - (d)On considère la suite
(S_n)_(n ∈ ℕ^∗) de parties deℝ telle queS_1 = S et, pour toutn ∈ ℕ^∗ ,S_(n + 1) = K(S_n) . Montrer queP_∞(u) = ⋂_(n ∈ ℕ^∗)S_n .
- On considère un entier
p ⩾ 3 et un réelα > 1 . On poseβ = ∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(p^(⌊nα⌋)) etu = (1/(p^n))_(n ∈ ℕ^∗) .
- (a)Établir que le réel
β existe et que siα est rationnel alorsβ est rationnel.
- (b)Montrer que pour tout
n ∈ ℕ^∗, β_n ∈ {0, 1} . - (c)Établir que pour tout
n ∈ ℕ^∗, β_n est len -ième chiffre deβ en basep . - (d)En déduire que
β est un réel irrationnel deP_∞(u) .
- Soit
u = (u_n)_(n ∈ ℕ^∗) ∈ ℓ^+ telle que pour toutn ∈ ℕ^∗, u_n ≠ 0 et1/(u_n) ∈ ℕ .
- 34.On prend ici la suite
u = (1/(s_n))_(n ∈ ℕ^∗) , où(s_n)_(n ∈ ℕ^∗) est la suite définie à la question 7.- (a)Vérifier que
u ∈ ℓ^+ . - (b)Soit
x ∈ P_∞(u) . Montrer que, à l'exception d'un élémentx à préciser, il existe une unique suite(ε_n)_(n ∈ ℕ^∗) ∈ {0, 1}^(ℕ^∗) telle quex = ∑_(n = 1)^(+ ∞)(ε_n)/(s_n) . - (c)Soit
(ε_n)_(n ∈ ℕ^∗) ∈ {0, 1}^(ℕ^∗) . Montrer que le réel∑_(n = 1)^(+ ∞)(ε_n)/(s_n) est rationnel si et seulement si la suite(ε_n)_(n ∈ ℕ^∗) est stationnaire.
- (a)Vérifier que
- 35.On considère une suite
u ∈ ℓ^+ dont tous les termes sont substituables. On poseσ = ∑_(n = 1)^(+ ∞)u_n . On se propose d'établir queP_∞(u) = [0, σ] . - (a)Montrer que 0 et
σ appartiennent àP_∞(u) .
On définit
- (b)Montrer que la suite
(ε_n)_(n ∈ ℕ^∗) n'est pas constante. - (c)Établir que la suite
(ε_n)_(n ∈ ℕ^∗) ne stationne pas à la valeur 1. - (d)En déduire que
x = ∑_(n = 1)^(+ ∞)ε_n u_n et le résultat annoncé.
- (b)Montrer que la suite
- 36.On prend ici la suite
u = (1/(n^2))_(n ∈ ℕ^∗) .- (a)Vérifier que
u ∈ ℓ^+ . - (b)Montrer que pour tout entier
n ⩾ 2 , len -ième termeu_n deu est substituable. - (c)Montrer que
P_∞(u) = [0, (π^2)/6 − 1] ∪ [1, (π^2)/6] .
- (a)Vérifier que
- 37.On pose
u = (1/(n^3))_(n ∈ ℕ^∗) . On reprend les notations de la partie II, en particulier celles de la question 13.- (a)Vérifier que
u ∈ ℓ^+ . - (b)Montrer que pour tout réel
x ⩾ 0, T_3(x) ⩾ (x^3)/((x + 1)^3) + (x^3)/((x + 2)^3) + (x^3)/(2(x + 3)^2) . - (c)En déduire que
t_3 < 3 . - (d)Déterminer, en fonction de
ζ = ∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(n^3) , l'ensembleP_∞(u) .
- (a)Vérifier que
- 38.On se donne un entier
p ⩾ 2 . On prend ici la suiteu = (1/(n^p))_(n ∈ ℕ^∗) . Pour toutq ∈ ℕ^∗ , on poseP_q = {∑_(k = 1)^q(ε_k)/(k^p); (ε_k)_(k ∈ [ [1, q] ]) ∈ {0, 1}^q} .- (a)Vérifier que
u ∈ ℓ^+ . - (b)Montrer qu'il existe un unique entier
N_p ∈ ℕ^∗ tel que{n ∈ ℕ^∗; len -ième termeu_n deu n'est pas substituable} = [ [1, N_p] ] . - (c)Montrer que
N_p ∼ _(p → + ∞)p/(ln2) . - (d)Établir que l'application
(ε_k)_(k ∈ [ [1, N_p] ]) ↦ ∑_(k = 1)^(N_p)(ε_k)/(k^p) est bijective de{0, 1}^(N_p) surP_(N_p) . - (e)On pose
ρ_p = ∑_(k = 1)^(+ ∞)1/((N_p + k)^p) . Montrer queP_∞(u) = ⋃_(ω ∈ P_(N_p))[ω, ω + ρ_p] , où les segments sont deux à deux disjoints.
- (a)Vérifier que
V. Un théorème de Paul Lévy sur les séries de Sylvester
- 39.Montrer qu'il existe une variable aléatoire
U suivant la loi uniforme sur [0,1] telle que pourt toutω ∈ Ω, U(ω) ∈ ]0, 1] .
40. Montrer que pour tout
- 41.Soit
n ∈ ℕ^∗ . Établir que(s_1, …, s_n) ∈ C_n et que pour tout(k_1, …, k_n) ∈ C_n ,
k_1 ⩾ s_1, …, k_n ⩾ s_n. - 42.Montrer que pour tous
k ∈ C_1 et(k_1, k_2) ∈ C_2 ,
(Q_1 = k) = (1/k < U ⩽ 1/(k − 1)) et (Q_1 = k_1, Q_2 = k_2) = (1/(k_1) + 1/(k_2) < U ⩽ 1/(k_1) + 1/(k_2 − 1)). - 43.Soit
n ∈ ℕ^∗ et(k_1, …, k_n) ∈ C_n . Montrer queℙ(Q_1 = k_1, …, Q_n = k_n) = 1/(k_n(k_n − 1)) . - 44.On considère un entier
n ⩾ 2 . Soit(j, k) ∈ ℕ^2 tel quej ⩾ s_(n − 1) etk ⩾ j^2 − j + 1 . Montrer queℙ(Q_(n − 1) = j) > 0 et queℙ(Q_n = k|Q_(n − 1) = j) = (j(j − 1))/(k(k − 1)) .
- Pour tous entiers
n ⩾ 1 etk ⩾ 2 , on poseP_n(k) = ℙ(Q_n = k) .
- (a)Montrer que pour tous entiers
n ⩾ 2 etk ⩾ 2, P_n(k) = ∑_(j ⩾ 2;; j^2 − j + 1 ⩽ k)(j(j − 1))/(k(k − 1))P_(n − 1)(j) . - (b)En déduire que pour tout entier
n ⩾ 2, ∑_(k = 2)^(+ ∞)(P_n(k))/k ⩽ ∑_(j = 2)^(+ ∞)(P_(n − 1)(j))/(j^2 − j + 1) . - (c)Montrer que pour tout
n ∈ ℕ^∗, ∑_(k = 2)^(+ ∞)(P_n(k))/k ⩽ (2/3)^n .
la suite de variables aléatoires
On pose
- Montrer que
(φ_n)_(n ⩾ 1) et(ψ_n)_(n ⩾ 2) sont des suites de fonctions définies surℝ . - Soit un entier
n ⩾ 3 et un réelt .
Montrer que la somme∑_((k_1, ⋯, k_(n − 1)) ∈ C_(n − 1))(e^(itln((k_(n − 1))/(k_1 k_n⋯k_(n − 2)))))/(k_(n − 1)(k_(n − 1) − 1))ψ_(k_(n − 1))(t) existe et vautφ_n(t) . - On rappelle que
ψ désigne la fonction définie à la question 27.
- (a)Montrer qu'il existe un réel
C > 0 tel que pour tous entiern ⩾ 2 et réelt ,|ψ_n(t) − ψ(t)| ⩽ (C(1 + |t|))/n . - (b)Établir, pour tous entier
n ⩾ 2 et réelt, |φ_n(t) − ψ(t)φ_(n − 1)(t)| ⩽ C(2/3)^(n − 1)(1 + |t|) . - (c)Montrer que pour tous entiers
m etn tels quen > m ⩾ 1 et pour tout réelt ,|φ_n(t) − ψ^(n − m)(t)φ_m(t)| ⩽ 3C(2/3)^m(1 + |t|) . - (d)En déduire que pour tout
t ∈ ℝ, φ_n(t/(√n))e^(− it√n)→−_(n → + ∞)^e^(− t^2/2) . - (e)Montrer le théorème de Paul Lévy annoncé.
VI. Un théorème de Ronald Graham
- 49.Soit
(A_n)_(n ∈ ℕ^∗) et(B_n)_(n ∈ ℕ^∗) telles queA_1 = (1, 0; 0, 7), B_1 = (3, 0; 0, 5) et, pour toutn ∈ ℕ^∗ , en notantI_(2^n) la matrice identité de taille2^n à coefficients réels,
A_(n + 1) = (A_n, 0; 0, B_n + 2^(n + 2)I_(2^n)), B_(n + 1) = (B_n, 0; 0, A_n + 2^(n + 2)I_(2^n)). - (a)Montrer que pour tous
n ∈ ℕ^∗ etk ∈ [ [1, n] ] , les matricesA_n^k etB_n^k ont même trace. - (b)En déduire l'existence d'un entier pair
q ⩾ 2 et de2q entiers naturels impairs distinctsa_1, a_2, ⋯, a_(2q) tels que pour toutk ∈ [ [1, p] ], a_1^k + ⋯ + a_q^k = a_(q + 1)^k + ⋯ + a_(2q)^k . - (c)Établir dans
ℝ[X] l'égalité(X + a_1)^p + ⋯ + (X + a_q)^p = (X + a_(q + 1))^p + ⋯ + (X + a_(2q))^p .
- (a)Montrer que pour tous
- 50.On considère un entier pair
D ⩾ 2 . Pour tout(i, j) ∈ [ [1, p] ] × {0, 1} , on pose
M_(i, j)(X) = ∑_(k = 1)^q(X + a_(jq + k) + iD)^p ∈ ℝ[X]. - (a)Montrer qu'on peut choisir
D de sorte que pour tous éléments distincts(k, i) ≠ (ℓ, j) de[ [1, 2q] ] × [ [1, p] ] , on ait :a_k + iD ≠ a_ℓ + jD . On fait cette hypothèse par la suite. - (b)Pour tout
k¯ = (k_1, ⋯, k_p) ∈ [ [1, 2q] ]^p , on pose
S_(k¯)(X) = (X + a_(k_1) + D)^p(X + a_(k_2) + 2D)^p⋯(X + a_(k_p) + pD)^p ∈ ℝ[X].
Montrer qu'il existe un entier naturel pairω_p tel que(S_(k¯)(ω_p))_(k¯ ∈ [ [1, 2q] ]^p) constitue une famille de(2q)^p puissancesp -ièmes d'entiers impairs deux à deux distincts. - (c)Établir que le produit
π_p = ∏_(k = 1)^p M_(k, ε_k)(ω_p) est un entier naturel pair, indépendant du choix de(ε_1, ⋯, ε_p) ∈ {0, 1}^p .
- (a)Montrer qu'on peut choisir
- 51.Montrer qu'il existe une famille
(M_i)_(i ∈ [ [1, 2^p] ]) de2^p ensembles finis non vides d'entiers naturels impairs, deux à deux disjoints, telle que pour touti ∈ [ [1, 2^p] ], π_p = ∑_(k ∈ M_i)k^p . - 52.Soit
m ∈ ℕ^∗ .- (a)Montrer qu'il existe
r ∈ ℕ et(b_k)_(k ∈ [ [0, r] ]) ∈ [ [0, 2^p − 1] ]^(r + 1) tels quem = ∑_(k = 0)^r b_k 2^(pk) . - (b)En déduire que
mπ_p est la somme de puissancesp -ièmes d'entiers naturels distincts.
Θ_p = ∑_(k = 1)^(π_p − 1)(kπ_p + 1)^p . - (a)Montrer qu'il existe
- 53.Montrer que tout entier
n vérifiantn ⩾ Θ_p est la somme de puissancesp -ièmes d'entiers naturels distincts. - 54.Montrer qu'il existe un entier
δ_p ⩾ Θ_p tel que pour tout entiern ⩾ δ_p, ∑_(k = 1)^n k^p ⩾ (n + 1)^p .
On introduit des entiers
- 55.Montrer qu'on peut choisir
K_p assez grand de sorte qu'il existeΛ ∈ P_(K_p − 1) et un entier naturelR_p multiple deK_p tels que
x − Λ = (R_p)/((K_p!)^p) et (R_p)/((K_p!)^p) < 1/((K_p − 1)^p).
On suppose dans toute la suite queK_p etR_p se trouvent ainsi fixés.
On suppose jusqu'à la question 59.(b) queR_p > 0 .
On noteΔ_p = ∏_(C_p + 1 ⩽ i ⩽ K_p)i^p etN l'ensemble des entiersm inférieurs àΔ_p qui s'écrivent comme le produit de puissancesp -ièmes d'entiers distincts de[ [C_p, K_p] ] , c'est-à-dire tels qu'il existeh ∈ ℕ^∗ et des entiersi_1 < i_2 < ⋯ < i_h dans[ [C_p, K_p] ] vérifiant :m = ∏_(1 ⩽ k ⩽ h)i_k^p .
On noteC_p^p = m_1 < m_2 < ⋯ < m_Z = Δ_p les éléments deN . - 56.Montrer que pour tout
k ∈ [ [1, Z − 1] ], (m_(k + 1))/(m_k) ⩽ 2^p .
- 57.Montrer que
B est non vide.
- 58.On suppose dans cette question que
G < δ_p .- (a)Établir que
R_p ∈ [ [Θ_p, Θ_p + (δ_p C_p)^p] ] . - (b)En déduire que
x ∈ ⋃_(n ∈ ℕ^∗)P_n .
- (a)Établir que
- 59.On suppose dans cette question que
G ⩾ δ_p . On dispose alors dei_0 ∈ [ [1, Z] ] tel queG^p m_(i_0) ⩽ R_p − Θ_p < (G + 1)^p m_(i_0) .- (a)Montrer qu'on peut définir
k_0 = min{k ∈ [ [1, G] ]; (k^p + (k + 1)^p + ⋯ + G^p)m_(i_0) ⩽ R_p − Θ_p}. - (b)Montrer que, en posant
R_p^′ = R_p − (k_0^p + (k_0 + 1)^p + ⋯ + G^p)m_(i_0) , on a :
0 ⩽ R_p^′ − Θ_p < (k_0 − 1)^p m_(i_0).
- (a)Montrer qu'on peut définir
- 60.Montrer que
x ∈ ⋃_(n ∈ ℕ^∗)P_n . - 61.Établir que
U_p ∩ ℚ = ⋃_(n ∈ ℕ^∗)P_n . - 62.(a) Montrer qu'il existe un entier
r ⩾ 2 tel que1/4 soit la somme der inverses de carrés d'entiers naturels distincts.- (b)Montrer que pour tout rationnel
x ∈ ]0, (π^2)/6 − 1[ ∪ ]1, (π^2)/6 [, il existe une infinité de suites(ε_n)_(n ∈ ℕ^∗) ∈ {0, 1}^(ℕ^∗) stationnant à la valeur 0 telles quex = ∑_(n = 1)^(+ ∞)(ε_n)/(n^2) .
- (b)Montrer que pour tout rationnel
INFORMATION AUX CANDIDATS
AGRÉGATION EXTERNE - MATHÉMTATIQUES
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve 2 de mathématiques de l'agrégation externe 2026 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve 2 de mathématiques de l'agrégation externe 2026 ?
Elle porte sur l'analyse (suites, séries, fonctions holomorphes, transformée de Fourier, déterminations du logarithme) et les probabilités (variables aléatoires, convergence en loi), appliquées à l'étude des sommes de fractions unitaires.
Les parties du sujet sont-elles indépendantes ?
L'énoncé précise que les parties I, II et III peuvent être abordées de manière autonome, que la partie V ne dépend que des parties I et III, et que les parties IV et VI s'appuient sur les résultats des parties précédentes.
Quels résultats de cours faut-il connaître pour traiter ce sujet ?
Les séries numériques et leur convergence, les fonctions holomorphes et méromorphes, la transformée de Fourier, les variables aléatoires discrètes et continues, et la convergence en loi vers une loi gaussienne.
Ce sujet mélange-t-il plusieurs domaines des mathématiques ?
Oui, il combine l'analyse réelle et complexe, les probabilités et l'arithmétique, en les articulant autour d'un même objectif : caractériser les réels qui sont somme d'inverses de puissances p-ièmes d'entiers distincts.
Pas de description pour le moment