Agrégation mathématiques externe spéciale 2022, épreuve écriteSujet et rapport du jury
Concours externe spécial de l'agrégation section mathématiques - Sujet de l'épreuve écrite de la session 2022
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Sujet officiel Agrégation externe spéciale en mathématiques, session 2022.
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SESSION 2022
AGREGATION
CONCOURS EXTERNE SPÉCIAL
CONCOURS EXTERNE SPÉCIAL
Section
MATHÉMATIQUES
MATHÉMATIQUES
Composition de mathématiques
Durée : 6 heures
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout matériel électronique (y compris la calculatrice) est rigoureusement interdit.
Si vous repérez ce qui vous semble être une erreur d'énoncé, vous devez le signaler très lisiblement sur votre copie, en proposer la correction et poursuivre l'épreuve en conséquence.
De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, vous devez la (ou les) mentionner explicitement.
NB : Conformément au principe d'anonymat, votre copie ne doit comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé consiste notamment en la rédaction d'un projet ou d'une note, vous devrez impérativement vous abstenir de la signer ou de l'identifier.
De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, vous devez la (ou les) mentionner explicitement.
NB : Conformément au principe d'anonymat, votre copie ne doit comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé consiste notamment en la rédaction d'un projet ou d'une note, vous devrez impérativement vous abstenir de la signer ou de l'identifier.
Les calculatrices, téléphones, tablettes, ordinateurs, montres connectées et tous appareils électroniques de communication ou de stockage, ainsi que les documents, sont interdits. La qualité de la rédaction sera un facteur important d'appréciation des copies. Il est possible d'utiliser les résultats énoncés dans les questions ou parties précédentes, en veillant toutefois à préciser la référence du résultat utilisé.
L'épreuve comporte deux parties :
- -Une première partie, composée d'exercices. Les candidats sont invités à consacrer au moins un tiers du temps de l'épreuve à cette partie en cherchant à traiter les cinq exercices numérotés 1, 2, 3, 4 et 5.
- -Un problème à traiter au choix parmi deux proposés : le Problème 1, plutôt orienté « Algèbre et Géométrie » ou bien le Problème 2, plutôt orienté « Analyse et Probabilités ». Le candidat devra indiquer clairement sur sa copie le problème qu'il choisit. Seul ce choix sera pris en compte dans l'évaluation. Au moins la moitié du temps de l'épreuve devrait être consacrée à l'un de ces problèmes.
Le barème tient compte de cette répartition indicative du temps à accorder à chaque partie.
Notations, rappels et définitions
On désigne par
ℕ l'ensemble des entiers naturels,
ℤ l'ensemble des entiers relatifs,
ℝ le corps des nombres réels,
ℂ le corps des nombres complexes. On note
ℕ^∗ l'ensemble des entiers naturels non nuls,
ℝ_+ l'ensemble des nombres réels
⩾ 0 et
ℝ_+^∗ l'ensemble des nombres réels
> 0 .
Pour tout entier naturel
n , on désigne par
[ [1, n] ] l'ensemble des entiers compris au sens large entre 1 et
n . Lorsque
n = 0, [ [1, n] ] est donc l'ensemble vide.
On note
|E| le cardinal d'un ensemble fini
E .
Si𝕂 est un corps et
n un entier naturel, on note
M_n(𝕂) l'algèbre des matrices
(n, n) à coefficients dans
𝕂 , et
GL_n(𝕂) le groupe de ses éléments inversibles. On note
I_n la matrice identité dans
M_n(𝕂) .
Si
Dans un espace vectoriel
E , si
e_1, …, e_p sont des vecteurs de
E , on note
Vect(e_1, …, e_p) le sous-espace vectoriel de
E engendré par les vecteurs
e_1, …, e_p .
On rappelle que le spectre d'un endomorphismeu est l'ensemble des valeurs propres de
u .
On rappelle que le spectre d'un endomorphisme
Exercice 1
On fixe dans l'exercice un entier
n ⩾ 2 , et on note
ω = exp(i(2π)/n) . On considère dans
M_n(ℂ) deux matrices :
Δ , la matrice diagonale dont la diagonale est le vecteur
(1, ω, ω^2, …, ω^(n − 2), ω^(n − 1)) , et
Σ , la matrice dont les seuls coefficients non nuls sont les coefficients sous la diagonale et le coefficient
(1, n) , tous égaux à 1 . Ainsi :
- 1.Soit
E unℂ -espace vectoriel de dimensionn etu, v deux endomorphismes deE tels queu^n = v^n = id_E etu ∘ v = ω(v ∘ u) .- (a)Justifier que
u etv sont diagonalisables et que leurs valeurs propres sont des racinesn -ièmes de l'unité. - (b)Soit
λ une valeur propre deu . Montrer queωλ est aussi une valeur propre deu . - (c)Déduire de ce qui précède que le spectre de
u est l'ensemble des racinesn -ièmes de l'unité. Quelles sont les dimensions des sous-espaces propres associés ? - (d)Montrer qu'il existe une base
ℬ deE sur laquelle la matrice deu estΔ et la matrice dev estΣ .
- (a)Justifier que
- 2.(a) Montrer que
Vect(I_n, Δ, Δ^2, …, Δ^(n − 1)) est l'ensemble des matrices diagonales appartenant àM_n(ℂ) .- (b)En déduire que la famille
ℱ = (Σ^j Δ^k)_((j, k) ∈ [0, n − 1]^2) est une base deM_n(ℂ) .
- (b)En déduire que la famille
- 3.Soit
φ : M_n(ℂ) → M_n(ℂ) un morphisme d'algèbres.- (a)En considérant les endomorphismes
u etv associés respectivement àφ(Δ) etφ(Σ) dans la base canonique deℂ^n , montrer qu'il existeP dansGL_n(ℂ) telle que
φ(Δ) = PΔP^(− 1) et φ(Σ) = PΣP^(− 1). - (b)Montrer que, pour toute matrice
M dansM_n(ℂ) , on a :φ(M) = PMP^(− 1) .
- (a)En considérant les endomorphismes
Exercice 2
- 1.On considère la fonction
φ : (x, t) ↦ (e^(− xt))/(1 + t^2) , définie surℝ^2 , et
f : x ↦ ∫_0^(+ ∞)φ(x, t)dt - (a)Montrer que
f est définie et continue surℝ_+ . Admet-elle une limite en+ ∞ ? - (b)Montrer que
f est de classeC^2 surℝ_+^∗ , et qu'elle est solution de l'équation différentielley^(′′) + y = 1/x sur cet intervalle.
- (a)Montrer que
- 2.On considère la fonction
ψ : (x, t) ↦ (1 − cos(t))/((x + t)^2) , définie surℝ_+ × ℝ_+^∗ , et
g : x ↦ ∫_0^(+ ∞)ψ(x, t)dt - (a)Montrer que
g est définie et continue surℝ_+ . Admet-elle une limite en+ ∞ ? - (b)Montrer que
g est de classeC^2 surℝ_+^∗ , et qu'elle est solution de l'équation différentielley^(′′) + y = 1/x sur cet intervalle.
- (a)Montrer que
- 3.(a) Montrer que, pour tout
x dansℝ_+ , l'intégrale∫_0^(+ ∞)(sin(t))/(x + t) dt est bien définie et vautg(x) .- (b)Déduire de ce qui précède la valeur de
∫_0^(+ ∞)(sin(t))/t dt .
- (b)Déduire de ce qui précède la valeur de
Exercice 3
- Soit
(u_n)_(n ∈ ℕ) une suite réelle bornée.
Justifier que si(u_n)_(n ∈ ℕ) admet une unique valeur d'adhérenceℓ , alors elle converge versℓ . - Soit
V ⊆ ℝ un ensemble non vide et borné vérifiant la propriété :∀x ∈ V, 3x + 2 ∈ V .
Montrer queV est un singleton, que l'on précisera. - Soit
(u_n)_(n ∈ ℕ) une suite réelle bornée telle que la suite(u_(n^2) − 3u_n)_(n ∈ ℕ) converge vers 2.
Montrer que la suite(u_n)_(n ∈ ℕ) converge, et déterminer sa limite.
Exercice 4
Dans tout l'exercice,
‖ ⋅ ‖ désigne la norme euclidienne canonique de
ℝ^2 . Toutes les variables aléatoires considérées sont définies sur un même espace probabilisé
(Ω, 𝒜, P) . Si une variable aléatoire
U à valeurs dans
ℤ admet une espérance finie, on note
𝔼(U) son espérance.
On considère deux variables aléatoires
X et
Y à valeurs dans
ℤ telles que :
- -la loi du couple
(X, Y) est symétrique, c'est-à-dire que
∀(x, y) ∈ ℤ^2, P((X, Y) = (x, y)) = P((X, Y) = (− x, − y)); - -la variable aléatoire
X^2 + Y^2 possède une espérance finie. On noteα = 𝔼(X^2 + Y^2) . - 1.(a) Montrer que les lois de
X etY sont symétriques, c'est-à-dire que
∀x ∈ ℤ, P(X = x) = P(X = − x) et ∀y ∈ ℤ, P(Y = y) = P(Y = − y). - (b)Montrer que
|X| et|Y| , respectivement les valeurs absolues des variables aléatoiresX etY , possèdent une espérance finie. Calculer𝔼(X) et𝔼(Y) .
- (b)Montrer que
On considère
(Z_n)_(n ∈ ℕ) = ((X_n, Y_n))_(n ∈ ℕ) une suite de variables aléatoires indépendantes à valeurs dans
ℤ^2 , toutes de même loi que le couple
(X, Y) .
On note(S_n)_(n ∈ ℕ) la suite de variables aléatoires à valeurs dans
ℤ^2 définie par
On note
- Montrer que, pour tout
n dansℕ , la loi deS_n est symétrique. - Soit
n dansℕ^∗ .
- (a)Montrer que la variable aléatoire
‖S_n‖^2 possède une espérance finie, et la déterminer. - (b)En déduire :
P(‖S_n‖^2 ⩾ 2nα) ⩽ 1/2 .
- Pour tout
n dansℕ^∗ , on noteB_n = {x ∈ ℤ^2|‖x‖^2 < 2nα} .
- (a)Montrer :
∀n ∈ ℕ^∗, P(S_(2n) = 0) = ∑_(x ∈ ℤ^2)P(S_n = x)^2 . - (b)En déduire, en utilisant l'inégalité de Cauchy-Schwarz, que
∀n ∈ ℕ^∗, P(‖S_n‖^2 < 2nα)^2 ⩽ |B_n|P(S_(2n) = 0).
- (a) Montrer l'existence d'une constante
C > 0 telle que
- (b)Déduire de ce qui précède la nature de la série
∑_n P(S_n = 0) .
Exercice 5
Pour tout ensemble
E , on note
E^E l'ensemble des applications de
E dans
E . On introduit :
Pour tout entier naturel
n , on note
t_n le cardinal
|I([ [1, n] ])| . En particulier,
t_0 = 1 .
Le but de cet exercice est de donner une majoration asymptotique de la suite(t_n)_(n ∈ ℕ) .
SoitR le rayon de convergence de la série entière
∑_n(t_n)/(n!)z^n , qui est un élément de
ℝ_+ ou
+ ∞ .
SoitΔ le disque ouvert de centre 0 et de rayon
R dans
ℂ . Si
R = + ∞ , on a
Δ = ℂ .
On considère la fonctionf : z ↦ ∑_(n = 0)^(+ ∞)(t_n)/(n!)z^n , définie sur
Δ .
Le but de cet exercice est de donner une majoration asymptotique de la suite
Soit
Soit
On considère la fonction
- 1.Montrer :
R ⩾ 1 . - 2.Montrer :
∀n ∈ ℕ, t_(n + 2) = (n + 1)t_n + t_(n + 1) . - 3.Montrer :
∀z ∈ Δ, f^′(z) = (1 + z)f(z) . - 4.En déduire :
∀z ∈ Δ, f(z) = exp(z + (z^2)/2)
puis queR = + ∞ .
- 5.Montrer :
∀n ∈ ℕ, ∀ρ ∈ ℝ_+^∗, t_n = (n!)/(2πρ^n)∫_(− π)^π exp(ρe^(iθ) + (ρ^2)/2e^(i2θ))e^(− inθ) dθ. - 6.Montrer qu'il existe une unique suite réelle
(ρ_n)_(n ∈ ℕ) dont les termes sont tous positifs et telle que :
∀n ∈ ℕ, ρ_n + ρ_n^2 = n.
Donner un développement asymptotique de la suite(ρ_n)_(n ∈ ℕ) à la précisiono(1/(√n)) . - 7.On définit, pour tout
n dansℕ^∗, M_n = (n!)/(ρ_n^n)exp(ρ_n + (ρ_n^2)/2) . Montrer :
∀n ∈ ℕ^∗, t_n ⩽ M_n.
Montrer que la suite(M_n)_(n ∈ ℕ) est équivalente à la suite(n^(n/2)exp(− n/2 + √n − 1/4)√(2πn))_(n ∈ ℕ) .
Indication : on pourra utiliser la formule de Stirling sans démonstration.
Problème d'algèbre et géométrie
Notations, rappels et définitions
Dans tout le problème,
n désigne un entier
⩾ 1 et
𝕂 un corps.
On note𝕂[X] l'algèbre des polynômes à coefficients dans
𝕂 .
Pour tout𝕂 -espace vectoriel
E , on note
ℒ(E) la
𝕂 -algèbre des endomorphismes de
E .
On identifie𝕂^n avec l'espace
M_(n, 1)(𝕂) des matrices colonnes.
Une matrice deM_n(𝕂) est dite scalaire si elle appartient à
Vect(I_n) .
Le polynôme caractéristique d'une matriceA de
M_n(𝕂) est noté
χ_A et son polynôme minimal
μ_A . Ce sont des polynômes unitaires, c'est-à-dire dont le coefficient dominant vaut 1.
On note
Pour tout
On identifie
Une matrice de
Le polynôme caractéristique d'une matrice
Pour toute matrice
A de
M_n(𝕂) , on note
la classe de similitude de
A .
Pour toutβ ∈ 𝕂^n , on note
Pour tout
Étant donné une matrice
A de
M_n(𝕂) et un couple d'entiers
(i, j) dans
[ [1, n] ]^2 , le coefficient de
A à la croisée de la
i -ème ligne et de la
j -ème colonne est noté
[A]_(i, j) . On note
l'application linéaire envoyant une matrice sur le vecteur formé de ses coefficients diagonaux.
Dans le cas particulier𝕂 = ℂ , l'espace vectoriel
ℂ^n est muni de son produit scalaire hermitien canonique
(v, w) ↦ ⟨v|w⟩ = ∑_(i = 1)^n v¯_i w_i .
Pour toute matriceA de
M_n(ℂ) , on note
A^T sa transposée,
A¯ la matrice obtenue en conjuguant tous les coefficients de
A , et
A^∗ = A¯^T .
Dans le cas particulier
Pour toute matrice
On note
Her_n (respectivement,
Sym_n ) le
ℝ -sous-espace vectoriel de
M_n(ℂ) constitué des matrices hermitiennes (respectivement, symétriques réelles), et
Le groupe symétrique
𝔖(n) est défini comme le groupe des bijections de l'ensemble
[ [1, n] ] dans lui-même.
Étant donné un vecteur
α = (α_1; ⋮; α_n) dans
ℝ^n , il existe un unique vecteur noté
αˇ = (αˇ_1; ⋮; αˇ_n) tel que
- -
αˇ est un réarrangement deα , c'est-à-dire
∃σ ∈ 𝔖(n) tel que ∀i ∈ [ [1, n] ], αˇ_i = α_(σ(i)); - -
αˇ est décroissant, c'est-à-direαˇ_1 ⩾ αˇ_2 ⩾ ⋯ ⩾ αˇ_n .
Ce vecteur est appelé réarrangement décroissant de
α .
Par exemple, le réarrangement décroissant du vecteurα = (1, 4, 0, 7, 1, 7, 8, 9)^T est
αˇ = (9, 8, 7, 7, 4, 1, 1, 0)^T .
Par exemple, le réarrangement décroissant du vecteur
Partie I
- 1.Soit
b_0, b_1, …, b_(n − 1) des éléments de𝕂 . On définit l'élément suivant de𝕂[X] :
P = X^n − b_(n − 1)X^(n − 1) − ⋯ − b_1 X − b_0.
On noteE_P la𝕂 -algèbre quotient𝕂[X]/(P) etπ : 𝕂[X] → E_P la surjection canonique, qui est une application𝕂 -linéaire.- (a)Soit
R ∈ 𝕂[X] . Montrer que l'application
Mul_R : 𝕂[X], → E_P; Q, ↦ π(RQ)
permet de définir par passage au quotient un endomorphisme deE_P , notémul_R . - (b)Montrer que
ℬ = (π(1), π(X), …, π(X^(n − 1))) est une𝕂 -base deE_P , et donner la matriceC(P) demul_X dans cette base. - (c)Montrer que
R ↦ mul_R définit un morphisme de𝕂 -algèbresφ : 𝕂[X] → ℒ(E_P) et déterminer le noyau de ce morphisme. - (d)Déduire de ce qui précède que le polynôme minimal de
C(P) estP lui-même. En déduire le polynôme caractéristique deC(P) . - (e)Une application : soit
p un nombre premier. On note𝔽_p le corpsℤ/pℤ .
Montrer qu'il existe une matriceA dansM_2(𝔽_p) non trigonalisable sur𝔽_p .
- (a)Soit
- 2.Soit
A une matrice deM_n(𝕂) . Montrer queA est une matrice scalaire si et seulement si tout vecteur non nul de𝕂^n est un vecteur propre deA . - 3.(a) On suppose
n ⩾ 2 .
SoitD une matrice deM_n(𝕂) etC une matrice non nulle deM_(n, 1)(𝕂) . Montrer qu'il existe une matriceL dansM_(1, n)(𝕂) telle que :
LC = 0 et D + CL ∉ Vect(I_n). - (b)Soit
A une matrice non scalaire deM_(n + 1)(𝕂) eta un élément de𝕂 .
Montrer qu'il existe des matricesB deM_(1, n)(𝕂), C deM_(n, 1)(𝕂) etD deM_n(𝕂) telles queA est semblable à la matrice par blocs
(a, B; C, D).
Sin ⩾ 2 , montrer que l'on peut en outre supposerD non scalaire.
Indication : on pourra chercher à se ramener au cas particuliera = 0 .
- (b)Soit
- 4.(a) Soit
A une matrice non scalaire deM_n(𝕂) . Montrer :
{Δ(M)|M ∈ 𝒪(A)} = {α ∈ 𝕂^n|α_1 + ⋯ + α_n = trA}. - (b)Soit
β un vecteur de𝕂^n . Montrer :
{Δ(M)|M ∈ M_n(𝕂)[β]} = {α ∈ 𝕂^n|α_1 + ⋯ + α_n = β_1 + ⋯ + β_n}.
- (b)Soit
Partie II
On définit la relation de domination
≼surℝ^n en posant :
Pour tout vecteur
β de
ℝ^n , on définit l'ensemble
On définit l'ensemble
- 5.La relation
≼ est-elle une relation d'ordre surℝ^n ? - 6.Soit
A une matrice deΣ_n .- (a)Montrer :
∀k ∈ [ [1, n] ], ∑_(i = 1)^k∑_(j = k + 1)^n[A]_(i, j) = ∑_(j = 1)^k∑_(i = k + 1)^n[A]_(i, j) . - (b)Montrer :
∀β ∈ ℝ^n, Aβ≼β .
β etAβ sont décroissants. - (a)Montrer :
- 7.Soit
β un vecteur deℂ^n∖ℝ^n . DécrireHer_n[β] . - 8.Soit
β un vecteur deℝ^n etH une matrice deHer_n[β] . Montrer :Δ(H)≼β . - 9.Dans cette question, on se limite au cas
n = 2 .
Soitβ = ((β_1)/(β_2)) un vecteur deℝ^2 tel queβ_1 ⩾ β_2 .- (a)Montrer :
ℛ(β) = {((β_1 − δ)/(β_2 + δ))| δ ∈ [0, β_1 − β_2]}.
Représenter graphiquement cet ensemble dans le casβ = (3/1) .
- (a)Montrer :
- (b)Montrer :
{Δ(S)|S ∈ Sym_2[β]} = {Δ(H)|H ∈ Her_2[β]} = ℛ(β).
- (b)Montrer :
- 10.Le but de cette question est de montrer que, pour tout vecteur
β deℝ^n :
{Δ(S)|S ∈ Sym_n[β]} = {Δ(H)|H ∈ Her_n[β]} = ℛ(β).
Le casn = 1 étant trivial et le casn = 2 ayant été traité à la question 9b, on procède par récurrence forte.
Soitn un entier⩾ 3 . On supposeℋ(1), ℋ(2), … etℋ(n − 1) et on veut montrerℋ(n) . Soitβ un vecteur deℝ^n . Quitte à remplacerβ parβˇ , on supposeβ décroissant.
Soitα un vecteur deℛ(β) . On définit
δ = min{∑_(i = 1)^k(β_i − αˇ_i)|k ∈ [ [1, n − 1] ]} et γ = (αˇ_1 + δ; αˇ_2; ⋮; αˇ_(n − 1); αˇ_n − δ). - (a)Montrer l'existence d'une matrice
S˜ deSym_n[β] telle que[S˜]_(1, n) = 0 etγ = Δ(S˜) . - (b)Conclure la démonstration.
- (a)Montrer l'existence d'une matrice
- 11.Soit
β un vecteur deℝ^n .- (a)Montrer :
ℛ(β) = {Aβ|A ∈ Σ_n} . - (b)Montrer que
ℛ(β) est un ensemble convexe et compact. - (c)i. Soit
I un intervalle non trivial deℝ etf : I → ℝ une fonction convexe. Montrer :
∀α, β ∈ I^n, α≼β ⇒ ∑_(i = 1)^n f(α_i) ⩽ ∑_(i = 1)^n f(β_i). - ii.Montrer :
∀α, β ∈ (ℝ_+^∗)^n, α≼β ⇒ ∏_(i = 1)^n α_i ⩾ ∏_(i = 1)^n β_i.
- ii.Montrer :
- (a)Montrer :
Partie III
Étant donné une matrice
H de
Her_n , on note
λ_1(H), λ_2(H), ⋯, λ_n(H) les valeurs propres de
H , répétées autant de fois que leur multiplicité, et rangées par ordre décroissant, c'est-à-dire telles que
λ_1(H) ⩾ λ_2(H) ⩾ ⋯ ⩾ λ_n(H) .
- 12.En utilisant la question 8, montrer que pour tout entier
k de[ [1, n] ] :
∑_(i = 1)^k λ_i(H) = max_((v_1, …, v_k))∑_(i = 1)^k⟨v_i|Hv_i⟩ = max_(U^∗ U = I_k)tr(U^∗ HU),
où le premier maximum porte sur les familles(v_1, …, v_k) orthonormées àk éléments de vecteurs deℂ^n et le deuxième porte sur l'ensemble{U ∈ M_(n, k)(ℂ)|U^∗ U = I_k} . - 13.Montrer :
∀k ∈ [ [1, n] ], ∀H_1, H_2 ∈ Her_n, ∑_(i = 1)^k λ_i(H_1 + H_2) ⩽ ∑_(i = 1)^k λ_i(H_1) + ∑_(i = 1)^k λ_i(H_2). - 14.Montrer que l'application
σ : Her_n, →; H, ↦ (λ_1(H), …, λ_n(H))
est continue. - 15.Dans cette question, soit
n_1, …, n_r des entiers⩾ 1 etN = n_1 + ⋯ + n_r . SoitH une matrice dansHer_N décomposée en blocs :
H = (A_(1, 1), A_(1, 2), ⋯, A_(1, r); A_(2, 1), A_(2, 2), ⋯, A_(2, r); ⋮, ⋮, ⋱, ⋮; A_(r, 1), A_(r, 2), ⋯, A_(r, r)),
où, pour tout(i, j) de[ [1, r] ]^2 , la matriceA_(i, j) appartient àM_(n_i, n_j)(ℂ) . On définit alors la matriceH^# dansM_n(ℂ) , diagonale par blocs :
H^# = (A_(1, 1), 0, ⋯, 0; 0, A_(2, 2), ⋯, 0; ⋮, ⋮, ⋱, ⋮; 0, 0, ⋯, A_(r, r)). - (a)Montrer :
Δ(H)≼σ(H^#)≼σ(H) . - (b)On suppose
H définie positive. Montrer : détH ⩽ détH^# ⩽ ∏_(i = 1)^N[H]_(i, i) .
- (a)Montrer :
Partie IV
Dans cette partie, on considère le
ℝ -espace de Hilbert
muni du produit scalaire
et de la base hilbertienne
(e_i)_(i ∈ ℕ^∗) définie par
e_i : n ↦ {1, si n = i; 0, sinon.
(On ne demande pas de vérifier ces faits.)
Étant donné un sous-espace vectoriel ferméV de
E , on note
p_V le projecteur orthogonal sur
V .
Étant donné un endomorphismep de
E , on définit sa diagonale
(On ne demande pas de vérifier ces faits.)
Étant donné un sous-espace vectoriel fermé
Étant donné un endomorphisme
- Soit
V un sous-espace vectoriel fermé deE . Montrer queΔ(p_V) est une suite à valeurs dans [0, 1], et que la série∑_(i ∈ ℕ^∗)⟨e_i|p_V(e_i)⟩ converge si et seulement siV est de dimension finie.
Calculer la somme∑_(i ∈ ℕ^∗)⟨e_i|p_V(e_i)⟩ dans ce cas. - Soit
s une suite à valeurs dans [0,1], telle que la série∑_(i ∈ ℕ^∗)s_i converge et dont la sommed = ∑_(i ∈ ℕ^∗)s_i est un entier⩾ 1 .
Le but de cette question est de montrer qu'il existe un sous-espace vectorielV deE de dimension finie tel queΔ(p_V) = s .
- (a)Montrer le résultat dans le cas
d = 1 . - (b)Montrer le résultat dans le cas où la suite
s est à support fini. - (c)Montrer le résultat dans le cas où la suite
s est décroissante ets_1 appartient à ]0, 1[, puis dans le cas général.
Problème d'analyse et probabilités
Notations, rappels et définitions
- -Pour tout entier
r ⩾ 1 , on note𝒟^r le groupe des difféomorphismes de classeC^r deℝ_+ dans lui-même. - -On prolonge cette définition en notant
𝒟^0 le groupe des homéomorphismes deℝ_+ dans lui-même.
Ainsi, pour tout entier naturel
r , un élément de
𝒟^r est une application
f : ℝ_+ → ℝ_+ de classe
C^r , bijective, dont la réciproque est également de classe
C^r .
Soit
r un entier naturel et
f un élément de
𝒟^r .
- -On note
Fix(f) = {x ∈ ℝ_+|f(x) = x} l'ensemble des points fixes def . - -Pour tout entier naturel
s , on noteZ^s(f) = {g ∈ 𝒟^s|g ∘ f = f ∘ g} son centralisateur de classeC^s . - -Pour tout entier relatif
n , on notef^n sonn -ième itéré, c'est-à-dire
f^n = {f ∘ f ∘ ⋯ ∘ f_()_(n fois), si n > 0; id_(ℝ_+)^(f ∘ f^(− 1) ∘ ⋯ ∘ f^(− 1)), si n = 0; f^(− 1) ∘ f^(− 1) ∘ ⋯_()_(|n| fois), si n < 0.
On prendra garde à ne pas lire cette notation comme une puissance, et à ne pas la confondre avec la dérivéen -ièmef^((n)) .
Pour tout entier naturel
r , un élément
f de
𝒟^r est dit faiblement contractant si
Si
S est un segment et
h : S → ℝ est une fonction continue, on définit
Étant donné un segment
S et une fonction continue
h : S → ℝ , si
S_0, S_1, …, S_(k − 1) sont des segments inclus dans
S , et dont les intérieurs sont deux à deux disjoints, on a l'inégalité « de Chasles » :
On rappelle que si une somme porte sur l'ensemble vide (comme la somme précédente dans le cas
k = 0 ), elle vaut 0 .
Partie I.
- 1.Soit
f un élément de𝒟^0 .
Montrer quef est une fonction strictement croissante et que 0 appartient àFix(f) . - 2.Soit
r un entier naturel etf un élément de𝒟^r . On suppose que 0 n'est pas un point isolé deFix(f) . Montrer :
∀i ∈ [ [1, r] ], f^((i))(0) = {1, si i = 1; 0, si i > 1 - 3.Pour tout réel
λ > 0 , on note
h_λ : ℝ_+, → ℝ_+; x, ↦ λx,
qui est un élément de𝒟^1 (on ne demande pas de le montrer).
Soitλ un élément de ]0, 1[. MontrerZ^1(h_λ) = {h_μ|μ ∈ ℝ_+^∗} . - 4.(a) Soit
f un élément de𝒟^0 tel queFix(f) = {0} .
Montrer que soitf , soitf^(− 1) , est faiblement contractant.- (b)Soit
f un élément de𝒟^0 faiblement contractant. Pour toutx dansℝ_+^∗ , montrer que la suite(f^n(x))_(n ∈ ℕ) converge vers 0 et que la suite(f^(− n)(x))_(n ∈ ℕ) diverge vers+ ∞ .
En déduire que, quel que soit le réelb > 0 , la famille (]f^(n + 1)(b), f^n(b)])_(n ∈ ℤ) est une partition deℝ_+^∗ .
- (b)Soit
- 5.Soit
f un élément de𝒟^0 faiblement contractant.- (a)Montrer que pour tout homéomorphisme croissant
h : [f(1), 1] → [f(1), 1] , il existe une unique application continueh^♯ : ℝ_+ → ℝ_+ qui prolongeh (c'est-à-dire que pour toutx dans[f(1), 1], h^♯(x) = h(x)) et telle queh^♯ ∘ f = f ∘ h^♯ . - (b)On note
Γ le groupe des homéomorphismes croissants du segment[f(1), 1] dans lui-même (on ne demande pas de vérifier que(Γ, ∘) est un groupe). Montrer que
ψ : Γ, → Z^0(f); h, ↦ h^♯
est un morphisme de groupes injectif et non surjectif.
- (a)Montrer que pour tout homéomorphisme croissant
Partie II.
- 6.Définition de l'opérateur
ℒ . Pour toutf élément de𝒟^2 , on considère la fonction
ℒf : ℝ_+, → ℝ; x, ↦ (lnf^′)^′(x) = (f^(′′)(x))/(f^′(x)). - (a)Justifier que, pour tout
f appartenant à𝒟^2 , la fonctionℒf est bien définie.
On définit alorsℒ en posantℒ(f) = ℒf pour toutf dans𝒟^2 . - (b)Soit
u, v deux éléments de𝒟^2 . Montrer :
ℒ(v ∘ u) = (ℒv ∘ u) × u^′ + ℒu. - (c)Soit
f un élément de𝒟^2 etk un entier naturel. Montrer
ℒ(f^k) = ∑_(i = 0)^(k − 1)(ℒf ∘ f^i) × (f^i)^′.
- (a)Justifier que, pour tout
- 7.Dans cette question, on fixe
f un élément de𝒟^2 faiblement contractant et on considère la fonctionθ_f définie par :
θ_f : ℝ_+^∗, → ℝ; x, ↦ ln((f^2(x) − f(x))/(f(x) − x)) − ln(f^′(x)) - (a)Montrer que
θ_f se prolonge en une fonction continueℝ_+ → ℝ (que l'on continuera à noterθ_f ) et qu'on a
∀x ∈ ℝ_+, θ_f(x) = ln(∫_0^1 f^′((1 − s)x + sf(x))ds) − ln(f^′(x)) - (b)Soit
x un réel > 0 etS un segment contenantx etf(x) . Montrer, à l'aide du théorème des accroissements finis, l'inégalité :
|θ_f(x)| ⩽ ‖ℒf‖_1^S. - (c)Soit
c un réel> 0 etk un entier naturel. Montrer :
‖∑_(i = 0)^(k − 1)θ_f ∘ f^i‖_∞^([0, c]) ⩽ ‖ℒf‖_1^([0, c]).
- (a)Montrer que
Partie III.
Dans toute cette partie, on fixe un élément
f de
𝒟^2 faiblement contractant. L'objectif de cette partie est de démontrer le théorème suivant.
Théorème A. Soit
g un élément de
Z^1(f) tel que
Fix(g) ≠ {0} . Alors
g = id_(ℝ_+) .
Soitg un élément de
Z^1(f) tel que
Fix(g) ≠ {0} . Soit
b un point fixe de
g tel que
b > 0 . On note
a = f(b) .
Soit
- 8.Soit
h : [a, b] → [a, b] un difféomorphisme croissant de classeC^1 .
On suppose qu'il existe un élémentx_0 de[a, b] tel queh(x_0) ≠ x_0 .- (a)Soit
c etd deux nombres réels tels quea ⩽ c < d ⩽ b . Pour toute applicationu : [a, b] → ℝ , on noteu_([c, d]) la restriction deu à l'intervalle[c, d] .
Montrer qu'il existe deux nombres réelsc etd tels quea ⩽ c < d ⩽ b , que le segment[c, d] soit stable parh et que la suite des restrictions(h_([c, d])^n)_(n ∈ ℕ) converge simplement vers une fonction discontinue[c, d] → {c, d} que l'on précisera. - (b)En déduire que la suite de normes
(‖(h^n)^′‖_∞^([a, b]))_(n ∈ ℕ) n'est pas bornée.
- (a)Soit
- 9.Montrer :
∀x, y ∈ [a, b], ∀k ∈ ℕ, |ln((f^k)^′(y))/((f^k)^′(x))| ⩽ ‖ℒf‖_1^([0, b]) , oùℒ a été défini dans la partie II. - 10.Soit
γ un élément deZ^1(f) tel queγ(b) = b . Montrerγ^′(0) = 1 , puis :
∀x ∈ [a, b], |γ^′(x)| ⩽ ‖ℒf‖_1^([0, b]).
Indication : on remarquera que tout élementγ deZ^1(f) vérifie :∀k ∈ ℕ, γ = f^(− k) ∘ γ ∘ f^k . - 11.Conclure la démonstration du théorème A.
Partie IV.
Dans cette partie, on note
C^1(ℝ_+) l'ensemble des applications de classe
C^1 de
ℝ_+ dans
ℝ . On considère :
Un élément
X de
𝒱 sera dit complet si
On admettra le théorème suivant, variante du théorème de Cauchy-Lipschitz.
Théorème (admis). SoitX appartenant à
𝒱 , complet.
Alors il existe une unique famille(f_t)_(t ∈ ℝ) d'éléments de
𝒟^1 tels que :
Théorème (admis). Soit
Alors il existe une unique famille
- -
f_0 = id_(ℝ_+) ; - -pour tout réel
x ⩾ 0 , l'applicationt ↦ f_t(x) soit dérivable, de dérivée :
(∂f_t(x))/(∂t) = X(f_t(x)).
La famille
(f_t)_(t ∈ ℝ) définie dans le théorème est appelée le flot de
X .
Pour toutτ > 0 , on dira que le difféomorphisme
f_τ et l'élément
X de
𝒱 sont associés.
Le but de cette partie est de démontrer le théorème suivant, qui permettra de décrire entièrement le centralisateurZ^1(f) d'un élément
f de
𝒟^2 faiblement contractant.
Pour tout
Le but de cette partie est de démontrer le théorème suivant, qui permettra de décrire entièrement le centralisateur
Théorème B. Soit
f un élément de
𝒟^2 faiblement contractant.
Alors il existeX appartenant à
𝒱 , complet et associé à
f .
12. SoitX appartenant à
𝒱 , complet. On note
(f_t)_(t ∈ ℝ) le flot de
X .
Montrer :∀t, s ∈ ℝ, f_(t + s) = f_t ∘ f_s .
13. Définition de l'opérateurT_f . Pour tout
f appartenant à
𝒟^2 et tout élément
X de
𝒱 , on définit
Alors il existe
12. Soit
Montrer :
13. Définition de l'opérateur
- (a)Soit
f un élément de𝒟^2 . Montrer queT_f définit bien une application𝒱 → 𝒱 . - (b)Soit
f, g appartenant à𝒟^2 . Montrer queT_g ∘ T_f = T_(f ∘ g) . - (c)Soit
f un élément de𝒟^2 etX un élément de𝒱 .
Montrer que siX est complet, alorsT_f(X) l'est également.
- 14.Soit
X un élément de𝒱 . Pour toutf appartenant à𝒟^2 , on considère la fonction
τ_f : ℝ_+^∗, → ℝ; x, ↦ ∫_x^(f(x))(du)/(X(u)). - (a)On suppose
X complet, et on note(f_t)_(t ∈ ℝ) son flot.
Calculer, pour tout réelt , la fonctionτ_(f_t) . - (b)Soit
f un élément de𝒟^2 faiblement contractant. On suppose queτ_f est une fonction constante. Montrer queX est complet et quef est associé àX . - (c)Soit
f un élément de𝒟^2 faiblement contractant etX ∈ 𝒱 . On supposeT_f(X) = X . Montrer queX est complet et associé àf .
- (a)On suppose
- 15.Pour montrer le théorème B, on fixe une fois pour toutes un élément
f de𝒟^2 faiblement contractant, et on cherche à construire un point fixeY de l'opérateurT_f par un procédé itératif.
On définit doncX_0 = f − id_(ℝ_+) (commef est faiblement contractant, il s'agit bien d'un élément de𝒱 , on ne demande pas de le vérifier) et, pour toutk ∈ ℕ^∗, X_k = T_(f^k)(X) .- (a)Montrer que, pour tous entiers naturels
k, ℓ tels quek ⩽ ℓ , on a, surℝ_+^∗ :
ln((X_ℓ)/(X_k)) = ∑_(i = k)^(ℓ − 1)θ_f ∘ f^i. - (b)Soit
b > 0 un réel. Montrer que la suite de fonctions
(Θ_k)_(k ∈ ℕ) = (∑_(i = 0)^(k − 1)θ_f ∘ f^i)_(k ∈ ℕ)
converge uniformément sur[0, b] . - (c)En déduire que la suite de fonctions
(X_k)_(k ∈ ℕ) converge uniformément sur tous les segments deℝ_+ vers une certaine fonctionY , continue surℝ_+ et telle que :
Y(0) = 0 et ∀x ∈ ℝ_+^∗, Y(x) < 0.
- (a)Montrer que, pour tous entiers naturels
- 16.(a) Montrer que, pour tout entier naturel
k , on a, surℝ_+^∗ :
X_k^′ = X_0^′ ∘ f^k − ∑_(i = 0)^(k − 1)(ℒf ∘ f^i) × (f^(i + 1) − f^i) × (X_k)/(X_i),
oùℒf a été défini dans la partie II.- (b)Soit
b > 0 un réel.
Montrer que la suite de fonctions(X_k^′)_(k ∈ ℕ) converge uniformément sur[0, b] . - (c)Conclure la démonstration du théorème B.
- (b)Soit
- 17.Soit
f un élément de𝒟^2 faiblement contractant.
Déduire de tout ce qui précède queZ^1(f) est un groupe isomorphe àℝ .
INFORMATION AUX CANDIDATS
Vous trouverez ci-après les codes nécessaires vous permettant de compléter les rubriques figurant en en-tête de votre copie.
Ces codes doivent être reportés sur chacune des copies que vous remettrez.
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Concours E|AD
Section/option 1|3/0|O|A
Epreuve 1|0|1
Matière 017213
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