Agrégation mathématiques externe spéciale 2021, épreuve écriteSujet et rapport du jury
Concours externe spécial de l'agrégation section mathématiques - Sujet de l'épreuve écrite de la session 2021
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Sujet officiel Agrégation externe spéciale en mathématiques, session 2021.
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SESSION 2021
AGRÉGATION
CONCOURS EXTERNE SPÉCIAL
COMPOSITION DE MATHÉMATIQUES
Durée : 6 heures
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout matériel électronique (y compris la calculatrice) est rigoureusement interdit.
Si vous repérez ce qui vous semble être une erreur d'énoncé, vous devez le signaler très lisiblement sur votre copie, en proposer la correction et poursuivre l'épreuve en conséquence. De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, vous devez la (ou les) mentionner explicitement.
NB : Conformément au principe d'anonymat, votre copie ne doit comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé consiste notamment en la rédaction d'un projet ou d'une note, vous devrez impérativement vous abstenir de la signer ou de l'identifier.
Les calculatrices, téléphones, tablettes, ordinateurs, montres connectées et tous appareils électroniques de communication ou de stockage, ainsi que les documents, sont interdits.
La qualité de la rédaction sera un facteur important d'appréciation des copies.
Il est possible d'utiliser les résultats énoncés dans les questions ou parties précédentes, en veillant toutefois à préciser la référence du résultat utilisé.
La qualité de la rédaction sera un facteur important d'appréciation des copies.
Il est possible d'utiliser les résultats énoncés dans les questions ou parties précédentes, en veillant toutefois à préciser la référence du résultat utilisé.
L'épreuve comporte deux parties :
- -Une première partie, composée d'exercices. Les candidats sont invités à consacrer au moins un tiers du temps de l'épreuve à cette partie en cherchant à traiter les cinq exercices numérotés 1, 2, 3, 4 et 5.
- -Un problème à traiter au choix parmi deux proposés : le Problème 1, plutôt orienté « Algèbre et Géométrie » ou bien le Problème 2, plutôt orienté « Analyse et Probabilités ». Le candidat devra indiquer clairement sur sa copie le problème qu'il choisit. Seul ce choix sera pris en compte dans l'évaluation. Au moins la moitié du temps de l'épreuve devrait être consacrée à l'un de ces problèmes.
Le barème tient compte de cette répartition indicative du temps à accorder à chaque partie.
Exercices
Exercice 1
On note𝒞^0([0, 1]) l'ensemble des applications continues de [0,1] dans R et on le munit de la norme uniforme
‖ ⋅ ‖_∞ définie par, pour toute
f ∈ 𝒞^0([0, 1]) ,
On note
On introduit, pour toute
f ∈ 𝒞^0([0, 1]) , la fonction
T(f) : [0, 1] → R définie par :
On remarquera, et il n'est pas demandé de le justifier, que l'application
T est linéaire. On souhaite montrer que pour toute
f ∈ 𝒞^0([0, 1]), (T^n(f))_(n ∈ N) converge uniformément.
- 1.Montrer, pour toute
f ∈ 𝒞^0([0, 1]) , queT(f) ∈ 𝒞^0([0, 1]) . - 2.On rappelle que l'on définit
‖T‖ , lorsque cette quantité existe, par
‖T‖ = sup{‖T(f)‖_∞, f ∈ 𝒞^0([0, 1]) et ‖f‖_∞ ⩽ 1}.
Montrer que
T est continue et que
- On se donne dans cette question
f ∈ 𝒞^0([0, 1]) puis un réelε > 0 .
- a.Justifier l'existence de
P ∈ R[X] tel que‖f − P‖_∞ ⩽ ε . - b.Montrer que
∀n ∈ N, ‖T^n(f) − f(0)‖_∞ ⩽ ‖T^n(P) − P(0)‖_∞ + 2ε. - c.Conclure alors que
(T^n(f))_(n ∈ N) converge uniformément versf(0) .
Exercice 2
On se donne deux matricesA et
B dans
ℳ_n(C) (avec
n entier naturel non nul) et on se propose de montrer que
A et
B ont une valeur propre commune si et seulement s'il existe
M ∈ ℳ_n(C) non nulle telle que
MA = BM .
On se donne deux matrices
- Condition suffisante
On suppose dans cette question que
MA = BM pour une certaine
M ∈ ℳ_n(C) non nulle.
- a.Montrer, pour tout
P ∈ C[X] , queMP(A) = P(B)M . - b.En déduire que
A etB ont une valeur propre commune.
On pourra appliquer le résultat précédent avec
P égal au polynôme caractéristique de
A .
2. Condition nécessaire
2. Condition nécessaire
On suppose dans cette question que
A et
B ont une valeur propre commune
λ .
- a.Montrer que
Sp(^t A) = Sp(A) (c'est-à-dire que^t A etA ont mêmes valeurs propres).
Ainsi, il existe
X ∈ ℳ_(n, 1)(C) et
Y ∈ ℳ_(n, 1)(C) non nulles telles que
b. À l'aide de
X et de
Y , construire
M non nulle telle que
MA = BM .
Exercice 3
On considère‖ ⋅ ‖ une norme sur
R^n (avec
n entier naturel non nul) et
C une partie convexe compacte non vide de
R^n .
On rappelle quef : C → C est dite
K -lipschitzienne (avec
K ∈ R^+ ) si
On considère
On rappelle que
et contractante si elle est
K -lipschitzienne pour un certain
K ∈ [0, 1[ .
On se donnef : C → C 1-lipschitzienne et on veut montrer que
f admet un point fixe. Pour cela, on fixe
x_0 ∈ C et on pose, pour tout
n ∈ N^∗, f_n : C → C définie par :
On se donne
- Montrer, pour tout
n ∈ N^∗ , quef_n est bien définie et qu'elle admet un unique point fixex_n . On montrera quef_n est contractante, et on énoncera précisément le théorème utilisé. - En déduire que
f admet un point fixe. - Ce résultat reste-t-il vrai si on ne suppose plus
C compacte? si on ne suppose plusC convexe?
Exercice 4
On se donneP et
Q dans
Z[X] premiers entre eux dans
Q[X] et on pose, pour tout
n ∈ N ,
On se donne
où la notation
x ∧ y désigne le plus grand commun diviseur de
x et
y . Le but de l'exercice est de montrer que
(u_n)_(n ∈ N) est périodique.
- Montrer qu'il existe
d ∈ N^∗ tel que pour toutn ∈ N, u_n divised . On pourra utiliser le théorème de Bézout. - Montrer, pour tous
R ∈ Z[X] etn ∈ N , queR(n + d) − R(n) est divisible pard . - Conclure.
Exercice 5
On se donnep ∈ ]0, 1/2 [ et on suppose que
(X_n)_(n ∈ N^∗) est une suite de variables aléatoires indépendantes valant 1 ou -1 avec probabilité respectivement
p et
1 − p . On pose alors
S_0 = 0 et, pour tout
n ∈ N^∗ ,
On se donne
- Montrer qu'il existe
t_0 > 0 tel quepe^(t_0) + (1 − p)e^(− t_0) < 1 . - Montrer qu'il existe
α etβ dans ]0, 1[ tels que
On pourra remarquer que
∀t > 0, S_n ⩾ k ⇔ e^(tS_n) ⩾ e^(tk) .
3. Montrer queS_n tend vers
− ∞ presque sûrement quand
n → ∞ .
3. Montrer que
Problème d'algèbre et géométrie
Étant donné un entier
d ⩾ 2 , on considère
D : R^d → R^d défini par
Quitte à indexer les
d -uplets modulo
d , on peut écrire :
On appelle suite de Ducci les suites
(D^n(a))_(n ∈ N) pour
a ∈ R^d (où
D^n = D ∘ ⋯ ∘ D ). Le but de ce problème est d'étudier ces suites.
Plus précisément, on se propose de montrer qu'elles stationnent à 0 quel que soit
a ∈ Z^d si et seulement si
d est une puissance de 2, d'étendre ce résultat quand
a ∈ R^d et d'étudier le cas où
d n'est pas une puissance de 2 .
Pour cela, on considère
Δ : (Z/2Z)^d → (Z/2Z)^d défini par
ce qu'on pourra également écrire :
On remarquera que
Δ est linéaire et a pour matrice dans la base canonique
I¯_d + J¯_d où
I_d désigne la matrice identité de
ℳ_d(R) ,
I. Étude du cas entier
- Préliminaires
Justifier, pour tout
a ∈ R_+^d , que
‖D(a)‖_∞ ⩽ ‖a‖_∞ .
On montre alors par récurrence, et il n'est pas demandé de le faire, que
On montre alors par récurrence, et il n'est pas demandé de le faire, que
- Justifier, pour toutes
A etB dansℳ_d(Z/2Z) telles queAB = BA , que
et en déduire une expression, pour tout
n ∈ N , de
(A + B)^(2^n) .
3. Justifier, pour touta ∈ Z^d , que
3. Justifier, pour tout
On montre alors par récurrence, et il n'est pas demandé de le faire, que
- On suppose dans cette question que
d = 2^k aveck ∈ N^∗ .
On se donnea ∈ Z^d et on veut montrer qu'il existen ∈ N tel queD^n(a) = 0_(R^d) .
a. Montrer que pour toutb ∈ Z^d , il existen ∈ N tel queD^n(b) a toutes ses coordonnées paires.
b. En déduire que pour toutp ∈ N , il existen ∈ N tel queD^n(a) a toutes ses coordonnées divisibles par2^p . On rédigera une récurrence soignée, en précisant bien son hypothèse.
c. Conclure. - Déterminer, pour tout entier
d ⩾ 2 , le polynôme minimal deJ¯_d . - On suppose dans cette question que
d = 2^k m aveck ∈ N^∗ etm ⩾ 3 impair.
a. Montrer queΔ n'est pas nilpotente. [On pourra supposerΔ nilpotente et aboutir à une absurdité en montrant que(X^(2^k) + 1^–)^m = X^d + 1^– .]
b. Montrer alors qu'il existeα ∈ (Z/2Z)^d tel que
puis qu'il existe
a ∈ Z^d tel que
II. Étude des longueurs
Pour tout
a ∈ R^d , on note
Λ(a) le plus petit
n ∈ N , s'il existe, tel que
D^n(a) = 0_(R^d) et on l'appelle longueur de
a . Dans le cas contraire, on pose
Λ(a) = + ∞ .
On suppose désormais dans cette partie qued = 2^k avec
k ∈ N^∗ . Ainsi, d'après la partie précédente, tout
a ∈ Z^d est de longueur finie.
On dit quef : R^d → R^d est
K -lipschitzienne si
On suppose désormais dans cette partie que
On dit que
et lipschitzienne s'il existe un réel
K tel que
f est
K -lipschitzienne. On remarquera qu'une fonction lipschitzienne est continue.
7. Déterminer le plus petit réelK tel que
D est
K -lipschitzienne.
8. Exemple d'une longueur infinie
On pose
7. Déterminer le plus petit réel
8. Exemple d'une longueur infinie
On pose
et
- a.Calculer
Q . - b.Justifier que
Q(0) = 0, Q^′(0) < 0 etQ(1) > 0 .
En déduire qu'il existe
λ ∈ ]0, 1[ tel que
Q(λ) = 0 .
- c.Montrer qu'il existe un vecteur propre
u ∈ R^d deC à coordonnées positives. - d.On fixe dans cette question un vecteur
u ∈ R^d donné par la question précédente.
Montrer que
u est de longueur infinie.
9. Application
Montrer que les longueurs des vecteurs à coordonnées entières ne sont pas uniformément bornées, c'est-à-dire qu'il n'existe pas d'entierN tel que
9. Application
Montrer que les longueurs des vecteurs à coordonnées entières ne sont pas uniformément bornées, c'est-à-dire qu'il n'existe pas d'entier
III. Étude du cas réel
- Lemme fondamental
On se donne un entierd ⩾ 2 eta ∈ R_+^d . On suppose que la suite(‖D^n(a)‖_∞)_(n ∈ N) est constante égale àc > 0 . Montrer que
- On suppose dans cette question que
d = 2^k aveck ∈ N^∗ . On se donnea ∈ R^d et on se propose de montrer que
- a.Justifier que la suite
(‖D^n(a)‖_∞)_(n ∈ N) converge. - b.Soit
v ∈ R^d une valeur d'adhérence de(D^n(a))_(n ∈ N) .- i.Montrer que
lim_(n → ∞)‖D^n(a)‖_∞ = ‖v‖_∞. - ii.En déduire que
∀n ∈ N, ‖D^n(v)‖_∞ = ‖v‖_∞.
- i.Montrer que
- iii.Montrer alors que
v = 0_(R^d) . - c.Conclure.
IV. Étude des périodes
Pour tout
a ∈ R^d , si la suite
(D^n(a))_(n ∈ N) est périodique à partir d'un certain rang, on dit qu'un entier
n ⩾ 1 est une période de
a si
ou, de façon équivalente, si
On note alors
τ(a) la plus période de
a et on l'appelle la période de
a . Dans le cas contraire, on pose
τ(a) = + ∞ .
On suppose désormais dans cette partie qued = 2^k m avec
k ∈ N^∗ et
m ⩾ 3 impair. On se propose de montrer que les vecteurs à coordonnées entières ont des périodes finies, uniformément bornées, et d'étudier la plus grande d'entre elles. Pour cela, on note
(e_1^d, …, e_d^d) la base canonique de
R^d((e¯_1^d, …, e¯_d^d) celle de
(Z/2Z)^d) , et
On suppose désormais dans cette partie que
- Soit
a ∈ Z^d .
a. Justifier que(D^n(a))_(n ∈ N) est périodique à partir d'un certain rang. Ainsi,τ(a) < + ∞ .
b. Montrer qu'il existen ∈ N, c ∈ N^∗ etv ∈ {0, 1}^d tels queD^n(a) = cv . Ainsi,τ(a) = τ(v) .
c. Justifier, pour toutu ∈ {0, 1}^d , qu'un entiern ⩾ 1 est une période deu si et seulement si
d. En déduire que
τ(a) divise
T_d .
Ainsi,
T_d est la plus grande période des éléments de
Z^d .
13. On se donne dans cette question un entierq ⩾ 3 . On note
(X^q + 1^–) l'idéal principal engendré par
X^q + 1^– dans
(Z/2Z)[X] et on pose
13. On se donne dans cette question un entier
On note
P¯ la classe de
P ∈ (Z/2Z)[X] dans
E_q et on définit
Φ_q : E_q → E_q par
- a.Montrer que
(X¯^(q − 1), …, X¯, 1^–) est une base deE_q , que l'on noteℬ_q . - b.Déterminer la matrice de
Φ_q dans la baseℬ_q . - c.En déduire qu'un entier
n ⩾ 1 est une période dee_1^q si et seulement si
∃r ∈ N, X^q + 1^–|((X + 1^–)^(r + n) − (X + 1^–)^r)
où la notationP|Q signifie queP diviseQ (dansZ/2Z[X] ).
- Application
a. On suppose dans cette question qu'un entiern ⩾ 1 est une période dee_1^d . En utilisant la question précédente, montrer que2n est une période dee_1^(2d) .
b. Réciproquement, on suppose dans cette question qu'un entierp ⩾ 1 est une période dee_1^(2d) . On souhaite alors montrer quep est pair et, en notantn = p/2 , quen est une période dee_1^d .
i. Montrer qu'il existeQ ∈ Z/2Z[X] etr un entier naturel pair tels que
ii. Supposer que
p est impair et aboutir à une absurdité. [On pourra dériver la relation précédente puis montrer que
X^m + 1^– = (X + 1^–)^m .]
iii. En notantn = p/2 , montrer que
n est une période de
e_1^d .
iii. En notant
On en déduit alors, et il n'est pas demandé de le rédiger, que
T_(2d) = 2T_d . En itérant ce résultat, on obtient :
ce qui permet de ramener le calcul de
T_d à celui de
T_m .
15. Étude deT_m
15. Étude de
On suppose désormais que
k = 0 , c'est-à-dire que
d = m (avec
m impair et
m ⩾ 3 ). On pose
a. Montrer que
T_m est le plus petit entier
n ⩾ 1 tel que
b. Justifier l'existence d'un sur-corps
K de
Z/2Z dans lequel
X^m + 1^– est scindé.
c. Montrer alors queH¯_m est diagonalisable dans
K .
d. Une première expression
c. Montrer alors que
d. Une première expression
Déduire des résultats précédents que
e. Une deuxième expression
On considère la forme linéaire
f : (Z/2Z)^m → Z/2Z définie par
i. Montrer que
ii. Donner une base de
KerΔ .
iii. En déduire queΔ induit un endomorphisme de
Kerf , et que cet endomorphisme est un isomorphisme, que l'on note
Δ^ .
iv. On poseε_1^m = e¯_1^m + e¯_2^m, …, ε_(m − 1)^m = e¯_(m − 1)^m + e¯_m^m . Montrer que
(ε_1^m, …, ε_(m − 1)^m) est une base de
Kerf , et déterminer la matrice
Γ_m de
Δ^ dans cette base.
v. Montrer enfin que
iii. En déduire que
iv. On pose
v. Montrer enfin que
où
ord(Γ_m) désigne l'ordre de
Γ_m en tant qu'élément du groupe multiplicatif
GL_(m − 1)(Z/2Z) .
Problème d'analyse et probabilités
On note
𝒮 l'ensemble
R^(N^∗) des suites réelles indexées par
N^∗ . On s'intéresse dans ce problème aux fonctions
f : R → R qui, pour une certaine suite
r ∈ 𝒮 , vérifient la propriété suivante :
On dit alors que
r est une résolvante de
f . On désigne par
ℰ_r l'ensemble des fonctions
f : R → R vérifiant
(ℛ_r) .
On remarquera, et on pourra l'utiliser sans justification, queℰ_r est un
R -espace vectoriel.
On note égalementℰ l'ensemble des
f : R → R pour lesquelles il existe
r ∈ 𝒮 telle que
f vérifie
(ℛ_r) . On se propose ici d'étudier quelques propriétés de
ℰ . On déterminera notamment les éléments de
ℰ qui sont
𝒞^∞ .
On remarquera, et on pourra l'utiliser sans justification, que
On note également
I. Quelques exemples et premières propriétés
- On se donne dans cette question
f dansℰ non identiquement nulle. Montrer quef a une unique résolvanter et quer_1 = 1 . - Montrer que les fonctions constantes sont dans
ℰ et déterminer les réelsc tels quex ↦ x + c est dansℰ . - L'ensemble
ℰ est-il unR -espace vectoriel? - Soient
C : R → R etS : R → R définies par :
Montrer que les fonctions
C et
S sont dans
ℰ et en préciser les résolvantes.
5. Exemple de solution continue non dérivable
5. Exemple de solution continue non dérivable
Soit
φ : R → R définie par :
- a.Justifier que
φ est bien définie et continue. - b.Montrer que
φ est dansℰ et en préciser la résolvante. - c.Montrer enfin que
φ n'est pas dérivable. [On pourra étudier2^k φ(2^(− k)) pourk ∈ N.]
- On se donne dans cette question
f dansℰ dérivable et non constante. Montrer quef^′ est dansℰ et en préciser la résolvante. - Exemple de solution non continue
Soitψ : R → R définie par :
(où
⌊x⌋ désigne la partie entière de
x , c'est-à-dire le plus grand entier inférieur ou égal à
x ).
a. Montrer queψ est dans
ℰ et en préciser la résolvante.
b. Dans cette question seulement, on étend la relation(ℛ_r) aux distributions. Déterminer la dérivée
ψ^′ de
ψ et une suite
r telle que
ψ^′ vérifie
(ℛ_r) .
a. Montrer que
b. Dans cette question seulement, on étend la relation
II. Étude des solutions
𝒞^∞ et 1-périodiques
On rappelle que si
f : R → R est une fonction
𝒞^∞ et
2π -périodique, alors, pour tout
n ∈ Z ,
est le
n -ième coefficient de Fourier de
f .
8. Préliminaires
On se donne dans cette questionf : R → R une fonction
𝒞^∞ et
2π -périodique.
8. Préliminaires
On se donne dans cette question
- a.Calculer
c_n(f^((k))) pour tousn ∈ Z etk ∈ N . On exprimera le résultat en fonction dec_n(f) . - b.En déduire, pour tout
k ∈ N , quelim_(n → ∞)n^k c_n(f) = 0 .
- On se donne dans cette question
f dansℰ . On suppose quef est𝒞^∞ , 1-périodique et non constante, et on noter sa résolvante. On définitf~ : R → R par :
On remarque alors que
f~ est
2π -périodique et on pose
a. Montrer que pour tous
p ∈ Z et
n ∈ N^∗ ,
b. Montrer que
c_1 ≠ 0 .
- c.On se donne dans cette question un entier
q ⩾ 2 . Montrer que
∀n ∈ N, c_(q^n) = c_1((c_q)/(c_1))^n,
et en déduire quec_q = 0 .
- Déterminer enfin les éléments de
ℰ qui sont𝒞^∞ et 1 -périodiques.
III. Polynômes de Bernoulli
- Montrer, pour toute
f : R → R continue et tout réelt , que
- En déduire, pour toute
f dansℰ continue et non constante, que
- On se donne dans cette question
f dansℰ continue, non identiquement nulle, de résolvanter .
a. Justifier l'existence d'une uniqueF : R → R𝒞^1 telle queF^′ = f et∫_0^1 F(x)dx = 0 . On définit alors, pour toutn ∈ N^∗, G_n, H_n : R → R par :
b. Calculer, pour tout
n ∈ N^∗, ∫_0^(1/n)G_n(x)dx et
∫_0^(1/n)H_n(x)dx .
c. En déduire queF est dans
ℰ et en préciser la résolvante.
c. En déduire que
Ainsi, on peut définir une suite
(B_p)_(p ∈ N) d'éléments de
ℰ par :
On remarquera que c'est une suite de polynômes, appelés polynômes de Bernoulli.
14. Déterminer, pour toutp ∈ N , le degré, le coefficient dominant et la résolvante de
B_p .
14. Déterminer, pour tout
IV. Étude des solutions
𝒞^∞ et non 1-périodiques
On définit, pour toute
f : R → R, Δ(f) : R → R par :
- On se donne dans cette question
P = ∑_(k = 0)^p a_k X^k un polynôme réel de degrép ⩾ 1 . Calculer le degré et le coefficient dominant deΔ(P) . - On se donne dans cette question
f dansℰ continue, de résolvanter . Montrer que
- On se donne dans cette question
g : R → R𝒞^∞ et on suppose qu'il existeα ∈ R tel que
- a.Montrer que
∀x ∈ ℝ, ∀k ∈ ℕ, α^k g(x) = g(x/(2^k)). - b.Montrer, si
|α| > 1 , queg est nulle. - c.On suppose dans cette question que
0 < |α| ⩽ 1 . Montrer qu'il existep ∈ N tel queg^((p)) est nulle. - d.En déduire enfin que
g est polynomiale.
- On se donne dans cette question
f dansℰ . On suppose quef est𝒞^∞ , non 1-périodique, et on noter sa résolvante.
- a.Montrer que
Δ(f) est une fonction polynomiale non identiquement nulle. On note alorsq son degré. - b.Montrer que
∀n ∈ N^∗, r_n = 1/(n^q)
et qu'il existea ∈ R^∗ tel que
∀x ∈ ℝ, (Δ(f))(x) = ax^q. - c.En déduire, pour tout
p ∈ N^∗ , que
∀x ∈ ℝ, (Δ(B_p))(x) = px^(p − 1). - d.Montrer alors qu'il existe
λ ∈ R^∗ etp ∈ N^∗ tels quef − λB_p est dansℰ, 𝒞^∞ et 1 -périodique, et en préciser une résolvante.
- Déterminer enfin les éléments de
ℰ qui sont𝒞^∞ et non 1-périodiques.
V. Étude des solutions
L^1
On rappelle que si
f : R → C est dans
L^1 , sa transformée de Fourier est
fˆ : R → C définie par :
- Rappeler, pour toute
f : R → R élément deL^1 , pourquoifˆ est bornée et continue. - On se donne une fonction
f : R → R intégrable et on définit, pour toutn ∈ N^∗ ,g_n, h_n : R → R par :
a. Calculer, pour tous
ξ ∈ R et
n ∈ N^∗, gˆ_n(ξ) et
hˆ_n(ξ) . On exprimera les résultats en fonction de
fˆ(ξ) .
b. Calculer, pour tousξ ∈ R , les limites de
1/ngˆ_n(ξ) et
nhˆ_n(ξ) quand
n → ∞ .
22. On se donne dans cette questionf dans
ℰ de résolvante
r , et on suppose que
f est
L^1 . On suppose également que
‖fˆ‖_∞ ≠ 0 .
b. Calculer, pour tous
22. On se donne dans cette question
- a.Montrer que
fˆ(0) = 0 . - b.Montrer que
∀n ∈ N^∗, |r_n| ⩽ n^2 . - c.Aboutir à une absurdité.
Ainsi, si
f est dans
ℰ et dans
L^1 , alors
fˆ = 0 : on peut ensuite déduire des propriétés de la transformation de Fourier, et il n'est pas demandé de le faire, que
f est nulle presque partout.
23. Donner un exemple de fonction qui est élément deℰ , et de
L^1 et non identiquement nulle (on notera que cette fonction est nécessairement nulle presque partout, en vertu de la remarque précédente). [On pourra s'inspirer de la question 7.(b).]
23. Donner un exemple de fonction qui est élément de
INFORMATION AUX CANDIDATS
Vous trouverez ci-après les codes nécessaires vous permettant de compléter les rubriques figurant en en-tête de votre copie.
Ces codes doivent être reportés sur chacune des copies que vous remettrez.
Pas de description pour le moment