BCE Maths appliquées EDHEC ECE 2006Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2006
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Annale de maths appliquées BCE EDHEC pour la filiere ECE, session 2006.
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ECOLE DE HAUTES ETUDES COMMERCIALES DU NORD
Concours d'admission sur classes préparatoires
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Exercice 1
Soit
f l'endomorphisme de
ℝ^3 dont la matrice dans la base canonique
B de
ℝ^3 est :
On note
I la matrice unité de
ℳ_3(ℝ) et on pose
u = (2, 1, − 2) .
- a) Montrer que
Kerf = vect(u) .
b) La matriceA est-elle inversible ? - a) Déterminer le vecteur
v deℝ^3 , dont la2^(ème) coordonnée dansℬ vaut 1 , et tel quef(v) = u .
b) Démontrer que le vecteurw deℝ^3 , dont la2^(ème) coordonnée dansB vaut 1 , et qui vérifief(w) = v estw = (0, 1, − 1) .
c) Montrer que (u, v, w ) est une base deℝ^3 que l'on noteraℬ^′ . On noteP la matrice de passage de la baseB à la baseB^′ . - a) Écrire la matrice
N def relativement à la baseB^′ . En déduire la seule valeur propre def . L'endomorphismef est-il diagonalisable ?
b) Donner la relation liant les matricesA, N, P etP^(− 1) , puis en déduire que, pour tout entierk supérieur ou égal à 3 , on a :A^k = 0 . - On note
C_N (respectivementC_A ) l'ensemble des matrices deM_3(ℝ) qui commutent avecN (respectivementA ).
a) Montrer queC_N est un sous-espace vectoriel deM_3(ℝ) et queC_N = vect(I, N, N^2) .
On admet que
C_A est aussi un sous-espace vectoriel de
M_3(ℝ) .
b) Établir que :M ∈ C_A ⇔ P^(− 1)MP ∈ C_N . En déduire que
C_A = vect(I, A, A^2) .
b) Établir que :
Quelle est la dimension de
C_A ?
Exercice 2
On considère la fonction
f définie par :
f(x) = {1/(2(1 − x)^2), si x ∈ [0, 1/2[; 1/(2x^2) si, x ∈ [1/2, 1[; 0 sinon.
- Montrer que
f peut être considérée comme une densité de probabilité.
Dans toute la suite, on considère une variable aléatoire
X définie sur un certain espace probabilisé
(Ω, A, P) et admettant la fonction
f pour densité.
2) Déterminer la fonction de répartitionF de
X .
3) Montrer queX a une espérance et que celle-ci vaut
1/2 .
4) a) DéterminerE((X − 1)^2) .
b) En déduire queX a une variance et que
V(X) = 3/4 − ln2 .
5) On appelle variable indicatrice d'un événementA , la variable de Bernoulli qui vaut 1 si
A est réalisé et 0 sinon.
On considère maintenant la variable aléatoireY , indicatrice de l'événement (
X ≤ 1/2 ) et la variable aléatoire
Z , indicatrice de l'événement (
X > 1/2 ).
a) Préciser la relation liantY et
Z puis établir sans calcul que le coefficient de corrélation linéaire de
Y et
Z , noté
ρ(Y, Z) , est égal à -1 .
b) En déduire la valeur de la covariance deY et
Z .
2) Déterminer la fonction de répartition
3) Montrer que
4) a) Déterminer
b) En déduire que
5) On appelle variable indicatrice d'un événement
On considère maintenant la variable aléatoire
a) Préciser la relation liant
b) En déduire la valeur de la covariance de
Exercice 3
Soit
f la fonction définie pour tout couple
(x, y) de
ℝ^2 par :
f(x, y) = 2x^2 + 2y^2 + 2xy − x − y .
- a) Calculer les dérivées partielles premières de
f .
b) En déduire que le seul point critique def estA = (1/6, 1/6) . - a) Calculer les dérivées partielles secondes de
f .
b) Montrer quef présente un minimum local enA et donner la valeurm de ce minimum. - a) Développer
2(x + y/2 − 1/4)^2 + 3/2(y − 1/6)^2 .
b) En déduire quem est le minimum global def surℝ^2 . - On considère la fonction
g définie pour tout couple(x, y) deℝ^2 par :g(x, y) = 2e^(2x) + 2e^(2y) + 2e^(x + y) − e^x − e^y .
a) Utiliser la question 3) pour établir que :∀(x, y) ∈ ℝ^2, g(x, y) ≥ − 1/6 .
b) En déduire queg possède un minimum global surℝ^2 et préciser en quel point ce minimum est atteint.
Problème
Partie 1: étude d'une variable discrète sans mémoire.
Soit
X une variable aléatoire discrète, à valeurs dans
ℕ telle que :
∀m ∈ ℕ, P(X ≥ m) > 0 .
On suppose également queX vérifie :
∀(m, n) ∈ ℕ × ℕ, P_((X ≥ m))(X ≥ n + m) = P(X ≥ n) .
On poseP(X = 0) = p et on suppose que
p > 0 .
On suppose également que
On pose
- On pose
q = 1 − p . Montrer queP(X ≥ 1) = q . En déduire que0 < q < 1 . - Montrer que :
∀(m, n) ∈ ℕ × ℕ, P(X ≥ n + m) = P(X ≥ m)P(X ≥ n) . - Pour tout
n deℕ , on poseu_n = P(X ≥ n) .
a) Utiliser la relation obtenue à la deuxième question pour montrer que la suite (u_n ) est géométrique.
b) Pour toutn deℕ , exprimerP(X ≥ n) en fonction den et deq .
c) Établir que :∀n ∈ ℕ, P(X = n) = P(X ≥ n) − P(X ≥ n + 1) .
d) En déduire que, pour toutn deℕ , on aP(X = n) = q^n p . - a) Reconnaître la loi suivie par la variable
X + 1 .
b) En déduireE(X) etV(X) .
Partie 2 : taux de panne d'une variable discrète.
Pour toute variable aléatoire
Y à valeurs dans
ℕ et telle que, pour tout
n de
ℕ, P(Y ≥ n) > 0 , on définit le taux de panne de
Y à l'instant
n , noté
λ_n , par :
∀n ∈ ℕ, λ_n = P_((Y ≥ n))(Y = n) .
- a) Montrer que :
∀n ∈ ℕ, λ_n = (P(Y = n))/(P(Y ≥ n)) .
b) En déduire que:∀n ∈ ℕ, 1 − λ_n = (P(Y ≥ n + 1))/(P(Y ≥ n)) .
c) Établir alors que :∀n ∈ ℕ, 0 ≤ λ_n < 1 .
d) Montrer par récurrence, que :∀n ∈ ℕ^∗, P(Y ≥ n) = ∏_(k = 0)^(n − 1)(1 − λ_k) . - a) Montrer que:
∀n ∈ ℕ^∗, ∑_(k = 0)^(n − 1)P(Y = k) = 1 − P(Y ≥ n) .
b) En déduire quelim_(n → + ∞)P(Y ≥ n) = 0 .
c) Montrer quelim_(n → + ∞)∑_(k = 0)^(n − 1) − ln(1 − λ_k) = + ∞ .
d) Conclure quant à la nature de la série de terme généralλ_n . - a) Compléter la déclaration de fonction récursive suivante pour qu'elle renvoie la valeur de
n! lorsqu' on appellef(n) .
Function f(n : integer) : integer ;
Begin
If (n=0) then f:= __----
else f:= __-_--- ;
end;
b) On considère la déclaration de fonction récursive suivante :
Function \(g(a:\) real ; \(n:\) integer ) : real ;
Begin
If \((n=0)\) then \(g:=1\)
else \(g:=a * g(a, n-1)\);
end ;
Dire quel est le résultat retourné à l'appel de
g(a, n) .
c) Proposer un programme (sans écrire la partie déclarative) utilisant ces deux fonctions et permettant d'une part le calcul de la somme∑_(k = 0)^(n − 1)(a^k)/(k!)e^(− a) et d'autre part, à l'aide du résultat de la question 1a), le calcul et l'affichage du taux de panne à l'instant
n d'une variable aléatoire suivant la loi de Poisson de paramètre
a > 0 , lorsque
n et a sont entrés au clavier par l'utilisateur (on supposera
n ≥ 1 ).
d) Compléter la déclaration de fonction suivante pour qu'elle renvoie la valeur de
c) Proposer un programme (sans écrire la partie déclarative) utilisant ces deux fonctions et permettant d'une part le calcul de la somme
d) Compléter la déclaration de fonction suivante pour qu'elle renvoie la valeur de
Partie 3 : caractérisation des variables dont la loi est du type de celle de
X .
- Déterminer le taux de panne de la variable
X dont la loi a été trouvée à la question 3d) de la partie 1. - On considère une variable aléatoire
Z , à valeurs dansℕ , et vérifiant :∀n ∈ ℕ, P(Z ≥ n) > 0 . On suppose que le taux de panne deZ est constant, c'est-à-dire que l'on a :∀n ∈ ℕ, λ_n = λ .
a) Montrer que0 < λ < 1 .
b) Pour toutn deℕ , déterminerP(Z ≥ n) en fonction deλ etn .
c) Conclure que les seules variables aléatoiresZ à valeurs dansℕ , dont le taux de panne est constant et telles que pour toutn deℕ, P(Z ≥ n) > 0 , sont les variables dont la loi est du type de celle deX .
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