BCE Maths appliquées ESC ECE 2006Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2006
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Annale de maths appliquées BCE ESC pour la filiere ECE, session 2006.
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EPREUVES ESC
CONCOURS D'ADMISSION SUR CLASSES PREPARATOIRES
Année 2006
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs. Ils ne doivent faire usage d'aucun document ;
L'usage de toute calculatrice ou de tout matériel électronique est interdit pendant cette épreuve.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE 1
On considère les matrices :
A = (5, − 8, 4; 1, 0, 0; 0, 1, 0), T = (1, 0, 0; 0, 2, 1; 0, 0, 2), P_α = (1, 4, α; 1, 2, 1; 1, 1, 0) où
α ∈ ℝ .
On notef l'endomorphisme de
ℝ^3 de matrice
A dans la base canonique
B = (e_1^(→−), e_2^(→−), e_3^(→−)) de
ℝ^3 .
On note
- Etudier en discutant selon
α l'inversibilité de la matriceP_α . (On utilisera la méthode du pivot). - On note
Q le polynôme défini surℝ parQ(x) = − x^3 + 5x^2 − 8x + 4 .
(a) Montrer par une méthode du pivot que :λ est valeur propre deA ⟺ Q(λ) = 0 .
(b) CalculerQ(1) . En déduire les valeurs propres deA .
(c) Déterminer une base de chaque sous-espace propre deA .
La matrice
A est-elle diagonalisable ?
3. On définit les tripletsv_1^(→−) = (1, 1, 1) et
v_2^(→−) = (4, 2, 1) .
(a) Justifier quef(v_1^(→−)) = v_1^(→−) et que
f(v_2^(→−)) = 2v_2^(→−) .
3. On définit les triplets
(a) Justifier que
Déterminer le réel
α_0 tel que le triplet
v_3^(→−) = (α_0, 1, 0) vérifie
f(v_3^(→−)) = v_2^(→−) + 2v_3^(→−) .
(b) Montrer grâce à la question 1 queP_(α_0) est inversible.
(b) Montrer grâce à la question 1 que
En déduire que la famille
B^′ = (v_1^(→−), v_2^(→−), v_3^(→−)) est une base de
ℝ^3 .
(c) Vérifier par calcul queP_(α_0)(9; − 8; 6) = (1; − 1; 1) (ce résultat servira en question 4.)
(d) Sans calculerP_(α_0)^(− 1) , justifier la relation:
A = P_(α_0)TP_(α_0)^(− 1)
(e) Montrer que pour tout entier natureln, T^n = (1, 0, 0; 0, 2^n, n2^(n − 1); 0, 0, 2^n)
4. On considère la suite(u_n)_(n ∈ ℕ) ainsi définie :
{u_0 = 1; u_1 = − 1; u_2 = 1; Pour tout entier naturel n, u_(n + 3) = 5u_(n + 2) − 8u_(n + 1) + 4u_n
(a) On pose, pour tout entier natureln, Y_n = (u_(n + 2); u_(n + 1); u_n) . Montrer que
Y_(n + 1) = AY_n .
(b) Montrer par récurrence que pour tout entier natureln ,
Y_n = P_(α_0)T^n P_(α_0)^(− 1)Y_0 .
(c) En utilisant la question 3., exprimeru_n en fonction de
n pour tout entier naturel
n .
(c) Vérifier par calcul que
(d) Sans calculer
(e) Montrer que pour tout entier naturel
4. On considère la suite
(a) On pose, pour tout entier naturel
(b) Montrer par récurrence que pour tout entier naturel
(c) En utilisant la question 3., exprimer
EXERCICE 2
Les questions 2 et 3 sont indépendantes.
On considère la fonctiong définie sur
ℝ par
g(x) = e^x − x .
Pour chaque entier natureln supérieur ou égal à 2 , on considère l'équation notée
(E_n) : g(x) = n , d'inconnue le réel
x ..
On considère la fonction
Pour chaque entier naturel
- (a) Dresser le tableau des variations de
g en précisant les limites aux bornes.
(b) Montrer que l'équation (E_n ) admet exactement deux solutions, l'une strictement négative notéeα_n et l'autre strictement positive notéeβ_n . - Dans cette question on note
(u_k)_(k ∈ ℕ) la suite ainsi définie :
(a) On rappelle que
α_2 est le réel strictement négatif obtenu à la question 1.(b) lorsque
n = 2
Calculer
g(− 1) et
g(− 2) puis montrer que
2 ⩽ α_2 ⩽ − 1 .
(b) Justifier quee^(α_2) − 2 = α_2 .
(b) Justifier que
En déduire par récurrence sur
k que pour tout entier naturel :
α_2 ⩽ u_k ⩽ − 1 .
(c) En utilisant l'inégalité des accroissements finis avec une fonction adéquate, montrer que pour tous réelsa et
b tels que
a ⩽ − b ⩽ − 1, 0 ⩽ e^b − e^a ⩽ 1/e(b − a) .
(d) Montrer que pour tout entier naturelk, u_(k + 1) − α_2 = e^(u_k) − e^(α_2)
(c) En utilisant l'inégalité des accroissements finis avec une fonction adéquate, montrer que pour tous réels
(d) Montrer que pour tout entier naturel
En déduire par récurrence sur k que pour tout entier naturel
k : 0 ⩽ u_k − α_2 ⩽ (1/e)^k .
(e) Montrer que la suite(u_k)_(k ∈ ℕ) est convergente et de limite
α_2 .
(f) On considère le programme Turbo-Pascal suivant: ( où trunc désigne la fonction partie entière)
(e) Montrer que la suite
(f) On considère le programme Turbo-Pascal suivant: ( où trunc désigne la fonction partie entière)
program ex2 ;
var N, k : integer ; epsilon, u : real ;
begin
writeln ( ' Donnez un reel strictement positif');
readln (epsilon );
N := trunc ( - Ln (epsilon ) ) + 1 ; u ._ -1 ;
for k := 1 to N do ...........................;
end.
Montrer que l'entier naturel
N calculé dans ce programme vérifie :
(1/e)^N ⩽ epsilon
Compléter la partie pointillée de ce programme afin que la variable u contienne après son exécution une valeur approchée deα_2 à epsilon près.
3. On revient au cas général oùn ⩾ 2 .
(a) Montrer que1 ⩽ g(lnn) ⩽ n . En déduire
(ln(2n)) ⩾ n (on donne
ln2 ≃ 0, 69) .
(b) En déduire queln(n) ⩽ β_n ⩽ ln(2n) , puis établir
β_n ∼ _(n → + ∞)ln(n) .
Compléter la partie pointillée de ce programme afin que la variable u contienne après son exécution une valeur approchée de
3. On revient au cas général où
(a) Montrer que
(b) En déduire que
EXERCICE 3
Dans cet exercice
R désigne un réel fixé strictement positif et on considère la fonction
f définie sur
ℝ par :
- (a) Etudier la continuité de
f .
(b) Montrer quef est une densité de probabilité.
On note dans toute la suite
X une variable aléatoire réelle de densité
f.F_X désigne sa fonction de répartition.
2. (a) Déterminer la valeurF_X(x) lorsque
x < 0 , puis lorsque
x > R .
(b) Montrer que pour tout réelx de
[0; R], F_X(x) = (x^2)/(R^2) .
3. (a) Montrer queX admet une espérance et que
E(X) = (2R)/3 .
(b) Montrer queX admet une variance et que
V(X) = (R^2)/(18) .
2. (a) Déterminer la valeur
(b) Montrer que pour tout réel
3. (a) Montrer que
(b) Montrer que
Dans toute la suite
n désigne un entier naturel non nul et
X_1, X_2, …, X_n des variables aléatoires indépendantes et de même loi que
X . On cherche à estimer le réel
R à l'aide de
X_1, X_2, .., X_n .
4. On noteT_n = 3/(2n)∑_(k = 1)^n X_k et on cherche à estimer
R avec
T_n .
4. On note
Montrer que
T_n est un estimateur sans biais de
R et calculer son risque quadratique noté
r(T_n) .
5. On noteM_n la variable aléatoire prenant pour valeur le maximum des valeurs prises par les variables
X_1, X_2, .., X_n , de sorte que pour tout réel
x, (M_n ⩽ x) = (X_1 ⩽ x) ∩ (X_2 ⩽ x) ∩ ⋯ ∩ (X_n ⩽ x) .
(a) Montrer que pour tout réelx, P(M_n ⩽ x) = (F_X(x))^n . En déduire la fonction de répartition de
M_n , puis montrer que
M_n est une variable aléatoire à densité.
(b) Montrer qu'une densité possible deM_n est la fonction
g_n définie sur
ℝ par :
5. On note
(a) Montrer que pour tout réel
(b) Montrer qu'une densité possible de
(c) Montrer que
M_n admet une espérance et une variance, et que:
(d) On cherche à estimer
R avec
M_n :
Calculer le biais de
M_n , noté
b(M_n) , et son risque quadratique noté
r(M_n) .
6. (a) Déterminer un équivalent simple lorsquen tend vers
∞ de
b(M_n) et
r(M_n) .
(b) Quels sont les avantages et les inconvénients réciproques des estimateursT_n et
M_n ?
6. (a) Déterminer un équivalent simple lorsque
(b) Quels sont les avantages et les inconvénients réciproques des estimateurs
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