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BCE Maths appliquées EDHEC ECE 2022Sujet, corrigé et rapport du jury

Epreuve de maths appliquées - ECE 2022

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Présentation du sujet

Algèbre linéaire, probabilités sur un jeu vidéo, constante d'Euler-Mascheroni et intégrales de Wallis
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L'épreuve comporte trois exercices et un problème couvrant une large partie du programme d'ECE. L'exercice 1 étudie un endomorphisme diagonalisable de l'espace des matrices 2x2. L'exercice 2 modélise par les probabilités un jeu vidéo à niveaux. L'exercice 3 construit une approximation de la constante d'Euler-Mascheroni. Le problème étudie des intégrales de type Wallis puis une suite de variables aléatoires à densité.

  1. 1Exercice 1 : algèbre linéaireÉtude d'un endomorphisme de M2(R) défini par un commutateur avec une matrice fixée, diagonalisation.
  2. 2Exercice 2 : probabilitésModélisation d'un jeu vidéo à niveaux par une variable aléatoire et étude de sa convergence en loi.
  3. 3Exercice 3 : analyseÉtude d'une série liée à la constante d'Euler-Mascheroni et de son approximation numérique.
  4. 4Problème : intégrales et variables aléatoires à densitéÉtude des intégrales I(p,q), d'une suite de variables aléatoires à densité, puis d'une suite de fonctions associées.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 10,27 / 20 · écart-type 5,67 · 3 351 copies · où vous situez-vous ?
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Moyenne
10,27/ 20
Écart-type
5,67
Copies
3 351
Médiane
9,9
moyenne 10,2705101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Confusion entre somme finie et somme de série · Distinction famille génératrice / base peu claire · Fausse impression de bonnes réponses en probabilités
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Le sujet balaie largement le programme et a été jugé bien adapté au public, mais les correcteurs constatent que trop de candidats ne savent pas mener une résolution de système linéaire à son terme, ou confondent une somme finie et une somme de série. Le niveau reste très hétérogène : les notions et calculs classiques sont maîtrisés par un grand nombre de candidats, mais peu parviennent à suivre une réflexion plus fine.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Confusion entre somme finie et somme de série

    Certains candidats confondent une somme finie et une somme de série, voire utilisent le théorème d'encadrement pour prouver la convergence d'une série.

    « confondent une somme finie et une somme de série »
  2. 2
    Distinction famille génératrice / base peu claireExercice 1

    Dans les dernières questions de l'exercice 1, la différence entre une famille génératrice et une base n'est pas très nette chez tous les candidats.

    « famille génératrice et une base n’est pas très nett e chez tous les candidats »
  3. 3
    Fausse impression de bonnes réponses en probabilitésExercice 2

    L'exercice 2 sur le jeu vidéo a nettement départagé les candidats : beaucoup ont eu l'impression de répondre correctement sans que ce soit le cas.

    « Cet exercice a permis de départager de façon tranch ée les candidats. »
  4. 4
    Exercice sur la constante d'Euler-Mascheroni moyennement réussiExercice 3

    L'exercice 3 a été très moyennement réussi dans l'ensemble.

    « Cet exercice a, dans l’ensemble, été très moyenneme nt réussi »
  5. 5
    Point d'inflexion moins bien connu que la densitéProblème, partie 3

    Contrairement à la notion de densité, la définition d'un point d'inflexion, utile en partie 3 du problème, est moins bien maîtrisée.

    « contrairement à celle d’un point d’inflexion (parti e 3) »

Ce qui a été bien réussi

  • L'exercice 1 est globalement le mieux réussi de l'avis de la majorité des correcteurs, les premières questions de calcul matriciel étant souvent bien traitées.
  • La définition d'une densité de probabilité (partie 2 du problème) semble connue de la grande majorité des candidats.

Conseils du jury

  • Prendre le temps de lire correctement chaque question et d'en comprendre les enjeux avant de se lancer dans une résolution.
  • Ne pas rester plus de 4 ou 5 minutes sur une question, sauf pour terminer un long calcul déjà engagé.
  • Construire des réponses rigoureuses et argumentées : l'absence d'argument ou le manque de précision rend une réponse irrecevable, notamment en probabilités.
  • Soigner la résolution complète des systèmes linéaires, point faible régulièrement signalé par les correcteurs.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Description

Annale de maths appliquées BCE EDHEC pour la filiere ECE, session 2022.

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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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Conception : EDHEC

OPTION ECONOMIQUE

MATHÉMATIQUES

Mercredi 11 mai 2022, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.

Exercice 1

On note I = (1, 0; 0, 1), J = (1, 1; 1, 1), K_1 = (1, 0; 0, 0), K_2 = (0, 1; 0, 0), K_3 = (0, 0; 1, 0), K_4 = (0, 0; 0, 1) et on rappelle que ( K_1, K_2, K_3, K_4 ) est la base canonique de M_2(ℝ).
On considère l'application φ qui, à toute matrice M de ℳ_2(ℝ), associe :
φ(M) = JM − MJ
  1. Montrer que φ est un endomorphisme de ℳ_2(ℝ).
  2. a) Exprimer φ(K_1), φ(K_2), φ(K_3) et φ(K_4) comme combinaisons linéaires de K_1, K_2, K_3, K_4.
    b) Expliquer comment est construite la matrice A de φ dans la base ( K_1, K_2, K_3, K_4 ) puis expliciter A.
    c) En déduire que φ est diagonalisable.
  3. a) Déterminer le rang de A, puis donner une base de Im(φ).
    b) En déduire la dimension de Ker(φ), puis montrer que (I, J) est une base de Ker(φ).
  4. a) Calculer A^2 puis montrer que A^3 − 4A = 0.
    b) En déduire les valeurs propres possibles de φ.
  5. En Scilab, la commande r = rank (M) renvoie dans la variable r le rang de la matrice M. On a saisi :
A= [0,-1,1,0;-1,0,0,1;1,0,0,-1;0,1,-1,0]
r1=rank (A-2*eye (4,4))
r2=rank (A+2*eye (4, 4))
disp(r1,'r1=')
disp(r2,'r2=')
Scilab a renvoyé:
r1, =; 3; r2, =
Que peut-on conjecturer quant aux valeurs propres non nulles de φ et à la dimension des sous-espaces propres associés ?
6) a) Résoudre les systèmes AX = 2X et AX = − 2X, avec X = (x; y; z; t).
b) Déterminer le spectre de φ ainsi que les sous-espaces propres de φ.

Exercice 2

On désigne par n un entier naturel non nul, par p un réel de ]0, 1[ et on pose q = 1 − p.
Dans la suite, on s'intéresse à un jeu vidéo au cours duquel le joueur doit essayer, pour gagner, de réussir, dans l'ordre, n niveaux numérotés 1, 2, …, n, ce joueur ne pouvant accéder à un niveau que s'il a réussi le niveau précédent. Le jeu s'arrête lorsque le joueur échoue à un niveau ou bien lorsqu'il a réussi les n niveaux du jeu.
Pour tout entier k de [ [1; n − 1] ], on dit que le joueur a le niveau k si, et seulement si, il a réussi le niveau k et échoué au niveau k + 1. On dit que le joueur a le niveau nsi, et seulement si, il a réussi le niveau n et on dit que le joueur a le niveau 0 s'il a échoué au niveau 1.
On admet que la probabilité de passer d'un niveau à un autre est constante et égale à p, la probabilité d'accéder au niveau 1 étant, elle aussi, égale à p.
On note X_n le niveau du joueur et on admet que X_n est une variable aléatoire définie sur un espace probabilisé ( Ω, A, P ) que l'on ne cherchera pas à déterminer.
Pour tout k de [ [1; n] ], on note R_k l'événement : « le joueur réussit le niveau k ».
  1. Compléter le script Scilab suivant afin qu'il permette de simuler ce jeu et d'afficher la valeur prise par X_n dès que l'utilisateur saisit une valeur pour p.
p=input('entrez la valeur de p dans 10;1[ :')
n=input('entrez la valeur de n :')
X=--------
while _-_--- & rand()<=p
    X=--------
end
disp(X, 'le niveau du joueur est :')
  1. a) Justifier soigneusement que l'ensemble des valeurs prises par X_n est X_n(Ω) = [ [0, n] ].
    b) Déterminer la probabilité P(X_n = 0).
    c) Écrire l'événement (X_n = n) à l'aide de certains des événements R_k puis déterminer la probabilité P(X_n = n).
    d) Écrire, pour tout entier k de [ [1, n − 1] ], l'événement (X_n = k) à l'aide de certains des événements R_k puis déterminer la probabilité P(X_n = k). Vérifier que l'expression trouvée reste valable pour k = 0.
  2. Vérifier par le calcul que ∑_(k = 0)^n P(X_n = k) = 1.
  3. a) Expliquer pourquoi X_n admet une espérance et écrire cette dernière sous forme d'une somme dépendant de n et de p.
    b) Déterminer lim_(n → + ∞)E(X_n).
  4. a) Montrer que, pour tout entier naturel k et pour tout entier n supérieur ou égal à k + 1, on a P(X_n = k) = p^k q.
    b) En déduire que la suite (X_n)_(n ∈ ℕ). converge en loi vers une certaine variable aléatoire X.
    c) On pose Y = X + 1.
Reconnaître la loi de Y puis en déduire l'espérance de X et la comparer à lim_(n → + ∞)E(X_n).

Exercice 3

  1. Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1 , on considère la fonction f_n définie, pour tout réel x de [0, 1], par :
f_n(x) = x/(x + n)
Dresser le tableau de variations de f_n.
2) Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1 , on pose : u_n = ∫_0^1 x/(n(x + n))dx.
Montrer que, pour tout entier naturel n non nul, on a :
0 ≤ u_n ≤ 1/(n(n + 1))
  1. Montrer que la série de terme général u_n est convergente.
  2. Pour tout n de ℕ^∗, on pose : S_n = ∑_(k = 1)^n u_k.
    a) Justifier que la suite (S_n)_(n ∈ ℕ^∗) est convergente. On note γ (on prononce gamma) sa limite.
    b) Vérifier que 1/(n(n + 1)) = 1/n − 1/(n + 1) puis établir que 0 ≤ γ ≤ 1.
    c) Montrer que la suite (S_n)_(n ∈ ℕ^∗) est croissante.
  3. a) Déterminer les deux réels a et b tels que, pour tout x de [0, 1] et pour tout k de ℕ^∗, on ait x/(k(x + k)) = a/k − b/(x + k), puis montrer que :
∀k ∈ ℕ^∗, u_k = 1/k − ln(k + 1) + lnk
b) Vérifier que, pour tout entier naturel n non nul, on a :
S_n = ∑_(k = 1)^n 1/k − ln(n + 1)
  1. Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1 , on pose : T_n = ∑_(k = 1)^n 1/k − lnn.
    a) Montrer que la suite (T_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge et donner sa limite.
    b) Justifier que, pour tout entier naturel n non nul, on a : 1/(n + 1) ≤ ln(n + 1) − lnn ≤ 1/n. En déduire que la suite (T_n)_(n ∈ ℕ^∗) est décroissante.
    c) Donner alors un encadrement de γ à l'aide des réels S_n et T_n.
  2. a) En utilisant l'encadrement trouvé ci-dessus, préciser ce que représente S_n pour γ lorsque T_n − S_n est inférieur ou égal à 10^(− 3) ?
    b) Déterminer T_n − S_n, puis compléter le script Scilab suivant afin qu'il affiche une valeur approchée de γ à 10^(− 3) près.
n=1
s=1-log(2)
while ---
    n=---
    s=s+---
end
disp(---)

Problème

Partie 1

Pour tout couple (p, q) d'entiers naturels, on pose I(p, q) = ∫_0^1 x^p(1 − x)^q dx.
  1. a) Expliquer rapidement pourquoi cette intégrale est bien définie.
    b) Montrer, grâce à une intégration par parties, que l'on a :
∀(p, q) ∈ ℕ × ℕ^∗, I(p, q) = q/(p + 1)I(p + 1, q − 1)
On admet que l'on peut en déduire par récurrence l'égalité :
∀(p, q) ∈ ℕ × ℕ, I(p, q) = (p!q!)/((p + q)!)I(p + q, 0)
  1. a) Pour tout couple ( p, q ) d'entiers naturels, déterminer I(p + q, 0) puis exprimer I(p, q) en fonction de p et q.
    b) Montrer enfin que : ∀p ∈ ℕ, ∫_0^1 x^p(1 − x)^p dx = ((p!)^2)/((2p + 1)!).

Partie 2

Dans cette partie, on désigne par n un entier naturel quelconque et on pose α_n = ((2n + 1)!)/((n!)^2).
On considère la fonction b_n définie par : b_n(x) = {α_n x^n(1 − x)^n, si x ∈ [0; 1]; 0, si x ∉ [0; 1].
3) Montrer que b_n est une densité.
On considère désormais une suite de variables aléatoires (X_n)_(n ∈ ℕ), où X_n admet b_n comme densité.
4) Reconnaître la loi de X_0.
5) a) Utiliser la première partie pour montrer que X_n possède une espérance et que l'on a:
E(X_n) = 1/2
b) Toujours en utilisant la première partie, montrer que X_n possède une variance et exprimer V(X_n) en fonction de n.
c) En déduire que :
∀ε > 0, lim_(n → + ∞)P(|X_n − 1/2| ≥ ε) = 0

Partie 3

Dans cette partie, on désigne par n un entier naturel et on se propose d'étudier la suite de fonctions (f_n)_(n ∈ ℕ) définie par: ∀x ∈ ℝ, f_n(x) = α_n∫_0^x t^n(1 − t)^n dt, où l'on a toujours α_n = ((2n + 1)!)/((n!)^2).
On note (C_n) la courbe représentative de f_n dans un repère orthonormé (O, i⃗, j⃗).
6) Déterminer f_0(x) pour tout réel x.
7) a) Donner la valeur de f_n(1).
b) Montrer, grâce au changement de variable u = 1 − t dans l'intégrale définissant f_n(x), que :
∀x ∈ ℝ, f_n(x) + f_n(1 − x) = 1
c) En déduire la valeur de f_n(1/2).
8) a) Montrer que f_n est dérivable sur ℝ et déterminer, pour tout réel x, l'expression de f_n^′(x) en fonction de x et n.
b) Étudier, suivant la parité de n, le signe de f_n^′(x) pour tout réel x.
9) a) En utilisant éventuellement la formule du binôme de Newton, montrer que f_n est une fonction polynomiale puis en déduire les valeurs de lim_(x → + ∞)f_n(x) et de lim_(x → − ∞)f_n(x) selon que n est pair ou impair.
b) Dresser le tableau de variations de f_n (toujours en distinguant les cas n pair et n impair).
10) Dans cette question, n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 1 .
a) Pour tout réel x, déterminer f_n^(′′)(x) en fonction de x et n.
b) En déduire que ( C_n ) possède un point d'inflexion si n est impair et trois si n est pair.
c) Tracer, selon la parité de n, l'allure de (C_n).

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte l'épreuve de mathématiques EDHEC ECE 2022 ?
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Sur quels chapitres porte l'épreuve de mathématiques EDHEC ECE 2022 ?

Le sujet porte sur l'algèbre linéaire (endomorphisme diagonalisable), les probabilités (jeu vidéo à niveaux), les séries (constante d'Euler-Mascheroni) et les intégrales à paramètres avec des variables aléatoires à densité.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur l'épreuve de maths EDHEC ECE 2022 ?

Le jury relève des confusions entre somme finie et somme de série, une distinction floue entre famille génératrice et base, et une résolution de systèmes linéaires souvent inaboutie.

L'épreuve de mathématiques EDHEC ECE 2022 est-elle difficile ?

La moyenne est de 10,27/20 avec un écart-type élevé de 5,67, signe d'un fort pouvoir discriminant ; le rapport souligne un niveau très hétérogène entre les candidats.

Quel exercice de l'épreuve EDHEC ECE 2022 est le mieux réussi ?

L'exercice 1, sur l'algèbre linéaire, est cité par le rapport comme le mieux réussi de l'avis de la majorité des correcteurs, notamment sur ses premières questions de calcul matriciel.

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