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Ecricome Maths approfondies ECS 2022Sujet

Epreuve de maths approfondies - ECS 2022

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Annale de maths approfondies Ecricome pour la filiere ECS, session 2022.

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Ccricome

prepa Mathématiques Option Scientifique

Lundi 25 avril 2022 de 8h00 à 12h00

Durée : 4 heuresCandidats bénéficiant de la mesure « Tiers-temps » : 8h00-13h20

L'énoncé comporte 5 pages.

CONSIGNES

Tous les feuillets doivent être identifiables et numérotés par le candidat.
Aucun document n'est permis, aucun instrument de calcul n'est autorisé.
Conformément au règlement du concours, l'usage d'appareils communiquants ou connectés est formellement interdit durant l'épreuve.
Les candidats sont invités à soigner la présentation de leur copie, à mettre en évidence les principaux résultats, à respecter les notations de l'énoncé et à donner des démonstrations complètes - mais brèves - de leurs affirmations.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Ce document est la propriété d'ECRICOME, le candidat est autorisé à le conserver à l'issue de l'épreuve.

Exercice 1

Dans tout cet exercice, on fixe a un réel strictement supérieur à 1 . On définit pour tout n ∈ ℕ la fonction polynomiale f_n par
f_n : x ↦ 1 + x + (x^2)/2 + ⋯ + (x^n)/(n!) = ∑_(k = 0)^n(x^k)/(k!).
  1. (a) En notant pour tout réel x et pour tout entier naturel k, t_k(x) = (x^k)/(k!), exprimer pour k un entier naturel non nul t_k(x) en fonction de t_(k − 1)(x), x et k.
    (b) Recopier et compléter la fonction Scilab suivante qui, prenant en entrée les valeurs de l'entier n et du réel x, renvoie la valeur de f_n(x).
function S = f(n,x)
    t = 1 // t = t_O(x)
    S = 1 // S = f(0,x)
    for k = 1:n
        t = t * .....
        S = .....
    end
endfunction
  1. Justifier que, pour tout entier n strictement positif, l'équation f_n(x) = a admet une unique solution sur ℝ_+, que l'on note u_n.
  2. (a) Soit x un réel positif.
Montrer que la suite (f_n(x))_(n ⩾ 1) est croissante et déterminer sa limite.
(b) En déduire la monotonie de la suite (u_n)_(n ⩾ 1).
(c) Démontrer que la suite (u_n)_(n ⩾ 1) converge.
4. (a) Montrer que pour tout n ⩾ 1, ln(a) ⩽ u_n.
(b) Soit K un réel positif et minorant la suite (u_n)_(n ⩾ 1). Montrer que e^K ⩽ a.
(c) Déduire des questions précédentes que lim_(n → + ∞)u_n = ln(a).
On note pour tout n ∈ ℕ et x ∈ ℝ :
R_n(x) = ∫_0^x e^t((x − t)^n)/(n!)dt.
  1. (a) Justifier que la suite (u_n)_(n ⩾ 1) est bornée.
On considère dorénavant un réel M strictement positif vérifiant
∀n ∈ ℕ^∗, |u_n| ⩽ M.
(b) Justifier que pour tout n ∈ ℕ^∗,
|R_n(u_n)| ⩽ e^M(M^(n + 1))/((n + 1)!).
(c) En déduire que
R_n(u_n) = _(n → + ∞)o(1/(n^2)).
  1. (a) Justifier que, pour tout x ∈ ℝ et pour tout n ∈ ℕ :
e^x = f_n(x) + R_n(x).
(b) En se rappelant que f_n(u_n) = a pour tout n de ℕ^∗, déduire des deux questions précédentes que
u_n = _(n → + ∞)ln(a) + o(1/(n^2)).

Coricome

  1. (a) Justifier que, pour tout x ∈ ℝ et pour tout n ∈ ℕ :
e^x = f_n(x) + (x^(n + 1))/((n + 1)!) + ∫_0^x e^t((x − t)^(n + 1))/((n + 1)!)dt
(b) En déduire que :
e^(u_n) = _(n → + ∞)a + (u_n^(n + 1))/((n + 1)!) + o((u_n^(n + 1))/((n + 1)!)).
(c) Justifier que (u_n^(n + 1))/((n + 1)!) ∼ _(n → + ∞)((ln(a))^(n + 1))/((n + 1)!), puis que lim_(n → + ∞)(u_n^(n + 1))/((n + 1)!) = 0.
(d) En déduire finalement que :
u_n − ln(a) ∼ _(n → + ∞)((ln(a))^(n + 1))/(a(n + 1)!).

Exercice 2

On considère l'endomorphisme f de ℝ^3 dont la matrice dans la base canonique est A = (0, 1, − 1; 0, 2, 0; 1, 4, − 2).
On note Id l'endomorphisme identité de ℝ^3.
On dit qu'un endomorphisme h est nilpotent quand il existe un entier naturel p tel que h^p soit l'endomorphisme nul. L'objectif de ce problème est de montrer que f est la somme de deux endomorphismes de ℝ^3 qui commutent, dont l'un est diagonalisable et l'autre est nilpotent.
  1. (a) Vérifier que -1 et 2 sont des valeurs propres de f et déterminer les sous-espaces propres associés.
    (b) On suppose que f est diagonalisable.
En étudiant la trace de A, aboutir à une contradiction.
Que peut-on en déduire sur f ?
2. Montrer que Ker(f + Id) ⊂ Ker((f + Id)^2) et que Ker(f + Id) ≠ Ker((f + Id)^2).
3. Montrer que ℝ^3 = Ker(f − 2Id) ⊕ Ker((f + Id)^2).
Pour simplifier les notations, on note dorénavant
F = Ker(f − 2Id) et G = Ker((f + Id)^2).
  1. Montrer que F et G sont stables par f.
  2. On note P = (X + 1)^2(X − 2). Justifier que P(f) est l'endomorphisme nul.
On note dorénavant π_1 = 1/9(f + Id)^2 et π_2 = − 1/9(f + 4Id) ∘ (f − 2Id).
6. Justifier que les endomorphismes π_1 et π_2 commutent.
7. (a) Que vaut l'endomorphisme π_2 ∘ π_1 ?
(b) En déduire une inclusion entre Ker(π_2) et Im(π_1).
8. (a) Montrer que π_1 + π_2 = Id.
(b) En déduire une inclusion entre Ker(π_2) et Im(π_1).
9. Justifier que Ker(π_2) = Im(π_1) et que Ker(π_1) = Im(π_2).
10. Déduire des questions 7a et 8a que π_1 et π_2 sont des projecteurs.
11. Montrer que π_2 est le projecteur sur G parallèlement à F. Identifier π_1.
On pose maintenant
g = 2π_1 − π_2 et h = f − g.
  1. Justifier que g et h sont des polynômes de l'endomorphisme f.

Cócricome

  1. Montrer qu'il existe une base de ℝ^3 telle que la matrice de g dans cette base soit (2, 0, 0; 0, − 1, 0; 0, 0, − 1).
  2. Montrer que h = (f − 2Id) ∘ π_1 + (f + Id) ∘ π_2.
En déduire que h^2 = 0.
15. Conclure.

Problème

Dans ce problème, on considère un réel μ et un réel strictement positif a, et on définit sur ℝ la fonction
F_(μ, a) : x ⟼ exp(− exp((μ − x)/a)).

Partie I

  1. Soient a et μ deux réels tels que a > 0.
    (a) Justifier que F_(μ, a) est de classe 𝒞^2 sur ℝ et donner sa dérivée notée f_(μ, a) et sa dérivée seconde f_(μ, a)^′.
    (b) En déduire les variations et la convexité de F_(μ, a) sur ℝ. On précisera les limites de F_(μ, a) en + ∞ et − ∞. Donner l'allure de la courbe de F_(μ, a) en y faisant figurer le point d'inflexion.
    (c) Montrer que F_(μ, a) est une fonction bijective de ℝ vers un intervalle I à déterminer. On note G la réciproque de F_(0, 1). Expliciter G.
  2. Soient a et μ deux réels tels que a > 0.
Montrer que f_(μ, a) est une densité, et que F_(μ, a) est la fonction de répartition associée.
On considère un espace probabilisé ( Ω, 𝒜, P ), et on suppose que toutes les variables aléatoires introduites dans la suite du problème sont définies sur cet espace probabilisé.
Soient μ et a des réels tels que a > 0. On dit qu'une variable aléatoire réelle X suit la loi de Gumbel de paramètre ( μ, a ), ce que l'on note X↪𝒢(μ, a), si elle admet f_(μ, a) comme densité.
3. Soit Z une variable aléatoire qui suit la loi de Gumbel de paramètre ( 0,1 ).
Soit μ un réel et a un réel strictement positif.
Montrer que la variable aléatoire X = aZ + μ est une variable aléatoire à densité qui suit la loi de Gumbel de paramètre ( μ, a ).
On admet que réciproquement, si X suit la loi de Gumbel de paramètre (μ, a), alors Z = (X − μ)/a suit la loi de Gumbel de paramètre (0, 1).
4. (a) Soit U une variable aléatoire à densité qui suit la loi uniforme sur ]0, 1[.
Montrer que la variable aléatoire Y = − ln(− ln(U)) suit la loi de Gumbel de paramètre ( 0,1 ).
(b) Écrire une fonction Scilab d'en-tête function g = gumbel ( mu, a ) renvoyant une réalisation d'une variable aléatoire de loi 𝒢(μ, a).
5. Soit X une variable aléatoire qui suit la loi de Gumbel de paramètre ( μ, a ) et Z = (X − μ)/a.
(a) Montrer que l'intégrale ∫_0^(+ ∞)ln(u)e^(− u) du converge.
(b) À l'aide du changement de variable t = e^(− u), montrer que l'intégrale ∫_0^1 ln(− ln(t))dt converge.
On notera dans la suite :
γ = − ∫_0^1 ln(− ln(t))dt
(c) Montrer que Z admet une espérance et que E(Z) = γ.
On pourra utiliser le changement de variable u = exp(− exp(− x)).
(d) En déduire que X admet une espérance et déterminer E(X) en fonction de γ, μ et a.

Cricome

On admet que X admet un moment d'ordre 4 et en particulier que la variance de X notée σ^2 est égale à a^2 c où c est un réel strictement positif indépendant de a et de μ.
6. Soient Y et Z deux variables aléatoires indépendantes, de même loi de Gumbel de paramètre ( 0,1 ).
(a) Montrer que − Z est une variable aléatoire à densité, et déterminer une densité g de − Z.
(b) Montrer que pour tout réel x, l'intégrale ∫_0^(+ ∞)ue^(− (e^(− x) + 1)u) du converge et déterminer sa valeur.
(c) À l'aide du changement de variable u = e^t, en déduire que pour tout réel x, l'intégrale ∫_(− ∞)^(+ ∞)f_(0, 1)(x − t)g(t)dt converge.
(d) Montrer que Y − Z est une variable aléatoire à densité, de densité la fonction définie sur ℝ par :
x ⟼ (e^(− x))/((1 + e^(− x))^2).

Partie II

Soient μ et a deux réels tels que a > 0.
On considère une suite (X_n)_(n ⩾ 1) de variables aléatoires indépendantes définies sur ( Ω, A, P ), suivant chacune la loi de Gumbel de paramètre (μ, a).
On définit pour tout n de ℕ^∗ :
M_n = (X_1 + ⋯ + X_n)/n
et
C_n = (X_1^2 + ⋯ + X_n^2)/n.
  1. Méthode des moments
    (a) Montrer que si les suites de variables aléatoires (V_n)_(n ⩾ 0) et (W_n)_(n ⩾ 0) convergent respectivement en probabilité vers deux variables aléatoires V et W, alors pour tous réels α et β, la suite de variables aléatoires (αV_n + βW_n)_(n ⩾ 0) converge en probabilité vers αV + βW.
    (b) Montrer que les variables aléatoires M_n et C_n convergent en probabilité respectivement vers E(X_1) et E((X_1)^2).
    (c) Montrer que A_n = 1/(√c)√(C_n − M_n^2) est un estimateur convergent de a.
    (d) Montrer alors que S_n = M_n − A_n γ est un estimateur convergent de μ.
  2. On suppose qu'ont été définies précédemment dans un script Scilab des valeurs approchées de γ et de c, dans des variables notées gamma et c.
    (a) Écrire une fonction Scilab d'en-tête function A = estimateur_a(X) renvoyant la valeur de l'estimateur A_n étudié précédemment, lorsque X est un vecteur-ligne de longueur n dont les coefficients sont des réalisations de X_1, X_2, ⋯, X_n.
    (b) On a tracé sur la figure 1 l'évolution de cinq réalisations indépendantes de cet estimateur A_n, pour le cas particulier μ = 2 et a = 1.
    Commenter ce graphique.
Ccricome
Figure 1 - Évolutions de A_n pour μ = 2 et a = 1
@cricome
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