BCE Maths approfondies HEC/ESCP ECS 2001, épreuve 2Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2001
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Annale de maths approfondies BCE HEC/ESCP pour la filiere ECS, session 2001.
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ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES E.S.C.P. - E.A.P. ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE LYON CONCOURS D'ADMISSION SUR CLASSES PREPARATOIRES
OPTION SCIENTIFIQUE
MATHEMATIQUES II
Mercredi 9 Mai 2001, de 8h. à 12h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'objet du problème est l'étude de quelques aspects de la théorie classique du risque dont le contexte et les notations sont introduits au fur et à mesure.
Dans tout le problème, on considère deux suites de variables aléatoires réelles
(Δ_n)_(n ∈ ℕ^∗) et
(C_n)_(n ∈ ℕ^∗) , définies sur un même espace probabilisé (
Ω, B, P ), vérifiant les conditions suivantes:
i) les variables aléatoiresΔ_1, Δ_2, …, Δ_n, …, C_1, C_2, …, C_n, … sont indépendantes,
ii) les variables aléatoiresΔ_1, Δ_2, …, Δ_n, … sont strictement positives et ont toutes la même densité égale sur
[0, + ∞[ à la densité d'une variable aléatoire exponentielle d'espérance égale à 1 ,
iii) les variables aléatoiresC_1, C_2, …, C_n, … ont toutes la même densité qu'une variable aléatoire exponentielle d'espérance égale à
c .
i) les variables aléatoires
ii) les variables aléatoires
iii) les variables aléatoires
On pose
T_0 = 0 et, pour tout entier naturel
n non nul, on note
T_n la variable aléatoire définie par:
On observera que la suite
(T_n)_(n ∈ ℕ) est strictement croissante et que, pour tout entier naturel
n , on a l'égalité :
Δ_(n + 1) = T_(n + 1) − T_n .
On noteraE(X) l'espérance d'une variable aléatoire
X définie sur (
Ω, B, P ).
On notera
Partie I Étude d'une variable aléatoire
- Pour tout entier naturel
n , déterminer l'espérance et la variance de la variable aléatoireT_n . - Soit
t un réel positif ou nul.
a) Pour tout entier natureln strictement supérieur àt , justifier l'inclusion entre événements :
b) À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, en déduire la valeur de
lim_(n → + ∞)P([T_n < t]) .
c) En déduire que l'événement⋂_(k = 1)^(+ ∞)[T_k < t] est de probabilité nulle.
3) Soitt un réel positif ou nul. Étant donné un élément
ω de
Ω , on note
N(t)(ω) le plus grand élément de l'ensemble
{n ∈ ℕ; T_n(ω) ⩽ t} (qui contient 0 ) si cet ensemble est fini, et
N(t)(ω) = 0 sinon.
On observera que, pour tout entier natureln non nul,
N(t) est égal à
n si et seulement si :
T_n ⩽ t < T_(n + 1) . Montrer que l'application
N(t) est une variable aléatoire réelle vérifiant :
P([N(t) = 0]) = P([T_1 > t]) .
4) a) Pour tout entier natureln non nul, reconnaître la loi de la variable aléatoire
T_n .
b) Soitt un réel strictement positif. Pour tout entier naturel
n non nul, justifier l'égalité:
c) En déduire que l'événement
3) Soit
On observera que, pour tout entier naturel
4) a) Pour tout entier naturel
b) Soit
En déduire l'égalité :
P([N(t) ⩽ n]) = ∑_(k = 0)^n(t^k e^(− t))/(k!) .
c) Pour tout réelt positif ou nul, reconnaître la loi de la variable aléatoire
N(t) .
c) Pour tout réel
Partie II Étude de la probabilité d'être en déficit après le premier ou le second sinistre
Dans cette partie on considère deux réels
a et
r, r étant strictement positif et, pour tout réel positif
t , on note
K_a(t) la variable aléatoire définie par l'égalité :
K_a(t) = a + rt − ∑_(i = 1)^(N(t))C_i en convenant que la somme
∑_(i = 1)^(N(t))C_i est nulle lorsque
N(t) est nul.
En particulier,K_a(T_0) = K_a(0) = a et, pour tout entier naturel
n non nul, puisque
N(T_n) = n ,
En particulier,
Par exemple,
K_a(t) pourrait représenter le capital (aléatoire) au temps
t d'une compagnie d'assurance disposant d'un capital initial (de montant a éventuellement négatif), percevant des primes (de montant égal à
r par unité de temps), et indemnisant des assurés victimes de sinistres de coûts aléatoires (les
C_i ) survenant à des dates elles-mêmes aléatoires (les
T_i ).
Dans cette partie, le réel a étant fixé, la variable aléatoireK_a(t) sera notée plus simplement
K(t) .
Dans cette partie, le réel a étant fixé, la variable aléatoire
- a) Déterminer une densité de probabilité de la variable aléatoire
− rΔ_1 .
b) Déterminer une densité de probabilitéf , continue surℝ , de la variable aléatoireL_1 = C_1 − rΔ_1 .
c) En déduire l'expression de la fonction de répartitionF de la variableL_1 puis l'égalité :
- On pose
L_2 = C_2 − rΔ_2 et on considère la fonctiong associant à tout réelx le réel
a) Pour tout réel
h strictement positif, justifier les inégalités :
et
b) En déduire que la fonction
g est dérivable à droite sur
ℝ avec, pour tout réel
x, g_d^′(x) = f(x)F(a − x) . On admet que
g est dérivable sur
ℝ avec, pour tout réel
x, g^′(x) = f(x)F(a − x) .
3) a) Prouver l'égalité
3) a) Prouver l'égalité
b) En déduire l'égalité:
c) Établir les égalités :
- En déduire, dans le cas où a est un réel positif ou nul, l'égalité:
Partie III Étude de la probabilité d'être en déficit au cours du temps : deux premiers cas
Dans cette partie, le réel a n'étant plus nécessairement fixé, on utilisera la notation
K_a(t) .
Pour tout réela , on note
Π(a) la probabilité suivante:
Pour tout réel
Dans le contexte décrit plus haut,
Π(a) représenterait la probabilité que la compagnie d'assurance (disposant d'un capital initial de montant a) soit en déficit après un sinistre. En particulier
Π(a) = 1 si
a < 0 .
- Montrer que la fonction
Π est décroissante. - Pour tout réel
a , quelles minorations deΠ(a) peut-on déduire de la partie II? - On admet que la fonction
Π est continue surℝ_+ et vérifie, pour tout réel a positif ou nul l'égalité:
Pourquoi, intuitivement, peut-on conjecturer cette égalité?
4) Soita un réel et
n un entier naturel.
a) Calculer l'espérance deK_a(T_n) en fonction de
n, a, c et
r . Trouver sa limite quand
n tend vers l'infini, selon les valeurs comparées de
c et
r .
b) Calculer la variance deK_a(T_n) en fonction de
n, r et
c .
5) Dans cette question, on suppose quec est strictement plus grand que
r et on considère un réel
a positif ou nul.
a) Pour tout entiern strictement supérieur à
a/(c − r) , établir l'inégalité:
4) Soit
a) Calculer l'espérance de
b) Calculer la variance de
5) Dans cette question, on suppose que
a) Pour tout entier
b) En déduire l'égalité :
Π(a) = 1 .
6) Dans cette question, on suppose quec est égal à
r et on considère un réel
a positif ou nul.
a) Soity un nombre réel. En remarquant que, pour tout entier naturel
n non nul, on a l'égalité
6) Dans cette question, on suppose que
a) Soit
et, à l'aide du théorème de la limite centrée, exprimer le réel
lim_(n → + ∞)P([K_a(T_n) ⩽ a + y√n]) , en utilisant la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite.
b) Pour tout nombre réely strictement positif fixé, établir, pour tout entier naturel
n assez grand, la double inégalité :
b) Pour tout nombre réel
c) En déduire la limite de la probabilité
P([K_a(T_n) < 0]) quand
n tend l'infini puis l'inégalité :
Π(a) ⩾ 1/2 .
Partie IV Étude de la probabilité d'être en déficit au cours du temps : le dernier cas
Dans cette partie, on suppose quec est strictement plus petit que
r .
Dans cette partie, on suppose que
- a) En procédant par récurrence, établir, pour tout entier naturel
n et tout réela positif ou nul, l'inégalité:
b) En déduire, pour tout réel a positif ou nul, la minoration :
- a) Montrer que pour tout réel positif
λ vérifiantλ < 1/c , la variableexp(λL_1) possède une espérance qu'on calculera.
b) Soitn un entier naturel non nul. On poseS_n = ∑_(k = 1)^n(C_k − rΔ_k) . Pour tout réel positifλ vérifiantλ < 1/c , justifier l'égalité :
- a) Pour tout réel positif
λ vérifiantλ < 1/c , tout réel a positif ou nul et tout entier natureln non nul, établir l'inégalité:
b) En décluire que tout réel
λ élément de
]0, 1/c − 1/r [, la série de terme général
1/((1 + rλ)^n(1 − cλ)^n) converge et qu'on a l'inégalité :
- En remarquant que, pour tout réel a positif ou nul,
Π(a) = P(⋃_(n = 1)^(+ ∞)[S_n > a]) , établir les résultats suivants :
i)lim_(a → + ∞)Π(a) = 0 ,
ii) Pour tout réelλ vérifiant0 < λ < 1/c − 1/r , et tout réela assez grand, on a l'inégalité :Π(a) ⩽ e^(− λa) (on introduira un réelμ vérifiantλ < μ < 1/c − 1/r ). - a) Montrer que si une fonction
ψ est continue surℝ_+ et de limite nulle en+ ∞ , alors la fonction|ψ| a un maximum surℝ_+ .
b) SoitΠ_1 etΠ_2 deux fonctions continues surℝ_+ , toutes deux de limite nulle en+ ∞ , vérifiant pour tout réel a positif ou nul, les égalités :
Montrer que les fonctions
Π_1 et
Π_2 coïncident sur
ℝ_+ .
c) Établir, pour tout réel a positif ou nul, l'égalité suivante:
c) Établir, pour tout réel a positif ou nul, l'égalité suivante:
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