CCINP Mathématiques 2 MP 2010Sujet, corrigé et rapport du jury
Quelques utilisations des projecteurs
Pas encore noté
Téléchargements
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
MATHEMATIQUES 2
Durée : 4 heures
Les calculatrices sont autorisées.
NB : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
QUELQUES UTILISATIONS DES PROJECTEURS
Notations et objectifs :
Dans tout le texteE désigne un
ℝ -espace vectoriel de dimension finie
n ⩾ 1 . On note id l'endomorphisme identité de
E, M_n(ℝ) le
ℝ -espace vectoriel des matrices réelles carrées de taille
n .
Dans tout le texte
Si
E_1 et
E_2 sont des sous-espaces vectoriels de
E supplémentaires, c'est-à-dire
E = E_1 ⊕ E_2 , on appelle projecteur sur
E_1 parallèlement à
E_2 l'endomorphisme
p de
E qui, à un vecteur
x de
E se décomposant comme
x = x_1 + x_2 , avec
(x_1, x_2) ∈ E_1 × E_2 , associe le vecteur
x_1 .
On rappelle que siA est une matrice de
M_n(ℝ) , la matrice exponentielle de
A est la matrice :
On rappelle que si
De même si
u est un endomorphisme de
E , l'exponentielle de
u est l'endomorphisme :
Dans les parties II. et III., on propose une méthode de calcul d'exponentielle de matrice à l'aide de projecteurs spectraux dans les cas diagonalisable et non diagonalisable. Dans la dernière partie IV., on utilise les projections orthogonales pour calculer des distances à des parties.
Les quatre parties sont indépendantes.
Les quatre parties sont indépendantes.
I. Questions préliminaires
- Soit les matrices
A = (0, 1; 0, 0) etB = (0, 0; 1, 0) .
Calculer
exp(A), exp(B), exp(A)exp(B) et
exp(A + B) (pour
exp(A + B) , on donnera la réponse en utilisant les fonctions ch et sh).
2. Rappeler sans démontration, une condition suffisante pour que deux matricesA et
B de
M_n(ℝ) vérifient l'égalité
exp(A)exp(B) = exp(A + B) .
2. Rappeler sans démontration, une condition suffisante pour que deux matrices
II. Un calcul d'exponentielle de matrice à l'aide des projecteurs spectraux, cas diagonalisable
Soit
A ∈ M_n(ℝ) une matrice diagonalisable dont les valeurs propres sont :
où
r désigne un entier vérifiant
1 ⩽ r ⩽ n .
3. Polynôme interpolateur de Lagrange : on noteℝ_(r − 1)[X] le
ℝ -espace vectoriel des polynômes à coefficients réels de degré inférieur ou égal à
r − 1 .
On considère l'application linéaireφ de
ℝ_(r − 1)[X] dans
ℝ^r définie par :
3. Polynôme interpolateur de Lagrange : on note
On considère l'application linéaire
Déterminer le noyau de
φ , puis en déduire qu'il existe un unique polynôme
L de
ℝ_(r − 1)[X] tel que pour tout
i ∈ {1, …, r}, L(λ_i) = e^(λ_i) .
4. Pouri ∈ {1, …, r} , on définit le polynôme
l_i de
ℝ_(r − 1)[X] par :
4. Pour
(a) Calculer
l_i(λ_j) selon les valeurs de
i et
j dans
{1, …, r} .
(b) En déduire une expression du polynômeL comme une combinaison linéaire des polynômes
l_i avec
i ∈ {1, …, r} .
5. Une propriété de l'exponentielle : soitP une matrice inversible de
M_n(ℝ) et
D une matrice de
M_n(ℝ) .
(a) Justifier que l'endomorphisme deM_n(ℝ) défini par
M ↦ PMP^(− 1) est une application continue.
(b) En déduire que :
(b) En déduire une expression du polynôme
5. Une propriété de l'exponentielle : soit
(a) Justifier que l'endomorphisme de
(b) En déduire que :
- Déduire des questions 3. et 5. que
exp(A) = L(A) . - On suppose que
E est munie d'une baseB et on désigne parv l'endomorphisme deE dont la matrice par rapport àB estA . Soitλ une valeur propre dev , etx un vecteur propre associé. Démontrer que pour tout polynômeP ∈ ℝ[X] , on a :
- Soit
i ∈ {1, …, r} , on noteE_i = Ker(v − λ_i id) le sous-espace propre dev associé àλ_i .
(a) Démontrer que l'endomorphisme deE, p_i = l_i(v) est le projecteur surE_i , parallèlement à⨁^r E_k (on dit que lesp_i sont les projecteurs spectraux dev ).
k = 1
k ≠ i
(b) En déduire une expression deexp(A) comme une combinaison linéaire de matrices de projecteurs.
III. Un calcul d'exponentielle de matrice à l'aide des projecteurs spectraux, cas non diagonalisable
Soit
u un endomorphisme de
E dont le polynôme minimal est
(X − 1)^2(X − 2) .
9. L'endomorphismeu est-il diagonalisable? Justifier la réponse.
10. Écrire, sans justifier, un exemple de matrice triangulaire deM_3(ℝ) dont l'endomorphisme canoniquement associé a pour polynôme minimal
(X − 1)^2(X − 2) .
11. Démontrer, sans aucun calcul, queE = Ker(u − id)^2 ⊕ Ker(u − 2id) .
12. On considère les endomorphismes deE : p = (u − id)^2 et
q = u ∘ (2id − u) . Calculer
p + q .
13. Démontrer que l'endomorphismep est le projecteur sur
Ker(u − 2id) , parallèlement à
Ker(u − id)^2 . Que dire de l'endomorphisme
q ?
14. Soitx un élément de
E .
(a) Préciser(u − 2id)(p(x)) .
(b) Déterminer un nombre réelα tel que pour tout entier naturel
k, u^k ∘ p = α^k p .
(c) En déduire queexp(u) ∘ p = βp où
β est un réel à déterminer.
15. Que vaut pour tout entierk ⩾ 2, (u − id)^k ∘ q ?
9. L'endomorphisme
10. Écrire, sans justifier, un exemple de matrice triangulaire de
11. Démontrer, sans aucun calcul, que
12. On considère les endomorphismes de
13. Démontrer que l'endomorphisme
14. Soit
(a) Préciser
(b) Déterminer un nombre réel
(c) En déduire que
15. Que vaut pour tout entier
Démontrer que
exp(u) ∘ q = γu ∘ q où
γ est un réel à déterminer (on pourra écrire en justifiant que
exp(u) = exp(id) ∘ exp(u − id)) .
16. Écrire enfin l'endomorphismeexp(u) comme un polynôme en
u .
16. Écrire enfin l'endomorphisme
IV. Calcul de distances à l'aide de projecteurs orthogonaux
Dans cette partie, on suppose en plus que l'espace
E est muni d'un produit scalaire
< ⋅, ⋅ > , ce qui lui confère une structure d'espace euclidien. On rappelle que la norme euclidienne associée, notée
‖ ⋅ ‖ , est définie par :
Si
F est un sous-espace vectoriel de
E , on note
F^⊥ son orthogonal, et on appelle projecteur orthogonal sur
F , noté
p_F le projecteur sur
F , parallèlement à
F^⊥ .
Enfin, six est un vecteur de
E , la distance euclidienne de
x à
F , notée
d(x, F) est le réel :
Enfin, si
- Théorème de la projection orthogonale : soit
F un sous-espace vectoriel deE etx un vecteur deE . Rappeler sans démonstration, la formule permettant de calculerd(x, F) à l'aide du vecteurp_F(x) . - Cas des hyperplans : soit
n un vecteur non nul deE etH l'hyperplan deE orthogonal àn , c'est à direH = (Vect{n})^⊥ . Exprimer pourx ∈ E , la distanced(x, H) en fonction de< x, n > et de‖n‖ . - Une application : dans cette question uniquement,
E = M_n(ℝ) muni de son produit scalaire canonique : siA etB sont dansM_n(ℝ) , en notant Tr la trace,
Enfin on note
H l'ensemble des matrices de
M_n(ℝ) dont la trace est nulle.
(a) Justifier queH est un hyperplan de
M_n(ℝ) et déterminer
H^⊥ .
(b) SiM est une matrice de
M_n(ℝ) , déterminer la distance
d(M, H) .
20. Et pour une norme non euclidienne? Dans cette questionE = ℝ^2 est muni de la norme infinie notée
N_∞ : si
x = (x_1, x_2) ∈ ℝ^2, N_∞(x) = max{|x_1|, |x_2|} . On pose
F = Vect{(1, 0)} et
x = (1, 1) . Déterminer la distance «infinie» du vecteur
x à
F , c'est-à-dire le réel :
(a) Justifier que
(b) Si
20. Et pour une norme non euclidienne? Dans cette question
et préciser l'ensemble des vecteurs
m pour lesquels cette distance est atteinte, c'est-à-dire
d_∞(x, F) = N_∞(x − m) . Commenter.
Fin de l'énoncé
Pas de description pour le moment
