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Sujet X ENS Mathématiques A MP 2015

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X ENS Mathématiques A MP 2015

Conjugaison des matrices symétriques réelles par des matrices orthogonales : spectres enlacés et diagonales

Le sujet étudie ce que devient une matrice symétrique réelle quand on la conjugue par une matrice orthogonale. Les deux premières parties caractérisent les spectres possibles de la matrice extraite de taille n : ce sont les n-uplets enlacés avec le spectre de départ. Les deux dernières parties décrivent l'ensemble des diagonales possibles, en dimension deux puis en dimension trois pour une trace nulle.

  1. 1Questions préliminairesGroupe orthogonal (sous-groupe, compacité), matrices symétriques de même polynôme caractéristique et manipulation de n-uplets enlacés.
  2. 2Première partie : polynômes et enlacementBase de polynômes, décomposition d'un polynôme unitaire, localisation de ses racines par le théorème des valeurs intermédiaires et calcul de pgcd.
  3. 3Deuxième partie : spectre d'une matrice extraiteDéterminant par blocs, polynôme caractéristique d'une matrice symétrique bordée et description de l'ensemble des spectres des matrices extraites.
  4. 4Troisième partie : diagonales des matrices conjuguéesCas de la dimension 2, puis inégalités entre sommes des coefficients diagonaux et sommes des plus grandes valeurs propres, par récurrence.
  5. 5Quatrième partie : dimension trois et trace nulleSymétries orthogonales du plan, isomorphisme avec un plan de R3 et description de l'ensemble des diagonales comme un hexagone.
Difficile

Le rapport souligne que l'étendue des notions mobilisées a posé de nombreuses difficultés et que plusieurs questions de fin de partie n'ont été traitées complètement par aucun candidat.

L'épreuve en chiffres

Moyenne
9,06 / 20
Écart-type
3
Copies corrigées
1 525

Entrez la note sur 20 obtenue à ce sujet en conditions de concours.

Estimation à partir de la moyenne (9,06) et de l'écart-type (3) officiels, en supposant une répartition des notes proche d'une loi normale.

Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant).

Ce qu'a observé le jury

Le sujet mobilisait de l'arithmétique des polynômes, de l'algèbre linéaire, de la géométrie plane et de l'analyse réelle, ce qui a mis beaucoup de candidats en difficulté. Le jury juge le traitement souvent approximatif, même sur des questions simples, et la rédaction généralement médiocre. Des erreurs classiques révèlent un recul insuffisant sur le programme.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1.Vérifications de structure bâcléesQ1-a

    Pour un sous-groupe, il faut vérifier inclusion, non-vacuité, stabilité par produit et par inverse. La transposée d'un produit inverse l'ordre des facteurs.

    « Que cela soit facile ne dispense en aucun cas de le faire correctement »
  2. 2.Erreurs de topologieQ1-b

    L'image réciproque d'un compact par une application continue n'est pas compacte en général, et un déterminant égal à ±1 ne caractérise pas les matrices orthogonales.

  3. 3.Analyse-synthèse incomplèteQ8

    Déduire les valeurs de U et V d'une relation supposée ne suffit pas : il faut vérifier qu'elles conviennent. Les formules de déterminant par blocs inventées sont fausses.

    « ne répond pas à la question »
  4. 4.Confusions sur les polynômesQ4-a, Q5-a, Q6

    Il faut distinguer un polynôme de sa valeur en un point, et les polynômes de degré k de ceux de degré au plus k. Les irréductibles de R[X] ne sont pas tous de degré 1.

    « Il s’agit de ne pas confondre les polynômes de degré k et les polynômes de degré au plus k »
  5. 5.Spectre d'une matrice extraiteQ10, Q13

    Le spectre d'une matrice extraite n'est pas en général une partie du spectre de la matrice, et le spectre ne dépend pas linéairement de la matrice.

  6. 6.Récurrences et démonstrations à reboursQ13-c, Q14-b

    Une récurrence doit être rédigée avec une hypothèse quantifiée, une initialisation et une hérédité. Partir de la conclusion fournie par l'énoncé est pénalisé.

    « Ce comportement a été pénalisé »

Ce qui a été bien réussi

  • Les questions préliminaires ont été traitées par la grande majorité des candidats.
  • La question 4-b a été abondamment traitée.
  • Presque tous les candidats trouvent les matrices U et V de la question 8.
  • La question 13-a a été fréquemment traitée.
  • Certains candidats ont traité la difficile question 10 de façon pleinement satisfaisante, ce qui a été récompensé.

Conseils du jury

  • Laisser une trace écrite de chaque hypothèse et de chaque argument à l'endroit où il intervient.
  • Chercher à concilier précision et concision.
  • Citer explicitement les théorèmes utilisés, comme le théorème des valeurs intermédiaires ou le théorème spectral avec son hypothèse de symétrie.
  • Reconnaître honnêtement un argument manquant plutôt que de le masquer : le jury a récompensé cette honnêteté en question 10.
  • Viser les questions difficiles avec soin, car leur coefficient est plus élevé.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Questions fréquentes

Sur quoi porte le sujet X-ENS maths A MP 2015 ?

Sur la conjugaison des matrices symétriques réelles par des matrices orthogonales : spectre de la matrice extraite, qui est enlacé avec le spectre initial, puis ensemble des diagonales possibles en dimension 2 et 3.

Quelle est la moyenne de l'épreuve de maths A MP à l'X en 2015 ?

Pour les 1525 copies des candidats français de l'École polytechnique, la note moyenne est de 9,06 avec un écart-type de 3. Seules 33 copies ont obtenu 16 ou plus.

Quelles erreurs le jury a-t-il relevées en X-ENS maths A MP 2015 ?

Des vérifications de sous-groupe incomplètes, des erreurs de topologie sur les compacts, des analyses-synthèses sans synthèse en question 8, des confusions sur les polynômes et l'idée fausse que le spectre d'une matrice extraite est une partie du spectre.

Quels chapitres réviser avant de travailler le sujet X maths A MP 2015 ?

L'arithmétique des polynômes, l'algèbre linéaire et les déterminants, le théorème spectral et le groupe orthogonal, la compacité, et le théorème des valeurs intermédiaires.

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Version HTML avec rendu des formules.

Sujet en PDF

ÉCOLE POLYTECHNIQUE - ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES

COMPOSITION DE MATHÉMATIQUES - A - (XLCR)

(Durée : 4 heures)
L'utilisation des calculatrices n'est pas autorisée pour cette épreuve.
Pour n ≥ 1, l'espace des polynômes à coefficients réels de degré inférieur ou égal à n est noté ℝ_n[X]. Étant donnés deux polynômes non nuls P et Q à coefficients réels, leur plus grand commun diviseur (pgcd) unitaire est noté P ∧ Q.
Si r ⩾ 1 est un second entier, M_(r, n)(ℝ) désigne l'espace vectoriel des matrices à r lignes et n colonnes à coefficients complexes. La notation M = (m_(ij)) signifie que le coefficient à la ligne i et colonne j de la matrice M est m_(ij). On note plus simplement M_n(ℝ) = M_(n, n)(ℝ), dont la matrice identité est I_n ∈ M_n(ℝ). Le polynôme caractéristique χ_M de M ∈ M_n(ℝ) est défini par
χ_M(X) = det(XI_n − M)
Le polynôme caractéristique est donc unitaire.
Pour M ∈ M_(r, n)(ℝ), ^t M ∈ M_(n, r)(ℝ) désigne la matrice transposée. On rappelle qu'une matrice carrée M ∈ M_n(ℝ) est symétrique si ^t M = M, orthogonale si ^t MM = I_n. On notera S_n(ℝ) (respectivement O_n(ℝ) ) l'ensemble des matrices symétriques (resp. orthogonales) de taille n. Étant donné un n-uplet (a_1, …, a_n) de nombres réels,
Δ(a_1, …, a_n) = (a_1; ⋱; a_n)
désigne la matrice diagonale associée.
Si M ∈ S_n(ℝ), son spectre est réel. On convient de ranger ses valeurs propres (comptées avec leurs ordres de multiplicité) dans l'ordre décroissant λ_1 ⩾ ⋯ ⩾ λ_n. On note alors Sp(M) = (λ_1, …, λ_n), qui est donc un n-uplet ordonné.
Un n + 1-uplet λˆ = (λ_1 ⩾ ⋯ ⩾ λ_(n + 1)) ∈ ℝ^(n + 1) et un n-uplet μˆ = (μ_1 ⩾ ⋯ ⩾ μ_n) ∈ ℝ^n, ordonnés, sont dit enlacés si λ_j ⩾ μ_j ⩾ λ_(j + 1) pour tout j ∈ {1, …, n}. Ils sont strictement enlacés si λ_j > μ_j > λ_(j + 1) pour tout j. Par exemple, (4, 3, 2, 1) et (π, e, √2) sont strictement enlacés.

Questions préliminaires

  1. (a) Montrer que O_n(ℝ) est un sous-groupe du groupe GL_n(ℝ) des matrices inversibles.
    (b) Montrer que O_n(ℝ) est une partie compacte de M_n(ℝ).
  2. Soit M et N dans S_n(ℝ). Montrer qu'il existe U ∈ O_n(ℝ) tel que N = UMU^(− 1), si et seulement si χ_M = χ_N.
  3. Soit λ^ = (λ_1 ⩾ ⋯ ⩾ λ_(n + 1)) ∈ ℝ^(n + 1) et μ^ = (μ_1 ⩾ ⋯ ⩾ μ_n) ∈ ℝ^n. Soit x ∈ ℝ. Formons
λˆ^′ = (λ_1 ⩾ ⋯ ⩾ λ_i ⩾ x > λ_(i + 1) ⩾ ⋯ ⩾ λ_(n + 1))
en choisissant l'entier i ∈ {0, …, n + 1} convenablement. Si x > λ_1, on a donc i = 0, tandis que si x ⩽ λ_(n + 1), on a i = n + 1. On forme de même
μˆ^′ = (μ_1 ⩾ ⋯ ⩾ μ_j ⩾ x > μ_(j + 1) ⩾ ⋯ ⩾ μ_n).
On suppose que λˆ et μˆ sont enlacés. Montrer que j ⩽ i ⩽ j + 1. En examinant chacun des deux cas j = i ou i − 1, montrer que λˆ^′ et μˆ^′ sont enlacés.

1 Première Partie

Soit μˆ = (μ_1 > ⋯ > μ_n) ∈ ℝ^n.
4. On définit les polynômes
Q_0 = ∏_(k = 1)^n(X − μ_k) et ∀j ∈ {1, …, n}, P_j = (Q_0)/((X − μ_j))
(a) Montrer que la famille (Q_0, P_1, P_2, …, P_n) est une base de ℝ_n[X].
(b) Soit j ∈ {1, …, n}. Vérifier que (− 1)^(j − 1)P_j(μ_j) > 0.
5. Soit P ∈ ℝ[X] un polynôme unitaire de degré n + 1.
(a) Montrer qu'il existe un unique vecteur (a, α_1, α_2, …, α_n) ∈ ℝ^(n + 1) tel que
P = (X − a)Q_0 − ∑_(j = 1)^n α_j P_j
(b) On suppose que les nombres réels α_1, …, α_n sont tous strictement positifs. Montrer que P a n + 1 racines réelles distinctes λ_1 > ⋯ > λ_(n + 1), et que λˆ = (λ_1 > ⋯ > λ_(n + 1)) et μˆ sont strictement enlacés.
(c) Réciproquement, on suppose que P a n + 1 racines réelles distinctes λ_1 > ⋯ > λ_(n + 1), et que λˆ = (λ_1 > ⋯ > λ_(n + 1)) et μˆ sont strictement enlacés. Montrer que, pour tout j ∈ {1, …, n}, α_j > 0.
6. On se donne des entiers m_k ⩾ 1 pour k = 1, …, n. On pose
Q_1 = ∏_(k = 1)^n(X − μ_k)^(m_k) et, cette fois-ci, P_j = (Q_1)/(X − μ_j).
Montrer que
Q_1 ∧ Q_1^′ = ∏_(k = 1)^n(X − μ_k)^(m_k − 1).
  1. Soit (a, α_1, α_2, …, α_n) ∈ ℝ^(n + 1) et soit P ∈ ℝ[X] défini par la formule
P = (X − a)Q_1 − ∑_(j = 1)^n α_j P_j
(a) Donner une expression de P ∧ Q_1 en fonction des μ_j, des m_j et de l'ensemble Jdes indices pour lesquels α_j = 0.
(b) On suppose que les nombres α_1, …, α_n sont positifs ou nuls.
Montrer que les racines de P sont toutes réelles.
On admettra par la suite que, dans ce cas le plus général, le (N + 1)-uplet des racines de P et le N-uplet des racines de Q_1 sont enlacés.

2 Deuxième Partie

  1. Soit r et s deux entiers naturels non nuls. Soit A ∈ M_r(ℝ), B ∈ M_(r, s)(ℝ), C ∈ M_(s, r)(ℝ) et D ∈ M_s(ℝ). On suppose de plus que A est inversible. On considère la matrice M ∈ M_(r + s)(ℝ) ayant la forme par blocs suivante
M = [A, B; C, D]
Trouver deux matrices U ∈ M_(r, s)(ℝ) et V ∈ M_s(ℝ) telles que
M = [A, 0; C, I_s] ⋅ [I_r, U; 0, V]
et en déduire que
det(M) = det(A) ⋅ det(D − CA^(− 1)B)
On pourra admettre par la suite que cette formule reste vraie lorsque M et ses blocs A, …, D sont à coefficients dans le corps ℝ(X) des fractions rationnelles.
9. Soit M ∈ S_(n + 1)(ℝ) une matrice symétrique. On écrit M sous la forme par blocs
M = [A, y; t_y, a]
avec a ∈ ℝ, y ∈ M_(n, 1)(ℝ) et A ∈ S_n(ℝ).
(a) Si le spectre de A est Sp(A) = (μ_1 ⩾ ⋯ ⩾ μ_n), montrer qu'il existe U ∈ O_(n + 1)(ℝ) et z ∈ M_(n, 1)(ℝ) tels que
UM^t U = [Δ(μ_1, …, μ_n), z; t_z, a]
(b) En déduire qu'il existe des nombres réels positifs ou nuls α_j (pour j = 1, …, n ) tels que
χ_M = (X − a)Q_0 − ∑_(j = 1)^n α_j(Q_0)/((X − μ_j)), où Q_0 = ∏_(k = 1)^n(X − μ_k)
(c) Montrer que Sp(M) et Sp(A) sont enlacés.
10. Pour T = (t_(ij)) ∈ M_(n + 1)(ℝ), on note T_(⩽ n) la matrice extraite de taille n dont les coefficients sont les t_(ij) pour 1 ⩽ i, j ⩽ n. Soit M ∈ S_(n + 1)(ℝ). Montrer que l'ensemble
{Sp((UMU^(− 1))_(⩽ n)) ∈ ℝ^n, pour U parcourant O_(n + 1)(ℝ)}
noté C_M, est une partie compacte de ℝ^n.
11. On suppose de plus que les valeurs propres de M sont distinctes. On a donc Sp(M) = (λ_1 > ⋯ > λ_(n + 1)).
(a) Soit μˆ = (μ_1 > ⋯ > μ_n) tel que Sp(M) et μˆ soient strictement enlacés. Montrer que μˆ appartient à C_M.
(b) Montrer que
C_M = {μˆ = (μ_1 ⩾ ⋯ ⩾ μ_n), tels que Sp(M) et μˆ soient enlacés }.

3 Troisième Partie

On considère l'application
Diag_n :, S_n(ℝ), ⟶, ℝ^n; M = (m_(ij)), ⟼, (m_(11), m_(22), …, m_(nn)).
Soit M ∈ S_n(ℝ). Dans cette partie, on se propose d'étudier l'ensemble suivant
D_M = {Diag_n(UMU^(− 1)), pour U parcourant O_n(ℝ)}
  1. On étudie d'abord le cas n = 2. On note alors Sp(M) = (λ_1 ⩾ λ_2).
Montrer que D_M est le segment de ℝ^2 dont les extrémités sont ( λ_1, λ_2 ) et ( λ_2, λ_1 ).
13. Soit M = (m_(ij)) ∈ S_n(ℝ). On note Sp(M) = (λ_1 ⩾ ⋯ ⩾ λ_n) ∈ ℝ^n. On se propose de démontrer que, pour tout s ∈ {1, …, n}, on a :
∑_(i = 1)^s m_(ii) ⩽ ∑_(i = 1)^s λ_i
(a) Que pensez-vous du cas s = n ?
(b) Exprimer ∑_(i = 1)^(n − 1)m_(ii) au moyen des valeurs propres de la matrice M_(⩽ n − 1) obtenue en supprimant la dernière ligne et la dernière colonne de M. En déduire l'inégalité (3) lorsque s = n − 1.
(c) En procédant par récurrence sur n, montrer l'inégalité ( 3 ), pour tout s ∈ {1, …, n}.

4 Quatrième Partie

  1. On note E l'espace vectoriel ℝ^2 muni du produit scalaire standard et de la base canonique B = {e_1, e_2}. On définit une base C = {ω_1, ω_2} de E par ω_1 = e_1 et ω_2 = 1/2(e_1 + √3e_2).
    (a) Soit s_1 : E ⟶ E la symétrie orthogonale par rapport à la droite ℝω_1. Montrer que la matrice de s_1 dans la base C est (1, 1; 0, − 1).
    (b) Soit s_2 : E ⟶ E la symétrie orthogonale par rapport à la droite ℝω_2. Montrer que la matrice de s_2 dans la base C est (− 1, 0; 1, 1).
  2. Soit H l'ensemble des vecteurs (m_1, m_2, m_3) ∈ ℝ^3 tels que m_1 + m_2 + m_3 = 0. On note H^+ le sous-ensemble des (m_1, m_2, m_3) ∈ H tels que m_1 ⩾ m_2 ⩾ m_3. On considère l'application
φ : H, ⟶, E; (m_1, m_2, m_3), ⟼(m_1 − m_2)ω_1 + (m_2 − m_3)ω_2.
(a) Montrer que φ est un isomorphisme linéaire. Décrire φ(H^+).
(b) Montrer que, pour tout (m_1, m_2, m_3) ∈ H, on a
s_1 ∘ φ(m_1, m_2, m_3) = φ(m_1, m_3, m_2) et s_2 ∘ φ(m_1, m_2, m_3) = φ(m_2, m_1, m_3)
(c) Soit λ^ = (λ_1, λ_2, λ_3) ∈ H tel que λ_1 > λ_2 > λ_3. On note Q_(λˆ) l'ensemble des (m_1, m_2, m_3) ∈ H^+tels que m_1 ⩽ λ_1 et m_1 + m_2 ⩽ λ_1 + λ_2. Montrer que φ(Q_(λˆ)) est un quadrilatère dont on décrira les sommets.
16. Soit M ∈ S_3(ℝ) une matrice de trace nulle. On note Sp(M) = (λ_1 ⩾ λ_2 ⩾ λ_3). On se propose de décrire φ(D_M).
(a) Soit (m_1, m_2, m_3) ∈ H. Soit σ une permutation de {1, 2, 3}. Montrer que (m_1, m_2, m_3) ∈ D_M si et seulement si (m_(σ(1)), m_(σ(2)), m_(σ(3))) ∈ D_M.
(b) En utilisant la question 13, montrer que l'intersection H^+ ∩ D_M est incluse dans Q_(λˆ).
(c) Soit (m_1, m_2, m_3) ∈ D_M. Montrer que le segment de H dont les sommets sont ( m_1, m_2, m_3 ) et ( m_2, m_1, m_3 ) est inclus dans D_M. On pourra utiliser la question 12.
De même, montrer que le segment de H dont les sommets sont (m_1, m_2, m_3) et (m_1, m_3, m_2) est inclus dans D_M.
(d) Montrer que D_M contient Q_(λˆ).
(e) Montrer que si λ_1 > λ_2 > λ_3 alors φ(D_M) est un hexagone, dont on déterminera les sommets.

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