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Centrale Mathématiques 2 MP 2009Sujet, corrigé et rapport du jury

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Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Endomorphismes autoadjoints positifs, minimisation d'une fonctionnelle quadratique et algorithme d'Uzawa
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Le problème étudie d'abord le produit de deux endomorphismes autoadjoints positifs d'un espace euclidien, en établissant des résultats réutilisés ensuite. Il aborde la minimisation de la restriction d'une fonctionnelle quadratique à un sous-espace, avec une forme pénalisée et un point selle. La dernière partie présente l'algorithme de minimisation d'Uzawa pour une fonctionnelle quadratique et en étudie la convergence.

  1. 1Partie I : produit de deux endomorphismes autoadjoints positifsÉtablit plusieurs résultats sur les endomorphismes autoadjoints positifs d'un espace euclidien, réutilisés dans la suite.
  2. 2Partie II : minimisation d'une fonctionnelle quadratiqueÉtudie la minimisation de la restriction d'une fonctionnelle quadratique à un sous-espace, puis un point selle pour une forme pénalisée (topologie, calcul différentiel, quadriques).
  3. 3Partie III : algorithmes d'Uzawa et d'Arrow-HurwiczPrésente, pour une fonctionnelle quadratique, l'algorithme de minimisation d'Uzawa et en étudie la convergence.

Difficulté moyenne. Le rapport indique que la partie I contient beaucoup de questions faciles mais souvent mal résolues, et que la diversité des thèmes a permis d'étaler les notes de façon satisfaisante.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Confusion entre diagonalisable et vecteur propre · Erreurs sur le changement de structure euclidienne · Confusion point critique et extremum
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La partie I, proche du cours sur les endomorphismes autoadjoints, s'est révélée très sélective malgré des questions faciles. Les questions II.A.1 à II.A.4 ont été très classantes, tandis que beaucoup de candidats ont avancé en admettant les résultats précédents dans II.B, III.A et III.B1. La diversité des thèmes abordés a permis d'étaler les notes de façon satisfaisante.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Confusion entre diagonalisable et vecteur propre

    Une tendance relativement fréquente consiste à croire qu'un endomorphisme diagonalisable a tous ses vecteurs propres.

    « la tendance à considérer que, si u est diagonalisable, tout vecteur est propre pour u »
  2. 2
    Erreurs sur le changement de structure euclidienneI.B

    Dans la sous-partie I.B, de nombreuses erreurs proviennent d'une confusion entre les produits scalaires associés.

    « on relève de nombreuses erreurs liées au changement de structure euclidienne »
  3. 3
    Confusion point critique et extremumII.A.4.b

    Les notions de point critique, d'extremum local et d'extremum global sont rarement bien distinguées en II.A.4.b.

    « les notions de point critique, d'extremum local et d'extremum global sont rarement nettement distinguées »
  4. 4
    Calcul inachevé en II.A.3II.A.3

    Le calcul demandé en II.A.3 est souvent faux ou laissé inachevé.

    « Le calcul demandé en II.A.3 est souvent faux ou inachevé »
  5. 5
    Résultat retouché a posteriori

    Certains candidats remplacent un résultat issu d'un calcul incorrect par un autre menant à la bonne réponse, ce qui est lourdement sanctionné.

    « remplacent subrepticement un a 2 issu d’un calcul incorrect par un a conduisant au bon résultat »

Ce qui a été bien réussi

  • D'assez nombreux candidats ont montré d'importantes qualités dans cette épreuve.
  • La diversité des thèmes abordés a permis d'étaler les notes de façon satisfaisante.

Conseils du jury

  • Travailler en profondeur le cours : théorèmes, démonstrations et applications immédiates restent la meilleure préparation.
  • Soigner la présentation : orthographe correcte, écriture lisible, questions nettement séparées, résultats mis en évidence.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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Notations
n et m sont des entiers naturels vérifiant 1 ≤ m ≤ n.
E et F désignent les espaces vectoriels ℝ^n et ℝ^m munis de leur structure euclidienne canonique. On note I_E l'application identité de E. Le produit scalaire est noté (.|.) aussi bien dans E que dans F et la norme euclidienne est notée ‖.‖.S^+(E) désigne l'ensemble des endomorphismes autoadjoints (ou symétriques) positifs de E, S^(+ +)(E) le sous-ensemble constitué des endomorphismes autoadjoints définis positifs. On rappelle que, si u ∈ S^(+ +)(E), alors φ_u : (x, y) ↦ (u(x)|y) est un produit scalaire sur E.

Partie I - Produit de deux endomorphismes autoadjoints positifs

On se propose dans cette partie de montrer, en plus de quelques généralités, que si u et v sont des éléments de S^+(E), alors u ∘ v est diagonalisable et son spectre est inclus dans ℝ^+.

I.A - Généralités

I.A.1) Montrer qu'un endomorphisme symétrique de E est dans S^+(E) (resp. S^(+ +)(E) ) si et seulement si son spectre est inclus dans ℝ^+(resp. ℝ^(+ ∗) ).
I.A.2) Montrer que si u ∈ S^(+ +)(E), alors u^(− 1) ∈ S^(+ +)(E).
I.A.3) Soit u ∈ S^+(E).
a) Montrer qu'il existe un élément s de S^+(E) tel que u = s^2.
b) En déduire que :
∀x ∈ E, (u(x)|x) = 0 ⇒ u(x) = 0
I.B - Preuve du résultat
u et v désignent des éléments de S^+(E).
I.B.1) On note u_1 et w les endomorphismes de Im(u) induits par u et u ∘ v respectivement.
a) Montrer que u_1 est un élément de S^(+ +)(Im(u)).
b) Montrer que w est autoadjoint positif relativement à φ_(u_1^(− 1)) où φ_(u_1^(− 1)) est le produit scalaire sur Im(u) défini dans les notations.
I.B.2) Déduire de la question précédente que l'endomorphisme de Im(u ∘ v) induit par u ∘ v est diagonalisable et que son spectre est inclus dans ℝ^+.
I.B.3) Montrer, à l'aide de (1), que :
E = Im(u ∘ v) ⊕ Ker(u ∘ v)
I.B.4) Conclure.
I.C - Cas particulier
a désigne un élément de S^(+ +)(E) et f un élément de L(E, F).
I.C.1)
a) Montrer qu'il existe un unique élément g de L(F, E) tel que, pour tout couple (x, y) de E × F, (f(x)|y) = (x|g(y)).
L'application g est notée f^∗.
b) Montrer que : Ker(f^∗) = [Im(f)]^⊥.
c) En déduire que si une suite (z_k)_k d'éléments de Im(f) est telle que la suite (f^∗(z_k))_k converge vers 0 , alors la suite (z_k)_k converge vers 0 .
d) Montrer que :
f^∗ ∘ f ∈ S^+(E)
I.C.2) Montrer que a^(− 1) ∘ f^∗ ∘ f est un endomorphismes diagonalisable de E et que son spectre est inclus dans ℝ^+.
On note ρ sa plus grande valeur propre.
I.C.3) Montrer que :
∀x ∈ E, ‖f(x)‖^2 ≤ ρ(a(x)|x)

Partie II - Minimisation d'une fonctionnelle quadratique

Désormais a désigne un élément de S^(+ +)(E), b est un élément fixé de E et f est un élément non nul de L(E, F).
J est l'application de E dans ℝ définie par :
∀x ∈ E, J(x) = 1/2(a(x)|x) − (b|x).

II.A - Minimisation théorique

On considère un sous-espace vectoriel V de E et on s'intéresse à la minimisation de la restriction de J à V.
II.A.1) Montrer que si ‖x‖ tend vers + ∞ et x ∈ V, alors J(x) tend vers + ∞.
II.A.2) Déduire de la question précédente l'existence d'un minimum de la restriction de J à V.
II.A.3) Soit ( x, y ) un élément de V^2 tel que x ≠ y.
a) Montrer que :
J((x + y)/2) < (J(x) + J(y))/2.
b) En déduire que la restriction de J à V atteint son minimum en un seul point.
II.A.4) Soit x ∈ V et (t, h) ∈ ℝ × V.
a) Calculer J(x + th) − J(x).
b) En déduire que la restriction de J à V est minimale en x si et seulement si
a(x) − b ∈ V^⊥
II.A.5) Ici n = 3 et ω est l'élément de E en lequel J est minimale. Pour tout réel k > J(ω), on note E_k la surface d'équation J(x) = k et on considère un plan vectoriel Π inclus dans E auquel ω n'appartient pas.
a) Déterminer la nature de la surface E_k et donner son centre.
b) Montrer qu'il existe une unique valeur de k pour laquelle Π est tangent à la surface E_k.
c) Déterminer cette valeur de k si E_k et Π sont d'équations respectives :
x^2 + 2y^2 + 3z^2 − 2x = k et x + y + z = 0 relativement à la base canonique de E.

II.B - Lagrangien augmenté

Soit r un réel positif et L_r est l'application de E × F dans ℝ définie par
L_r(x, p) = J(x) + r/2‖f(x)‖^2 + (p|f(x))
On dit que ( x, p ) est un point selle de L_r si, pour tout couple ( y, q ) dans E × F, L_r(x, q) ≤ L_r(x, p) ≤ L_r(y, p) ou encore ( L_r(x,. )estmaximaleenp et L_r(., p) est minimale en x ).
II.B.1) Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :
  • L_r(x,. )admetunmaximum,
  • x ∈ Ker(f),
  • L_r(x,. )estconstante.
    II.B.2) Montrer que :
    L_r(., p) est minimale en x si et seulement si (a + rf^∗ ∘ f)(x) + f^∗(p) = b.
    II.B.3)
    a) Montrer que ( x, p ) est un point selle de L_r si et seulement si
(x ∈ Ker(f) et a(x) + f^∗(p) = b).
b) En déduire que la restriction de J à Ker(f) est minimale en x si et seulement si il existe un élément p de F tel que ( x, p ) est un point selle de L_r.
II.B.4) Soit ( x, p ) un point selle de L_r.
a) Montrer que ( x, p^′ ) est encore un point selle de L_r si et seulement si p^′ − p est un élément de [Im(f)]^⊥.
b) Montrer que, parmi les points selle de L_r du type ( x, p^′ ), il en existe un et un seul pour lequel ‖p^′‖ est minimale et le caractériser.

Partie III - Algorithmes d'Uzawa et d'Arrow-Hurwicz

On reprend les notations de la partie précédente et on note x l'élément de Ker(f) en lequel la restriction de J à Ker(f) est minimale. On note également p un élément de F tel que ( x, p ) est un point selle de L_r.
ρ désigne la plus grande valeur propre de a^(− 1) ∘ f^∗ ∘ f, p_0 est fixé dans F et (γ_k)_k désigne une suite de réels à valeurs dans [α, β], où 0 < α < β < 2(r + 1/ρ).
On considère la suite (x_k)_k d'éléments de E et la suite (p_k)_k d'éléments de F définies de la façon suivante :
∀k ∈ ℕ, L_r(., p_k) est minimale en x_k et p_(k + 1) = p_k + γ_k f(x_k)

III.A -

III.A.1) On pose, pour tout k de ℕ, y_k = x_k − x et r_k = p_k − p.
a) Montrer que :
r_(k + 1) = r_k + γ_k f(y_k) et (a + rf^∗ ∘ f)(y_k) + f^∗(r_k) = 0
b) Montrer que :
‖r_k‖^2 − ‖r_(k + 1)‖^2 = γ_k[2(a(y_k)|y_k) + (2r − γ_k)‖f(y_k)‖^2] ≥ α[2(r + 1/ρ) − β]‖f(y_k)‖^2.
c) En déduire la convergence de la suite (‖r_k‖)_k puis celle de la suite (x_k)_k vers x.

III.B -

III.B.1) On pose, pour tout entier k, p_k = p_k^– + q_k^– où (p_k^–, q_k^–) ∈ Im(f) × [Im(f)]^⊥ et, de même, p = p¯ + q¯ où p = (p¯, q¯) ∈ Im(f) × [Im(f)]^⊥.
a) Montrer que la suite (q_k^–)_k est constante.
b) Montrer que :
f^∗(p_k^– − p¯) ⟶ _(k → ∞)0.
c) En déduire que la suite (p_k)_k converge vers p¯ + q_0^–.
Désormais, on choisit p_0 = 0 et la suite (γ_k)_k constante égale à γ. Dans ces conditions, la suite ((x_k, p_k))_k converge vers (x¯, p¯) point selle de L_r avec ‖p¯‖ minimale.
III.B.2) Montrer que :
∀k ∈ ℕ, x_k = ([I_E − γ(a + rf^∗ ∘ f)^(− 1) ∘ f^∗ ∘ f]^k ∘ (a + rf^∗ ∘ f)^(− 1))(b)
III.B.3) On suppose que, relativement à la base canonique de E, la matrice de a est diagonale, soit diag(λ_1, …, λ_n) avec λ_1 ≥ λ_2 ≥ ⋯ ≥ λ_n > 0 et que celle de f, relativement aux bases canoniques de E et F, admet pour coefficient générique
f_(i, j) = {1, si i = j et i ≤ m; 0, sinon
a) Montrer que I_E − γ(a + rf^∗ ∘ f)^(− 1) ∘ f^∗ ∘ f est un endomorphisme autoadjoint de E qui laisse stables Ker(f) et [Ker(f)]^⊥. On note ψ l'endomorphisme induit sur [Ker(f)]^⊥.
b) Déterminer la norme de ψ subordonnée à ‖. ‖; onlanoteε.
c) r est supposé fixé. Comment choisir γ pour que ε soit minimal ? Quelle est alors sa valeur?
d) Quelle est alors l'influence de r sur la rapidité de convergence de la suite (x_k)_k ? III.B.4) On se place toujours dans les bases canoniques de E et F et on se donne les matrices A, B et F de a, b et f par leur coefficient générique :
a_(i, j) = {i, si i = j; 1, sinon, b_i = 1, f_(i, j) = {1, si i + j = m + 1; 0, sinon.
a) Montrer que a est effectivement un endomorphisme de E défini positif.
b) Écrire une procédure effectuant lorsqu'on choisit γ = 2r, le calcul de X_k, matrice de x_k relativement à la base canonique de E (on supposera n, m et r définis numériquement mais on définira les matrices A, B et F ).

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de Mathématiques 2 Centrale MP 2009 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de Mathématiques 2 Centrale MP 2009 ?

Le sujet porte sur les endomorphismes autoadjoints positifs, la minimisation d'une fonctionnelle quadratique sous contrainte et l'algorithme d'Uzawa.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur Mathématiques 2 Centrale MP 2009 ?

Des confusions entre diagonalisable et vecteur propre, des erreurs de changement de structure euclidienne, et une confusion entre point critique et extremum.

Le sujet Mathématiques 2 Centrale MP 2009 est-il difficile ?

Le rapport le décrit comme comportant des questions faciles mais souvent mal résolues, et globalement sélectif grâce à la diversité des thèmes.

Comment bien préparer l'épreuve de Mathématiques 2 Centrale MP 2009 ?

Le rapport conseille un travail approfondi du cours (théorèmes et démonstrations) ainsi qu'une présentation soignée des copies.

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