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CCINP Physique Chimie TSI 2021Sujet, corrigé et rapport du jury

Étude d'un chauffe-eau : thermique, régulation et protection contre le calcaire et la corrosion

Pas encore noté
Faisable en Sup

Faisable en sup ?

Faisable en partie en TSI1 : 47 questions sur 72, partie I en entier. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : MPSI 45 · PTSI 43 · MP2I 27 questions.

Détail par partie

Téléchargements

Présentation du sujet

Le chauffe-eau : pompe à chaleur, thermostat à comparateur à hystérésis et entretien contre le calcaire et la corrosion
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Le sujet étudie le chauffe-eau à travers trois parties indépendantes. La partie I compare un chauffe-eau électrique et un chauffe-eau thermodynamique en détaillant le cycle d'une pompe à chaleur ditherme. La partie II porte sur le fonctionnement d'un thermostat à comparateur à hystérésis. La partie III traite de l'entretien du chauffe-eau, avec la chimie du calcaire en solution aqueuse et le transfert thermique par conducto-convection, puis la protection contre la corrosion par électrode sacrificielle de magnésium.

  1. 1Partie I : chauffage de l'eau contenue dans la cuvepremière année et deuxième annéeComparaison énergétique d'un chauffe-eau électrique et d'un chauffe-eau thermodynamique fonctionnant selon un cycle de Carnot.
  2. 2Partie II : principe de fonctionnement du thermostatpremière année et deuxième annéeÉtude d'une thermistance CTN et d'un montage à amplificateur linéaire intégré formant un comparateur à hystérésis.
  3. 3Partie III : entretien du chauffe-eaupremière année et deuxième annéeÉtude de la formation du calcaire en solution aqueuse, du transfert thermique dans le dépôt de tartre, puis de la protection de la cuve par une électrode sacrificielle de magnésium.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 9,79 / 20 · écart-type 3,54 · 1 276 présents · où vous situez-vous ?
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Moyenne
9,79/ 20
Écart-type
3,54
Présents
1 276
Coefficient
10
Durée
4 h
moyenne 9,7905101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 3 mai 2021. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Identification des sources et de la transformation adiabatique · Représentation de Lewis de l'ion hydrogénocarbonate · Produit de solubilité peu connu
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Le sujet, relativement long, comportait de nombreuses questions guidées et de nombreux points d'entrée permettant de poursuivre sans avoir traité les questions précédentes. Les bonnes copies ont abordé un grand nombre de questions, mais les correcteurs déplorent des copies de niveau très faible où même les questions de restitution de connaissances ne sont pas traitées, et un manque de maîtrise fréquent de la partie chimie.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Identification des sources et de la transformation adiabatiqueQ4, Q5, Q6

    L'identification de la source froide et de la source chaude est souvent erronée, et la définition d'une transformation adiabatique est mal connue, confondue avec une isobare.

    « L'identification de la source froide et de la source chaude est souvent erronée »
  2. 2
    Représentation de Lewis de l'ion hydrogénocarbonateQ34

    Pratiquement aucun candidat n'a réussi cette question, et le jury relève de manière récurrente un atome de carbone réalisant plus de quatre liaisons.

    « Pratiquement aucun candidat n'a réussi à établir la représentation de Lewis de l'ion »
  3. 3
    Produit de solubilité peu connuQ40, Q44, Q45, Q46

    La définition du produit de solubilité est rarement connue par les candidats, avec de nombreuses confusions entre ps, le produit de solubilité Ks et la solubilité s.

    « La définition du produit de solubilité est rarement connue »
  4. 4
    Équation d'oxydo-réduction avec électrons apparentsQ61

    Sur une majorité de copies, les correcteurs déplorent la présence d'électrons dans l'équation de la réaction d'oxydo-réduction globale.

    « les correcteurs déplorent la présence d’électrons dans l’équation de la réaction »
  5. 5
    Vocabulaire et unités scientifiquesQ47

    Le jury signale des erreurs d'unité, comme confondre le weber et le watt pour le flux thermique, et rappelle l'exigence d'un nombre cohérent de chiffres significatifs.

    « L’unité du flux thermique (puissance thermique) n’est pas le weber mais le watt »

Ce qui a été bien réussi

  • Les bons candidats ont su déterminer le travail reçu par le fluide de la part du compresseur, comprendre le fonctionnement du thermostat grâce au comparateur à hystérésis, analyser l'influence du pH sur la solubilité du calcaire, faire le bilan d'énergie sur le cylindre de tartre et expliquer l'utilité de l'électrode de magnésium.
  • La loi de Fourier est connue de bon nombre de candidats (Q49).
  • Les candidats ont souvent su déterminer la position relative des espèces sur le diagramme E-pH du magnésium (Q62).

Conseils du jury

  • Justifier systématiquement les réponses, surtout lorsque le résultat attendu est donné dans l'énoncé.
  • Soigner la rédaction, mettre en valeur les résultats et barrer proprement en cas de rature.
  • Maîtriser le vocabulaire scientifique et vérifier l'unité et le nombre de chiffres significatifs des applications numériques.
  • Apprendre le cours régulièrement, en particulier en chimie, pour éviter les réponses erronées sur des raisonnements déjà vus en classe préparatoire.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

72 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question.
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72 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Déterminer la valeur de l'énergie calorifique nécessaire pour chauffer l'eau.
  2. Q2En déduire le temps nécessaire pour chauffer l'eau. On précisera le résultat en heures.
  3. Q3Rappeler le schéma de principe d'une pompe à chaleur ditherme et préciser le signe des échanges d'énergie, et.
  4. Q4Quel élément joue le rôle de source froide et quel élément joue le rôle de source chaude ?
  5. Q5Définir une transformation isotherme et une transformation adiabatique.
  6. Q6Schématiser ce cycle en diagramme de Clapeyron. Justifier le sens du cycle.
  7. Q7Appliquer le premier principe de la thermodynamique au fluide au cours d'un cycle réversible.
  8. Q8Appliquer le second principe de la thermodynamique au fluide au cours d'un cycle réversible.
Voir les 64 autres questions
  1. Q9Définir le coefficient de performance (ou efficacité) d'une pompe à chaleur.
  2. Q10En déduire l'expression du coefficient de performance maximal en fonction de et.
  3. Q11Effectuer l'application numérique.
  4. Q12Dans ces conditions d'utilisation ( et), le constructeur annonce un. Pour quelle raison est-il différent du ?
  5. Q13Commenter la recommandation suivante du constructeur: « le chauffe-eau thermodynamique trouvera sa place…
  6. Q14Appliquer le premier principe de la thermodynamique au fluide au cours de ce cycle.
  7. Q15Appliquer le second principe de la thermodynamique au fluide au cours de ce cycle et en déduire une relation…
  8. Q16Exprimer le transfert thermique en fonction de, de la capacité thermique massique de l'eau et de la…
  9. Q17En déduire les expressions du transfert thermique et du travail en fonction de et.
  10. Q18Déterminer alors l'expression du travail reçu par le fluide de la part du compresseur pour faire évoluer la…
  11. Q19L'application numérique donne. Quelle serait l'élévation de température si la même énergie avait été fournie…
  12. Q20À l'aide de quel instrument de mesure peut-on relever la valeur de la résistance de la thermistance ?
  13. Q21Grâce à la courbe d'étalonnage de la figure 3, déterminer la valeur du coefficient. Justifier votre méthode…
  14. Q22Tracer la caractéristique de la diode idéalisée. La diode idéalisée est-elle un dipôle passif ou actif ?
  15. Q23Justifier que la diode est passante si.
  16. Q24Quel est le régime de fonctionnement de l'ALI ? Justifier.
  17. Q25Montrer que peut se mettre sous la forme:
  18. Q26À l'aide du tableau 1, calculer la valeur de lorsque la température est, puis lorsque la température est…
  19. Q27Déterminer l'expression de et en déduire que l'expression de peut se mettre sous la forme: où et sont des…
  20. Q28En déduire l'expression de la tension différentielle en fonction de et.
  21. Q29La diode est-elle passante ou bloquée ? Comment évoluent la température, la valeur du coefficient et la…
  22. Q30La diode sera-t-elle alors passante ou bloquée ? Comment évolueront la température, la valeur du coefficient…
  23. Q31Tracer l'allure de.
  24. Q32En déduire le nom que porte la partie du montage encadrée par des tirets sur la figure 4.
  25. Q33Donner les configurations électroniques des atomes d'hydrogène, de carbone et d'oxygène dans leur état…
  26. Q34L'ion hydrogénocarbonate a pour formule chimique. Établir la représentation de Lewis de l'ion…
  27. Q35Donner l'expression de la constante d'acidité associée à un couple acido-basique. En déduire le lien entre…
  28. Q36En expliquant votre démarche, attribuer chaque courbe de distribution ((a), (b) et (c)) à une espèce…
  29. Q37À l'aide du diagramme de distribution de la figure 5, déterminer les valeurs de et en justifiant votre…
  30. Q38Quelle est l'espèce majoritaire pour ?
  31. Q39Écrire l'équation de dissolution du carbonate de calcium dans l'eau.
  32. Q40Donner l'expression du produit de solubilité du carbonate de calcium en assimilant les activités chimiques…
  33. Q41Justifier que, pour, la solubilité du carbonate de calcium est telle que et.
  34. Q42En déduire l'expression de pour.
  35. Q43Vérifier la cohérence du résultat précédent avec le graphe fourni sur la figure 6.
  36. Q44Dans la cuve d'un chauffe-eau, comment évolue le dépôt de calcaire lorsque le augmente ? Justifier.
  37. Q45Pour nettoyer le dépôt de calcaire sur la résistance électrique chauffante d'un chauffe-eau, faut-il…
  38. Q46Dans la cuve d'un chauffe-eau, comment évolue le dépôt de calcaire lorsque la température augmente ?…
  39. Q47Définir le flux thermique à travers une surface. Préciser son unité.
  40. Q48À l'aide d'un bilan d'énergie portant sur le cylindre infinitésimal de tartre de rayon interne et de rayon…
  41. Q49Énoncer la loi de Fourier.
  42. Q50Montrer que le champ de température dans le tartre peut se mettre sous la forme: où et désignent les…
  43. Q51Exprimer la composante radiale du vecteur densité de flux thermique en fonction de, et.
  44. Q52En déduire l'expression du flux thermique en fonction de, et.
  45. Q53Définir la résistance thermique du cylindre de tartre et en déduire son expression en fonction de et.
  46. Q54Déterminer l'expression de la résistance thermique résultant du transfert conducto-convectif entre la paroi…
  47. Q55À l'aide d'un schéma électrique équivalent, montrer que le transfert thermique entre la paroi interne du…
  48. Q56On note l'épaisseur minimale à partir de laquelle le tartre augmente l'isolation thermique. Déterminer…
  49. Q57En régime permanent, on souhaite maintenir la température de l'eau à. Comment évoluera la température de…
  50. Q58Montrer que la dimension de la diffusivité thermique du milieu est une longueur au carré par unité de temps.
  51. Q59On note la durée d'établissement du régime permanent au sein du thermoplongeur assimilé à une tige d'acier…
  52. Q60Commenter les recommandations des constructeurs.
  53. Q61Établir l'équation de la réaction menant des ions fer(II) à la formation de rouille.
  54. Q62Justifier la position relative de chacune des espèces sur le diagramme de la figure 10.
  55. Q63Déterminer, par le calcul, l'équation de la frontière séparant et. Est-ce en accord avec le diagramme ?
  56. Q64Déterminer, par le calcul, la pente de la frontière séparant et.
  57. Q65On suppose qu'une variation de température modifie peu les frontières. Conclure sur la stabilité du…
  58. Q66Rappeler la définition d'une anode.
  59. Q67Quel rôle joue l'électrode de magnésium (anode ou cathode) ? Justifier.
  60. Q68En déduire la demi-équation d'oxydo-réduction qui se déroule au niveau de l'anode et celle qui se déroule au…
  61. Q69Associer, à chaque numéro de 1 à 7 de la figure 11, le terme manquant sur les lignes en pointillés, en…
  62. Q70Justifier le nom d'électrode sacrificielle donné à l'électrode de magnésium.
  63. Q71La consommation de l'électrode sacrificielle favorise-t-elle la formation de calcaire ? Justifier. On se…
  64. Q72Au contact du magnésium, la cuve est parcourue par une densité de courant de l'ordre de. Estimer la durée de…

Description

Le sujet étudie le chauffe-eau à travers trois parties indépendantes. La partie I compare un chauffe-eau électrique et un chauffe-eau thermodynamique en détaillant le cycle d'une pompe à chaleur ditherme. La partie II porte sur le fonctionnement d'un thermostat à comparateur à hystérésis. La partie III traite de l'entretien du chauffe-eau, avec la chimie du calcaire en solution aqueuse et le transfert thermique par conducto-convection, puis la protection contre la corrosion par électrode sacrificielle de magnésium.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE TSI

PHYSIQUE - CHIMIE

Durée : 4 heures

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES

  • Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • Ne pas utiliser de correcteur.
  • Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.

Les calculatrices sont interdites.

Le sujet est composé de trois parties indépendantes.
La troisième partie est elle-même constituée de trois sous-parties indépendantes.

Conseils aux candidats

Lorsqu'un résultat est fourni par l'énoncé, la démarche scientifique adoptée par le candidat et les calculs menant au résultat seront examinés avec une grande attention. Les points seront attribués uniquement pour des justifications et des calculs précis et détaillés.
Les calculatrices étant interdites, une attention particulière sera portée à la réalisation des applications numériques. Au début de chaque partie, des données ainsi que des aides au calcul sont fournies au candidat si nécessaire.
La troisième partie étant constituée de trois sous-parties, le candidat veillera à y consacrer un temps suffisant.

Chauffe-eau

Un chauffe-eau est composé d'une cuve cylindrique fermée généralement en acier émaillé, dans laquelle se trouve un dispositif de chauffage piloté par un thermostat (figure 1). La cuve est en permanence remplie d'eau. En effet, lorsqu'on puise de l'eau chaude, de l'eau froide remplace au fur et à mesure la quantité d'eau chaude utilisée. Le dispositif de chauffage réchauffe l'eau jusqu'à une température de consigne préalablement définie, puis s'arrête. Si de l'eau est puisée, il se remet en fonctionnement.
Il existe plusieurs types de chauffe-eau. Dans la première partie, ce sujet s'intéresse plus particulièrement :
  1. aux chauffe-eaux électriques à résistance thermoplongée (figure 1);
  2. aux chauffe-eaux thermodynamiques faisant appel à une pompe à chaleur (figure 2).
La deuxième partie décrit le principe de fonctionnement du thermostat.
Dans la troisième partie, on se propose d'étudier les procédés pour entretenir un chauffe-eau. En effet, suivant la composition de l'eau du robinet, du calcaire se dépose sur la cuve et sur le dispositif de chauffage, pouvant conduire à la détérioration de ce dernier. De plus, pour protéger la cuve de la corrosion, un chauffe-eau est muni d'un système de protection appelé électrode sacrificielle.
Dans tout le sujet, on néglige les pertes thermiques à travers la paroi en acier émaillé de la cuve du chauffe-eau.

Partie I - Chauffage de l'eau contenue dans la cuve

Aide aux calculs
(2, 09)/(3, 6) ≈ 0, 58 (338)/(58) ≈ 5, 8 (280)/(58) ≈ 4, 8 (4, 3)/(2 × 4, 18) ≈ 0, 51

I. 1 - Chauffe-eau électrique

Dans cette partie, on s'intéresse à un chauffe-eau électrique schématisé sur la figure 1.
Données
Capacité thermique massique de l'eau liquide : c_e = 4180 J ⋅ K^(− 1) ⋅ kg^(− 1)
Masse volumique de l'eau : ρ_e = 1, 0 kg ⋅ L^(− 1)
Ces données sont supposées indépendantes de la température et de la pression.
Figure 1 - Schéma descriptif d'un chauffe-eau électrique
Ce chauffe-eau a une puissance électrique égale à P = 2000 W et sa cuve contient un volume V = 200 L d'eau. Cette cuve est remplie avec de l'eau froide à T_(e1) = 288 K(θ_(e1) = 15^∘C). Grâce à une résistance chauffante, cette eau est chauffée à T_(e2) = 338 K(θ_(e2) = 65^∘C).
Q1. Déterminer la valeur de l'énergie calorifique Q nécessaire pour chauffer l'eau.
Q2. En déduire le temps nécessaire Δt pour chauffer l'eau. On précisera le résultat en heures.

I. 2 - Chauffe-eau thermodynamique

Dans cette partie, on s'intéresse à la pompe à chaleur d'un chauffe-eau thermodynamique schématisé sur la figure 2.
Cette pompe à chaleur est située dans une pièce dont l'air environnant est à la température T_a = 280 K(θ_a = 7^∘C) que l'on suppose constante. Elle est destinée à maintenir l'eau du chauffe-eau à la température T_(e2) = 338 K(θ_(e2) = 65^∘C) en prélevant de l'énergie thermique à l'air environnant, grâce à un fluide frigorigène qui circule en circuit fermé dans la machine.
On suppose que la pompe à chaleur fonctionne de manière réversible selon un cycle de Carnot.
Au cours d'un cycle, on note W le travail reçu par le fluide de la part compresseur, Q_f le transfert thermique reçu par le fluide de la part de la source froide et Q_c le transfert thermique reçu par le fluide de la part de la source chaude. On désigne par T_c la température de la source chaude et T_f la température de la source froide.
Figure 2 - Schéma descriptif d'un chauffe-eau thermodynamique
Q3. Rappeler le schéma de principe d'une pompe à chaleur ditherme et préciser le signe des échanges d'énergie W, Q_f et Q_c.
Q4. Quel élément joue le rôle de source froide et quel élément joue le rôle de source chaude?
On rappelle que le cycle de Carnot se compose de deux transformations isothermes aux températures T_c et T_f et de deux transformations adiabatiques réversibles.
Q5. Définir une transformation isotherme et une transformation adiabatique.
Q6. Schématiser ce cycle en diagramme de Clapeyron (P, v). Justifier le sens du cycle.
Q7. Appliquer le premier principe de la thermodynamique au fluide au cours d'un cycle réversible.
Q8. Appliquer le second principe de la thermodynamique au fluide au cours d'un cycle réversible.
Q9. Définir le coefficient de performance (ou efficacité) d'une pompe à chaleur.
Q10. En déduire l'expression du coefficient de performance maximal COP_(max) en fonction de T_c et T_f.
Q11. Effectuer l'application numérique.
Q12. Dans ces conditions d'utilisation ( T_a = 280 K et T_(e2) = 338 K ), le constructeur annonce un COP = 3, 6. Pour quelle raison est-il différent du COP_(max) ?
Q13. Commenter la recommandation suivante du constructeur :
" le chauffe-eau thermodynamique trouvera sa place dans une pièce de la maison dont la température n'est pas trop faible notamment en hiver, comme un cellier ou une lingerie."
Lors de l'utilisation de l'eau du chauffe-eau, de l'eau froide remplace l'eau chaude utilisée. L'eau à l'intérieur du chauffe-eau doit alors être ramenée à 338 K .
Au cours du chauffage, la température T_e(t) de la masse m_e d'eau, thermiquement isolée dans la cuve, varie.
On s'intéresse à un cycle provoquant la variation élémentaire dT_e de température de l'eau de la cuve. Ce cycle est supposé réversible et au cours de ce cycle, on note δW le travail élémentaire reçu par le fluide de la part du compresseur, δQ_f le transfert thermique élémentaire reçu par le fluide de la part de la source froide et δQ_c le transfert thermique élémentaire reçu par le fluide de la part de la source chaude.
L'air environnant est toujours à la température T_a = 280 K(θ_a = 7^∘C) que l'on suppose constante.
Q14. Appliquer le premier principe de la thermodynamique au fluide au cours de ce cycle.
Q15. Appliquer le second principe de la thermodynamique au fluide au cours de ce cycle et en déduire une relation liant les transferts thermiques δQ_c et δQ_f aux températures T_a et T_e(t).
Q16. Exprimer le transfert thermique δQ_c en fonction de m_e, de la capacité thermique massique de l'eau c_e et de la variation élémentaire dT_e de température de l'eau.
Q17. En déduire les expressions du transfert thermique δQ_f et du travail δW en fonction de m_e, c_e, dT_e, T_a et T_e(t).
On suppose initialement que cette masse d'eau est à la température T_(e1) = 288 K(θ_(e1) = 15^∘C) et qu'elle est chauffée jusqu'à atteindre T_(e2) = 338 K(θ_(e2) = 65^∘C).
Q18. Déterminer alors l'expression du travail W reçu par le fluide de la part du compresseur pour faire évoluer la température de l'eau de la cuve de T_(e1) à T_(e2) en fonction de m_e, c_e, T_a, T_(e1) et T_(e2).
Q19. L'application numérique donne W = 4, 33MJ. Quelle serait l'élévation de température si la même énergie W avait été fournie par un chauffe-eau électrique? Commenter.

Partie II - Principe de fonctionnement du thermostat

Aide aux calculs
(200)/(402) ≈ 0, 50 (200)/(439) ≈ 0, 46
Dans ces deux types de chauffe-eau, un thermostat contrôle la température de l'eau. Si le thermostat détecte une baisse de la température en-dessous de la température de consigne, il ferme le circuit électrique du chauffe-eau de sorte que la résistance chauffante soit mise sous tension. Elle chauffe alors l'eau jusqu'à ce que le thermostat détecte que la température souhaitée a été atteinte : le circuit électrique s'ouvre et la résistance est mise hors tension.
La température de consigne ne doit être ni trop faible pour éviter la prolifération des bactéries responsables de la légionellose ni trop élevée pour éviter un entartrage rapide, les risques de brûlures et une consommation d'électricité superflue. La température de consigne idéale de l'eau sera donc prise entre T_(min) = 333 K(θ_(min) = 60^∘C) et T_(max) = 338 K(θ_(max) = 65^∘C).
Pour réguler la température, le capteur de température choisi est une thermistance à coefficient de température négatif (CTN). La valeur de la résistance R de cette thermistance varie en fonction de la température suivant la relation :
R(T) = R_0 exp(α(1/T − 1/(T_0)))
où R_0 désigne la résistance de la thermistance à T_0 = 298 K et α un coefficient caractéristique de la thermistance.
La thermistance a été préalablement étalonnée. Les valeurs de la résistance de la thermistance en fonction de la température ont été relevées dans le tableau 1 :
T(K) 347,8 344,1 338,2 333,1 328,2 323,7 318,9 314,5
R(Ω) 150 169 202 239 284 328 397 465
T(K) 310,4 307,2 303,3 299,8 294,7 289,1 284,9 280,9
R(Ω) 536 607 719 835 1048 1326 1600 1922
Tableau 1 - Relevé de la valeur de la résistance de la thermistance en fonction de la température
La courbe d'étalonnage linéarisée est représentée sur la figure 3 dont l'équation est :
y = 3, 74 ⋅ 10^3 x − 1, 25 ⋅ 10^1
avec un coefficient de détermination R^2 = 1, 00.
Figure 3 - Courbe d'étalonnage linéarisée de la thermistance CTN
Q20. À l'aide de quel instrument de mesure peut-on relever la valeur de la résistance de la thermistance?
Q21. Grâce à la courbe d'étalonnage de la figure 3, déterminer la valeur du coefficient α. Justifier votre méthode de calcul. Préciser son unité.
On positionne la thermistance sur un support et on la plonge dans un bain d'eau thermostaté. La thermistance est ensuite placée dans le circuit électrique dont le schéma du montage est donné sur la figure 4.
Dans ce montage, l'amplificateur linéaire intégré (ALI) est supposé idéal.
On note V^+(respectivement V^−) le potentiel de l'entrée non inverseuse (respectivement le potentiel de l'entrée inverseuse) et ε = V^+ − V^−la tension différentielle d'entrée. V_(sat) et − V_(sat) désignent respectivement les tensions de saturation haute et basse de l'ALI.
La diode idéalisée est assimilée à un interrupteur K commandé par la tension u_d(t) :
  • si u_d(t) < 0, la diode, à l'état bloqué, se comporte comme un interrupteur ouvert;
  • si u_d(t) ≥ 0, la diode, à l'état passant, se comporte comme un interrupteur fermé.
Figure 4 - Schéma du montage électrique illustrant le principe de fonctionnement du thermostat
Données
R_1 = 200Ω E_2 = 10 V
Q22. Tracer la caractéristique i_s = f(u_d) de la diode idéalisée. La diode idéalisée est-elle un dipôle passif ou actif?
Q23. Justifier que la diode est passante si V_s(t) ≥ 0.
Q24. Quel est le régime de fonctionnement de l'ALI? Justifier.
Q25. Montrer que V^−peut se mettre sous la forme :
V^− = (R_1)/(R(T) + R_1)E_2.
Dans la suite, on note β(T) = (R_1)/(R(T) + R_1) de sorte que V^− = β(T)E_2.
Q26. À l'aide du tableau 1, calculer la valeur de V^−lorsque la température est T_(max) = 338 K, puis lorsque la température est T_(min) = 333 K. Comment évolue V^−lorsque la température augmente?
Q27. Déterminer l'expression de i_1 et en déduire que l'expression de V^+peut se mettre sous la forme :
V^+ = γ ⋅ E_1 + δ ⋅ V_s
où γ et δ sont des constantes positives que l'on exprimera en fonction de R_1 et R_2.
Q28. En déduire l'expression de la tension différentielle ε en fonction de E_1, E_2, V_s, γ, δ et β(T).
La valeur des composants est choisie de telle sorte que :
  • lorsqu'on augmente la température du bain et qu'elle atteint la température maximale T_(max) = 338 K, V_s bascule de + V_(sat) à − V_(sat);
  • lorsqu'on diminue la température du bain et qu'elle atteint la température minimale T_(min) = 333 K, V_s bascule de − V_(sat) à + V_(sat).
    En t = 0, le bain d'eau thermostaté a une température T < T_(min).
    On suppose que la tension différentielle ε > 0.
Q29. La diode est-elle passante ou bloquée ? Comment évoluent la température, la valeur du coefficient β(T) et la tension différentielle ε ?
La température atteint alors T_(max).
Q30. La diode sera-t-elle alors passante ou bloquée ? Comment évolueront la température, la valeur du coefficient β(T) et la tension différentielle ε ?
Q31. Tracer l'allure de V_s = f(V^−).
Q32. En déduire le nom que porte la partie du montage encadrée par des tirets sur la figure 4.

Partie III - Entretien du chauffe-eau

III. 1 - Problème de calcaire

III.1.A - Provenance du calcaire

Données
Numéros atomiques : Z(H) = 1, Z(C) = 6, Z(O) = 8
Produit de solubilité du carbonate de calcium CaCO_(3(s)) à 298 K : K_s = 10^(− 8, 4)
L'eau contient de nombreux ions dissous parmi lesquels figurent les ions calcium en partie responsables de la formation de tartre. Lorsque l'eau est calcaire, le contact direct de la résistance chauffante avec l'eau favorise la formation de tartre qui se dépose sur la résistance et altère sa performance.
Q33. Donner les configurations électroniques des atomes d'hydrogène H , de carbone C et d'oxygène O dans leur état fondamental et préciser le nombre d'électrons de valence de chaque atome.
Q34. L'ion hydrogénocarbonate a pour formule chimique HCO_3^−. Établir la représentation de Lewis de l'ion hydrogénocarbonate.
L'ion hydrogénocarbonate appartient aux couples acido-basiques suivants :
  • H_2 CO_(3(aq))/HCO_(3(aq))^−auquel on associe la constante d'acidité K_(A1) à 298 K(H_2 CO_(3(aq)), appelé acide carbonique, représente le mélange CO_2, H_2 O );
  • HCO_(3(aq))^−/CO_(3(aq))^(2 −) auquel on associe la constante d'acidité K_(A2) à 298 K .
Q35. Donner l'expression de la constante d'acidité K_A associée à un couple acido-basique AH_((aq))/A_((aq))^−. En déduire le lien entre pK_A = − logK_A et le pH.
On fournit le diagramme de distribution de l'acide carbonique sur la figure 5.
Figure 5 - Diagramme de distribution de l'acide carbonique
Q36. En expliquant votre démarche, attribuer chaque courbe de distribution ((a), (b) et (c)) à une espèce chimique ( H_2 CO_3, HCO_3^−ou CO_3^(2 −) ).
Q37. À l'aide du diagramme de distribution de la figure 5, déterminer les valeurs de pK_(A1) et pK_(A2) en justifiant votre réponse.
Q38. Quelle est l'espèce majoritaire pour 7, 4 < pH < 9, 3 ?
On s'intéresse à la solubilité s du carbonate de calcium (composé majoritaire du calcaire) dans l'eau.
Q39. Écrire l'équation de dissolution du carbonate de calcium dans l'eau.
Q40. Donner l'expression du produit de solubilité K_s du carbonate de calcium en assimilant les activités chimiques des constituants en solution à leurs concentrations.
Q41. Justifier que, pour 7, 4 < pH < 9, 3, la solubilité s du carbonate de calcium est telle que s = [Ca^(2 +)]_(éq) et s ≈ [HCO_3^−]_(é q).
Q42. En déduire l'expression de ps = f(pH) pour 7, 4 < pH < 9, 3.
On fournit les graphes suivants :
  • le graphe du cologarithme décimal de la solubilité ps = − log(s) du carbonate de calcium CaCO_(3(s)) en fonction du pH à 298 K (figure 6);
Figure 6 - Évolution du ps de CaCO_3 en fonction du pH à T = 298K
  • le graphe du cologarithme décimal de la solubilité ps du carbonate de calcium CaCO_(3(s)) en fonction du pH pour différentes températures (figure 7);
Figure 7 - Évolution du ps de CaCO_3 en fonction du pH pour différentes températures
Q43. Vérifier la cohérence du résultat précédent avec le graphe fourni sur la figure 6.
Q44. Dans la cuve d'un chauffe-eau, comment évolue le dépôt de calcaire lorsque le pH augmente ? Justifier.
Q45. Pour nettoyer le dépôt de calcaire sur la résistance électrique chauffante d'un chauffe-eau, faut-il utiliser une solution acide ou basique? Justifier.
Q46. Dans la cuve d'un chauffe-eau, comment évolue le dépôt de calcaire lorsque la température augmente? Justifier.

III.1.B - Formation de calcaire à la surface du thermoplongeur

Données

Formule de Taylor à l'ordre 1: f(r + dr) = f(r) + (df(r))/(dr)dr
Expression du gradient en coordonnées cylindriques pour un champ scalaire V ne dépendant que de r : grad^(→−)V(r) = (dV(r))/(dr)u_r^(→−)
Pour chauffer l'eau de la cuve, le chauffe-eau électrique est muni d'un thermoplongeur constitué d'un fil résistif parcouru par un courant électrique qui s'échauffe par effet Joule. Ce fil est recouvert d'un isolant et le tout est placé dans un tube blindé. On assimile ce thermoplongeur à un tube d'acier de longueur L, de rayon r_0 et dont la température de surface est maintenue à T_1 (figure 8).
Figure 8 - Schéma du thermoplongeur recouvert de tartre
Ce tube, en contact direct avec l'eau du chauffe-eau, est sensible au tartre (dépôt de calcaire) qui entrave la diffusion de la chaleur. On suppose qu'une couche cylindrique de tartre d'épaisseur e et de conductivité thermique λ se dépose sur le tube.
On considère que le champ de température et le vecteur densité de flux thermique ne dépendent que de la distance r à l'axe. On note ainsi T(r) le champ de température dans le cylindre de tartre auquel on associe un transfert thermique radial de vecteur densité de flux thermique j⃗ = j(r)u_r^(→−), u_r^(→−) désignant un vecteur unitaire dirigé selon un des rayons du tube et perpendiculaire à l'axe du tube.
Dans le cadre de cette étude, on se place en régime permanent, l'évolution temporelle de la température de l'eau T_e étant supposée lente.
On se place suffisamment loin des extrémités du tube pour pouvoir négliger les effets de bord. On néglige tout phénomène de rayonnement ; on se limite aux échanges conducto-convectifs entre la paroi du tube recouverte de tartre et l'eau. On désigne le coefficient d'échange à la paroi par la constante h et on note T_p la température de la paroi.
Q47. Définir le flux thermique φ à travers une surface S. Préciser son unité.
Q48. À l'aide d'un bilan d'énergie portant sur le cylindre infinitésimal de tartre de rayon interne r et de rayon externe r + dr tel que r_0 < r < r_0 + e (figure 8), montrer que la composante radiale du vecteur densité de flux thermique j(r) satisfait l'équation différentielle :
d/(dr)(rj(r)) = 0.
Q49. Énoncer la loi de Fourier.
Q50. Montrer que le champ de température T(r) dans le tartre peut se mettre sous la forme :
T(r) = Aln(r) + B
où A et B désignent les constantes d'intégration que l'on ne cherchera pas à déterminer.
Q51. Exprimer la composante radiale du vecteur densité de flux thermique j(r) en fonction de λ, A et r.
Q52. En déduire l'expression du flux thermique φ en fonction de λ, A et L.
Q53. Définir la résistance thermique R_t du cylindre de tartre et en déduire son expression en fonction de T_1, T_p, λ, A et L.
À la frontière entre le tartre et l'eau, la convection de l'eau est limitée par les frottements sur la paroi de tartre. Le transfert thermique à travers la paroi est donné par la loi de Newton :
Φ_(t → e) = 2π(r_0 + e)Lh(T_p − T_e).
Q54. Déterminer l'expression de la résistance thermique R_(cc) résultant du transfert conductoconvectif entre la paroi de tartre et l'eau en fonction de r_0, e, h et L.
Q55. À l'aide d'un schéma électrique équivalent, montrer que le transfert thermique entre la paroi interne du tartre à la température T_1 et l'eau à la température T_e est représenté par une résistance équivalente R_(eq) dont on précisera l'expression en fonction de R_t et R_(cc).
Dans le cas du tartre, h = 100 W ⋅ m^(− 2) ⋅ K^(− 1) et λ = 0, 9 W ⋅ m^(− 1) ⋅ K^(− 1). L'évolution de la résistance thermique équivalente R_(eq) en fonction de l'épaisseur e de tartre est représentée sur la figure 9.
Figure 9 - Évolution de la résistance thermique équivalente en fonction de l'épaisseur de tartre pour une longueur arbitraire du thermoplongeur L = 50 cm
Q56. On note e_(min) l'épaisseur minimale à partir de laquelle le tartre augmente l'isolation thermique. Déterminer approximativement les 3 valeurs de e_(min), exprimées en fonction de r_0, correspondant aux 3 différents cas présentés sur la figure 9.
Les constructeurs de chauffe-eau indiquent qu'un chauffe-eau entartré aura plus de risques de surchauffe et demandera plus d'énergie pour fonctionner.
Q57. En régime permanent, on souhaite maintenir la température de l'eau à T_e. Comment évoluera la température de surface T_1 du thermoplongeur lorsque l'épaisseur de tartre deviendra supérieure à e_(min). Faut-il utiliser un rayon r_0 de thermoplongeur faible ou élevé devant λ/h pour limiter les risques de surchauffe?
Le tableau 2 précise les conductivités thermiques, les masses volumiques et les capacités thermiques massiques de l'acier et du calcaire (tartre).
Données Conductivité thermique Masse volumique Capacité thermique massique
Acier 15 W ⋅ m^(− 1) ⋅ K^(− 1) 8000 kg ⋅ m^(− 3) 500 J ⋅ kg^(− 1) ⋅ K^(− 1)
Tartre 0, 9 W ⋅ m^(− 1) ⋅ K^(− 1) 2500 kg ⋅ m^(− 3) 900 J ⋅ kg^(− 1) ⋅ K^(− 1)
Tableau 2 - Données relatives à l'acier et au calcaire
On rappelle l'équation de diffusion de la chaleur :
DΔT = (∂T)/(∂t)
où ΔT = 1/r∂/(∂r)(r(∂T)/(∂r)) désigne le laplacien en coordonnées cylindriques pour le champ de température T(r), D = λ/(μc) la diffusivité thermique du milieu, λ sa conductivité thermique, μ sa masse volumique et c sa capacité thermique massique.
Q58. Montrer que la dimension de la diffusivité thermique du milieu D est une longueur au carré par unité de temps.
Q59. On note τ_a la durée d'établissement du régime permanent au sein du thermoplongeur assimilé à une tige d'acier de rayon r_0 = 1 cm et τ_t la durée d'établissement du régime permanent au sein d'un dépôt de tartre d'épaisseur e ≈ r_0. Déterminer l'ordre de grandeur du rapport (τ_a)/(τ_t).
Q60. Commenter les recommandations des constructeurs.

III. 2 - Électrode sacrificielle de magnésium

Aide aux calculs
(4 × 1, 74 × 9, 65)/(2, 43 × 15) = 1, 8 (4 × 2, 43 × 15)/(1, 74 × 9, 65) = 8, 7

Données

Potentiels standard à 298 K à pH = 0 :
Fe_((aq))^(2 +)/Fe_((s)) : E_1^0 = − 0, 44 V; Mg_((aq))^(2 +)/Mg_((s)) : E_2^0 = − 2, 37 V
Équations de frontière des couples de l'eau à 298 K pour lesquelles les conventions sont telles que la pression partielle des espèces gazeuses est égale à 1 bar :
H_2 O_((l))/H_(2(g)), : E_3 = − 0, 06pH; O_(2(g))/H_2 O_((l)), : E_4 = 1, 23 − 0, 06pH
La cuve d'un chauffe-eau est en acier, qui est un alliage essentiellement constitué de fer. Au contact de l'eau, la cuve peut subir un phénomène de corrosion. Pour 7 < pH < 9, le fer solide Fe_((s)) réagit avec l'eau et conduit à la formation d'ions fer(II)Fe_((aq))^(2 +), qui à leur tour, réagissent avec le dioxygène O_(2(g)) pour former de la rouille Fe_2 O_(3(s)).
Q61. Établir l'équation de la réaction menant des ions fer(II)Fe_((aq))^(2 +) à la formation de rouille Fe_2 O_(3(s)).
La première protection de la cuve contre la rouille est son émaillage, mais l'émail possède naturellement des micro-porosités où la corrosion peut s'amorcer. C'est pourquoi on trouve dans tout chauffe-eau un système de protection supplémentaire contre la corrosion. Une possibilité réside en la présence d'une électrode de magnésium dite " sacrificielle ".
On s'intéresse à la stabilité du magnésium solide Mg_((s)) dans l'eau et dans le dioxygène. On considère les espèces Mg_((s)), Mg_((aq))^(2 +) et Mg(OH)_(2(s)) dans le diagramme E − pH du magnésium de la figure 10 à la concentration de tracé de C_t = 10^(− 6) mol ⋅ L^(− 1) à 298 K .
Figure 10 - Diagramme E − pH du magnésium
Q62. Justifier la position relative de chacune des espèces sur le diagramme E − pH de la figure 10.
Q63. Déterminer, par le calcul, l'équation de la frontière séparant Mg_((aq))^(2 +) et Mg_((s)). Est-ce en accord avec le diagramme?
Q64. Déterminer, par le calcul, la pente de la frontière séparant Mg(OH)_(2(s)) et Mg_((s)).
Q65. On suppose qu'une variation de température modifie peu les frontières. Conclure sur la stabilité du magnésium dans l'eau et dans le dioxygène.
La cuve d'un chauffe-eau en acier est ainsi reliée à une électrode sacrificielle de magnésium qui plonge dans l'eau de la cuve. Le métal le plus réducteur sert alors d'anode et le moins réducteur de cathode. La surface de la cathode se charge en électrons. À l'interface cathode/eau, le dioxygène dissous dans l'eau de la cuve O_(2(d)) se réduit mais le métal reste intact.
L'équation de la réaction totale qui se produit au sein de la cuve, écrite en milieu basique, est :
O_(2(d)) + 2Mg_((s)) + 2H_2 O_((l)) → 2Mg_((aq))^(2 +) + 4HO_((aq))^−.
Ce phénomène est analogue à une pile en court-circuit, dont un schéma est fourni sur la figure 11.
Figure 11 - Évolution de la résistance thermique équivalente en fonction de l'épaisseur de tartre pour une longueur arbitraire du thermoplongeur L = 50 cm
Q66. Rappeler la définition d'une anode.
Q67. Quel rôle joue l'électrode de magnésium (anode ou cathode) ? Justifier.
Q68. En déduire la demi-équation d'oxydo-réduction qui se déroule au niveau de l'anode et celle qui se déroule au niveau de la cathode.
Q69. Associer, à chaque numéro de 1 à 7 de la figure 11, le terme manquant sur les lignes en pointillés, en choisissant parmi les termes suivants : anode, cathode, sens des électrons, sens du courant électrique, Mg^(2 +), O_(2(d)) et HO^−.
Q70. Justifier le nom d'électrode sacrificielle donné à l'électrode de magnésium.
Q71. La consommation de l'électrode sacrificielle favorise-t-elle la formation de calcaire? Justifier. On se reportera à la figure 6. On négligera la formation du précipité Mg(OH)_(2(s)) qui, pour une faible concentration d'ions Mg_((aq))^(2 +), se forme à un pH trop élevé.
Au bout d'un certain temps l'électrode a totalement disparu et le chauffe-eau ne dispose plus de système de protection : la corrosion peut survenir. Elle doit donc être changée régulièrement. La fréquence de remplacement varie selon le type d'eau et peut varier de quelques mois à plusieurs années. Il est donc difficile de connaître précisément le besoin de remplacement mais il est cependant possible de l'estimer.
Q72. Au contact du magnésium, la cuve est parcourue par une densité de courant de l'ordre de j_e = 50 mA ⋅ m^(− 2). Estimer la durée de vie en jours de l'électrode de magnésium.
Données relatives à la Q72
Surface intérieure de la cuve du chauffe-eau : Sc = 3,0 m2
Électrode de magnésium : volume V=2,0 10-4 m3
Masse molaire du magnésium : M(Mg)=24,3 g.mol-1
Masse volumique du magnésium : }\rho(\textrm{Mg})=1,74\textrm{g}\cdot\mp@subsup{\textrm{cm}}{}{-3
1 Faraday : F = 96 500 C . mol -1
1 jour = 86 400 s

FIN

Questions fréquentes

3 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de physique-chimie TSI 2021 du concours CCINP ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de physique-chimie TSI 2021 du concours CCINP ?

Le sujet porte sur la pompe à chaleur et le cycle de Carnot, un comparateur à hystérésis à amplificateur linéaire intégré, la chimie acido-basique et le produit de solubilité du calcaire, le transfert thermique par conduction, et l'oxydo-réduction pour une électrode sacrificielle de magnésium.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet de physique-chimie TSI 2021 ?

Le jury relève une identification erronée des sources froide et chaude, une représentation de Lewis de l'ion hydrogénocarbonate quasiment jamais réussie, une confusion fréquente entre ps et le produit de solubilité Ks, et des équations d'oxydo-réduction contenant encore des électrons.

Le sujet de physique-chimie CCINP TSI 2021 est-il accessible en première année ?

Le rapport indique que le sujet s'appuyait sur les capacités des programmes de première année et de deuxième année, sans préciser davantage la répartition par partie.

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