Corrigé détaillé CCINP Physique PC 2025 (page 2/3 : Partie II)
Autour des générateurs thermoélectriques
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- Faisable en PCSI : 10 questions sur 41, partie III.1
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Partie II : Principe d’un générateur thermoélectrique
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : machine thermique, rendement
Préciser les signes de , et . Définir le rendement du module.
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Préciser les signes algébriques reçus par le module selon son fonctionnement de convertisseur d'énergie thermique en énergie électrique, puis définir le rendement \eta = -\mathcal{P}_{\text{él}}/\mathcal{P}_C.
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- Identifier la fonction du convertisseur : le module thermoélectrique fonctionne comme un moteur thermique convertissant de la chaleur en travail électrique.
- En déduire le sens réel des transferts d'énergie pour fixer les signes algébriques selon la convention thermodynamique usuelle (compté positivement si reçu par le système).
- Exprimer le rendement \eta comme le rapport de la puissance utile (puissance électrique fournie à l'extérieur) sur la puissance coûteuse (puissance thermique fournie par la source chaude).
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Signes thermodynamiques conventionnels (\mathcal{P}_C > 0, \mathcal{P}_F < 0, \mathcal{P}_{\text{él}} < 0) et définition du rendement \eta = -\mathcal{P}_{\text{él}}/\mathcal{P}_C.
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Le module thermoélectrique fonctionne comme un moteur thermique :
Il reçoit de l'énergie thermique de la source chaude à température T_C, d'où :
\boxed{\mathcal{P}_C > 0}Il cède nécessairement une partie de cette énergie thermique à la source froide à température T_F < T_C, d'où :
\boxed{\mathcal{P}_F < 0}Il fournit de la puissance électrique à la résistance de charge R_c extérieure ; la puissance électrique algébrique reçue par le module est donc négative :
\boxed{\mathcal{P}_{\text{él}} < 0}
Le rendement \eta est défini par le rapport entre la puissance utile cédée au circuit extérieur, -\mathcal{P}_{\text{él}}, et la puissance thermique coûteuse fournie par la source chaude, \mathcal{P}_C :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : premier principe, second principe
En régime stationnaire, que dire des variations élémentaires d’énergie interne et d’entropie du module entre les instants et ? On assimile le module à une phase condensée incompressible indilatable. Déduire alors des principes de la thermodynamique que son rendement a une limite supérieure, appelée rendement de Carnot. Exprimer le rendement de Carnot en fonction de et de . À quelle condition sur le fonctionnement du module ce rendement limite pourrait-il être atteint ?
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Traduire la stationnarité sur l'énergie interne et l'entropie du convertisseur, puis combiner les premier et second principes de la thermodynamique.
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- Exploiter le régime stationnaire pour relier les variations temporelles des grandeurs d'état du module.
- Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique au module sur la durée \mathrm{d}t sous forme de bilans de puissances.
- Combiner ces deux relations pour majorer le rendement \eta et identifier les conditions de réversibilité associées à l'égalité.
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En régime stationnaire, \mathrm{d}U=0 et \mathrm{d}S=0 ; combinaison des deux principes pour retrouver \eta \le 1 - T_F/T_C, atteint si le fonctionnement est réversible.
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1. Variations d'énergie interne et d'entropie en régime stationnaire
En régime stationnaire, toutes les grandeurs d'état locales et globales décrivant le module sont indépendantes du temps. L'énergie interne U et l'entropie S du module sont donc rigoureusement constantes :
2. Application des principes et rendement de Carnot
Le premier principe appliqué au module entre les instants t et t+\mathrm{d}t s'écrit :
Le second principe appliqué au module sur le même intervalle donne :
où \delta S_c \ge 0 est l'entropie créée par les irréversibilités. On en déduit l'inégalité de Clausius :
En injectant \mathcal{P}_F = -\mathcal{P}_C - \mathcal{P}_{\text{él}} issu du premier principe :
En multipliant par T_F > 0 et en divisant par \mathcal{P}_C > 0, il vient :
Le rendement admet ainsi une borne supérieure :
3. Condition d'atteinte de la limite de Carnot
Ce rendement limite n'est atteint que pour une création d'entropie nulle (\delta S_c = 0), c'est-à-dire pour un fonctionnement réversible du convertisseur thermoélectrique (absence d'effet Joule, pas de conduction thermique irréversible liée à des gradients finis de température non convertis, etc.).
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : porteur de charge, semi-conducteur
Avec l’orientation choisie pour la définir (figure 5), l’intensité du courant qui circule dans le module en régime stationnaire est positive. Préciser les sens de déplacement des trous dans le semi-conducteur de dopage de type et des électrons dans le semi-conducteur de dopage de type . Aurait-on pu imaginer faire fonctionner un module avec des jambes constituées de semi-conducteurs de dopage de même type ? Justifier.
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Analyser le sens de circulation des porteurs de charge sous l'action du gradient thermique et vérifier si les contributions des deux branches s'additionnent ou s'opposent.
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- Identifier le sens du courant électrique dans chaque branche à partir de la flèche I de la figure 5, puis en déduire le sens de déplacement des porteurs selon le signe de leur charge (q = +e pour les trous, q = -e pour les électrons).
- Analyser la mise en série électrique des deux branches : comparer les f.é.m. induites par gradient thermique si les deux jambes avaient un coefficient Seebeck identique ou de même signe.
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Les trous migrent dans le sens du courant et les électrons en sens inverse ; alterner types p et n permet d'additionner les f.é.m. Seebeck.
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D'après la figure 5, la flèche indiquant I > 0 est orientée de gauche à droite à travers la résistance de charge R_c. La fermeture du circuit électrique impose donc le sens de circulation suivant :
- dans la jambe de type p, le courant électrique circule de haut en bas, c'est-à-dire de la source chaude (T_C) vers la source froide (T_F), soit dans le sens de +\vec{u}_x ;
- dans la jambe de type n, le courant électrique circule de bas en haut, c'est-à-dire de la source froide (T_F) vers la source chaude (T_C), soit dans le sens de -\vec{u}_x.
Le vecteur densité de courant électrique volumique est relié à la vitesse moyenne \vec{v}_q des porteurs de charge de densité volumique n et de charge q par \vec{j}_{\text{él}} = n q \vec{v}_q :
Semi-conducteur de type p : les porteurs majoritaires sont les trous de charge q = +e > 0. La vitesse de dérive des trous est dans le même sens que le courant :
\boxed{\text{Les trous se déplacent de la source chaude vers la source froide (selon }+\vec{u}_x\text{).}}Semi-conducteur de type n : les porteurs majoritaires sont les électrons de charge q = -e < 0. La vitesse de dérive des électrons est de sens opposé à celui du courant : le courant étant dirigé vers le haut,
\boxed{\text{Les électrons se déplacent également de la source chaude vers la source froide (selon }+\vec{u}_x\text{).}}
Possibilité d'utiliser des semi-conducteurs de même type :
Non, on ne peut pas faire fonctionner efficacement un module avec des jambes de même type. En effet, sous l'effet du même gradient de température entre T_C et T_F, les porteurs diffusent dans les deux jambes du chaud vers le froid.
Si les deux jambes étaient constituées du même semi-conducteur (même coefficient \alpha), les forces électromotrices induites dans chaque jambe auraient même valeur et même polarité relative aux sources. Comme les jambes sont reliées en série par la source chaude, ces deux f.é.m. apparaîtraient en opposition dans la boucle électrique :
e_{\text{tot}} = (\alpha_1 - \alpha_2)\Delta T = 0Aucun courant ne pourrait circuler dans la charge R_c.
L'utilisation conjointe d'un dopage p (\alpha_p > 0) et d'un dopage n (\alpha_n < 0) permet au contraire aux f.é.m. de s'ajouter :
e_{\text{tot}} = (\alpha_p - \alpha_n)\Delta T > 0
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
Notions : vecteur densité de courant
Exprimer en fonction notamment de .
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Relier le vecteur densité de courant uniforme \vec{j}_{\text{él}} à l'intensité I et à la section S orientée selon l'axe longitudinal.
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Expression du vecteur densité volumique de courant électrique uniforme : \vec{j}_{\text{él}} = (I/S)\vec{u}_x.
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Par définition, l'intensité I du courant électrique traversant une section droite S de la jambe de semi-conducteur orientée par le vecteur normal \vec{u}_x s'écrit :
Le vecteur densité de courant électrique étant supposé uniforme sur la section et colinéaire à l'axe du cylindre (\vec{j}_{\text{él}} = j_{\text{él}} \vec{u}_x), l'intégrale se simplifie en :
On en déduit l'expression vectorielle de la densité de courant électrique :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
Notions : bilan thermique, effet joule
En effectuant, en régime stationnaire, un bilan thermique entre les instants et pour la portion de jambe comprise entre les abscisses et , établir l’équation différentielle vérifiée par , où est le vecteur densité volumique de courant thermique dans la jambe. On fera apparaître explicitement la puissance volumique .
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Effectuer un bilan thermique sur une tranche élémentaire de barreau comprise entre x et x+\mathrm{d}x en régime stationnaire en tenant compte de la puissance volumique p_v.
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- Définir le système thermodynamique fermé coïncidant à l'instant t avec la tranche de semi-conducteur de section S comprise entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x.
- Exprimer les différents échanges d'énergie (thermique et électrique) que subit cette tranche entre t et t+\mathrm{d}t.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en régime stationnaire pour obtenir la relation différentielle reliant \frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x} et p_v.
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Bilan d'énergie thermique sur une tranche \mathrm{d}x en régime stationnaire : -\frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x} + p_v = 0 avec p_v = j_{\text{él}}^2/\sigma_p.
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Considérons le système fermé constitué de la matière contenue dans la tranche de jambe comprise entre x et x+\mathrm{d}x, de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x, entre les instants t et t+\mathrm{d}t.
La surface latérale étant calorifugée, les transferts d'énergie avec l'extérieur se font uniquement :
par conduction thermique à travers les sections en x et x+\mathrm{d}x :
\begin{aligned} \delta Q &= \Phi_{\text{th}}(x)\,\mathrm{d}t - \Phi_{\text{th}}(x+\mathrm{d}x)\,\mathrm{d}t \\ &= \left[j_{\text{th}}(x) - j_{\text{th}}(x+\mathrm{d}x)\right] S\,\mathrm{d}t \\ &= -\frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x} S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t \end{aligned}par apport d'énergie électrique : le champ électrique cède aux porteurs de charge une puissance volumique p_v, transférée au réseau cristallin, soit un travail électrique reçu :
\delta W_{\text{él}} = p_v\,\mathrm{d}V\,\mathrm{d}t = p_v\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t
Le premier principe de la thermodynamique appliqué à cette tranche s'écrit :
Le régime étant stationnaire, la température de la tranche est indépendante du temps, d'où \mathrm{d}U = 0. Il vient alors :
En simplifiant par le volume élémentaire S\,\mathrm{d}x et la durée \mathrm{d}t, on obtient l'équation différentielle :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : loi de fourier, équation de la chaleur
Déduire de l’équation différentielle précédente que , où est une constante positive qu’on exprimera en fonction de , , et de .
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Injecter les lois de transport thermoélectriques fournies dans le bilan local d'énergie pour isoler la dérivée seconde de la température.
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- Projeter le champ électrique \vec{E} et le vecteur densité volumique de courant thermique \vec{j}_{\text{th}} sur l'axe (Ox) à l'aide des lois thermoélectriques couplées fournies.
- Exprimer la puissance volumique p_v = \vec{j}_{\text{él}} \cdot \vec{E} ainsi que la dérivée spatiale \frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x}.
- Injecter ces expressions dans l'équation différentielle établie à la question Q17 afin d'isoler \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} et d'en déduire l'expression de la constante positive k.
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Injection de la loi de Fourier j_{\text{th}} = -\lambda_p \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} pour obtenir l'équation différentielle avec k = I^2/(\sigma_p \lambda_p S^2).
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Le problème étant unidimensionnel suivant l'axe (Ox), le gradient de température s'écrit :
D'après la question Q16, le courant électrique est uniforme et s'écrit \vec{j}_{\text{él}} = j_{\text{él}}\vec{u}_x = \frac{I}{S}\vec{u}_x.
Les lois phénoménologiques couplées s'écrivent pour la jambe de type p :
La composante selon \vec{u}_x de la densité de courant thermique est donc :
Les grandeurs \alpha_p, \lambda_p et j_{\text{él}} étant indépendantes de x (et de T), la dérivation par rapport à x donne :
D'autre part, la puissance volumique p_v = \vec{j}_{\text{él}} \cdot \vec{E} s'exprime sous la forme :
En reportant ces expressions dans l'équation issue du bilan thermique (question Q17), \frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x} = p_v :
Le terme convectif thermoélectrique \alpha_p j_{\text{él}} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} se simplifie de part et d'autre, ce qui conduit à :
En remplaçant j_{\text{él}} par \frac{I}{S}, on obtient :
avec :
Tous les paramètres I^2, \sigma_p, \lambda_p et S^2 étant strictement positifs, la constante k est bien strictement positive.
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : équation de diffusion, condition aux limites
Compte tenu des conditions aux limites, établir l’expression de en fonction de , , et de .
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Intégrer l'équation différentielle polynomiale du second degré en imposant les deux conditions aux limites en x=0 et x=L.
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- Intégrer successivement deux fois l'équation différentielle du second ordre établie à la question précédente (Q18).
- Déterminer les deux constantes d'intégration à l'aide des conditions aux limites imposées en x = 0 et x = L.
- Exprimer le profil T(x) sous une forme faisant apparaître la contribution de conduction pure et celle liée à l'effet Joule.
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Double intégration de l'équation différentielle et détermination des constantes d'intégration avec les conditions aux limites T(0) = T_C et T(L) = T_F.
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D'après la question Q18, l'équation différentielle vérifiée par la température dans la jambe s'écrit :
Par intégration successive par rapport à x, il vient :
où A et B sont deux constantes d'intégration déterminées par les conditions aux limites :
En x = 0, T(0) = T_C, d'où :
B = T_CEn x = L, T(L) = T_F = T_C - \Delta T, d'où :
\begin{aligned} -\frac{1}{2} k L^2 + A L + T_C &= T_C - \Delta T \\ A L &= -\Delta T + \frac{1}{2} k L^2 \\ A &= -\frac{\Delta T}{L} + \frac{1}{2} k L \end{aligned}
En réinjectant ces constantes dans l'expression de T(x), on obtient :
ou, sous forme développée :
Résultat
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : flux thermique, effet peltier
En faisant apparaître les résistances électrique et thermique de la jambe (questions Q1 et Q2), montrer que la puissance thermique fournie par la source chaude à la jambe a pour expression : .
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Exprimer la puissance thermique surfacique en x=0 en dérivant le profil T(x) et introduire les résistances thermique et électrique de la jambe.
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- Exprimer la puissance thermique entrant dans la jambe en x=0 par le flux du vecteur densité de courant thermique \vec{j}_{\text{th}} à travers la section droite S.
- Calculer le gradient thermique \left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\right|_{x=0} à partir de l'expression de T(x) obtenue en Q19.
- Exprimer le résultat en fonction des résistances thermique R_{\text{th},p} et électrique R_{\text{él},p} introduites aux questions Q1 et Q2.
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Calcul du flux thermique conductif en x=0 en utilisant la dérivée \mathrm{d}T/\mathrm{d}x(0) et sommation avec le terme de transfert thermoélectrique de Peltier.
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La puissance thermique \mathcal{P}_{\text{th},p}(x=0) fournie par la source chaude correspond au flux sortant de la source chaude et entrant dans le semi-conducteur à travers la section droite située en x=0, orientée selon +\vec{u}_x :
D'après la loi locale de Fourier généralisée fournie par l'énoncé et l'expression \vec{j}_{\text{él}} = \frac{I}{S}\vec{u}_x établie en Q16, la composante de la densité de flux thermique s'écrit :
En x=0, où T(0) = T_C, la puissance thermique s'exprime donc sous la forme :
Or, d'après la question Q19, le profil de température s'écrit :
En dérivant par rapport à x :
En injectant cette dérivée dans l'expression de la puissance thermique :
Rappelons les expressions des résistances thermique et électrique d'un cylindre (Q1 et Q2) ainsi que de la constante k (Q18) :
Le dernier terme se simplifie alors :
On obtient bien la relation demandée :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : résistance thermique, effet peltier
Déduire des résultats précédents l’expression de la puissance thermique algébrique fournie par la source chaude au module. On introduira le coefficient Seebeck global du module et les résistances équivalentes électrique et thermique du module, à exprimer en fonction de , , et de .
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Sommer les puissances thermiques fournies par la source chaude aux deux jambes montées thermiquement en parallèle et électriquement en série.
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- Exprimer la puissance thermique totale \mathcal{P}_C reçue par le module à la source chaude comme la somme des flux entrant dans chacune des deux branches semi-conductrices à l'abscisse x=0.
- Regrouper les termes selon les trois contributions physiques (effet Peltier, conduction thermique et effet Joule) pour identifier le coefficient Seebeck global \alpha ainsi que les résistances équivalentes électrique R_{\text{él}} et thermique R_{\text{th}}.
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Sommation des contributions des jambes p et n en posant \alpha = \alpha_p - \alpha_n, R_{\text{él}} = R_{\text{él},p} + R_{\text{él},n} et R_{\text{th}}^{-1} = R_{\text{th},p}^{-1} + R_{\text{th},n}^{-1}.
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La source chaude échange de la chaleur avec les deux branches semi-conductrices montées en parallèle thermique. La puissance thermique totale \mathcal{P}_C fournie au module par la source chaude s'écrit donc :
En utilisant les expressions données à la question précédente :
En sommant ces deux contributions, on obtient :
On identifie :
- le coefficient Seebeck global du module : \alpha = \alpha_p - \alpha_n ;
la résistance électrique équivalente des deux jambes montées électriquement en série :
\boxed{R_{\text{él}} = R_{\text{él},p} + R_{\text{él},n}}la résistance thermique équivalente des deux jambes montées thermiquement en parallèle :
\frac{1}{R_{\text{th}}} = \frac{1}{R_{\text{th},p}} + \frac{1}{R_{\text{th},n}} \implies \boxed{R_{\text{th}} = \frac{R_{\text{th},p} R_{\text{th},n}}{R_{\text{th},p} + R_{\text{th},n}}}
L'expression de la puissance thermique algébrique \mathcal{P}_C fournie par la source chaude au module est ainsi :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : premier principe, puissance électrique
On montre de façon analogue que la puissance thermique algébrique fournie par la source froide au module s’écrit : . En déduire l’expression de la puissance électrique algébrique reçue par le module.
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Appliquer le premier principe au module complet en régime permanent pour déduire la puissance électrique reçue \mathcal{P}_{\text{él}} = -(\mathcal{P}_C + \mathcal{P}_F).
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- Appliquer le premier principe de la thermodynamique au module thermoélectrique en régime stationnaire pour relier les puissances échangées.
- Sommer les contributions thermiques \mathcal{P}_C et \mathcal{P}_F pour en déduire l'expression algébrique de la puissance électrique \mathcal{P}_{\text{él}} reçue par le module.
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Bilan d'énergie global en régime stationnaire : \mathcal{P}_C + \mathcal{P}_F + \mathcal{P}_{\text{él}} = 0, conduisant à \mathcal{P}_{\text{él}} = -\alpha I \Delta T + R_{\text{él}} I^2.
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Le module opère en régime stationnaire, son énergie interne est donc constante au cours du temps :
D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à l'ensemble du module :
On en déduit l'expression de la puissance électrique algébrique reçue par le module :
En injectant l'expression de \mathcal{P}_C obtenue à la question Q21 et celle de \mathcal{P}_F fournie par l'énoncé :
La somme des puissances thermiques s'écrit :
Par conséquent, la puissance électrique reçue par le module est :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : loi d'ohm, circuit électrique
Sachant que la charge de résistance reçoit la puissance électrique , exprimer l’intensité du courant en fonction de , , et de .
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Écrire la conservation de la puissance électrique dans la boucle fermée sur la résistance de charge R_c pour déterminer l'intensité I.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité de la puissance délivrée à la puissance dissipée dans la charge R_c I^2 = -\mathcal{P}_{\text{él}}, d'où I = \frac{\alpha \Delta T}{R_{\text{él}} + R_c}.
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D'après la question Q22, la puissance électrique algébrique reçue par le module s'écrit :
La puissance électrique cédée par le module à la charge de résistance R_c est donc :
Par ailleurs, la puissance électrique reçue et dissipée par effet Joule par la charge de résistance R_c traversée par le courant d'intensité I vaut :
En égalant ces deux expressions :
Comme le module débite un courant non nul en régime stationnaire (I > 0), on simplifie par I pour obtenir :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : adaptation d'impédance, puissance maximale
Montrer que la puissance électrique reçue par la charge est maximale lorsque , et étant fixés. On évoque l’adaptation d’impédance. Exprimer cette puissance en fonction de , et de .
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Exprimer la puissance dissipée dans la charge en fonction de R_c et rechercher son extremum par dérivation par rapport à R_c.
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- Exprimer la puissance reçue par la charge, \mathcal{P}_{\text{charge}} = -\mathcal{P}_{\text{él}} = R_c I^2, en fonction de R_c à l'aide de l'expression du courant I obtenue à la question Q23.
- Dériver cette fonction par rapport à la variable R_c, étudier son signe et en déduire la condition d'extrémum réalisant l'adaptation de résistance (ou d'impédance).
- Évaluer la puissance maximale correspondante.
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Dérivation de la puissance fournie par rapport à R_c pour montrer le maximum en R_c = R_{\text{él}} valant |\mathcal{P}_{\text{él}}|_{\text{max}} = \frac{\alpha^2 \Delta T^2}{4 R_{\text{él}}}.
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D'après les questions Q22 et Q23, la puissance électrique reçue par la charge de résistance R_c s'écrit :
En injectant l'expression du courant I = \dfrac{\alpha \Delta T}{R_{\text{él}} + R_c} établie en Q23, on obtient :
Pour R_{\text{él}}, \alpha et \Delta T fixés, étudions la fonction f(R_c) = \dfrac{R_c}{(R_{\text{él}} + R_c)^2} pour R_c > 0. Sa dérivée par rapport à R_c vaut :
Le dénominateur étant strictement positif :
- \dfrac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}R_c} > 0 si R_c < R_{\text{él}} ;
- \dfrac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}R_c} = 0 si R_c = R_{\text{él}} ;
- \dfrac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}R_c} < 0 si R_c > R_{\text{él}}.
La puissance reçue par la charge admet donc un maximum strict en :
En remplaçant R_c par R_{\text{él}} dans l'expression de |\mathcal{P}_{\text{él}}|, on obtient la puissance maximale fournie à la charge :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : résistance électrique, générateur thermoélectrique
Le module est destiné à alimenter une montre. Il fonctionne grâce à l’écart de température entre la peau en contact avec la montre et l’air ambiant, typiquement . Estimer à l’aide des données suivantes le nombre de modules nécessaires à associer sachant que la puissance de fonctionnement de la montre est . On pourra considérer qu’un module fournit la puissance maximale déterminée dans la question Q24.
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Calculer la résistance électrique équivalente des deux semi-conducteurs, en déduire la puissance électrique maximale d'un module et déterminer le rapport N = \mathcal{P}_m / |\mathcal{P}_{\text{él}}|_{\text{max}}.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer le coefficient Seebeck global \alpha et la résistance électrique équivalente R_{\text{él}} d'un module élémentaire à partir des caractéristiques des branches p et n.
- Déterminer la puissance électrique maximale |\mathcal{P}_{\text{él}}|_{\text{max}} délivrée par un module pour \Delta T = 1\text{ K} à l'aide du résultat de la question Q24.
- En déduire le nombre minimal de modules N par le rapport entre la puissance requise \mathcal{P}_m et la puissance unitaire maximale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des résistances des jambes, de la puissance unitaire d'un module et du nombre minimal de modules nécessaires N = \mathcal{P}_m / |\mathcal{P}_{\text{él}}|_{\text{max}} \approx 7.
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D'après les questions Q21 et Q24, le coefficient Seebeck global du module vaut :
La résistance électrique équivalente du module est la somme des résistances des deux jambes :
Avec L = 600\ \mu\text{m} = 6{,}0\cdot 10^{-4}\text{ m} et S = 6{,}4\cdot 10^3\ \mu\text{m}^2 = 6{,}4\cdot 10^{-9}\text{ m}^2 :
D'après la question Q24, la puissance électrique maximale délivrée par un module élémentaire en condition d'adaptation d'impédance est :
Pour \Delta T = 1\text{ K} :
Pour alimenter la montre requérant \mathcal{P}_m = 15\ \mu\text{W}, le nombre nécessaire de modules élémentaires à associer est :
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : rendement, machine thermique
Pourquoi cherche-t-on à maximiser le facteur de mérite ? Estimer le rendement d’un générateur thermoélectrique qui fonctionnerait avec les gaz d’échappement d’une turbine à combustion (centrale thermique destinée à produire de l’électricité) de température de l’ordre de . Commenter par comparaison aux rendements usuels des machines dithermes.
Voir l'indiceIndice
Expliquer l'intérêt d'augmenter le facteur de mérite sur le rendement global, puis lire le rendement sur le graphe pour T_C = 773\text{ K} avant de le comparer aux centrales thermiques.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'influence du facteur de mérite Z_{pn} T_m sur la figure 6 pour répondre à la première question.
- Convertir la température des gaz en kelvins, exploiter la contrainte technologique Z_{pn} T_m \le 1 mentionnée par le texte, et effectuer la lecture graphique sur la courbe correspondante.
- Comparer la valeur obtenue au rendement de Carnot ainsi qu'aux rendements typiques des machines thermiques industrielles classiques (centrales thermiques, cycles combinés).
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation du rendement \eta \approx 5\text{--}8\,\%, bien inférieur à celui des cycles thermodynamiques conventionnels, justifiant un usage ciblé sur la récupération de chaleur fatale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Intérêt de la maximisation du facteur de mérite
D'après la figure 6, à températures T_C et T_F fixées, le rendement maximal \eta_{\max} est une fonction strictement croissante du facteur de mérite Z_{pn} T_m. Lorsque Z_{pn} T_m \to +\infty, le rendement tend vers le rendement limite de Carnot \eta_{\text{Carnot}} = 1 - \frac{T_F}{T_C}. Maximiser ce facteur permet donc de réduire les irréversibilités (conduction thermique pure et dissipation Joule) et de rapprocher le rendement réel de la limite thermodynamique idéale.
2. Estimation du rendement du générateur
La température de la source chaude constituée par les gaz d'échappement vaut :
La source froide étant à T_F = 300\text{ K}, et l'énoncé précisant que dans l'état actuel des technologies le facteur de mérite n'excède pas 1 (Z_{pn} T_m \le 1), on se place sur la courbe Z_{pn} T_m = 1.
Par lecture graphique sur la figure 6 à l'abscisse T_C \approx 773\text{ K} :
3. Commentaire et comparaison
Comparaison au rendement de Carnot : Le rendement maximal théorique pour ces températures est :
\eta_{\text{Carnot}} = 1 - \frac{300}{773} \approx 61\,\%Le rendement du générateur thermoélectrique (\approx 15\,\%) ne représente ainsi qu'environ un quart du rendement de Carnot (\eta / \eta_{\text{Carnot}} \approx 0{,}24).
- Comparaison aux machines dithermes usuelles : Les machines dithermes classiques de conversion d'énergie mécanique en électricité (turbines à vapeur, centrales à cycle combiné) présentent des rendements industriels bien supérieurs, couramment compris entre 35\,\% et plus de 55\,\%.
- Le rendement d'un générateur thermoélectrique est donc modeste. Toutefois, son absence totale de pièces mobiles lui confère une grande robustesse, une absence de maintenance et une compacité idéale pour valoriser de la chaleur fatale qui serait sinon intégralement perdue.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.