Corrigé détaillé CCINP Physique PC 2021
De la physique dans le vivant
- 41 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PCSI : 8 questions sur 41
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 8 questions sur 41. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : MPSI 7 · PTSI 7 · TSI1 7 · BCPST1 9 questions.
Détail par partie
- Partie I : Le gecko3/9En partie
- Partie II : Le manchot empereur1/12En partie
- Partie III : La feuille de lotus4/20En partie
Le sujet en bref
Sujet accessible · Mécanique des fluides, Diffusion et transferts thermiques, Électromagnétisme · 9 incontournables · 9 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet propose un tour d'horizon particulièrement complet et représentatif des sciences physiques appliquées aux problématiques du vivant. Il explore trois thématiques indépendantes issues de travaux de recherche contemporains : les forces de Van der Waals responsables de l'adhérence spectaculaire du gecko, l'isolation thermique multi-couche du manchot empereur face aux rigueurs antarctiques, ainsi que la physique des interfaces et la superhydrophobie inspirée de la feuille de lotus.
D'un point de vue méthodologique, l'épreuve constitue un excellent sujet de synthèse pour la filière PC. Elle mobilise les fondamentaux du cours de deuxième année : dipôle électrostatique et interactions intermoléculaires, conduction thermique radiale et analogies électrothermiques, interférométrie d'égale épaisseur, ainsi que l'hydrodynamique visqueuse en régime microfluidique avec condition aux limites de glissement. D'un abord très progressif et guidé, il permet de consolider les techniques de modélisation physique et les résolutions de problème en temps limité.
- Difficulté
- Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,01/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mécanique des fluides32 %
- Diffusion et transferts thermiques28 %
- Électromagnétisme18 %
- Optique ondulatoire16 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 8 questions sur 41.
Où gagner des points
30 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : ambiguïté
Ambiguïté
La notation b = 2a = 2{,}0\text{ mm} en Q24 signifie que la hauteur vaut b = 2{,}0\text{ mm} et le rayon a = 1{,}0\text{ mm}, et non a = 2{,}0\text{ mm}.
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Sommaire
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Sommaire
41 questionsPartie I : Le gecko
I.1 · Interactions entre molécules polaires
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique
Notions : moment dipolaire, électronégativité
Expliquer, en prenant l'exemple de la molécule de chlorure d'hydrogène (HCl), l'origine du moment dipolaire permanent de certaines molécules. Donner l'expression en fonction de et du moment dipolaire électrique de la molécule polaire.
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Invoquer la différence d'électronégativité entre les atomes de chlore et d'hydrogène qui polarise la liaison covalente. Exprimer le moment dipolaire comme le produit de la charge par le vecteur joignant le barycentre des charges négatives à celui des charges positives.
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Différence d'électronégativité créant une dissymétrie de charge, d'où \vec{p}_1 = q a \vec{u}.
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Dans une liaison covalente hétéronucléaire comme celle de la molécule de chlorure d'hydrogène (\mathrm{HCl}), les deux atomes présentent une différence d'électronégativité notable : le chlore est plus électronégatif que l'hydrogène (\chi_{\mathrm{Cl}} > \chi_{\mathrm{H}}).
Le doublet d'électrons liants est donc statistiquement déplacé vers l'atome de chlore. Il apparaît ainsi une charge partielle négative -\delta e sur l'atome de chlore et une charge partielle positive +\delta e sur l'atome d'hydrogène (avec \delta > 0). Le barycentre des charges positives G_+ et celui des charges négatives G_- ne coïncident plus (G_+ \neq G_-), conférant à la molécule un moment dipolaire électrostatique permanent.
Pour le dipôle modélisé sur la figure 1, constitué de la charge -q au point N et de la charge +q au point P avec \vec{NP} = a\,\vec{u}_z, le moment dipolaire électrique est défini par :
D'où l'expression :
(soit pour la norme algébrique introduite par l'énoncé : p_1 = q\,a).
Résultat
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Mentionnez la séparation des barycentres des charges positives et négatives en plus de la différence d'électronégativité.
« Le seul argument de la différence d’électronégativité n’est pas suffisant pour convaincre de l’existence d’un moment dipolaire. Il faut évoquer la séparation des barycentres des charges positives et négatives pour faire le lien avec le modèle du dipôle électrostatique. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique
Notions : potentiel dipolaire, approximation dipolaire
Établir l'expression du potentiel électrostatique créé en par la molécule polaire dans le cadre de l'approximation dipolaire qu'on explicitera. On donnera le résultat en fonction de , et des coordonnées sphériques du point .
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Exprimer le potentiel scalaire comme la somme des potentiels créés par les deux charges ponctuelles, puis effectuer un développement limité au premier ordre par rapport au petit paramètre a/r.
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- Exprimer le potentiel comme la superposition des potentiels créés par les charges ponctuelles +q en P et -q en N.
- Préciser le cadre de l'approximation dipolaire (r \gg a) et effectuer un développement limité au premier ordre en a/r des inverses des distances PM et NM.
- Exprimer le résultat en fonction de p_1 = qa, \varepsilon_0 et des coordonnées sphériques (r,\theta).
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement au premier ordre des distances aux charges pour obtenir le potentiel dipolaire V_1(M) = \frac{p_1\cos\theta}{4\pi\varepsilon_0 r^2}.
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L'approximation dipolaire consiste à se placer à une distance d'observation r = OM très grande devant la dimension caractéristique du dipôle a = PN :
Par principe de superposition, en choisissant l'origine des potentiels à l'infini, le potentiel électrostatique créé en M s'écrit :
Le point O étant le milieu du segment [NP], les positions des charges sont \vec{OP} = \frac{a}{2}\vec{u}_z et \vec{ON} = -\frac{a}{2}\vec{u}_z. On exprime la distance PM à l'aide du produit scalaire :
Au premier ordre en a/r, en négligeant le terme en a^2/(4r^2) :
De la même manière pour le point N, en remplaçant a par -a :
En effectuant la différence :
Comme p_1 = q a (d'après la question Q1), on obtient finalement :
Résultat
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Attention aux erreurs de signe lors du développement limité et veillez à ne pas confondre potentiel scalaire et vecteur.
« Cette démonstration de cours est explicitement au programme. Elle a été correctement menée dans nombre de copies mais elle a aussi été source de beaucoup d’erreurs de signes notamment au niveau du développement limité. »
« Des candidats ne connaissent pas l’expression du potentiel scalaire électrostatique créé par une charge ponctuelle, parfois défini sous forme vectorielle. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique
Notions : champ dipolaire, gradient en coordonnées sphériques
En déduire que le champ électrostatique créé en par la molécule polaire s'écrit en coordonnées sphériques : .
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Appliquer la relation locale \vec{E}_1 = -\vec{\mathrm{grad}}(V_1) en utilisant les composantes du gradient en coordonnées sphériques fournies dans le formulaire.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le champ électrostatique \vec{E}_1(M) au potentiel V_1(M) obtenu à la question Q2 par la relation locale \vec{E}_1(M) = -\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V_1(M).
- Exprimer le gradient en coordonnées sphériques à partir de l'expression fournie dans les données.
- Calculer les dérivées partielles par rapport à r, \theta et \varphi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du gradient en coordonnées sphériques \vec{E}_1 = -\vec{\operatorname{grad}} V_1 fournissant directement les composantes radiale et orthoradiale.
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D'après la question Q2, le potentiel électrostatique créé en M par le dipôle s'écrit :
En régime électrostatique, le champ électrique dérive du potentiel scalaire selon la relation :
En utilisant l'expression du gradient en coordonnées sphériques fournie en tête de sujet :
Le potentiel V_1 étant indépendant de la variable azimutale \varphi, la composante selon \vec{u}_\varphi est nulle. Calculons les deux autres composantes :
On en déduit l'expression du champ électrostatique :
Résultat
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Le calcul doit expliciter chaque dérivée partielle du gradient pour justifier l'expression fournie.
« L’expression étant donnée dans l’énoncé, la justification doit être explicite avec le développement de chacune des dérivées partielles de l’opérateur gradient. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique
Notions : couple électrostatique, équilibre stable
Quel est l'effet du couple de forces subi par la molécule fixée au point ? Justifier l'orientation de son moment dipolaire électrique lorsqu'elle est en équilibre stable.
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Analyser le sens du couple vectoriel \vec{\Gamma} = \vec{p}_2 \wedge \vec{E}_1 qui tend à aligner le dipôle sur le champ local. Pour la stabilité, rechercher le minimum de l'énergie potentielle d'interaction \mathcal{E}_{12}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ électrostatique \vec{E}_1(M) créé par le premier dipôle au point M situé sur l'axe \theta = 0.
- Décrire l'action mécanique du couple de moment \vec{\Gamma} = \vec{p}_2 \wedge \vec{E}_1(M) sur l'orientation de la molécule.
- Justifier l'état d'équilibre stable à l'aide de l'énergie potentielle d'interaction \mathcal{E}_{12}(\alpha) en recherchant son minimum.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le couple \vec{\Gamma} = \vec{p}_2 \times \vec{E}_1 aligne le dipôle sur le champ pour minimiser l'énergie potentielle.
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Au point M, repéré par \theta = 0, le vecteur unitaire radial coïncide avec l'axe dipolaire : \vec{u}_r = \vec{u}_z. D'après l'expression établie à la question Q3, le champ électrostatique créé par la première molécule est :
Ce champ est colinéaire à l'axe (Oz) et orienté dans le même sens que \vec{p}_1.
Effet du couple de forces La molécule étant fixée en M, elle possède uniquement des degrés de liberté de rotation. Le couple de forces de moment :
a pour effet de faire pivoter la molécule de façon à aligner son moment dipolaire \vec{p}_2 parallèlement et de même sens que le champ local \vec{E}_1(M).
Orientation en équilibre stable L'énergie potentielle d'interaction s'écrit, en notant \alpha l'angle entre \vec{p}_2 et \vec{u}_z :
Les positions d'équilibre correspondent aux extremums de l'énergie potentielle :
Pour déterminer la stabilité, on étudie la dérivée seconde :
Comme p_2 > 0 et E_1(M) > 0 :
- pour \alpha = \pi : \dfrac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{12}}{\mathrm{d}\alpha^2} < 0, l'énergie potentielle est maximale, l'équilibre est instable ;
- pour \alpha = 0 : \dfrac{\mathrm{d}^2\mathcal{E}_{12}}{\mathrm{d}\alpha^2} > 0, l'énergie potentielle est minimale, l'équilibre est stable.
Résultat
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Pensez à justifier précisément pourquoi la position d'équilibre atteinte est stable.
« La rotation de la molécule est souvent évoquée mais la position d’équilibre stable est rarement justifiée. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique
Notions : énergie potentielle dipolaire, énergie thermique
Estimer l'énergie potentielle d'interaction des deux molécules, distantes de , en supposant leurs moments dipolaires électriques alignés. Comparer cette énergie à l'énergie d'agitation thermique qui est de l'ordre de où est la constante de Boltzmann, à la température ambiante . Conclure.
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Calculer la valeur numérique de l'énergie potentielle pour des dipôles colinéaires orientés dans le même sens, puis comparer sa valeur absolue au produit k_B T.
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- Exprimer l'énergie potentielle \mathcal{E}_{12} pour des dipôles colinéaires et de même sens (\alpha = 0, configuration d'équilibre stable établie en Q4).
- Calculer numériquement \mathcal{E}_{12} ainsi que l'énergie thermique k_B T.
- Comparer les deux valeurs pour interpréter l'influence de l'agitation thermique sur l'orientation relative des molécules.
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Calcul de \mathcal{E}_p = -\vec{p}_2 \cdot \vec{E}_1 et comparaison à k_B T, montrant que l'agitation thermique perturbe l'orientation.
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D'après les résultats de la question Q4, lorsque les deux molécules sont alignées selon l'axe (Oz) dans leur configuration d'équilibre stable (\alpha = 0), les moments dipolaires sont parallèles et de même sens (\vec{p}_1 = \vec{p}_2 = p\,\vec{u}_z). Le champ créé par le dipôle 1 au point M s'écrit :
L'énergie potentielle d'interaction minimale s'exprime donc par :
Effectuons l'application numérique avec les grandeurs fournies :
- p = 1\text{ D} = 3,33\cdot 10^{-30}\text{ C}\cdot\text{m}
- \varepsilon_0 = 8,85\cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}
- r = 0,5\text{ nm} = 5,0\cdot 10^{-10}\text{ m}
Calculons l'énergie caractéristique d'agitation thermique à la température ambiante T = 293\text{ K} :
En comparant ces deux grandeurs :
Conclusion : L'énergie d'interaction dipolaire reste inférieure à l'énergie d'agitation thermique (|\mathcal{E}_{12}| < k_B T). À température ambiante, les chocs et l'agitation thermique suffisent à détruire spontanément l'alignement stable des dipôles, qui adoptent alors des orientations continuellement fluctuantes. Il est par conséquent indispensable de faire appel à une moyenne statistique sur les orientations (interaction de Keesom).
Résultat
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Déduisez de la comparaison des énergies que l'agitation thermique permet la rotation et contrarie l'alignement dipolaire.
« Des erreurs fréquentes dans les applications numériques. »
« Pour les candidats qui ont trouvé les deux applications numériques correctes, la conclusion se borne presque toujours à affirmer que les deux énergies sont du même ordre de grandeur. Il fallait en tirer les conséquences sur la possibilité de rotation de la molécule sous l’effet de l’agitation thermique, venant ainsi contrarier l’effet d’alignement avec le champ de l’autre molécule. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique
Notions : force de van der waals, interaction dipolaire
Du fait de l'agitation thermique, on doit considérer l'énergie potentielle d'interaction moyenne entre deux dipôles situés à une distance dont les orientations relatives sont sujettes à des variations aléatoires. À température suffisamment élevée, on montre que cette énergie potentielle d'interaction moyenne est de la forme : où .
Donner un ordre de grandeur de à la température ambiante . Vérifier que la force qui dérive de cette énergie potentielle est attractive. On rappelle que .
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Calculer numériquement la constante C_K. Dériver l'énergie moyenne par rapport à la coordonnée radiale via la formule de la force \vec{F}_{1/2} = -\vec{\mathrm{grad}}\langle \mathcal{E}_{12} \rangle et examiner le signe de sa composante radiale.
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Évaluation de C_K, puis calcul du gradient montrant une force radiale attractive en -1/r^7.
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Effectuons tout d'abord l'application numérique pour déterminer l'ordre de grandeur de la constante de Keesom C_{\mathrm{K}} :
Avec les données de l'énoncé :
- p = 1\text{ D} = 3{,}33 \cdot 10^{-30}\text{ C}\cdot\text{m},
- \varepsilon_0 = 8{,}85 \cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1},
- k_B = 1{,}38 \cdot 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1},
- T = 293\text{ K}.
On calcule le terme entre parenthèses :
Puis :
L'énergie potentielle d'interaction moyenne ne dépend que de la distance intermoléculaire r. En coordonnées sphériques, l'expression de la force exercée par la molécule 1 sur la molécule 2 s'écrit :
Comme C_{\mathrm{K}} > 0, la force \vec{F}_{1/2} est portée par -\vec{u}_r, c'est-à-dire dirigée vers le dipôle 1 situé en O. La force est donc bien attractive.
Résultat
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N'oubliez pas le vecteur unitaire dans l'expression de la force et prenez garde aux erreurs de dérivation.
« L’expression de la force d’interaction doit s’accompagner d’un vecteur unitaire. Des erreurs fréquentes dans la simple dérivation. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
I.2 · Calcul de la force d'adhérence du gecko au plafond
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique
Notions : analyse dimensionnelle, constante de hamaker
Vérifier que la constante de Hamaker est homogène à une énergie.
Voir l'indiceIndice
Déterminer la dimension de A en analysant l'homogénéité de la relation f(D) = A / (6\pi D^3) où f(D) est une force surfacique.
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Analyse dimensionnelle à partir de l'expression de l'énergie d'interaction par unité de surface fournie.
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D'après l'énoncé, la grandeur f(D) représente une force surfacique, c'est-à-dire une force par unité de surface :
La distance D séparant les deux milieux solides est une longueur, donc [D] = \mathrm{L}.
En utilisant la relation donnée :
la dimension de la constante de Hamaker A s'écrit (le facteur numérique 6\pi étant sans dimension) :
Or, le produit d'une force par une longueur est homogène au travail d'une force, c'est-à-dire à une énergie :
En termes d'unités du Système International :
Résultat
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Question généralement bien traitée ; veillez à mener une analyse dimensionnelle rigoureuse.
« Bien traitée en général malgré quelques tentatives malhonnêtes pour aboutir à la dimension d’une énergie, précisée dans l’énoncé. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 8
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : interaction de van der waals, équilibre statique
Un gecko de masse est suspendu par ses quatre pattes au plafond. Le gecko possède au total 6 millions de sétules, comportant chacune en moyenne 500 spatules. En modélisant une spatule par une surface carrée de de côté située à une distance du plafond, estimer le pourcentage de sétules utilisées par le gecko pour soutenir sa masse. On prendra et on négligera tout effet de bord.
Sachant que l'équipe de Kellar Autumn a constaté qu'un gecko de 50 g utilise à son maximum d'adhérence uniquement de ses sétules pour soutenir sa masse, peut-on bien imputer les facultés d'adhérence du gecko aux interactions de Van der Waals ? Pourquoi le gecko mobilise-t-il certainement davantage de sétules pour assurer son adhérence ?
Voir l'indiceIndice
Calculer la force d'adhérence exercée par une spatule de surface c^2, en déduire la force maximale disponible pour les 6 millions de sétules et déterminer la fraction nécessaire pour compenser le poids mg.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force d'adhésion exercée par une spatule à partir de la force surfacique f(D), puis en déduire la force maximale disponible pour l'ensemble des sétules.
- Comparer le poids du gecko à cette force maximale pour déterminer le pourcentage théorique de sétules nécessaires au maintien en équilibre.
- Comparer à la valeur expérimentale et analyser physiquement les raisons d'une mobilisation plus importante de sétules en pratique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la force attractive totale par spatule et comparaison au poids pour obtenir la fraction de sétules nécessaires.
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1. Estimation du pourcentage théorique de sétules
Chaque spatule est modélisée par un carré de côté c = 0{,}2\,\mu\text{m}, soit une surface :
La force d'adhérence exercée par une spatule située à la distance D du plafond vaut :
Le gecko dispose de N_{\text{sét, tot}} = 6\cdot 10^6 sétules, comportant chacune n_{\text{spat}} = 500 spatules. La surface totale de contact théorique est :
Si la totalité des spatules était en contact à la distance D, la force d'adhérence maximale théorique serait :
Le poids du gecko suspendu au plafond vaut :
Le pourcentage de sétules théoriquement nécessaire pour soutenir la masse de l'animal est donc :
2. Origine de l'adhérence et rôle du nombre élevé de sétules
- L'estimation théorique (\tau \approx 0{,}08\,\%) est du même ordre de grandeur que la valeur mesurée expérimentalement (0{,}04\,\%) : les interactions de Van der Waals suffisent amplement à expliquer la sustentation du gecko.
En conditions réelles, le gecko mobilise certainement bien plus de sétules pour plusieurs raisons :
- Rugosité du substrat : les surfaces réelles ne sont pas parfaitement planes à l'échelle nanométrique ; seules certaines spatules atteignent la distance optimale D = 1\text{ nm} ;
- Dynamique du mouvement : lors de la marche ou de la course, le gecko doit compenser des forces d'inertie (accélérations, freinages), résister aux rafales de vent ou s'ancrer solidement face à d'éventuels prédateurs, ce qui impose une marge de sécurité considérable (facteur supérieur à 10^2 voire 10^3).
Résultat
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Soignez la rédaction, convertissez la masse en kilogrammes et maîtrisez le calcul d'un pourcentage.
« Une question relativement simple en terme de calculs qui nécessitait de combiner des informations de l’énoncé et souvent bien traitée. Il faut cependant veiller à la rédaction afin que le correcteur puisse suivre le raisonnement. Certains candidats ne savent toutefois pas calculer un pourcentage ou oublient de convertir la masse en kg. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 9
ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min- Mise en équation
- Application numérique
- Résolution de problème
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Cinématique et dynamique du point
Notions : théorème de l'énergie cinétique, force de frottement
À un instant pris pour origine, on suppose que le gecko lâche le plafond et chute de 10 cm avant de se rattraper à l'aide d'une patte à une surface verticale. Sachant que l'équipe de Kellar Autumn a pu mesurer une force de cisaillement (opposée au glissement) de l'ordre de 10 N par patte, estimer la distance que doit parcourir le gecko lorsque sa patte est en contact avec le mur pour s'arrêter. On supposera qu'il mobilise de la capacité de cisaillement maximale de sa patte.
Cette question fait appel à une démarche de résolution de problème. Il est notamment attendu de préciser chaque notation introduite, de présenter de façon claire les hypothèses retenues, de mener de bout en bout un calcul littéral, puis d'effectuer l'application numérique attendue.
Voir l'indiceIndice
Déterminer d'abord la vitesse acquise par le gecko après sa chute libre de hauteur h. Appliquer ensuite le théorème de l'énergie cinétique durant la phase de freinage sur la paroi verticale en tenant compte du poids et de la force de frottement exercée par la patte.
Voir la stratégieStratégie
- Poser clairement les notations, les hypothèses du modèle mécanique et le référentiel d'étude.
- Appliquer le théorème de l'énergie cinétique entre l'instant de lâcher et l'arrêt complet du gecko, en distinguant le travail du poids de celui de la force de freinage.
- Exprimer littéralement la distance d'arrêt d, puis procéder à l'application numérique avec un nombre pertinent de chiffres significatifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de l'énergie cinétique reliant le travail du poids et de la force de cisaillement à la distance d'arrêt.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Modélisation, hypothèses et notations
- Système : le gecko, modélisé par un point matériel de masse m = 50\text{ g} = 5{,}0\cdot 10^{-2}\text{ kg}.
- Référentiel : référentiel terrestre supposé galiléen, muni d'un axe vertical (Oz) orienté vers le bas.
- Conditions initiales : le gecko lâche le plafond en z_0 = 0 avec une vitesse nulle (v_0 = 0).
- Phase 1 (chute libre) : sur une hauteur h = 10\text{ cm} = 0{,}10\text{ m}, le gecko est uniquement soumis à son poids \vec{P} = mg\vec{u}_z. Les frottements de l'air sont négligés au vu des faibles vitesses atteintes.
Phase 2 (freinage) : le gecko s'agrippe à la paroi verticale à l'aide d'une seule patte sur une distance notée d. La patte exerce une force de cisaillement verticale ascendante (opposée au glissement), supposée constante :
\vec{F} = - F \vec{u}_z \quad \text{avec} \quad F = \alpha F_{\text{max}}où F_{\text{max}} = 10\text{ N} et \alpha = 0{,}50 (soit F = 5{,}0\text{ N}). L'arrêt complet correspond à v_f = 0 à la distance totale parcourue h + d.
2. Bilan énergétique et calcul littéral
Appliquons le théorème de l'énergie cinétique au gecko entre l'instant initial (lâcher, v_0 = 0) et l'instant final (arrêt complet, v_f = 0) :
Les forces travaillant sur l'ensemble du déplacement sont :
Le poids \vec{P}, force motrice qui travaille sur la hauteur totale descendue h + d :
W(\vec{P}) = mg(h + d)La force de cisaillement \vec{F}, force résistante qui ne travaille que sur la distance de freinage d :
W(\vec{F}) = \vec{F} \cdot (d \vec{u}_z) = - F d
Le théorème de l'énergie cinétique s'écrit donc :
En regroupant les termes en d :
D'où l'expression littérale de la distance d'arrêt :
3. Application numérique
Les valeurs numériques données sont :
- m = 5{,}0\cdot 10^{-2}\text{ kg}
- g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
- P = mg = 5{,}0\cdot 10^{-2} \times 9{,}81 = 0{,}49\text{ N}
- F = 0{,}50 \times 10 = 5{,}0\text{ N}
- h = 0{,}10\text{ m}
Il vient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Privilégiez une approche énergétique plutôt que l'établissement d'équations horaires pour cette résolution de problème.
« Question souvent esquivée mais abordée avec un certain succès par les candidats qui y ont répondue. Les deux phases du mouvement ont la plupart du temps été identifiées, avec un bilan des forces correct. »
« La majorité des candidats choisit d’établir les équations horaires du mouvement, ce qui conduit à des expressions lourdes, non simplifiées et finalement fausses dans bien des cas. L’approche énergétique était ici la plus performante et a donné lieu aux meilleures résolutions. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Partie II : Le manchot empereur
II.1 · Généralités
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : densité de flux thermique
Le vecteur associé au flux thermique est le vecteur densité de courant thermique . Que représente physiquement la norme de ce vecteur ? Préciser son unité.
Voir l'indiceIndice
Rappeler que la norme de \vec{j}_{\mathrm{th}} correspond à une puissance thermique traversant une unité de surface orientée perpendiculairement au flux. En déduire son unité en \mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-2}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Puissance thermique traversant une unité de surface orthogonale au flux, exprimée en \text{W}\cdot\text{m}^{-2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le flux thermique \Phi_{\mathrm{th}} à travers une surface orientée \mathcal{S} est le flux du vecteur densité de courant thermique \vec{j}_{\mathrm{th}} à travers cette surface :
La norme \|\vec{j}_{\mathrm{th}}\| représente ainsi la puissance thermique (ou le transfert d'énergie thermique par unité de temps) traversant une unité de surface perpendiculaire à la direction d'écoulement de la chaleur. Il s'agit d'un flux thermique surfacique.
Le flux \Phi_{\mathrm{th}} s'exprimant en watts (\mathrm{W}) et une surface en mètres carrés (\mathrm{m}^2), l'unité du vecteur densité de courant thermique dans le Système international est :
Résultat
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Définissez rigoureusement le sens physique du vecteur densité de courant thermique sans approximation.
« Beaucoup trop de formulations approximatives à propos du sens physique du vecteur densité de courant thermique. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de fourier, coordonnée cylindrique
Justifier que . Justifier physiquement le signe moins.
Voir l'indiceIndice
Projeter la loi de Fourier phénoménologique sur la direction radiale en coordonnées cylindriques. Justifier le signe négatif par le second principe de la thermodynamique (le transfert s'effectue spontanément des zones chaudes vers les zones froides).
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la loi phénoménologique de Fourier reliant le vecteur densité de courant thermique au gradient de température.
- Exprimer le gradient en coordonnées cylindriques en tenant compte de la symétrie radiale du champ de température (T = T(\rho)).
- Interpréter thermodynamiquement le signe moins à l'aide du second principe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi de Fourier projetée selon \vec{u}_\rho ; le signe moins traduit le transfert thermique du chaud vers le froid.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans un milieu homogène et isotrope de conductivité thermique \lambda, le transfert thermique par conduction est régi par la loi de Fourier :
D'après l'énoncé, en négligeant les effets de bord et en exploitant la symétrie cylindrique, la température ne dépend que de la distance \rho à l'axe (O, \vec{u}_z) : T(M) = T(\rho). L'opérateur gradient en coordonnées cylindriques se réduit donc à sa seule composante radiale :
On en déduit immédiatement :
Justification physique du signe moins :
Le gradient \overrightarrow{\operatorname{grad}}\, T pointe vers les zones de température croissante. Conformément au second principe de la thermodynamique, la chaleur diffuse spontanément des régions les plus chaudes vers les régions les plus froides. Le signe moins garantit ainsi que le vecteur densité de courant thermique \vec{j}_{\mathrm{th}} est orienté dans le sens des températures décroissantes.
Résultat
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Justifiez correctement le signe moins sans invoquer une diffusion vers l'extérieur et ne confondez pas avec la loi de Fick.
« Le signe moins est souvent justifié par le fait que la chaleur diffuse vers l’extérieur. Des confusions avec la loi de Fick alors que l’expression de la loi est correcte. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : bilan thermique, équation de la chaleur en coordonnées cylindriques
Effectuer en régime stationnaire un bilan thermique, entre les instants et , pour la portion du milieu comprise entre les cylindres d'axe , de longueur , de rayons et (). En déduire que l'expression du champ de température en tout point du milieu est : .
Voir l'indiceIndice
Écrire la conservation de l'énergie en régime stationnaire pour une coquille cylindrique d'épaisseur \mathrm{d}\rho, ce qui montre que le flux thermique total \Phi_{\mathrm{th}}(\rho) est indépendant de \rho. Intégrer l'équation différentielle séparable du premier ordre obtenue sur la température.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en régime stationnaire à la coquille cylindrique comprise entre \rho et \rho+\mathrm{d}\rho.
- Exprimer les transferts thermiques conductifs à travers les surfaces frontières à l'aide de la loi de Fourier pour établir l'équation différentielle vérifiée par T(\rho).
- Intégrer cette équation et déterminer les constantes d'intégration à partir des conditions aux limites imposées en \rho = R_1 et \rho = R_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'énergie sur une coquille cylindrique en régime stationnaire : flux conservé, conduisant à un profil de température logarithmique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système fermé constitué par le milieu délimité par les deux cylindres de rayons \rho et \rho + \mathrm{d}\rho, de longueur \ell.
En l'absence de transferts par les parois planes (transfert purement radial, effets de bord négligés) et sans source interne de chaleur, le bilan d'énergie interne pour ce système entre les instants t et t+\mathrm{d}t s'écrit, d'après le premier principe :
où \Phi(\rho) est le flux thermique orienté selon les \rho croissants traversant la surface cylindrique d'aire S(\rho) = 2\pi\rho\ell.
Le régime étant stationnaire, l'énergie interne du système est constante (\mathrm{d}U = 0), d'où :
D'après la question Q11, la loi de Fourier donne pour la densité de flux :
Le flux thermique à travers le cylindre de rayon \rho s'exprime donc par :
Puisque \Phi(\rho) est constant et que les paramètres géométriques et thermophysiques sont constants, on en déduit l'équation différentielle :
L'intégration conduit successivement à :
où C_1 et C_2 sont des constantes déterminées par les conditions aux limites :
- en \rho = R_1 : T(R_1) = C_2 = T_1 ;
en \rho = R_2 : T(R_2) = C_1 \ln\left(\frac{R_2}{R_1}\right) + T_1 = T_2, d'où :
C_1 = \frac{T_2 - T_1}{\ln(R_2 / R_1)} = \frac{T_1 - T_2}{-\ln(R_2 / R_1)} = \frac{T_1 - T_2}{\ln(R_1 / R_2)}
On obtient finalement :
Résultat
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Pour ce bilan local, appliquez méthodiquement le premier principe en explicitant clairement les transferts thermiques.
« Question délicate et technique du fait de la géométrie cylindrique et donc très peu réussie. On note dès le début du raisonnement des lacunes sur la méthode d’établissement d’un bilan local : le premier principe n’est que rarement mentionné, les transferts thermiques ne sont pas correctement explicités. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique cylindrique
Définir la résistance thermique du milieu. Montrer qu'elle s'écrit : .
Voir l'indiceIndice
Définir la résistance thermique de conduction par la relation R_{\mathrm{th}} = (T_1 - T_2)/\Phi_{\mathrm{th}}, puis injecter l'expression du flux thermique radial calculé à la question précédente.
Voir la stratégieStratégie
- Définir la résistance thermique par analogie avec la loi d'Ohm en électrocinétique, reliant l'écart de température au flux thermique traversant le conducteur.
- Exprimer le flux thermique \Phi_{\mathrm{th}} traversant une surface cylindrique de rayon \rho quelconque à partir du gradient de température établi en Q12.
- En déduire l'expression de la résistance thermique R_{\mathrm{th}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition R_{th} = \Delta T/\Phi_{th} et identification à partir de la loi d'Ohm thermique en géométrie cylindrique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par analogie avec la loi d'Ohm électrique (U = R\,I), la résistance thermique R_{\mathrm{th}} d'un milieu séparant deux surfaces isothermes aux températures T_1 et T_2 traversé par un flux thermique \Phi_{\mathrm{th}} orienté de la surface chaude (1) vers la surface froide (2) est définie par :
Elle s'exprime en \mathrm{K\cdot W^{-1}}.
Le flux thermique sortant à travers un cylindre de rayon \rho \in [R_1, R_2] et de longueur \ell orienté vers l'extérieur s'écrit, d'après la loi de Fourier (Q11) :
D'après le profil de température obtenu en Q12 :
On en déduit la dérivée spatiale :
En injectant cette dérivée dans l'expression du flux thermique :
Ce flux est bien constant et indépendant de \rho en régime stationnaire sans terme source.
En appliquant la définition de la résistance thermique, on obtient :
Résultat
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Connaissez la définition générale de la résistance thermique plutôt qu'une formule particulière de cours.
« Bien traitée lorsque la définition d’une résistance thermique est connue. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
II.2 · Détermination du métabolisme d'un manchot
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : masse volumique, ordre de grandeur
Retrouver l'ordre de grandeur de la valeur adoptée du rayon du cylindre modélisant un manchot supposé uniquement constitué d'eau.
Voir l'indiceIndice
Associer la masse corporelle M et la masse volumique de l'eau \rho_e pour déterminer le volume corporel, puis utiliser le volume d'un cylindre de longueur \ell pour en extraire le rayon R.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation du rayon R à partir de la masse d'un manchot et de la masse volumique de l'eau : m = \rho \pi R^2 \ell.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On modélise le corps du manchot par un cylindre homogène de rayon R, de longueur \ell = 1{,}2\text{ m} et de masse M = 30\text{ kg}, constitué uniquement d'eau de masse volumique \rho_e = 1{,}00\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.
Le volume du cylindre s'écrit :
La masse totale du manchot s'en déduit par :
On en déduit l'expression du rayon R :
Application numérique avec les données du préambule de la partie II et de la page 2 :
On retrouve bien l'ordre de grandeur de la valeur adoptée par le modèle :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention au volume d'un cylindre et n'oubliez pas de comparer la valeur obtenue à celle fournie par l'énoncé.
« Question très simple et pourtant peu ou mal traitée avec des erreurs sur le volume d’un cylindre et des résultats numériques aberrants. Il fallait également comparer le résultat numérique trouvé à celui donné dans l’énoncé pour conclure. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : premier principe de la thermodynamique, régime stationnaire
En régime stationnaire, justifier que le flux thermique dégagé par un manchot est égal à la puissance due à son métabolisme.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe de la thermodynamique au système fermé constitué par le manchot en régime permanent : l'énergie interne est constante, d'où compensation exacte entre puissance métabolique interne et pertes thermiques vers l'extérieur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Premier principe en régime stationnaire : l'énergie interne du manchot étant constante, la puissance métabolique compense les pertes thermiques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le manchot comme un système fermé.
Appliquons le premier principe de la thermodynamique à ce système sous forme locale intégrée en puissance :
où :
- le métabolisme de l'animal libère une puissance interne d'origine biochimique, modélisée comme une puissance thermique volumique intégrée \mathcal{P}_m ;
- le transfert thermique avec l'extérieur correspond à un flux thermique cédé au milieu extérieur, noté \Phi_{\mathrm{th}} (dégagé par le manchot), soit un flux thermique reçu égal à -\Phi_{\mathrm{th}} ;
- aucun travail mécanique macroscopique n'est échangé avec l'extérieur.
Le bilan énergétique s'écrit donc :
En régime stationnaire, toutes les grandeurs d'état du manchot sont indépendantes du temps, en particulier sa température interne T_i et son énergie interne U, d'où :
On en déduit immédiatement :
Le flux thermique dissipé vers le milieu extérieur compense exactement l'énergie thermique produite par le métabolisme.
Résultat
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En appliquant le premier principe en régime stationnaire, prenez soin de bien définir le système étudié.
« Une réponse reposant sur le sens physique était acceptable si elle était clairement rédigée. Une application du premier principe en régime stationnaire conduisait aussi à la conclusion, mais il ne fallait pas oublier de définir le système. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : association de résistances thermiques, résistance thermique en série
Comment sont associées les résistances thermiques de chacune des couches recouvrant un manchot ? Justifier. À partir du résultat de Q13, donner l'expression de la résistance thermique équivalente à cette association en fonction notamment des conductivités thermiques et des épaisseurs des différentes couches. Calculer la valeur de .
Voir l'indiceIndice
Remarquer que le flux thermique radial traverse intégralement et successivement chaque couche cylindrique concentrique : les résistances thermiques s'associent donc en série.
Voir la stratégieStratégie
- Justifier l'association en série en s'appuyant sur la conservation du flux thermique à travers des couches concentriques en régime stationnaire.
- Exprimer la résistance thermique élémentaire de chaque couche (graisse, air, plumes) à l'aide de la formule établie à la question Q13.
- Sommer les trois résistances pour obtenir l'expression analytique de R_{\mathrm{th},1} puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les différentes couches concentriques étant traversées par le même flux thermique, leurs résistances thermiques s'additionnent en série.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En régime stationnaire et en l'absence de sources de chaleur au sein des couches isolantes, le même flux thermique radial \Phi_{\mathrm{th}} traverse successivement la couche de graisse, la couche d'air et la couche de plumes.
La chute de température globale entre l'intérieur du manchot (r=R) et la surface externe du plumage (r=R+e_g+e_a+e_p) est la somme des écarts de température aux bornes de chaque couche :
Par analogie électrique, ces trois résistances thermiques sont donc associées en série :
D'après le résultat de la question Q13, la résistance thermique d'un cylindre creux de conductivité \lambda, de longueur \ell, de rayon intérieur R_{\mathrm{int}} et extérieur R_{\mathrm{ext}} s'écrit R_{\mathrm{th}} = \frac{1}{2\pi\lambda\ell}\ln\left(\frac{R_{\mathrm{ext}}}{R_{\mathrm{int}}}\right). Les rayons successifs délimitant les couches sont :
- pour la graisse : R et R + e_g ;
- pour la couche d'air : R + e_g et R + e_g + e_a ;
- pour le plumage : R + e_g + e_a et R + e_g + e_a + e_p.
On en déduit l'expression de la résistance thermique équivalente :
Application numérique :
- R = 10\text{ cm} = 0{,}10\text{ m}, \ell = 1{,}2\text{ m} ;
- Graisse : R + e_g = 12\text{ cm}, \lambda_g = 0{,}20\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- Air : R + e_g + e_a = 13\text{ cm}, \lambda_a = 0{,}026\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- Plumes : R + e_g + e_a + e_p = 15\text{ cm}, \lambda_p = 0{,}035\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.
Calculons la contribution de chaque couche :
D'où, par sommation :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Justifiez l'association en série par le fait que les résistances sont traversées par un même flux thermique.
« Beaucoup d’erreurs d’application numérique. L’association série des différentes résistances thermiques est souvent mal justifiée : il faut qu’elles soient traversées par un même flux thermique. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de newton, résistance thermique conducto-convective
Les transferts thermiques entre la face extérieure du plumage du manchot à la température et l'air extérieur à la température sont modélisés par une densité de courant thermique conducto-convectif : où est le coefficient de transfert conducto-convectif. En se limitant à la surface latérale du cylindre d'aire modélisant le manchot, exprimer en fonction de et la résistance thermique associée à ce transfert.
Voir l'indiceIndice
Calculer le flux total conducto-convectif \Phi_{cc} = j_{\mathrm{th},cc} S, puis identifier la résistance thermique R_{\mathrm{th},cc} par comparaison avec la formule \Delta T = R_{\mathrm{th},cc}\Phi_{cc}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du flux conducto-convectif \Phi = h S (T_p - T_e), d'où la résistance R_{th,cc} = 1/(hS).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le flux thermique conducto-convectif \Phi_{\mathrm{th},cc} évacué à travers la surface latérale d'aire S du cylindre orientée par le vecteur normal extérieur \vec{u}_\rho s'écrit :
Les températures de surface T_p et de l'air ambiant T_e, ainsi que le coefficient d'échange h, étant supposés uniformes sur cette surface :
Par définition de la résistance thermique associée à l'écart de température T_p - T_e traversé par le flux \Phi_{\mathrm{th},cc} :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique ; Diffusion thermique
Notions : loi de stefan-boltzmann, résistance thermique radiative
En considérant que le manchot et l'atmosphère rayonnent comme des corps noirs de températures respectives et très proches, on admet que le flux radiatif surfacique émis par le manchot, s'écrit : où est la constante de Stefan.
Exprimer, en fonction de , et , la résistance thermique associée à ce transfert si on se limite ici aussi à la surface latérale du cylindre modélisant le manchot.
Voir l'indiceIndice
Calculer le flux radiatif net échangé \Phi_r = \varphi_r S à partir de la formule linéarisée de l'énoncé et identifier la résistance thermique radiative formelle R_r.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du flux radiatif linéarisé \Phi_r = 4\sigma T_e^3 S (T_p - T_e), d'où R_r = 1/(4\sigma T_e^3 S).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le flux radiatif surfacique net \varphi_r cédé par le manchot à l'atmosphère est uniforme sur sa surface latérale d'aire S. Le flux thermique radiatif total s'exprime donc par :
Par définition, la résistance thermique associée au transfert entre la surface du plumage à la température T_p et le milieu extérieur à la température T_e est donnée par la relation :
En remplaçant \Phi_r par son expression, on obtient :
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Rayonnement thermique
Notions : association de résistances thermiques, résistance thermique en parallèle
Comment sont associées les résistances thermiques correspondant aux transferts conducto-convectifs et radiatifs ? Justifier. Donner l'expression de la résistance thermique équivalente à cette association en fonction de , , et . Calculer la valeur de lorsque le manchot se trouve dans un environnement à la température en présence d'un vent de vitesse . On admettra que le coefficient de transfert conducto-convectif s'écrit : où est exprimé en et en .
Voir l'indiceIndice
Les deux mécanismes d'échange thermique (convection et rayonnement) ont lieu en parallèle à travers la même surface latérale externe sous le même écart de température : sommer les flux ou combiner les résistances en dérivation.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier que les transferts conducto-convectif et radiatif s'effectuent simultanément entre les deux mêmes isothermes (T_p et T_e), ce qui implique une addition des flux thermiques, caractéristique d'une association en parallèle.
- Exprimer la résistance équivalente R_{\mathrm{th},2} en combinant les expressions obtenues aux questions précédentes pour R_{\mathrm{th},cc} et R_r.
- Calculer le coefficient conducto-convectif h, le coefficient radiatif linéarisé h_r = 4\sigma T_e^3, l'aire de la surface externe d'échange S, puis en déduire la valeur numérique de R_{\mathrm{th},2}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Flux radiatif et conducto-convectif en parallèle : R_{th,2}^{-1} = R_{th,cc}^{-1} + R_r^{-1}, puis calcul avec la loi phénoménologique pour h.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Association des résistances thermiques
Les transferts conducto-convectif et radiatif ont lieu simultanément et de manière indépendante entre la surface extérieure du manchot à la température T_p et le milieu extérieur à la température T_e.
Le flux thermique total \Phi_{\mathrm{th},2} quittant la surface latérale est donc la somme des deux flux :
En utilisant la relation entre flux et différence de température :
Les résistances thermiques R_{\mathrm{th},cc} et R_r sont donc associées en parallèle.
2. Expression littérale de R_{\mathrm{th},2}
D'après les questions précédentes, on a R_{\mathrm{th},cc} = \frac{1}{h S} et R_r = \frac{1}{4\sigma S T_e^3}. On en déduit :
3. Application numérique
Température extérieure en kelvins :
T_e = -17 + 273{,}15 = 256{,}15\text{ K}Coefficient conducto-convectif pour V = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
h = 5{,}7 + 3{,}5 \times 5{,}0 = 23{,}2\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}Coefficient radiatif effectif h_r = 4\sigma T_e^3 :
h_r = 4 \times 5{,}67\cdot 10^{-8} \times (256{,}15)^3 \approx 3{,}81\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1}Aire de la surface latérale externe S : le rayon extérieur correspond au rayon du corps auquel s'ajoutent les épaisseurs des trois couches :
R_{\mathrm{ext}} = R + e_g + e_a + e_p = 10 + 2{,}0 + 1{,}0 + 2{,}0 = 15\text{ cm} = 0{,}15\text{ m}S = 2\pi R_{\mathrm{ext}} \ell = 2\pi \times 0{,}15 \times 1{,}2 \approx 1{,}13\text{ m}^2
On obtient ainsi :
(Remarque : si l'on prend pour surface celle du cylindre central S = 2\pi R\ell \approx 0{,}75\text{ m}^2, on trouve R_{\mathrm{th},2} \approx 4{,}9\cdot 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}.)
Résultat
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L'association en parallèle se justifie par une même différence de température imposée aux résistances thermiques.
« Comme pour Q16., l’association parallèle des différentes résistances thermiques est souvent mal justifiée : il faut qu’elles soient soumises à une même différence de température. Beaucoup de candidats utilisent une expression erronée pour le calcul de la résistance équivalente. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique globale, bilan thermique
Donner l'expression en la justifiant de la résistance thermique totale du manchot en fonction de et . En déduire la valeur de la puissance due au métabolisme nécessaire à un manchot pour maintenir une température interne dans un environnement à la température et en présence d'un vent de vitesse . Vérifier que la puissance est de l'ordre de 50 W.
Voir l'indiceIndice
Ajouter la résistance conductive interne des tissus R_{\mathrm{th},1} et la résistance superficielle d'échange R_{\mathrm{th},2} en série, puis en déduire \mathcal{P}_m = (T_i - T_e)/R_{\mathrm{th,tot}}.
Voir la stratégieStratégie
- Justifier l'association en série des résistances thermiques par la conservation du flux thermique à travers les enveloppes successives en régime stationnaire.
- Exprimer la puissance métabolique \mathcal{P}_m à partir de l'écart global de température T_i - T_e et de la résistance thermique totale R_{\mathrm{th,tot}}.
- Effectuer l'application numérique et confronter la valeur obtenue à l'ordre de grandeur de 50\text{ W} attendu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résistance totale en série R_{th,tot} = R_{th,1} + R_{th,2}, puis calcul de \mathcal{P}_m = (T_i - T_e)/R_{th,tot} \approx 50\text{ W}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En régime stationnaire et en l'absence de source volumique d'énergie dans les couches protectrices et à la surface externe, le flux thermique \Phi_{\mathrm{th}} issu de l'organisme traverse successivement la résistance conductive globale des trois couches R_{\mathrm{th},1}, puis l'interface externe avec l'environnement modélisée par R_{\mathrm{th},2}.
La chute de température totale s'écrit comme la somme des écarts de température intermédiaires :
Le même flux thermique traversant ces deux étages thermiques, les résistances thermiques R_{\mathrm{th},1} et R_{\mathrm{th},2} sont associées en série :
D'après la question Q15, le flux thermique cédé au milieu extérieur compense exactement la puissance métabolique en régime stationnaire, soit \Phi_{\mathrm{th}} = \mathcal{P}_m. Il vient donc :
Application numérique : D'après les résultats des questions Q16 et Q19 :
On en déduit la résistance thermique totale :
Avec T_i = 37{,}7\,^\circ\text{C} et T_e = -17\,^\circ\text{C}, l'écart de température vaut :
On obtient finalement :
La puissance métabolique calculée est bien de l'ordre de 50\text{ W}.
Résultat
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Question rarement réussie car elle pâtit des erreurs commises aux questions précédentes.
« Rarement correcte du fait des erreurs dans les questions précédentes. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : transfert thermique, surface d'échange
À la lumière des résultats de l'équipe de recherche de Caroline Gilbert, discuter la modélisation effectuée dans cette partie. Expliquer brièvement pourquoi les grands rassemblements de manchots réduisent la puissance due à leur métabolisme.
Voir l'indiceIndice
Comparer la puissance théorique calculée pour un individu seul avec les valeurs mesurées dans le tableau. Expliquer la baisse spectaculaire par le regroupement en colonie (« huddle »), qui réduit la surface corporelle exposée au vent et maintient une température locale plus clémente.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer la valeur numérique théorique obtenue à la question Q20 (\mathcal{P}_m \approx 50\text{ W}) aux valeurs mesurées expérimentalement par Caroline Gilbert (tableau 1).
- Discuter les hypothèses simplificatrices du modèle (géométrie cylindrique sans les extrémités, tenue du plumage au vent, etc.).
- Analyser physiquement le mécanisme de thermorégulation sociale (réduction de la surface d'échange exposée, diminution du vent effectif et élévation de la température ambiante locale).
Voir la réponse courteRéponse courte
La formation d'un groupe compact réduit la surface corporelle exposée au vent et au rayonnement froid.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Discussion de la modélisation :
- La puissance métabolique calculée à la question Q20 (\mathcal{P}_m \approx 50\text{ W}) est du même ordre de grandeur que les mesures expérimentales (entre 43\text{ W} et 85\text{ W}), ce qui confirme la pertinence globale du modèle thermique (résistances de conduction du manteau multicouche en série avec les résistances de convection et de rayonnement).
Pour un manchot strictement isolé, la mesure expérimentale donne \mathcal{P}_m = 85\text{ W}. Notre modèle sous-estime donc les déperditions réelles d'un individu isolé d'environ 40\,\%. Plusieurs approximations expliquent cet écart :
- l'absence de prise en compte des extrémités (pattes, ailes, tête, bec) et des bases du cylindre (contact avec la glace sous les pattes, pertes par la calotte crânienne) ;
- sous un vent soutenu de 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, le plumage peut être localement désorganisé, comprimant la couche d'air duveteuse (e_a) ou augmentant la perméabilité à l'air, ce qui diminue la résistance d'isolation R_{\mathrm{th},1} ;
- la modélisation suppose un régime stationnaire et un animal passif, sans prise en compte des dépenses supplémentaires de thermogenèse (frissons) ou des mouvements de l'animal.
- La valeur théorique calculée (50\text{ W}) est en revanche remarquablement proche de celle mesurée pour des individus en petits groupes (52\text{ W}).
2. Explication de l'effet des grands rassemblements (thermorégulation sociale) :
Lorsqu'ils s'agrègent en groupes denses (formation d'un « huddle » ou colonie compacte) :
- Réduction de la surface d'échange : la surface corporelle en contact avec l'environnement froid et venteux diminue considérablement. Les flancs des manchots sont plaqués contre leurs congénères ; la différence de température entre individus voisins étant quasi nulle, le flux thermique latéral s'annule.
- Protection contre le vent : les individus périphériques forment un écran qui réduit la vitesse locale de l'air V à l'intérieur du groupe, abaissant drastiquement le coefficient convectif h.
- Échauffement du microclimat : la chaleur piégée au sein du groupe réchauffe l'air interstitiel, diminuant le gradient global T_i - T_{\mathrm{ext}}.
La puissance métabolique requise chute ainsi de 85\text{ W} à 43\text{ W} (réduction de près de 50\,\%), ce qui permet à l'animal d'économiser crucialement ses réserves de graisse tout au long du rude hiver polaire.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Conduisez une discussion complète en validant d'abord l'ordre de grandeur avant d'en analyser les limites.
« Très peu de candidats conduisent une discussion complète du modèle. Il fallait tout d’abord constater l’adéquation en ordre de grandeur du modèle avec les expériences menées par Caroline Gilbert, ce qui valide sa pertinence. Il fallait ensuite souligner un écart qui met en évidence les limites de ce modèle qu’on pouvait discuter à la lumière des questions précédentes. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Partie III : La feuille de lotus
III.1 · Mesure d'une tension superficielle
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : calotte sphérique
Exprimer le rayon de la bulle en fonction du rayon d'ouverture du compte-gouttes et de la hauteur de la bulle.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Pythagore dans le triangle rectangle formé par le rayon de la bulle R, le rayon de l'orifice a et la distance du centre de la sphère au plan de l'orifice (R-b) ou (b-R).
Voir la stratégieStratégie
- Considérer une coupe méridienne (verticale) passant par l'axe de révolution de la calotte sphérique formant la bulle.
- Relier la hauteur b, le rayon d'ouverture a et le rayon de courbure R à l'aide du théorème de Pythagore dans le triangle rectangle approprié.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation pythagoricienne sur la calotte sphérique : R^2 = a^2 + (R-b)^2, d'où R = (a^2+b^2)/(2b).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une coupe verticale passant par l'axe de symétrie et le centre O de la bulle sphérique de rayon R.
- Le sommet de la bulle se trouve à la distance R du centre O.
- La hauteur de la bulle au-dessus du plan de l'ouverture du compte-gouttes valant b, la distance algébrique entre le centre O et le plan de l'ouverture vaut R - b.
- Le bord de l'ouverture du compte-gouttes, de rayon a, est situé sur la surface de la bulle, à une distance R du centre O.
Dans le triangle rectangle formé par le centre O, le centre du cercle d'ouverture du compte-gouttes et un point situé sur le bord de cette ouverture, le théorème de Pythagore s'écrit :
En développant le terme de droite :
Comme b > 0, on en déduit l'expression du rayon de la bulle :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Interprétez soigneusement le schéma géométrique et mobilisez correctement le théorème de Pythagore.
« La mise en œuvre de la géométrie élémentaire a aussi posé problème, notamment la simple utilisation du théorème de Pythagore »
« Une question de géométrie élémentaire, mais le schéma a été rarement bien interprété »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : relation fondamentale de la statique des fluides, manomètre
Relier la surpression dans la bulle à la dénivellation dans le manomètre à eau, de masse volumique .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la relation fondamentale de la statique des fluides incompressibles entre les deux surfaces libres du manomètre en U soumis à la dénivellation h.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la relation fondamentale de la statique des fluides dans le manomètre en U : \Delta P = \rho_e g h.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le manomètre en U contient de l'eau de masse volumique \rho_e.
La branche reliée au compte-gouttes est au contact de l'air enfermé à l'intérieur de la bulle, à la pression P_{\text{int}}. En négligeant la masse volumique de l'air devant celle de l'eau, la pression au niveau du ménisque de cette branche (noté A sur la figure 5 (a)) est égale à la pression interne :
P_A = P_{\text{int}}L'autre branche est ouverte sur l'air ambiant, à la pression atmosphérique P_{\text{ext}} = P_{\text{atm}}. Au niveau du ménisque libre (noté B), la pression vaut donc :
P_B = P_{\text{atm}}
D'après la loi fondamentale de la statique des fluides appliquée dans l'eau au repos (en prenant l'axe vertical (Oz) orienté vers le haut) :
Par définition, la surpression dans la bulle est \Delta P = P_{\text{int}} - P_{\text{atm}} = P_A - P_B, d'où la relation :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : loi de laplace, tension superficielle
En déduire l'expression du coefficient de tension superficielle de l'interface entre l'eau savonneuse et l'air en fonction de , , , et de l'intensité de la pesanteur . Calculer pour et . Comparer au coefficient de tension superficielle de l'interface eau/air, égal à à et proposer une explication.
Voir l'indiceIndice
Égaler la surpression issue de la statique des fluides et celle donnée par la loi de Laplace \Delta P = 4\gamma/R. Justifier l'écart par rapport à l'eau pure par la présence de molécules tensioactives abaissant la tension superficielle.
Voir la stratégieStratégie
- Combiner la loi de Laplace \Delta P = \dfrac{4\gamma}{R} avec les expressions du rayon R établies en Q22 et de la surpression \Delta P établie en Q23.
- Effectuer l'application numérique avec le nombre adéquat de chiffres significatifs (deux ici).
- Comparer la valeur obtenue à celle de l'eau pure et interpréter la différence par la présence des molécules de tensioactif (savon).
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité entre surpression de Laplace et dénivellation manométrique ; les tensioactifs abaissent fortement la tension superficielle de l'eau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi de Laplace rappelée dans le préambule de la sous-partie III.1, la surpression dans la bulle d'eau savonneuse s'écrit :
En injectant l'expression du rayon de courbure R = \dfrac{a^2+b^2}{2b} obtenue en Q22 et celle de la surpression \Delta P = \rho_e g h issue de la relation fondamentale de la statique des fluides en Q23, il vient :
Application numérique : Avec b = 2{,}0\text{ mm} = 2{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m}, a = \dfrac{b}{2} = 1{,}0\text{ mm} = 1{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m}, h = 9{,}0\text{ mm} = 9{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m}, \rho_e = 1{,}00\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :
Comparaison et interprétation : On constate que la tension superficielle de l'eau savonneuse \gamma \approx 28\text{ mN}\cdot\text{m}^{-1} est très inférieure à celle de l'eau pure \gamma_e = 73\text{ mN}\cdot\text{m}^{-1} (d'un facteur d'environ 2,6).
Cette baisse s'explique par la nature des molécules de savon, qui sont des espèces tensioactives constituées d'une tête polaire hydrophile et d'une longue queue hydrophobe. Ces molécules s'adsorbent préférentiellement aux interfaces eau/air en orientant leur chaîne hydrophobe vers l'air, ce qui diminue considérablement l'énergie libre de surface et abaisse la tension superficielle, facilitant ainsi l'étalement du film et la stabilisation de la bulle.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pensez au rôle des tensioactifs pour expliquer l'écart sur la valeur du coefficient de tension superficielle.
« Le rôle des tensio-actifs présents dans l’eau savonneuse a été trop rarement invoquée pour expliquer l’écart sur la valeur du coefficient de tension superficielle. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
III.2 · Mesure d'un angle de contact
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : frange d'égale épaisseur, symétrie de révolution
On qualifie les franges d'interférences de franges d'égale épaisseur. Expliquer cette dénomination. Justifier que ces franges sont circulaires.
Voir l'indiceIndice
Relier l'état d'interférence à la différence de marche, elle-même fonction de l'épaisseur locale du coin liquide e(r). Conclure quant à la forme circulaire par invariance par rotation autour de l'axe de symétrie.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le lien entre l'éclairement (ou la différence de marche \delta) et l'épaisseur locale e du film liquide pour justifier l'appellation.
- Exploiter les symétries spatiales de la goutte pour déterminer la forme géométrique des lieux d'égale épaisseur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Chaque frange correspond à un lieu d'épaisseur constante ; par symétrie axiale de la goutte, ces franges sont des cercles.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dénomination « franges d'égale épaisseur » :
L'intensité résultant de l'interférence de deux ondes dépend du déphasage entre ces ondes, donc de la différence de marche optique \delta. Dans le cas présent, l'éclairage s'effectuant sous incidence normale et sans déphasage aux réflexions, la différence de marche s'écrit :
où n_{\ell} est l'indice optique du liquide et e(r) l'épaisseur locale de la goutte.
Une frange d'interférence correspond à un lieu de déphasage constant, c'est-à-dire à une différence de marche \delta fixée. L'indice n_{\ell} étant uniforme, une telle ligne d'isovaleur de \delta correspond à une ligne d'épaisseur constante e(r) = \mathrm{cste} du liquide : c'est pourquoi on qualifie ces franges de franges d'égale épaisseur.
Forme circulaire des franges :
La goutte présente une forme de calotte sphérique posée sur un plan horizontal, ce qui lui confère une symétrie de révolution autour de l'axe vertical (O, \vec{u}_z) passant par son centre.
L'épaisseur e(r) ne dépend donc que de la distance radiale r à cet axe. L'ensemble des points vérifiant la condition d'égale épaisseur e(r) = \mathrm{cste} correspond donc à r = \mathrm{cste}, c'est-à-dire à des cercles centrés sur l'axe (O, \vec{u}_z).
Par conséquent, les franges d'interférences observées sont des anneaux circulaires concentriques.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas des franges d'égale épaisseur avec un interfrange constant.
« Le vocable « franges d’égale épaisseur » ne semble pas compris car beaucoup de candidats l’associent à « interfrange constant ». »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images
Notions : localisation des franges, plan focal
Comment peut-on observer en pratique les franges d'interférences localisées au voisinage du plan du substrat ?
Voir l'indiceIndice
Rappeler que des franges d'égale épaisseur formées sous éclairage étendu sont localisées sur la lame : il faut observer au moyen d'un système optique (microscope ou lentille) dont le plan objet est confondu avec le substrat.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature du phénomène : les franges d'égale épaisseur issues d'une lame à faces non parallèles (coin d'air, lame d'épaisseur variable) sont des franges localisées à distance finie, ici au voisinage immédiat de la goutte et du substrat.
- Énoncer le principe optique permettant d'observer des franges localisées à distance finie : réaliser la conjugaison optique du plan de localisation avec le plan d'observation (écran, capteur ou rétine).
- Préciser le dispositif expérimental adapté, notamment compte tenu de l'échelle micrométrique de la goutte (d \sim 100\ \mu\text{m}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Observation des franges localisées sur le substrat en conjuguant cette surface avec un écran via une lentille ou un microscope.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les franges d'égale épaisseur étant localisées au niveau de la goutte (au voisinage du plan du substrat), il convient de conjuguer optiquement cette zone avec le plan d'observation :
Sur un écran ou une caméra : on interpose un système optique convergent (lentille convergente ou objectif de microscope) entre la goutte et le récepteur (écran dépoli ou capteur d'une caméra CCD/CMOS), de façon à ce que le plan du substrat et le récepteur soient conjugués par le système optique selon la relation de conjugaison de Descartes :
\boxed{\text{Plan du substrat et plan du récepteur conjugués par une lentille ou un objectif}}- À l'œil nu : un observateur peut les voir directement en accommodant sur la surface du substrat (le cristallin jouant le rôle de lentille projetant l'image nette sur la rétine).
En pratique, les dimensions de la goutte étant microscopiques (diamètre de l'ordre de 170\ \mu\text{m}), l'emploi d'un microscope optique muni d'une caméra numérique s'avère indispensable pour obtenir un grandissement suffisant.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Les franges localisées s'observent sur un écran placé dans le plan conjugué du substrat et non dans le plan focal.
« Si l’utilisation d’une lentille est souvent évoquée, il est rarement précisé que l’observation se fait sur un écran dans le plan conjugué du substrat. Beaucoup de mauvaises réponses qui citent une observation dans le plan focal de la lentille. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : calotte sphérique, chemin optique
En traduisant le fait que le point appartient au cercle de centre et de rayon , montrer que l'épaisseur au niveau de ce point s'écrit : .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la hauteur du sommet de la sphère par rapport au centre O, puis repérer la position du substrat z_S = R\cos\theta_E et la hauteur locale z(r) = \sqrt{R^2 - r^2} de la calotte.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un repère adapté centré au centre O de la calotte sphérique, avec l'axe (Oz) confondu avec l'axe de révolution (\vec{u}_z).
- Exprimer la cote z_P du point P de la surface libre à l'aide de l'équation de la sphère de rayon R.
- Déterminer la cote z_S du plan du substrat en reliant l'angle de contact \theta_E à la direction du rayon au niveau de la ligne de raccordement.
- En déduire l'épaisseur locale e(r) = z_P - z_S.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation du cercle définissant le profil supérieur de la goutte et soustraction de la cote du substrat R\cos\theta_E.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On se place dans une coupe méridienne de la goutte passant par l'axe de symétrie (O, \vec{u}_z), rapportée à un repère d'origine le centre O de la sphère. L'axe vertical est orienté par le vecteur unitaire \vec{u}_z dirigé vers le haut, et l'axe radial horizontal est orienté par \vec{u}_r.
1. Cote du point P sur la calotte sphérique Le point P situé à la distance radiale r de l'axe (Oz) appartient au cercle de centre O et de rayon R. Ses coordonnées (r, z_P) vérifient donc :
Comme la goutte est située dans le demi-espace z > 0, la cote de P est :
2. Cote du substrat Considérons un point C situé sur la ligne de contact triple (à la périphérie de la goutte). Par définition, l'angle de contact \theta_E est l'angle entre le plan horizontal du substrat et le plan tangent à la calotte sphérique en C.
Le rayon vecteur \vec{OC} étant normal à la surface sphérique et le vecteur unitaire \vec{u}_z étant normal au substrat, l'angle entre les deux normales (\vec{u}_z, \vec{OC}) est égal à l'angle entre les deux plans, c'est-à-dire \theta_E. La projection de \vec{OC} sur l'axe vertical donne ainsi la cote du point C :
Le substrat étant un plan horizontal perpendiculaire à (Oz), tous ses points ont la même cote z_S = z_C = R \cos\theta_E.
3. Épaisseur locale de la goutte L'épaisseur e(r) de la goutte au point P correspond à la distance verticale entre le point P de la surface libre et le point I correspondant situé sur le substrat (z_I = z_S) :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Tracez un schéma clair et appliquez correctement le théorème de Pythagore.
« La mise en œuvre de la géométrie élémentaire a aussi posé problème, notamment la simple utilisation du théorème de Pythagore »
« Un schéma clair était nécessaire. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : développement limité, calotte sphérique
En se limitant à un développement au deuxième ordre en , exprimer en fonction de et . Déduire de ces résultats que .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation géométrique d/2 = R\sin\theta_E, développer au deuxième ordre \cos\theta_E et \sqrt{1 - (r/R)^2} sachant que r \le d/2 \ll R.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer d'abord la relation géométrique exacte liant R, d et \theta_E en traduisant l'annulation de l'épaisseur au bord de la goutte (r = d/2).
- Réaliser un développement limité pour \theta_E \ll 1 afin d'obtenir l'expression approchée de R.
- Développer les termes de l'expression de e(r) issue de la question précédente au deuxième ordre pour aboutir à l'expression factorisée demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Approximation aux petits angles \sin\theta_E \approx \theta_E pour relier R à d, puis développement parabolique de l'épaisseur e(r).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur la ligne de contact triple entre le solide, le liquide et l'air (en r = d/2), l'épaisseur de la goutte est nulle : e(d/2) = 0. En utilisant l'expression issue de la question précédente :
Sachant que 1 - \cos^2\theta_E = \sin^2\theta_E, on obtient la relation géométrique exacte :
(Cette relation se lit également de manière directe dans le triangle rectangle reliant le centre O, le centre du disque de contact et la ligne triple).
À l'ordre 2 en \theta_E, le développement de la fonction sinus s'écrit \sin\theta_E = \theta_E + \mathcal{O}(\theta_E^3), le terme d'ordre 2 étant nul. On en déduit :
Développons à présent l'expression de l'épaisseur locale e(r) :
Puisque r \le d/2 \cong R\theta_E \ll R, on a \frac{r^2}{R^2} = \mathcal{O}(\theta_E^2). On peut donc développer la racine carrée et le cosinus au deuxième ordre en \theta_E :
Il vient ainsi :
En remplaçant R par \frac{d}{2\theta_E}, on obtient :
En factorisant par \frac{1}{4}d\theta_E, on parvient bien à l'expression attendue :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question souvent bien traitée, mais prenez garde à la rigueur des développements limités.
« Souvent bien menée lorsque la question est traitée. Toujours des difficultés dans les développements limités. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : différence de marche, ordre d'interférence
Exprimer la différence de marche en fonction de l'épaisseur locale et de l'indice de la goutte. En déduire l'ordre d'interférences en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le chemin optique pour un aller-retour sous incidence normale dans le liquide d'indice n_\ell, puis calculer l'ordre d'interférences p(r) = \delta(r)/\lambda_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le chemin optique associé à l'aller-retour dans la goutte d'indice n_\ell sous incidence quasi-normale, en tenant compte de l'indication de l'énoncé sur l'absence de déphasage aux réflexions.
- Relier l'ordre d'interférences p(r) à la différence de marche \delta(r) et à la longueur d'onde dans le vide \lambda_0, puis injecter l'expression de e(r) établie à la question Q28.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différence de marche en réflexion quasi normale \delta(r) = 2 n_\ell e(r) et déduction de l'ordre d'interférences p(r) = \delta(r)/\lambda_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le faisceau laser arrive sous incidence normale au substrat et l'on néglige la déviation par réfraction sur le dioptre air/liquide. Le rayon réfracté effectue un aller-retour dans la goutte sur une épaisseur géométrique e(r) au sein d'un milieu d'indice de réfraction n_\ell. En admettant qu'aucun déphasage supplémentaire n'est introduit lors des réflexions en P et en I, la différence de marche optique \delta(r) entre les deux rayons réfléchis s'écrit :
Par définition, l'ordre d'interférences est donné par :
En utilisant l'expression approchée de l'épaisseur e(r) établie à la question Q28 :
on en déduit l'expression de l'ordre d'interférences :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention à ne pas omettre le facteur 2 dans l'expression de la différence de marche.
« Très bien traitée malgré quelques oublis du facteur 2 pour le calcul de la différence de marche. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : anneau d'interférence, ordre d'interférence
On écrit l'ordre d'interférences au centre de la figure d'interférences () sous la forme : avec un entier et . On utilise l'indice pour repérer les anneaux brillants sachant que correspond au premier anneau brillant à partir du centre. Exprimer l'ordre d'interférences du -ième anneau brillant de rayon en fonction de et . Donner le nombre d'anneaux brillants observables en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Remarquer que l'épaisseur e(r), donc l'ordre p(r), décroît lorsque r augmente en s'éloignant du centre. Écrire que le m-ième anneau brillant correspond à une valeur entière de p(r) inférieure à p_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le sens de variation de l'ordre d'interférences p(r) avec le rayon r à partir de l'expression établie à la question précédente.
- Identifier la condition de frange brillante (ordre d'interférences entier) pour déterminer l'ordre associé à chaque anneau repéré par l'indice m.
- Trouver la condition limite au bord de la goutte (r = d/2) pour dénombrer les anneaux brillants observables.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décroissance de l'épaisseur avec le rayon imposant p(r_m) = p_0 - m + 1, le nombre d'anneaux visibles étant égal à p_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q29, l'ordre d'interférences s'écrit :
où p_0 \in \mathbb{N} et 0 \le \varepsilon < 1.
La fonction p(r) est une fonction strictement décroissante de r sur [0, d/2], passant de p(0) = p_0 + \varepsilon au centre à p(d/2) = 0 sur la ligne de contact au bord de la goutte.
Un anneau brillant correspond à un ordre d'interférences entier. En s'éloignant du centre (r croissant), l'ordre décroît continûment depuis p_0 + \varepsilon. Le premier entier rencontré est p_0 (pour m=1), le deuxième est p_0 - 1 (pour m=2), et ainsi de suite :
Au bord de la goutte (r = d/2), l'épaisseur est nulle donc p(d/2) = 0. Les anneaux brillants observables à l'intérieur de la calotte sphérique (0 < r_m < d/2) correspondent à des entiers strictement positifs :
Soit, en remplaçant par l'expression de p(r_m) :
Le nombre maximal d'anneaux brillants observables est donc :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Prenez en compte le fait que l'ordre d'interférences décroît lorsque le rayon augmente.
« Très rarement traitée correctement. Les candidats n’ont pas vu que l’ordre d’interférences diminue avec le rayon. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : interférométrie, régression linéaire
Les grandeurs , et étant supposées connues, expliquer comment exploiter graphiquement ces données expérimentales afin d'en déduire l'angle de contact . Déterminer sachant que ; et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer r_m^2 comme une fonction affine du numéro d'anneau m. Proposer une régression linéaire de r_m^2 en fonction de m dont la pente permet d'isoler \theta_E.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rayon r_m du m-ième anneau brillant en combinant les expressions de l'ordre d'interférences obtenues en Q29 et Q30.
- Montrer que le carré du rayon r_m^2 est une fonction affine du rang m, dont la pente s s'exprime directement en fonction de \theta_E.
- Évaluer la pente à l'aide des données du tableau 2 puis calculer la valeur numérique de l'angle de contact \theta_E.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé linéaire de r_m^2 en fonction de m dont la pente fournit directement la valeur de l'angle de contact \theta_E.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q29, l'ordre d'interférences au rayon r s'écrit :
avec p(0) = p_0 + \varepsilon (question Q30).
Au niveau du m-ième anneau brillant de rayon r_m, l'ordre d'interférences vaut p(r_m) = p_0 - m + 1 (d'après Q30). On a donc :
ce qui conduit à :
Le carré du rayon r_m^2 est donc une fonction affine de l'entier m, de la forme :
où la pente de la droite s'écrit :
Pour exploiter graphiquement les mesures :
- on calcule les valeurs de r_m^2 associées à chaque anneau ;
- on trace la droite d'ajustement r_m^2 = f(m) ;
- on détermine graphiquement (ou par régression linéaire) la pente s de cette droite ;
- on en déduit finalement l'angle de contact :
Calculons les valeurs de r_m^2 à partir des données du tableau 2 :
| m | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
| r_m\ (\mu\text{m}) | 30 | 46 | 57 | 67 | 75 | 83 |
| r_m^2\ (\mu\text{m}^2) | 900 | 2116 | 3249 | 4489 | 5625 | 6889 |
L'accroissement moyen de r_m^2 par ordre est :
(une régression linéaire sur les 6 points donne de même s \approx 1{,}19\cdot 10^{-9}\text{ m}^2).
En utilisant n_\ell = 1{,}4, d = 174\,\mu\text{m} = 174\cdot 10^{-6}\text{ m}, \lambda_0 = 658\text{ nm} = 658\cdot 10^{-9}\text{ m} et s = 1{,}20\cdot 10^{-9}\text{ m}^2 :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Identifiez les grandeurs pertinentes à placer en abscisse et en ordonnée pour réaliser la régression linéaire.
« Très rarement traitée. Il s’agissait ici d’identifier l’abscisse et l’ordonnée ad hoc pour effectuer une régression linéaire des données. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
III.3 · Glissement d'un liquide sur une paroi solide en microfluidique
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : équation de navier-stokes, bilan de quantité de mouvement
Rappeler le sens physique de chacun des termes de l'équation de Navier-Stokes réduite de l'énoncé.
Voir l'indiceIndice
Identifier respectivement le terme d'accélération convective (transport de quantité de mouvement par l'écoulement), la force volumique de gradient de pression et la force volumique visqueuse de frottement interne.
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Signification des termes d'accélération particulaire, de forces volumiques de pression, de viscosité et de gravité.
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L'équation de Navier-Stokes sous sa forme réduite s'écrit :
Tous les termes ont la dimension d'une force par unité de volume (en \mathrm{N}\cdot\mathrm{m}^{-3}) :
- Terme convectif d'inertie \rho (\vec{v} \cdot \vec{\operatorname{grad}})\vec{v} :
Il représente la densité volumique des forces d'inertie convectives (ou le transport convectif de quantité de mouvement par unité de volume). Il traduit l'accélération subie par une particule fluide en raison de l'hétérogénéité spatiale du champ de vitesse lors de son déplacement. Le terme d'accélération locale \rho \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} est absent car l'écoulement est supposé stationnaire. - Terme de pression -\vec{\operatorname{grad}}(P) :
Il correspond à la résultante des forces de pression s'exerçant sur le volume élémentaire de fluide par unité de volume. Le signe « moins » indique que cette force surfacique nette est dirigée des zones de plus haute pression vers les zones de plus basse pression. - Terme de diffusion visqueuse \eta \Delta \vec{v} :
Il représente la résultante des forces de frottement visqueux internes (contraintes de cisaillement) par unité de volume, associées aux échanges microscopiques de quantité de mouvement entre couches fluides en glissement relatif, pour un fluide newtonien incompressible de viscosité dynamique \eta.
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Précisez la nature physique exacte de chaque terme de Navier-Stokes (accélération convective, forces volumiques).
« Parler de « termes » convectif, de pression et de viscosité n’est pas suffisant. Il faut préciser la grandeur physique associée à ces « termes » : accélération convective, forces volumiques. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : nombre de reynolds, écoulement rampant
Calculer le nombre de Reynolds pour un écoulement d'eau dans un canal d'une hauteur de à une vitesse typique de . Comment se simplifie dans ces conditions l'équation de Navier-Stokes ?
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Évaluer Re = \rho v h / \eta. Constater que Re \ll 1 et négliger le terme convectif inertiel devant le terme visqueux, ce qui conduit à l'équation d'écoulement rampant de Stokes.
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Calcul de Re = \rho v h/\eta \ll 1 : écoulement à très faible nombre de Reynolds, les termes inertiels sont négligeables.
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Le nombre de Reynolds Re compare les effets inertiels aux effets visqueux. Il est défini par :
où :
- \rho_e = 1{,}00 \cdot 10^{3}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} est la masse volumique de l'eau ;
- v = 1\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est la vitesse caractéristique de l'écoulement ;
- h = 10\,\mu\text{m} = 1{,}0 \cdot 10^{-5}\text{ m} est la dimension transversale caractéristique du canal ;
- \eta_e = 1{,}00 \cdot 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s} est la viscosité dynamique de l'eau à 20\,^\circ\text{C}.
Application numérique :
Puisque Re \ll 1, le terme convectif d'inertie \rho(\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} est tout à fait négligeable devant le terme de diffusion visqueuse \eta \Delta\vec{v}. L'équation de Navier-Stokes se simplifie alors en l'équation de Stokes (régime d'écoulement rampant) :
soit encore :
Résultat
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Évitez les erreurs de calcul et précisez bien que le nombre de Reynolds est très inférieur à 1 pour conclure.
« Des erreurs fréquentes dans le calcul du nombre de Reynolds. Pour conclure, il faut au minimum indiquer que le nombre de Reynolds est très petit devant 1. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Fluides visqueux
Notions : accélération convective, écoulement unidirectionnel
Justifier que la forme supposée du champ des vitesses (écoulement parallèle) conduit à la même simplification et ce, indépendamment de la valeur du nombre de Reynolds.
Voir l'indiceIndice
Calculer explicitement le produit (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} pour le champ de vitesse imposé \vec{v} = v_x(z)\vec{u}_x et constater son annulation purement cinématique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écoulement parallèle v_x(z)\vec{u}_x : le terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} = v_x \frac{\partial v_x}{\partial x}\vec{u}_x est rigoureusement nul.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ des vitesses d'un écoulement unidirectionnel stationnaire s'écrit par hypothèse :
Calculons le terme d'accélération convective (\vec{v} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} en coordonnées cartésiennes :
En appliquant cet opérateur au champ des vitesses :
Or, v_x ne dépend que de la variable d'espace z, si bien que sa dérivée partielle par rapport à x est identiquement nulle :
Le terme d'accélération convective s'annule donc de façon exacte du fait de la cinématique de l'écoulement. L'équation de Navier-Stokes se simplifie ainsi en :
Cette simplification est rigoureusement exacte, quelle que soit la valeur du nombre de Reynolds \mathrm{Re}.
Résultat
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Rédigez avec clarté et précision la justification de la simplification.
« La rédaction est ambigüe dans beaucoup de copies. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : écoulement de poiseuille, équation de navier-stokes
Montrer finalement que l'équation de Navier-Stokes se réduit ici à : .
Voir l'indiceIndice
Projeter l'équation vectorielle de Stokes sur les trois axes cartésiens et exploiter l'indépendance de la pression par rapport à z et de la vitesse par rapport à x.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'équation de Stokes obtenue à la question Q34.
- Calculer le laplacien vectoriel du champ de vitesse unidirectionnel \vec{v} = v_x(z)\vec{u}_x.
- Projeter la relation vectorielle sur l'axe (Ox) pour obtenir l'équation scalaire recherchée, tout en commentant les projections sur les axes transverses.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection de l'équation de Navier-Stokes stationnaire selon l'axe longitudinal en négligeant l'effet de la pesanteur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q34, l'équation de Navier-Stokes stationnaire pour un tel écoulement parallèle se simplifie en :
Le champ des vitesses s'écrit \vec{v} = v_x(z)\vec{u}_x. Par définition du laplacien vectoriel en coordonnées cartésiennes donnée dans l'énoncé :
car v_x ne dépend que de la seule variable z, et les composantes v_y et v_z sont identiquement nulles.
En projetant l'équation de Stokes sur les trois axes cartésiens :
- Selon \vec{u}_y : -\dfrac{\partial P}{\partial y} = 0 \implies P est indépendante de y ;
- Selon \vec{u}_z : -\dfrac{\partial P}{\partial z} = 0 \implies P est indépendante de z ;
- Selon \vec{u}_x :
Résultat
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Ne confondez pas scalaires et vecteurs lors de l'explicitation du gradient et du laplacien.
« Question bien traitée malgré quelques confusions entre scalaires et vecteurs pour expliciter les opérateurs gradient et laplacien. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : condition aux limites avec glissement, profil de vitesse
Déduire de ces conditions aux limites que .
Voir l'indiceIndice
Intégrer deux fois de suite la dérivée seconde de la vitesse par rapport à z en introduisant deux constantes d'intégration, puis déterminer ces constantes grâce aux conditions aux limites mixtes de Navier-Maxwell.
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer successivement par rapport à z l'équation différentielle établie à la question Q35 en utilisant l'expression du gradient de pression \frac{\partial P}{\partial x} = -K.
- Exploiter la symétrie du problème (ou soustraire les deux conditions aux limites) pour montrer que le terme linéaire s'annule.
- Déterminer la constante d'intégration restante en appliquant la condition aux limites de Navier-Maxwell en z = +h/2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Double intégration de l'équation différentielle et détermination des constantes avec la condition de glissement partiel aux parois.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q35, l'équation régissant l'écoulement s'écrit :
Comme le gradient de pression horizontal est imposé constant : \frac{\partial P}{\partial x} = -K avec K > 0, la fonction v_x(z) ne dépend que de z et vérifie :
Une première intégration donne :
Une seconde intégration conduit à la forme générale :
où C_1 et C_2 sont deux constantes d'intégration réelles.
Évaluons la vitesse et son gradient aux deux parois z = \pm h/2 :
Les conditions aux limites proposées par Navier et Maxwell s'écrivent :
Par soustraction de ces deux relations, on obtient :
Or, l'expression générale de v_x(z) donne :
On en déduit :
Ce résultat traduit la parité du profil de vitesse par rapport au plan médian z=0, imposée par la symétrie du canal et des conditions aux limites.
Il vient alors :
En identifiant avec l'expression de v_x(+h/2) :
En réinjectant C_1 et C_2 dans le champ de vitesse :
On regroupe les termes pour faire apparaître le profil sous la forme demandée :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'intégration est bien menée, mais soyez vigilant lors du calcul des constantes d'intégration.
« L’intégration de l’équation de Stokes est bien menée mais beaucoup d’erreurs de calcul pour la détermination des constantes. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : longueur de glissement, profil de vitesse
Déterminer les positions théoriques des plans au niveau desquels le champ des vitesses devrait s'annuler. Dans l'hypothèse où , montrer que . Justifier alors l'appellation longueur de glissement attribuée à la longueur .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation du second degré v_x(z_0) = 0. Effectuer un développement limité de la racine carrée au premier ordre en L_g/h pour interpréter L_g comme la profondeur d'annulation fictive de la vitesse dans la paroi.
Voir la stratégieStratégie
- Annuler l'expression du profil de vitesse v_x(z) obtenue à la question précédente pour trouver l'équation vérifiée par les cotes théoriques z_0.
- Réaliser un développement limité au premier ordre pour L_g \ll h afin d'obtenir l'expression approchée de |z_0|.
- Interpréter géométriquement et physiquement cette grandeur par rapport à la position réelle des parois en z = \pm h/2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Recherche de l'annulation fictive de la vitesse en z_0 et approximation au premier ordre montrant que L_g = |z_0| - h/2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q36, le profil de vitesse s'écrit :
Les plans théoriques où la vitesse s'annulerait vérifient la condition v_x(z_0) = 0, soit :
On en déduit deux positions symétriques par rapport au plan médian :
Dans l'hypothèse où la longueur de glissement est très petite devant la hauteur du canal (L_g \ll h), le terme 4L_g / h \ll 1. On effectue un développement limité à l'ordre 1 :
La valeur absolue de la position z_0 devient donc :
ce qui conduit immédiatement à la relation attendue :
Les parois réelles du canal étant situées en z = \pm h/2, la cote théorique d'annulation |z_0| est strictement supérieure à h/2 : la vitesse du fluide ne s'annule pas à la paroi (il y a glissement), mais s'annulerait si l'on prolongeait fictivement le profil de vitesse parabolique à l'intérieur du solide sur une profondeur égale à L_g.
La grandeur L_g mesure donc la distance d'extrapolation fictive dans la paroi solide au bout de laquelle la vitesse s'annule, ce qui justifie son appellation de longueur de glissement.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Apprenez à formuler une interprétation physique précise de la longueur de glissement.
« Très rares sont les candidats qui parviennent à formuler une interprétation physique pertinente de la longueur de glissement. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Fluides visqueux
Notions : débit volumique
Exprimer le débit volumique à travers une section droite comprise entre les deux plans et de largeur selon .
Voir l'indiceIndice
Intégrer le profil de vitesse v_x(z) sur la hauteur du canal de -h/2 à +h/2, puis multiplier par la largeur transverse \ell.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le débit volumique D_v comme le flux du champ des vitesses \vec{v}(M) à travers une section droite orthogonale à l'écoulement.
- Intégrer sur la section rectangulaire de largeur \ell et de hauteur h en exploitant la parité du profil de vitesse v_x(z) obtenu à la question Q36.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du profil de vitesse v_x(z) sur la section rectangulaire de hauteur h et de largeur \ell.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le débit volumique D_v à travers une section droite S normale à \vec{u}_x, de largeur \ell selon l'axe (Oy) et s'étendant de z = -h/2 à z = +h/2, s'écrit :
D'après le résultat de la question Q36, le profil de vitesse est :
Comme la fonction v_x(z) est paire, l'intégrale s'exprime sous la forme :
Calculons séparément chacune des contributions :
En combinant ces deux termes et en multipliant par 2\ell, on obtient :
On peut factoriser cette expression sous la forme usuelle :
Résultat
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Prenez garde aux erreurs de calcul lors de l'intégration pour obtenir le débit volumique.
« L’expression du débit volumique est souvent correcte mais de nombreuses erreurs de calcul dans l’intégration. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : gradient de pression, perte de charge
Exprimer en fonction de et de la perte de charge imposée entre l'entrée () et la sortie () du canal.
Voir l'indiceIndice
Intégrer le gradient de pression horizontal uniforme \partial P/\partial x = -K sur la longueur L du microcanal entre les cotes x=0 et x=L.
Voir la réponse courteRéponse courte
Gradient de pression constant le long du canal, d'où la relation simple K = -\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}x} = \frac{\Delta P}{L}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le gradient de pression s'écrit :
où K est une constante positive. La pression P ne dépend que de la coordonnée axiale x. En intégrant cette relation différentielle entre l'entrée du canal (x = 0) et la sortie (x = L), on obtient :
La perte de charge entre l'entrée et la sortie étant définie positive par \Delta P = P(0) - P(L), il vient immédiatement :
On en déduit l'expression de la constante K :
Résultat
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Écrivez explicitement l'étape d'intégration, même si elle est immédiate.
« L’intégration est immédiate mais doit être écrite. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : résistance hydraulique, analogie électro-hydraulique
En déduire que . Donner l'expression de en fonction de , et des dimensions du canal. Justifier par une analogie électrique le nom de « résistance hydraulique » qu'on lui donne.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la relation de proportionnalité entre la différence de pression motrice \Delta P et le débit volumique D_v. Établir l'analogie avec la loi d'Ohm U = R I où \Delta P joue le rôle de la tension et D_v celui de l'intensité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de la résistance hydraulique R_h = \Delta P/D_v par analogie formelle avec la loi d'Ohm U = R I.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation obtenue à la question Q38, le débit volumique s'exprime par :
En injectant l'expression de K = \frac{\Delta P}{L} établie à la question Q39, il vient :
On en déduit immédiatement la relation linéaire entre la perte de charge \Delta P et le débit volumique D_v :
où la résistance hydraulique R_h s'exprime en fonction de la viscosité \eta, de la longueur de glissement L_g et des dimensions du canal (L, h, \ell) selon :
Cette relation présente une analogie directe avec la loi d'Ohm en régime continu, U = R I :
- la perte de charge (différence de pression) \Delta P = P(0) - P(L), force motrice de l'écoulement, joue le rôle de la tension électrique (différence de potentiel) U ;
- le débit volumique D_v (débit de matière liquide) joue le rôle de l'intensité du courant électrique I (débit de charges électriques) ;
- par identification, le facteur de proportionnalité R_h traduit l'opposition du conduit à l'écoulement sous l'effet des frottements visqueux, de même que la résistance électrique R traduit l'opposition d'un conducteur au passage du courant. C'est pourquoi on lui donne le nom de résistance hydraulique.
Résultat
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Appuyez-vous rigoureusement sur le débit volumique pour donner l'expression de la résistance hydraulique.
« L’analogie hydraulique/électrocinétique a bien été comprise mais l’expression correcte de la résistance hydraulique a rarement été donnée, s’appuyant sur l’expression du débit volumique. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : résistance hydraulique, glissement à la paroi
En considérant que , calculer le rapport où désigne la résistance hydraulique en l'absence de glissement (). Conclure.
Voir l'indiceIndice
Former le quotient des résistances hydrauliques et évaluer la réduction relative de résistance obtenue grâce au glissement partiel permis par la texturation superhydrophobe.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport des résistances hydrauliques R_h / R_{h,ng} à l'aide de l'expression établie à la question Q40.
- Réaliser l'application numérique pour la valeur donnée L_g/h = 0{,}5.
- Conclure quant au bénéfice pratique du glissement induit par la superhydrophobie en microfluidique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation du rapport R_h/R_{h,ng} montrant que le glissement réduit notablement la perte de charge dans le canal.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q40, la résistance hydraulique du canal avec glissement s'écrit :
En l'absence de glissement à la paroi (L_g = 0), cette résistance devient :
Le rapport des résistances hydrauliques s'en déduit directement :
Pour un rapport L_g / h = 0{,}5, l'application numérique donne :
Conclusion : La présence d'un glissement à la paroi divise par 4 la résistance hydraulique du microcanal (diminution de 75\,\%) :
- À perte de charge \Delta P fixée, le débit volumique D_v transporté est multiplié par un facteur 4 ;
- Réciproquement, pour assurer un débit volumique donné, la surpression à fournir par la pompe ainsi que la puissance dissipée par viscosité \mathcal{P}_{\text{diss}} = \Delta P \cdot D_v = R_h D_v^2 sont divisées par 4.
La texturation superhydrophobe des surfaces, inspirée des propriétés de la feuille de lotus, permet donc de s'affranchir considérablement de la forte résistance à l'écoulement inhérente à la miniaturisation des canaux (liée à la dépendance en h^{-3}).
Résultat
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Question peu aboutie suite aux erreurs antérieures ; pensez à souligner l'intérêt de l'hydrophobie des parois.
« Très rarement aboutie en raison des erreurs de calcul dans les questions précédentes. Quelques candidats ont toutefois bien perçu l’intérêt de l’hydrophobie des parois pour faciliter l’écoulement. »
Source : rapport du jury CCINP 2021
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique PC 2021 ?
Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique (26 % des questions, partie II), Fluides visqueux (22 %), Dipôles électrique et magnétique (18 %, partie I) et Interférences par division d'amplitude (16 %). Plus ponctuellement : Statique des fluides, Cinématique et dynamique du point, Rayonnement thermique, Cinématique des fluides, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques…
Peut-on travailler le sujet CCINP Physique PC 2021 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique PC 2021 ?
Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h 30).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique PC 2021 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique PC 2021 ?
Questions de cours : Q1 (moment dipolaire), Q4 (couple électrostatique), Q10 (densité de flux thermique), Q11 (loi de fourier), Q13 (résistance thermique cylindrique), Q15 (premier principe de la thermodynamique), Q16 (association de résistances thermiques), Q23 (relation fondamentale de la statique des fluides)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (potentiel dipolaire), Q12 (bilan thermique), Q17 (loi de newton), Q33 (nombre de reynolds) et Q38 (débit volumique).
Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique PC 2021 ?
Le sujet CCINP Physique PC 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet CCINP Physique PC 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le rapport qualifie le sujet de difficulté très raisonnable et de longueur raisonnable, la majorité des candidats l'ayant abordé dans son ensemble. Moyenne : 10,01/20 (écart-type 3,45, 4 367 présents).
Pourquoi l'ordre d'interférences décroît-il avec le rayon en Q30 ?
Parce que l'épaisseur de la goutte décroît du centre vers les bords. Contrairement aux anneaux de Newton usuels, la différence de marche \delta(r) = 2 n_\ell e(r) est maximale en r=0. L'ordre d'interférences diminue donc lorsque le rayon augmente, ce qui donne p(r_m) = p_0 - m + 1.
Pourquoi la loi de Laplace comporte-t-elle un facteur 4 en Q24 ?
Parce que la bulle de savon possède deux interfaces liquide-air, une interne et une externe. Chacune imposant une discontinuité de pression de 2\gamma/R, la surpression totale entre l'intérieur et l'extérieur vaut \Delta P = 4\gamma/R.
Quelle est l'interprétation physique de la longueur de glissement en Q37 ?
C'est la distance fictive au-delà de la paroi où la vitesse extrapolée s'annulerait. Elle quantifie l'importance du glissement : plus L_g est grande devant la hauteur h du canal, plus le frottement visqueux à la paroi est réduit.
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