Centrale Mathématiques 1 TSI 2009Sujet et corrigé
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Calculatrices autorisées
Partie I - Développement limité d'une intégrale
On considère la fonction d'une variable réelle
f : x ↦ x∫_0^x(e^t)/(1 + t) dt .
I.A -
I.A.1) Déterminer avec soin l'ensemble de définition def .
I.A.2) Étudier les variations def sur cet ensemble.
I.A.3) Après avoir minoréf(x) sur l'intervalle ] - 1,0 ], déterminer la limite de
f(x) lorsque
x tend vers -1 par valeurs supérieures.
I.A.4) Étudier la branche infinie au voisinage de+ ∞ de la courbe représentant
f .
I.B - Soientn ∈ ℕ^∗ et, pour tout entier relatif
k tel que
k > − n , les réels
x_k = k/n .
I.B.1) Pour toutk ∈ ℕ^∗ , on pose :
y_k = k/n(1/(2n) + (∑_(i = 1)^(k − 1)(e^(i/n))/(n + i)) + (e^(k/n))/(2(n + k))) .
I.A -
I.A.1) Déterminer avec soin l'ensemble de définition de
I.A.2) Étudier les variations de
I.A.3) Après avoir minoré
I.A.4) Étudier la branche infinie au voisinage de
I.B - Soient
I.B.1) Pour tout
Montrer que
y_k est une approximation de
f(x_k) , en indiquant le principe de cette approximation (méthode des trapèzes). Il n'est pas demandé d'établir une majoration de l'erreur commise.
I.B.2) Établir une formule donnant, selon le même procédé, une approximation def(x_k) lorsque
− n < k < 0 . On notera encore
y_k cette approximation.
I.B.3) Les entiersn et
m strictement positif étant préalablement fixés, écrire en utilisant la syntaxe de Maple ou de Mathematica une suite d'instructions calculant les
y_k pour
− n < k ⩽ m .
Les instructions écrites devront minimiser le temps de calcul (en évitant les calculs répétés).
I.B.4) Lorsquen = 4 et
m = 8 , calculer effectivement les
y_k et construire la représentation graphique de
f sur
] − 1, 2] . On admettra que les approximations
f(x_k) ≃ y_k résultant de ce choix de
n sont suffisamment précises sur cet intervalle.
I.C -
I.C.1) Montrer qu'il existe une suite réelle(λ_k)_(k ∈ ℕ) telle que, pour tout
n ∈ ℕ :
f(x) = _(x → 0)∑_(k = 0)^n λ_k x^k + o(x^n) .
I.C.2) Calculer ce développement limité pourn = 5 .
I.C.3) Pourn ⩾ 2 , exprimer
λ_n en fonction de
n sous forme d'une somme.
I.C.4) Établir, pour toutn ⩾ 1 , une expression de
λ_(n + 1) en fonction de
n et
λ_n .
I.C.5) Écrire, en utilisant la syntaxe de Maple ou de Mathematica, une suite d'instructions calculant, à partir d'une valeur entièren ⩾ 2 donnée, la partie régulière du développement limité d'ordre
n de
f(x) en 0 .
I.B.2) Établir une formule donnant, selon le même procédé, une approximation de
I.B.3) Les entiers
Les instructions écrites devront minimiser le temps de calcul (en évitant les calculs répétés).
I.B.4) Lorsque
I.C -
I.C.1) Montrer qu'il existe une suite réelle
I.C.2) Calculer ce développement limité pour
I.C.3) Pour
I.C.4) Établir, pour tout
I.C.5) Écrire, en utilisant la syntaxe de Maple ou de Mathematica, une suite d'instructions calculant, à partir d'une valeur entière
Les instructions devront calculer ce développement à l'aide des résultats obtenus ci-dessus sur les
λ_n , sans recourir aux fonctions prédéfinies du logiciel concernant la dérivation ou les développements limités et en optimisant le temps de calcul.
Partie II - Une équation différentielle d'ordre 1
On considère l'équation différentielle :
On note
φ la solution de cette équation sur l'intervalle
] − 1, + ∞[ vérifiant
φ(0) = 1 .
II.A -
II.A.1) Justifier a priori (c'est-à-dire sans calcul) l'existence et l'unicité deφ .
II.A.2) Calculer explicitementφ(x) .
II.B - Pour montrer queφ est développable en série entière au voisinage de 0 , on suppose d'abord qu'il existe une suite réelle
(a_n)_(n ∈ ℕ) et un intervalle ouvert
I contenant 0 , tels que :
II.A -
II.A.1) Justifier a priori (c'est-à-dire sans calcul) l'existence et l'unicité de
II.A.2) Calculer explicitement
II.B - Pour montrer que
II.B.1) Montrer, à l'aide de l'équation différentielle
(1 + x)y^′ = xy , que la suite
(a_n)_(n ∈ ℕ) vérifie nécessairement, pour
n ⩾ 1 , une relation de récurrence entre
a_(n + 1) ,
a_n et
a_(n − 1) que l'on explicitera, et préciser les valeurs numériques de
a_0 et
a_1 .
II.B.2) Montrer que cette relation et les valeurs dea_0 et
a_1 définissent une unique suite
(a_n)_(n ∈ ℕ) et que cette suite est bornée.
II.B.3) En déduire queφ est bien développable en série entière au voisinage de 0 .
II.B.4) Montrer que pour|x| > 1 , la série
∑a_n x^n est divergente et en déduire le rayon de convergence de cette série entière.
II.C - À partir de la suite(a_n)_(n ∈ ℕ) définie au II.B.2), on pose pour tout
n ⩾ 1 :
II.B.2) Montrer que cette relation et les valeurs de
II.B.3) En déduire que
II.B.4) Montrer que pour
II.C - À partir de la suite
II.C.1) Établir une relation entre
b_n, b_(n + 1) et
n , puis calculer, pour tout
n ⩾ 1, b_n en fonction de
n .
II.C.2) En déduire, sous forme d'une somme, une expression dea_n en fonction de
n , pour tout
n ⩾ 2 .
II.C.3) Si la suite(λ_n)_(n ∈ ℕ) est celle définie au I.C.1), démontrer la relation :
II.C.2) En déduire, sous forme d'une somme, une expression de
II.C.3) Si la suite
II.D - On note
E l'ensemble des suites réelles
(u_n)_(n ∈ ℕ) telles que :
II.D.1) Écrire selon la syntaxe de Maple ou de Mathematica une fonction ou une procédure calculant, à partir de
n ∈ ℕ , la valeur de
u_n lorsque
u_0 et
u_1 sont donnés.
II.D.2) Montrer queE , muni des opérations usuelles sur les suites réelles, forme un espace vectoriel réel.
II.D.3) À l'aide de l'application deE vers
ℝ^2 définie par :
(u_n)_(n ∈ ℕ) ↦ (u_0, u_1) , démontrer que
E est un plan vectoriel.
II.D.4) Déterminer l'ensemble des suites géométriques contenues dansE .
II.D.5) En utilisant la suite(a_n)_(n ∈ ℕ) définie au II.B.2), déterminer une base de
E et en déduire, pour toute suite
(u_n)_(n ∈ ℕ) appartenant à
E , une expression de
u_n en fonction de
u_0, u_1 et
n ∈ ℕ .
II.D.2) Montrer que
II.D.3) À l'aide de l'application de
II.D.4) Déterminer l'ensemble des suites géométriques contenues dans
II.D.5) En utilisant la suite
Partie III - Une équation différentielle d'ordre 2
On considère l'équation différentielle suivante :
III.A - Solutions polynomiales
III.A.1) Montrer que, si l'équation (ℰ ) admet une solution polynomiale non nulle, celle-ci est de degré 1 .
III.A.2) Déterminer toutes les solutions polynomiales de (ℰ ).
III.B - Résolution de l'équation différentielle
III.B.1) À l'aide d'une des solutions trouvées au III.A.2), montrer que la résolution de(ℰ) sur
ℝ^∗ se ramène à la résolution de l'équation différentielle
(1 + x)y^′ = xy étudiée dans la partie II.
III.B.2) En déduire, à l'aide de la fonctionf de la partie I , une expression de la solution générale de (
ℰ ) sur chacun des intervalles
] − 1, 0[ et
]0, + ∞[ .
III.B.3) Déterminer toutes les solutions de l'équation(ℰ) sur l'intervalle
] − 1, + ∞[ . L'équation (
ℰ ) admet-elle des solutions sur
ℝ et, si oui, lesquelles?
III.C - Solutions sur l'intervalle ] -1, + ∞ [
III.C.1) Quel est, selon les valeurs deα ∈ ℝ , le nombre des solutions de (
ℰ ) sur l'intervalle]
− 1, + ∞ [ vérifiant :
y(0) = α ?
III.C.2) Établir que, pour tout(β, γ) ∈ ℝ^2 , il existe une et une seule solution de
(ℰ) sur
] − 1, + ∞[ vérifiant les conditions suivantes :
y^′(0) = β et
y^(′′)(0) = γ .
∙∙ FIN •••
III.A.1) Montrer que, si l'équation (
III.A.2) Déterminer toutes les solutions polynomiales de (
III.B - Résolution de l'équation différentielle
III.B.1) À l'aide d'une des solutions trouvées au III.A.2), montrer que la résolution de
III.B.2) En déduire, à l'aide de la fonction
III.B.3) Déterminer toutes les solutions de l'équation
III.C - Solutions sur l'intervalle ] -
III.C.1) Quel est, selon les valeurs de
III.C.2) Établir que, pour tout
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