Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 PSI 2020 (page 2/3 : Parties II et III)
Étude simplifiée du vol d'un Airbus A320
- 45 questions corrigées
- Difficulté estimée : classique (1,6 / 4)
- Faisable en Sup (en PCSI, MPSI et PTSI : 23 questions sur 45, parties I.A et I.C)
- Vérifié question par question
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Partie II : Turboréacteur double corps, avec soufflante, à flux séparés
Question 17
Difficulté estimée 3 sur 4 : ExigeantNotions : enthalpie de réaction, température de flamme
On modélise le kérosène par le décane . En s'appuyant sur une modélisation qui sera justifiée, exprimer puis évaluer l'élévation maximale de température lors de la combustion d'une mole de décane en présence de la quantité juste suffisante d'air. Les produits obtenus sont du dioxyde de carbone et de l'eau.
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Écrire l'équation de combustion stœchiométrique du décane dans l'air, puis appliquer le premier principe à pression constante dans l'hypothèse d'une flamme adiabatique.
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- Écrire l'équation de la réaction de combustion complète d'une mole de décane et en déduire la quantité de dioxygène ainsi que celle de diazote apportée par l'air stœchiométrique.
- Justifier la modélisation thermodynamique permettant d'atteindre l'élévation de température maximale (combustion adiabatique et isobare).
- Calculer l'enthalpie standard de combustion \Delta_r H^\circ à l'aide de la loi de Hess, puis exprimer \Delta T_{\max} à partir du bilan enthalpique \Delta H = 0.
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L'équation de combustion complète d'une mole de décane liquide s'écrit :
L'air contenant 20\,\% de \mathrm{O}_2 et 80\,\% de \mathrm{N}_2, chaque mole de dioxygène est accompagnée de n(\mathrm{N}_2) / n(\mathrm{O}_2) = 80/20 = 4\text{ moles} de diazote inerte. Pour une mole de décane, la quantité d'air juste suffisante apporte donc :
Modélisation retenue :
- La chambre de combustion est à pression constante (« chambre supposée isobare ») : la chaleur reçue par le système fermé constitué des réactifs est Q_p = \Delta H.
- L'élévation de température est maximale lorsque les pertes thermiques vers l'extérieur sont négligées : la transformation est modélisée comme adiabatique (Q_p = 0), conduisant à la température adiabatique de flamme.
- On suppose les capacités thermiques molaires indépendantes de la température et on néglige les phénomènes de dissociation thermique à haute température.
Par conservation de l'enthalpie (\Delta H = 0), on décompose la transformation en deux étapes fictives à partir de la température initiale T_0 = 298\text{ K} :
- Réaction totale à T_0 : \Delta H_1 = 1\text{ mol} \times \Delta_r H^\circ(T_0) ;
- Échauffement des produits gazeux (\mathrm{CO}_2, \mathrm{H}_2\mathrm{O} et \mathrm{N}_2) de T_0 à T_f : \Delta H_2 = C_{p,\text{prod}} \, (T_f - T_0) = C_{p,\text{prod}} \, \Delta T_{\max}.
Le bilan enthalpique donne :
D'après la loi de Hess :
La capacité thermique du mélange réactionnel final vaut :
On en déduit l'élévation maximale de température :
Résultat
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Soigner la rédaction thermodynamique et arrondir le résultat à deux chiffres significatifs compte tenu des approximations.
« Question classique pour laquelle le jury attend une rédaction soignée : équation de réaction bien écrite, tableau d’avancement construit, justification de ΔH= 0 pour le milieu réactionnel et expression littérale correcte de la capacité thermique du système en fin de réaction. »
« La valeur de l’élévation maximale de température ne peut être donnée avec quatre chiffres significatifs au regard des approximations effectuées. 2476 K doit donc être écrit 2,5 × 103 K. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : loi de laplace, transformation isentropique
Établir l'expression de la pression en fonction de , , et du coefficient isentropique de l'air .
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Utiliser la loi de Laplace pour un gaz parfait sous forme T P^{(1-\gamma)/\gamma} = \text{Cte} lors d'une évolution isentropique.
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- Identifier la transformation subie par le fluide : dans la soufflante, le compresseur, la turbine ou la tuyère, l'écoulement est modélisé comme adiabatique et réversible, donc isentropique.
- Établir la relation de Laplace liant température et pression pour un gaz parfait à capacités thermiques constantes (ds = 0).
- Exprimer la relation demandée (l'énoncé comporte une coquille évidente, demandant P_j en fonction de T_i, P_j, P_i : il s'agit d'exprimer la température T_j en fonction de T_i, P_i, P_j, ou réciproquement P_j en fonction de T_j, T_i, P_i).
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L'air est modélisé par un gaz parfait de coefficient isentropique \gamma constant. D'après le texte, les évolutions dans la soufflante, le compresseur, la turbine et les tuyères sont supposées adiabatiques et réversibles, donc isentropiques.
L'identité thermodynamique appliquée à l'entropie massique s d'un gaz parfait s'écrit :
avec r = c_p - c_v = c_p \left(1 - \frac{1}{\gamma}\right) = c_p \frac{\gamma - 1}{\gamma}.
Pour une transformation isentropique (\mathrm{d}s = 0), il vient :
Ce qui conduit à la loi de Laplace sous forme température-pression :
L'énoncé comportant une coquille dans l'énoncé de la question (« exprimer la pression P_j en fonction de T_i, P_j, P_i et \gamma »), on fournit les deux formes équivalentes :
l'expression de la température finale T_j, directement utile aux questions suivantes :
\boxed{T_j = T_i \left(\frac{P_j}{P_i}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}}l'expression de la pression P_j en fonction de T_i, T_j, P_i et \gamma :
\boxed{P_j = P_i \left(\frac{T_j}{T_i}\right)^{\frac{\gamma}{\gamma - 1}}}
Résultat
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Énoncer rigoureusement l'ensemble des conditions d'application de la loi de Laplace.
« Toutes les conditions d’application de la loi de Laplace doivent être rédigées. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question 19
Difficulté estimée 3 sur 4 : ExigeantNotions : premier principe, turboréacteur
En exploitant le couplage mécanique entre turbine, compresseur et soufflante, établir les expressions littérales et les valeurs numériques des températures , , et de la pression en sortie de turbine.
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Exprimer les puissances mécaniques échangées sur l'arbre commun et traduire le bilan de puissance nul entre turbine, compresseur et soufflante.
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- Déterminer les températures T_2 et T_3 en appliquant la relation isentropique établie à la question précédente aux compressions de la soufflante et du compresseur.
- Exprimer le bilan de puissance mécanique sur l'arbre commun reliant la turbine, le compresseur et la soufflante en tenant compte des débits respectifs traversant chaque organe.
- En déduire T_5 puis calculer la pression P_5 à l'aide de la loi isentropique dans la turbine (avec P_4 = P_3).
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1. Températures T_2 et T_3 :
L'écoulement étant isentropique et l'énergie cinétique négligée dans la soufflante (1 \to 2) et dans le compresseur (2 \to 3), la loi établie en Q18 donne :
Applications numériques, avec T_1 = 288\text{ K}, \frac{\gamma-1}{\gamma} = \frac{0{,}4}{1{,}4} = \frac{2}{7}, \frac{P_2}{P_1} = 2 et \frac{P_3}{P_2} = 13 (soit \frac{P_3}{P_1} = 26) :
2. Température T_5 en sortie de turbine :
Les énergies cinétiques étant négligées, le travail massique utile reçu par le gaz s'écrit w_{i \to j} = C_{p\text{ mass}}(T_j - T_i). Les puissances échangées par les fluides avec les différents organes mobiles en régime stationnaire s'écrivent :
Soufflante (traversée par le débit total D_m = D_{m1} + D_{m2} = D_{m1}(1 + \beta)) :
\mathcal{P}_{\text{souff}} = D_m \, w_{1 \to 2} = D_{m1}(1 + \beta) C_{p\text{ mass}}(T_2 - T_1)Compresseur (traversé par le flux primaire D_{m1}) :
\mathcal{P}_{\text{comp}} = D_{m1} \, w_{2 \to 3} = D_{m1} C_{p\text{ mass}}(T_3 - T_2)Turbine (traversée par le flux primaire D_{m1}) :
\mathcal{P}_{\text{turb}} = D_{m1} \, w_{4 \to 5} = D_{m1} C_{p\text{ mass}}(T_5 - T_4) < 0
L'arbre étant supposé sans pertes mécaniques, le couplage mécanique impose \mathcal{P}_{\text{turb}} + \mathcal{P}_{\text{comp}} + \mathcal{P}_{\text{souff}} = 0, soit :
En simplifiant par D_{m1} C_{p\text{ mass}}, on obtient :
Application numérique avec T_4 = 1450\text{ K} et \beta = 5{,}7 :
3. Pression P_5 en sortie de turbine :
La détente 4 \to 5 dans la turbine est isentropique. La chambre de combustion étant isobare, P_4 = P_3 = 26\text{ bar}. D'après la relation isentropique :
Application numérique avec \frac{\gamma}{\gamma-1} = 3{,}5 et P_3 = 26\text{ bar} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : détente dans une tuyère, relation de bernoulli
Établir l'expression littérale et la valeur numérique de , vitesse du gaz du flux chaud à la sortie de la tuyère.
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Appliquer le premier principe pour un écoulement stationnaire dans la tuyère primaire adiabatique entre les états 5 et 6 en supposant la vitesse en 5 négligeable.
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- Appliquer l'expression du travail massique utile fournie par l'énoncé entre les états 5 (entrée de la tuyère) et 6 (sortie), en tenant compte de l'absence de pièces mobiles (w_{5\to 6} = 0) et de l'hypothèse d'une vitesse amont négligeable (c_5 \approx 0).
- Déterminer la température T_6 à l'aide de la loi de Laplace pour la détente isentropique dans la tuyère, puis effectuer l'application numérique.
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D'après l'énoncé, le travail massique utile échangé par le fluide entre les états 5 et 6 s'écrit :
La tuyère est un conduit fixe ne comportant aucune pièce mobile en mouvement, d'où w_{5\to 6} = 0. De plus, la vitesse du gaz en entrée est supposée nulle (c_5 = 0). On en déduit :
La détente 5 \to 6 étant adiabatique et réversible pour un gaz parfait, la relation isentropique établie en Q18 s'applique :
En injectant cette relation, on obtient l'expression littérale de la vitesse d'éjection :
Application numérique : Avec P_6 = 1\text{ bar}, P_5 \approx 1{,}56\text{ bar} et T_5 \approx 648\text{ K} (obtenus en Q19) :
Avec C_{p\,\text{mass}} = 1{,}0 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : détente dans une tuyère, premier principe
Établir également l'expression littérale et la valeur numérique de , vitesse du gaz du flux froid à la sortie de la tuyère.
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Conduire un raisonnement analogue pour le flux secondaire se détendant dans sa tuyère entre les états 2 et 7.
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- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire à la traversée de la tuyère secondaire (transformation adiabatique sans parties mobiles, donc w_{2\to 7} = 0, avec vitesse en amont négligée c_2 \approx 0).
- Exprimer la température de sortie T_7 à l'aide de la loi de Laplace pour une détente isentropique d'un gaz parfait entre les pressions P_2 et P_7 = P_1.
- En déduire l'expression littérale de c_7, puis calculer sa valeur numérique.
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Le flux secondaire subit entre l'état 2 (sortie de la soufflante à la pression P_2 et à vitesse négligeable devant c_7, soit c_2 \approx 0) et l'état 7 (sortie de la tuyère secondaire à la pression P_7 = 1\text{ bar} = P_1) une détente adiabatique et réversible sans échange de travail utile avec l'extérieur (w_{2\to 7} = 0).
D'après le premier principe de la thermodynamique pour un écoulement stationnaire fourni par l'énoncé :
Comme c_2 \approx 0, la vitesse d'éjection s'écrit :
L'évolution étant isentropique pour l'air assimilé à un gaz parfait de rapport des capacités thermiques \gamma, la température T_7 vérifie la relation établie à la question Q18 :
Comme P_7 = P_1, et compte tenu de l'expression de T_2 = T_1 \left(\frac{P_2}{P_1}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}} obtenue à la question Q19, on constate que :
La détente isentropique ramène ainsi l'air à sa température initiale d'admission T_1 = 288\text{ K}.
En reportant cette relation, l'expression de la vitesse d'éjection du flux secondaire devient :
Application numérique : Avec C_{p\,\text{mass}} = 1{,}0 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, T_1 = 288\text{ K} et T_2 \approx 351{,}1\text{ K} :
Soit, avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : bilan de quantité de mouvement, poussée d'un réacteur
Par un bilan de quantité de mouvement sur une surface de contrôle judicieusement choisie, justifier que les poussées produites par les tuyères relatives au flux chaud et froid sont respectivement données par : et .
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Appliquer le théorème d'Euler pour la quantité de mouvement à un volume de contrôle fixe entourant le turboréacteur en tenant compte des vitesses nulles à l'aspiration au banc d'essai.
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- Définir le système ouvert constitué du volume de contrôle associé au flux étudié (chaud ou froid) entre l'entrée au repos et la sortie de tuyère adaptée.
- Appliquer le théorème de la quantité de mouvement (bilan d'Euler en régime stationnaire) au fluide contenu dans la surface de contrôle.
- Relier la force exercée par les parois sur le fluide à la poussée via la troisième loi de Newton.
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Considérons le turboréacteur fixé sur son banc d'essai au sol dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
Pour le flux chaud (débit massique D_{m1}), choisissons une surface de contrôle fixe \Sigma_c délimitant un volume de contrôle \mathcal{V}_c qui englobe l'écoulement primaire depuis l'air ambiant au repos en amont (où la vitesse est nulle c_{\text{amont}} \approx 0 et la pression P_{\text{amont}} = P_1 = 1\text{ bar}) jusqu'au plan de sortie de la tuyère primaire (section S_6).
- En sortie de tuyère, le gaz est éjecté à la vitesse \vec{c}_6 = -c_6\,\vec{e}_x (l'axe (Ox) étant orienté vers l'avant de l'aéronef).
- La détente est complète dans la tuyère, la pression de sortie étant égale à la pression ambiante : P_6 = P_1 = 1\text{ bar}.
En régime stationnaire, le bilan de quantité de mouvement pour le système ouvert contenu dans \mathcal{V}_c (par exemple via la méthode du système fermé coïncident entre t et t+\mathrm{d}t) s'écrit :
soit, en divisant par \mathrm{d}t :
où \vec{R}_{\text{paroi}\to\text{fluide}} désigne la résultante des actions de contact exercées par les parois internes de la tuyère et du réacteur sur le fluide primaire.
La pression régnant tout autour de la surface de contrôle \Sigma_c (y compris sur la section de sortie S_6 où P_6 = P_1) étant uniforme et égale à la pression ambiante P_1, l'intégrale des forces de pression sur la surface fermée \Sigma_c est rigoureusement nulle :
Comme l'air est initialement au repos sur le banc fixe (\vec{c}_{\text{amont}} = \vec{0}), il vient :
D'après le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force de poussée \vec{F}_c exercée par le fluide chaud sur la tuyère et le moteur est dirigée vers l'avant :
Son intensité scalaire est donc :
Un raisonnement strictement identique appliqué au flux froid (débit massique D_{m2}, vitesse d'éjection \vec{c}_7 = -c_7\,\vec{e}_x, pression de sortie adaptée P_7 = P_1 = 1\text{ bar}) conduit à :
Résultat
Question 23
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : turboréacteur double flux, débit massique
Exprimer la poussée du turboréacteur complet uniquement en fonction de , des vitesses d'éjection et et du facteur de by-pass.
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Exprimer les débits primaire D_{m1} et secondaire D_{m2} en fonction du débit global D_m et du taux de dilution \beta = D_{m2}/D_{m1}.
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La poussée totale F délivrée par le turboréacteur est la somme des poussées exercées par le flux chaud (tuyère primaire) et par le flux froid (tuyère secondaire), établies à la question précédente Q22 :
Par définition du taux de dilution \beta = \frac{D_{m2}}{D_{m1}} et du débit massique total D_m = D_{m1} + D_{m2}, on a :
ce qui permet d'exprimer les deux débits massiques en fonction de D_m et \beta :
En injectant ces expressions dans celle de la poussée totale, on obtient :
Résultat
Question 24
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : poussée spécifique, turboréacteur
En déduire l'expression et la valeur numérique de la poussée par unité de débit massique , dite poussée spécifique du turboréacteur, notée .
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Calculer le rapport F_s = F/D_m à partir des vitesses d'éjection c_6, c_7 et de la proportion massique de chaque flux.
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- Utiliser la définition de la poussée spécifique F_s = \dfrac{F}{D_m} en reprenant l'expression de la poussée totale F établie à la question Q23.
- Effectuer l'application numérique avec les valeurs de c_6, c_7 et \beta, et préciser l'unité adaptée (\text{N}\cdot\text{s}\cdot\text{kg}^{-1} ou \text{m}\cdot\text{s}^{-1}).
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Par définition, la poussée spécifique F_s est le rapport de la poussée totale F sur le débit massique total D_m :
D'après le résultat de la question Q23 :
On en déduit immédiatement l'expression littérale de F_s :
Application numérique : Avec les valeurs obtenues aux questions Q20 et Q21 :
- c_6 \approx 391\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- c_7 \approx 355\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- \beta = 5{,}7.
Résultat
Question 25
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : turboréacteur double flux
Quel est le pourcentage de la poussée assurée par le flux chaud ?
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Rapporter la composante de poussée F_c = D_{m1} c_6 à la poussée totale développée.
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D'après les questions Q22 et Q23, la poussée totale F est la somme des poussées des flux chaud F_c et froid F_f :
La proportion de la poussée totale assurée par le flux chaud, notée \Pi_c, s'exprime donc par :
Avec les valeurs obtenues aux questions Q20 et Q21 :
- c_6 \approx 391\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- c_7 \approx 355\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- \beta = 5{,}7.
Résultat
Question 26
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : débit massique, poussée d'un réacteur
Lors d'un essai au sol sur banc fixe, le turboréacteur délivre une poussée de . Quel débit massique doit alors assurer la soufflante ?
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Utiliser directement la poussée spécifique calculée à la question précédente via D_m = F/F_s.
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- Relier la poussée F au débit massique total D_m traversant la soufflante à l'aide de la poussée spécifique F_s établie à la question Q24.
- Effectuer l'application numérique avec la valeur de poussée imposée lors de l'essai.
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Par définition de la poussée spécifique F_s introduite à la question Q24, la poussée délivrée par le turboréacteur s'écrit :
Le débit massique total D_m traversant la soufflante s'en déduit directement :
Application numérique : Avec F = 20\text{ kN} = 2{,}0 \times 10^4\text{ N} et F_s \approx 360{,}5\text{ N}\cdot\text{s}\cdot\text{kg}^{-1} (d'après Q24) :
Résultat
Question 27
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : poussée d'un réacteur, vitesse d'entrée
Ce débit massique permet-il d'obtenir la même valeur de la poussée en vol de croisière ? Justifier qualitativement.
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Prendre en compte le fait qu'en vol l'air pénètre dans le réacteur avec une vitesse amont non nulle (vitesse de croisière), ce qui introduit une traînée de captation.
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- Comparer les conditions d'entrée de l'air dans le turboréacteur entre l'essai au sol (air au repos en amont) et le vol de croisière (air entrant à la vitesse relative v_0).
- Exprimer qualitativement la poussée nette en vol à partir du bilan de quantité de mouvement pour identifier l'influence de la vitesse de vol sur la poussée spécifique.
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Non, ce débit massique ne permet pas d'obtenir la même valeur de poussée en vol de croisière.
Lors du test au banc d'essai fixe, l'air est aspiré avec une vitesse amont quasi nulle (c_{\text{entrée}} \approx 0), de sorte que la poussée est simplement le débit de quantité de mouvement éjecté :
En vol de croisière à la vitesse v_0, dans le référentiel lié à l'avion, l'air pénètre dans le réacteur à la vitesse c_{\text{entrée}} = v_0 (de l'ordre de 200\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} d'après la question Q3). Le théorème de la quantité de mouvement appliqué au fluide traversant le moteur conduit alors à une poussée nette :
Le terme soustractif D_m v_0, appelé « traînée de captation » (ou traînée d'admission), traduit la quantité de mouvement que le réacteur doit fournir à l'air incident pour l'accélérer depuis sa vitesse amont jusqu'à sa vitesse d'éjection.
La vitesse v_0 \approx 200\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} n'étant pas du tout négligeable devant la poussée spécifique F_s \approx 360\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, la poussée spécifique nette en vol est réduite de plus de moitié par rapport à celle au banc fixe. Par conséquent, avec un même débit massique D_m = 56\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}, la poussée obtenue en vol serait nettement inférieure aux 20\text{ kN} développés au banc d'essai fixe.
Partie III : NOx et production de gaz à effet de serre
Question 28
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : enthalpie standard de réaction, loi de hess
Calculer l'enthalpie standard de réaction associée à la réaction (III.1). Commenter.
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Appliquer la loi de Hess à l'aide des enthalpies standard de formation fournies et commenter le caractère endothermique de la réaction.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi de Hess à la réaction (III.1) en utilisant les enthalpies standard de formation fournies dans les données.
- Analyser le signe de l'enthalpie standard de réaction et s'appuyer sur la loi de modération de Van 't Hoff pour expliquer la formation des \mathrm{NO}_x à haute température.
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L'équation de la réaction (III.1) s'écrit :
D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction à 298\text{ K} vaut :
\mathrm{N}_{2(\mathrm{g})} et \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} étant les corps simples dans leur état standard de référence à 298\text{ K}, leur enthalpie standard de formation est nulle : \Delta_f H^\circ(\mathrm{N}_{2(\mathrm{g})}) = 0 et \Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) = 0.
Avec la valeur du tableau de données \Delta_f H^\circ(\mathrm{NO}_{(\mathrm{g})}) = 90{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} :
Commentaires :
- L'enthalpie standard de réaction est positive (\Delta_r H^\circ > 0) : la réaction est fortement endothermique. La rupture de la très forte liaison triple \mathrm{N}\equiv\mathrm{N} et de la liaison double \mathrm{O}=\mathrm{O} coûte plus d'énergie que n'en rapporte la formation des deux liaisons \mathrm{N-O}.
D'après la relation de Van 't Hoff :
\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R T^2} > 0la constante d'équilibre standard K^\circ(T) est une fonction strictement croissante de la température.
- À température ambiante (298\text{ K}), K^\circ est extrêmement faible : l'air atmosphérique est thermodynamiquement stable et le monoxyde d'azote ne se forme pas spontanément.
- En revanche, aux températures très élevées régnant au cœur de la chambre de combustion (température de flamme supérieure à 1400\text{ K}), la constante K^\circ(T) augmente considérablement, ce qui favorise la formation thermique de monoxyde d'azote \mathrm{NO} (formation dite « \mathrm{NO}_x thermiques »).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : relation de van 't hoff, équilibre chimique
En se plaçant dans l'approximation d'Ellingham, évaluer la fraction molaire de monoxyde d'azote présente à l'équilibre dans de l'air chauffé à .
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Calculer l'enthalpie libre standard de réaction à 1450 K sous l'approximation d'Ellingham, en déduire K^\circ(T), puis relier K^\circ aux fractions molaires à l'équilibre.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'entropie standard de la réaction (III.1) à partir des grandeurs tabulées à 298\text{ K}.
- Calculer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(T) à T = 1450\text{ K} dans le cadre de l'approximation d'Ellingham, puis en déduire la constante d'équilibre K^\circ(T).
- Exprimer le quotient réactionnel à l'équilibre en fonction des fractions molaires et en déduire la fraction molaire x_{\mathrm{NO}} sachant que K^\circ \ll 1.
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L'équation de la réaction s'écrit :
1. Entropie standard de réaction : À 298\text{ K}, d'après la loi de Hess appliquée à l'entropie molaire standard :
2. Enthalpie libre standard et constante d'équilibre à T = 1450\text{ K} : Dans le cadre de l'approximation d'Ellingham, l'enthalpie standard \Delta_r H^\circ (calculée à la question Q28 : \Delta_r H^\circ = 180{,}8\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) et l'entropie standard \Delta_r S^\circ sont supposées indépendantes de la température. L'enthalpie libre standard de réaction à T = 1450\text{ K} vaut :
La constante d'équilibre associée à la température T = 1450\text{ K} est donnée par :
Numériquement :
3. Fraction molaire de \mathrm{NO} à l'équilibre : Tous les réactifs et produits étant gazeux et le nombre de moles de gaz étant conservé (\Delta \nu_g = 2 - 1 - 1 = 0), la constante d'équilibre s'exprime directement à l'aide des fractions molaires x_i :
Comme K^\circ \ll 1, l'avancement de la réaction est très faible : les fractions molaires du diazote et du dioxygène restent très proches de leur composition initiale dans l'air, soit x_{\mathrm{N}_2} \approx 0{,}80 et x_{\mathrm{O}_2} \approx 0{,}20. Il vient :
Soit, en effectuant l'application numérique :
Résultat
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Dresser un tableau d'avancement clair et ne pas confondre les fractions molaires initiales avec celles à l'équilibre.
« Un tableau d’avancement bien construit à partir de quantités initiales identifiées en diazote et dioxygène aurait évité des erreurs ou des réponses injustifiées. »
« Trop de candidats confondent les fractions molaires en diazote et dioxygène en début de réaction (respectivement égales à 0,8 et 0,2) avec celles à l’équilibre. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : facteur cinétique, loi d'arrhenius
Commenter le choix de la température retenue pour l'étude cinétique.
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Évaluer la valeur de \Delta_r G^\circ(400\text{ K}) pour vérifier que la réaction de formation de \mathrm{NO_2} est thermodynamiquement quasi-totale à cette température.
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Pour commenter le choix de la température T = 400\text{ K}, il convient d'analyser :
- L'aspect thermodynamique à partir de la fonction \Delta_r G^\circ(T) donnée par l'énoncé (sens d'évolution, constante d'équilibre et réversibilité de la réaction).
- La pertinence physique vis-à-vis des conditions de fonctionnement du moteur (température des gaz dans le panache d'échappement).
- L'aspect cinétique expérimental (vitesse mesurable, absence de réaction inverse).
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À la température de l'étude T = 400\text{ K}, l'enthalpie libre standard de la réaction (III.2) vaut :
La constante d'équilibre correspondante est alors :
Ce choix se justifie par plusieurs arguments complémentaires :
- Simplification cinétique (réaction quasi-totale) : La constante d'équilibre étant très grande devant 1, la réaction est thermodynamiquement quasi-totale dans le sens direct. La réaction inverse de dissociation de \mathrm{NO}_2 est ainsi négligeable, ce qui permet de mesurer directement la vitesse de la réaction directe sans interférence de l'équilibre chimique.
- Représentativité du panache d'échappement : Dans la chambre de combustion à T = 1450\text{ K}, \Delta_r G^\circ > 0 (la température d'inversion valant T_{\text{inv}} = \frac{114{,}4}{0{,}1462} \approx 782\text{ K}) : \mathrm{NO}_2 ne peut donc pas s'y former. En revanche, après détente dans la turbine et la tuyère (T_6 \approx 572\text{ K}, calculé à la question Q20) et lors du mélange avec l'air ambiant, les gaz d'échappement se refroidissent. Une température de 400\text{ K} (\approx 127\ ^\circ\mathrm{C}) est typique des gaz dans le panache en sortie de réacteur où l'oxydation de \mathrm{NO} en \mathrm{NO}_2 a lieu.
- Aspect expérimental : Cette température modérée assure une vitesse de réaction mesurable, ni trop lente (ce qui rallongerait l'expérience) ni trop rapide (ce qui empêcherait un suivi cinétique précis).
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Justifier le choix par la température d'éjection ou le compromis entre vitesse et rendement thermodynamique, sans invoquer le signe de l'enthalpie libre standard.
« Donner le signe de l’enthalpie libre standard de réaction ΔrG∘n’est pas un indicateur du sens d’avancement d’une réaction chimique. »
« Dans cette question, le jury attendait que les candidats relient la température choisie à la température en sortie du turboréacteur ou qu’ils évoquent un compromis entre vitesse de réaction élevée et bon rendement thermodynamique. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : ordre de réaction, constante de vitesse
Utiliser les résultats précédents pour proposer une loi de vitesse pour la réaction III.2. Déterminer la valeur numérique de la constante de vitesse à la température considérée. La forme obtenue pour la loi de vitesse était-elle prévisible ?
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Constater la dégénérescence de l'ordre grâce à l'excès de dioxygène, déduire l'ordre partiel par rapport à \mathrm{NO} des pentes des droites, puis relier l'ordonnée à l'origine à la constante de vitesse.
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- Identifier la méthode de dégénérescence de l'ordre en comparant les concentrations initiales [\mathrm{O}_2]_0 et [\mathrm{NO}]_0.
- Exprimer \ln(v) en fonction de \ln([\mathrm{NO}]) pour relier la pente et l'ordonnée à l'origine aux ordres partiels p et q.
- Déterminer la constante de vitesse k avec ses unités, puis discuter la prévisibilité de la loi de vitesse (règle de van 't Hoff versus mécanisme réactionnel).
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Dans les deux expériences, la concentration initiale en dioxygène est de l'ordre de 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} tandis que celle en monoxyde d'azote est de 10\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1} = 1{,}0 \times 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. Le dioxygène est donc en large excès ([\mathrm{O}_2]_0 \ge 200\,[\mathrm{NO}]_0), ce qui permet d'appliquer l'approximation de dégénérescence de l'ordre : [\mathrm{O}_2](t) \approx [\mathrm{O}_2]_0 = \text{Cte}.
En postulant une loi de vitesse avec ordres partiels p pour \mathrm{NO} et q pour \mathrm{O}_2 :
En passant au logarithme népérien :
1. Ordre partiel par rapport à \mathrm{NO} :
Les régressions linéaires de la figure 8 fournissent :
- Expérience 1 : pente p_1 = 1{,}9871 \approx 2 ;
- Expérience 2 : pente p_2 = 1{,}9979 \approx 2.
L'ordre partiel par rapport au monoxyde d'azote est donc un entier : \boxed{p = 2}.
2. Ordre partiel par rapport à \mathrm{O}_2 :
Les ordonnées à l'origine b_1 et b_2 s'identifient à \ln(k_{\text{app}}) :
Par différence :
L'ordre partiel par rapport au dioxygène est donc : \boxed{q = 1}.
La loi de vitesse s'écrit donc :
3. Détermination de la constante de vitesse k à 400\text{ K} :
Dans les coordonnées du graphique, v est mesurée en \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1} et [\mathrm{NO}] en \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}. Ainsi :
Convertissons k_{\text{app}} dans les unités usuelles (\text{L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}) :
Comme k = \frac{k_{\text{app,1}}}{[\mathrm{O}_2]_{0,1}} avec [\mathrm{O}_2]_{0,1} = 5{,}0 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :
En procédant de même avec l'expérience 2 (k_{\text{app,2}} = \mathrm{e}^{-4{,}723} \times \frac{10^6}{60} = 148{,}1\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}) :
En effectuant la moyenne des deux mesures :
4. Prévisibilité de la forme de la loi de vitesse :
La loi obtenue présente des ordres partiels identiques aux coefficients stœchiométriques de l'équation bilan (2 pour \mathrm{NO} et 1 pour \mathrm{O}_2), ce qui correspondrait formellement à la règle de van 't Hoff. Cependant :
- Pour une réaction bilan globale, la règle de van 't Hoff ne s'applique pas a priori ; la cinétique découle du mécanisme réactionnel microscopique (composé d'actes élémentaires).
- De plus, un acte élémentaire trimoléculaire (2\,\mathrm{NO} + \mathrm{O}_2 \to 2\,\mathrm{NO}_2) est hautement improbable en phase gazeuse en raison de la probabilité quasi nulle d'un choc simultané à trois corps.
Cette forme d'ordre 3 global n'était donc absolument pas prévisible a priori (elle s'explique en réalité par un mécanisme en deux étapes passant par le dimère (\mathrm{NO})_2 ou le radical \mathrm{NO}_3).
Résultat
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Question très sélective, réussie par seulement 5 % des candidats ayant su déterminer et argumenter les deux ordres partiels.
« Question très mal réussie. Seulement 5 % des candidats trouvent les deux ordres partiels par rapport aux réactifs en argumentant correctement. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question 32
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : schéma de lewis, radical libre
Proposer un schéma de Lewis pour la molécule de dioxyde d'azote .
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Comptabiliser le nombre d'électrons de valence (molécule radicalaire à 17 électrons) et proposer deux formes mésomères équivalentes avec l'électron célibataire sur l'azote.
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- Dénombrer le nombre total d'électrons de valence du système à partir de la configuration électronique des atomes d'azote et d'oxygène.
- Identifier que la molécule possède un nombre impair d'électrons (molécule radicalaire).
- Disposer l'atome le moins électronégatif au centre (l'azote) et répartir les doublets liants, non liants ainsi que l'électron célibataire en attribuant les charges formelles.
- Proposer les formes mésomères limites afin de rendre compte de la délocalisation électronique.
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L'azote (\mathrm{N}, Z=7) a pour configuration électronique de valence 2s^2 2p^3 (5 électrons de valence).
L'oxygène (\mathrm{O}, Z=8) a pour configuration électronique de valence 2s^2 2p^4 (6 électrons de valence).
Le nombre total d'électrons de valence de la molécule de dioxyde d'azote \mathrm{NO}_2 vaut :
Le nombre d'électrons étant impair, la molécule est nécessairement une espèce radicalaire comportant 8 doublets (liants ou non liants) et 1 électron célibataire.
L'atome d'azote, moins électronégatif que l'oxygène, constitue l'atome central. Dans la forme mésomère prépondérante, l'électron célibataire est situé sur l'atome d'azote :
- l'azote central forme une liaison double avec l'un des atomes d'oxygène et une liaison simple avec l'autre ;
- il porte l'électron célibataire, ce qui lui confère 1 + 2 + 1 = 4 électrons propres et donc une charge formelle positive +1 ;
- l'oxygène lié par simple liaison possède 3 doublets non liants et porte une charge formelle négative -1 ;
- l'oxygène lié par double liaison possède 2 doublets non liants et aucune charge formelle.
Par symétrie, la molécule est décrite par deux formes mésomères équivalentes :
Résultat
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Détailler le décompte des électrons de valence et respecter les doublets, l'électron célibataire, les charges formelles et la règle de l'octet.
« Le jury attend un décompte du nombre total d’électrons de valence. »
« Plusieurs schémas de Lewis ont été acceptés à condition de respecter les huit doublets d’électrons, l’électron célibataire, les charges formelles et le non dépassement de l’octet pour les éléments appartenant à la deuxième ligne de la classification périodique. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020
Question 33
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : énergie de liaison, enthalpie standard de formation
Évaluer l'énergie de liaison , aussi appelée enthalpie standard de dissociation, dans . Commenter la valeur trouvée.
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Relier la longueur d'onde seuil lue sur la courbe de rendement quantique à l'énergie de dissociation d'une mole de liaisons via la formule E = \mathcal{N}_A h c / \lambda.
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- Identifier la longueur d'onde seuil de photodissociation \lambda_{\text{seuil}} sur la figure 9, au-delà de laquelle l'énergie des photons incidents devient insuffisante pour rompre la liaison \mathrm{O-NO}.
- Exprimer et calculer l'énergie de dissociation molaire correspondante à l'aide de la relation d'Einstein-Planck : D = \mathcal{N}_A \frac{h c}{\lambda_{\text{seuil}}}.
- Comparer la valeur obtenue aux énergies de liaison données dans l'énoncé (E_{\mathrm{N-O}} et E_{\mathrm{N=O}}) en faisant le lien avec le caractère mésomère mis en évidence à la question Q32.
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La photodissociation du dioxyde d'azote s'écrit :
Cette réaction ne peut avoir lieu que si l'énergie apportée par un photon est au moins égale à l'énergie de dissociation d'une liaison \mathrm{ON} dans \mathrm{NO}_2 :
soit pour la longueur d'onde : \lambda \le \lambda_{\text{seuil}}.
Sur la figure 9, le rendement quantique primaire \Phi chute brutalement au voisinage de \lambda_{\text{seuil}} \approx 400\text{ nm} (la chute s'amorce vers 395\text{ nm} et \Phi s'annule vers 420\text{ nm}).
L'énergie molaire de dissociation (ou enthalpie standard de dissociation de cette liaison) est donc :
Application numérique avec \lambda_{\text{seuil}} = 400\text{ nm} :
Commentaire :
- D'après les données de l'énoncé, l'énergie d'une liaison simple vaut E(\mathrm{N-O}) = 210\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} et celle d'une liaison double E(\mathrm{N=O}) = 630\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}. La valeur trouvée (300\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) est comprise entre ces deux valeurs (210 < 300 < 630\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}), ce qui est parfaitement cohérent avec l'ordre de liaison intermédiaire de 1{,}5 déduit des formes mésomères établies à la question Q32.
- De plus, le seuil situé à 400\text{ nm} correspond à la limite entre le proche ultraviolet et le visible : la lumière solaire atteignant la troposphère est donc suffisamment énergétique pour induire cette dissociation et initier la photochimie de l'ozone troposphérique.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.