E3A Mathématiques 1 MP 2015Sujet et corrigé
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CONCOURS ARTS ET MÉTIERS ParisTech - ESTP - POLYTECH
Épreuve de Mathématiques 1 MP
Durée 4 h
Si , au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Si , au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
L'usage de calculatrices est interdit.
AVERTISSEMENT
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. En particulier, les résultats non justifiés ne seront pas pris en compte. Les candidats sont invités à encadrer les résultats de leurs calculs.
Exercice
n^∘1
On appelle
A la matrice carrée d'ordre
n > 0 ayant des 2 sur la diagonale et des 1 ailleurs, c'est-àdire :
- Soit
J la matrice carrée d'ordren > 0 dont le terme général est égal à 1 , c'est à dire :
(a) Exprimer la matrice
J^2 en fonction de la matrice
J .
(b) En déduire un polynôme annulateur du second degré de la matriceA .
(c) Montrer que la matriceA est inversible et calculer son inverse
A^(− 1) .
2. (a) Montrer qu'il existe une matriceQ appartenant au groupe orthogonal
O_n(ℝ) et une matrice diagonale
D telles que :
(b) En déduire un polynôme annulateur du second degré de la matrice
(c) Montrer que la matrice
2. (a) Montrer qu'il existe une matrice
(b) Déterminer les valeurs propres et sous-espaces propres de la matrice
A , en déduire la matrice
D .
3. SoitE l'ensemble des matrices
U carrées d'ordre
n > 0 à coefficients réels vérifiant la relation :
3. Soit
(a) Montrer que
E est un sous-espace vectoriel de l'ensemble des matrices carrées d'ordre
n > 0 à coefficients réels.
(b) Pour toute matriceU de l'ensemble
E , on pose
V = ^t QUQ où la matrice
Q est la matrice de la question 2)a). Montrer que :
(b) Pour toute matrice
où
D désigne la matrice diagonale de la question 2 ).
(c) SoitF l'ensemble des matrices
V carrées d'ordre
n > 0 à coefficients réels vérifiant la relation :
(c) Soit
On admet que
F est un sous-espace vectoriel de l'ensemble des matrices carrées d'ordre
n > 0 à coefficients réels, montrer que :
dimE = dimF .
(d) En déduire la dimension de l'espaceE .
4. On appelleφ l'application de
(ℝ^n)^2 dans
ℝ définie par:
φ(x, y) = ^t XAY où
X et
Y désignent les matrices colonnes formées par les coordonnées des vecteurs
x et
y dans la base canonique de
ℝ^n .
(a) Montrer queφ est un produit scalaire sur
ℝ^n .
(b) A chaque matriceU de l'espace
E , on associe l'application linéaire
u de
ℝ^n dans lui-même telle que la matrice de
u dans la base canonique soit la matrice
U . Montrer que l'application linéaire
u est symétrique pour le produit scalaire
φ .
(c) En déduire que pour toute matriceU de l'espace
E , il existe une matrice
B appartenant à
GL_n(ℝ) et une matrice
Δ diagonale appartenant à
M_n(ℝ) vérifiant
(d) En déduire la dimension de l'espace
4. On appelle
(a) Montrer que
(b) A chaque matrice
(c) En déduire que pour toute matrice
Exercice
n^∘2
A toute suite
(a_n)_(n ⩾ 1) de réels et à toute suite de réels non nuls
(b_n)_(n ⩾ 1) on associe la matrice
A_n de
M_n(ℝ) où
n est un entier strictement positif.
On note
P_n(X) son polynôme caractéristique qui est égal à det
(XI_n − A_n) .
- Déterminer une relation de récurrence entre les polynômes
P_(n + 1)(X), P_n(X) etP_(n − 1)(X) . - (a) Justifier que la matrice
A_n est diagonalisable.
(b) Soitλ une valeur propre réelle de la matriceA_n , calculer le déterminant de la matrice
extraite de la matrice
λI_n − A_n en supprimant sa première colonne et sa dernière ligne.
(c) En déduire le rang de la matriceλI_n − A_n pour
λ valeur propre de la matrice
A_n .
(d) En déduire que le polynôme caractéristiqueP_n(X) de la matrice
A_n admet
n racines distinctes.
3. On appelleΔ_n(x) le déterminant de la matrice
(P_(n + 1)^′(x), P_n^′(x); P_(n + 1)(x), P_n(x)) où
P_(n + 1)^′(x) et
P_n^′(x) désignent respectivement les fonctions polynômes dérivées des fonctions polynômes
P_(n + 1)(x) et
P_n(x) .
(a) Soitn ⩾ 2 . Montrer que :
∀x ∈ ℝ, Δ_n(x) = P_n^2(x) + b_n^2 Δ_(n − 1)(x) .
(b) Montrer queΔ_1(x) est strictement positif pour tout
x réel. En déduire le signe de
Δ_n(x) pour tout
n ⩾ 2 .
4. Montrer que l'applicationx ↦ P_(n + 1)(x) s'annule entre deux zéros consécutifs de
P_n .
(On pourra considérer l'applicationx ↦ (P_(n + 1)(x))/(P_n(x)) )
(c) En déduire le rang de la matrice
(d) En déduire que le polynôme caractéristique
3. On appelle
(a) Soit
(b) Montrer que
4. Montrer que l'application
(On pourra considérer l'application
Exercice n
^∘3
- Montrer que l'intégrale
∫_0^(+ ∞)(sinx)/xdx existe. On admet alors que :
- (a) Montrer que pour tout
α strictement positif et pour toutx réel, l'applicationt ↦ (1 − cosαt)/(t^2)e^(− itx) est prolongeable par continuité en 0 .
(b) Montrer que :∀α > 0, ∀x ∈ ℝ , l'applicationt ↦ (1 − cosαt)/(t^2)e^(− itx) ainsi prolongée est intégrable surℝ . - On note,
∀α > 0, ∀x ∈ ℝ :
(a) Montrer que
I est réelle.
(b) SoitA > 0 et
B > 0 . On admet l'existence de l'intégrale
∫_A^(+ ∞)(cosBx)/(x^2)dx .
(b) Soit
Montrer que :
(c) En déduire le calcul de l'intégrale
∫_0^(+ ∞)(1 − cosBx)/(x^2)dx pour
B > 0 puis pour
B quelconque.
(d) En déduire le calcul de l'intégraleI .
(d) En déduire le calcul de l'intégrale
Exercice 4
Des bits d'information, c'est-à-dire des 1 ou 0 , sont transmis par l'intermédiaire d'un canal. Ce canal n'est pas complètement fiable. On observe qu'un bit envoyé, un 1 ou un 0 , peut être altéré en sortie, c'est-à-dire qu'un 1 (respectivement un 0 ) en entrée du canal peut devenir un 0 (respectivement un 1 ) en sortie.
On note
b le bit envoyé et
b^′ le bit en sortie (
b ∈ {0, 1} et
b^′ ∈ {0, 1} ).
Après observation, on modélise la transmission d'un bit de façon probabiliste :
- Le bit envoyé définit une variable aléatoire
b : On noteα la probabilité qu'un 1 soit envoyé, (c'est-à-direα = P(b = 1)) et donc1 − α la probabilité qu'un 0 soit envoyé. - La perturbation dans le canal est aussi modélisée de façon probabiliste :
- On désigne par
p la probabilité qu'un 1 en entrée ne soit pas altéré pendant la transmission (c'est-à-direp = P(b^′ = 1|b = 1)) et donc1 − p désigne la probabilité qu'un 1 en entrée devienne un 0 en sortie. - On désigne par
q la probabilité qu'un 0 en entrée ne soit pas altéré pendant la transmission, et donc1 − q désigne la probabilité qu'un 0 en entrée devienne un 1 en sortie.
- On a écrit ci-dessus
p = P(b^′ = 1|b = 1) . Exprimer de la même manière1 − p, q et1 − q en terme de probabilités conditionnelles. - Un bit est envoyé. Quelle est la probabilité de recevoir un 1 en sortie ?
- On reçoit le bit 1. Quelle est alors la probabilité qu'un 1 ait été envoyé en entrée ?
Soit
n un entier supérieur ou égal à 2 . On décide d'envoyer
n fois le même bit
b . On note
b_1^′, …, b_n^′ les
n bits obtenus en sortie et on note
X la variable aléatoire qui compte le nombre de 1 en sortie. On remarque que les valeurs possiblement prises par
X sont
0, 1, …, n .
- Soit
k un entier entre 0 etn . ExprimerP(X = k) en fonction des paramètresp, q, α . - En déduire l'espérance de
X en fonction des paramètresp, q, α . - Soit
k un entier entre 0 etn . Exprimer la probabilité que le bit 1 ait été envoyé sachant que le nombre de 1 en sortie vautk .
Le canal est désormais supposé symétrique, c'est-à-dire que chaque bit, que ce soit un 0 ou un 1 , peut-être altéré avec la même probabilité (
1 − p ). On suppose
1/2 < p < 1 .
7. (a) Déterminer en fonction des paramètresp et
α , l'ensemble des valeurs
k prises par
X pour lesquelles il est plus probable (au sens strict) qu'un 1 ait été envoyé plutôt qu'un 0 ?
(b) Que devient ce résultat lorsqueα = 1/2 ?
8. On supposeα = 1/2 . On note
f(n) la probabilité que l'interprétation de l'observation en sortie soit fausse, c'est-à-dire que le bit en entrée n'est pas celui le plus probable en sortie.
(a) Exprimerf(n) en fonction des
P(X = k) , pour des entiers
k entre 0 et
n .
(b) Donner une expression def(n) en fonction de
n et
p .
(c) Ecrire une fonction binome en langage Python qui prend en entrée un entier naturelN et un entier naturel
k compris entre 0 et
N et retourne la valeur du coefficient binomial
(N/k) .
(d) On supposep = 0.95 . Ecrire un programme en langage Python qui prend en entrée l'entier naturel
n et donne une estimation de
f(n) .
s!unof şuaunnop şa.de,a - LlOLGL - XSIOHJ NI
7. (a) Déterminer en fonction des paramètres
(b) Que devient ce résultat lorsque
8. On suppose
(a) Exprimer
(b) Donner une expression de
(c) Ecrire une fonction binome en langage Python qui prend en entrée un entier naturel
(d) On suppose
s!unof şuaunnop şa.de,a - LlOLGL - XSIOHJ NI
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