E3A Mathématiques A MP 2013Sujet et corrigé
Téléchargements
- Rapport du jury : non disponible
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Concours ARTS ET MÉTIERS ParisTech - ESTP - ARCHIMEDE
Durée 4 h
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
L'usage de calculatrices est interdit.
AVERTISSEMENT
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. En particulier, les résultats non justifiés ne seront pas pris en compte. Les candidats sont invités à encadrer les résultats de leurs calculs.
L'objet du problème est l'étude des deux suites récurrentes doubles définies par:
où
a et
b sont deux réels strictement positifs.
Partie I : étude de la suite (
v_n )
Soit
v_0 > 0 et
v_1 > 0 . On considère la suite définie pour
n ⩾ 0 par :
v_(n + 2) = 1/(√(v_(n + 1)v_n)) .
- Quelles sont les limites possibles, finies ou infinies, de la suite
(v_n) ? (On justifiera précisément la réponse.) - On pose
w_n = ln(v_n) .
(a) Déterminer une relation de récurrence vérifiée par la suite (w_n ). On noteF l'espace vectoriel complexe des suites complexes vérifiant cette relation de récurrence.
(b) Déterminer une base deF .
(c)Si(x_n) ∈ F , que peut-on dire quant à la convergence de(x_n) ? - Que peut-on en déduire concernant le comportement de la suite (
v_n ) ? sur le comportement de la série∑_(n ⩾ 0)v_n ? de la série∑_(n ⩾ 0)(v_n − 1) ?
Partie II : étude de normes matricielles
Soit
n ∈ ℕ^∗ . Dans la suite, on note
‖.‖_∞ la norme usuelle sur
ℂ^n définie pour
(z_1, z_2, …, z_n) ∈ ℂ^n par :
et on identifie le
n -uplet
(z_1, z_2, …, z_n) ∈ ℂ^n au vecteur colonne
[z_1; z_2; ⋮; z_n] ∈ M_(n, 1)(ℂ) . Pour
A ∈ M_n(ℂ) , on note
‖|A|‖_∞ la norme de
A pour la norme subordonnée à la norme
‖.‖_∞ . On rappelle que celle-ci est définie de la manière suivante:
Enfin, pour
Z ∈ ℂ^n et
P ∈ M_n(ℂ) , on pose :
- Soit
D ∈ M_n(ℂ) une matrice diagonale :
On pose
m = max_(1 ⩽ i ⩽ n)|m_(i, i)| .
(a) SoitZ ∈ ℂ^n . Montrer que :
‖DZ‖_∞ ⩽ m‖Z‖_∞ .
(b) Déterminer‖|D|‖_∞ .
2. (a) SoitP ∈ M_n(ℂ) . Montrer que
N_P est une norme sur
ℂ^n si et seulement si
P est une matrice inversible.
Lorsque queP est inversible, on notera dorénavant
‖.‖_P pour
N_P et la norme subordonnée à la norme
‖.‖_P sur
M_n(ℂ) sera notée
‖.|‖_P .
(b) On se donne une matriceP ∈ GL_n(ℂ) . Pour
A ∈ M_n(ℂ) , montrer que :
(a) Soit
(b) Déterminer
2. (a) Soit
Lorsque que
(b) On se donne une matrice
- Soit
A ∈ M_n(ℂ) . PourM ∈ M_n(ℂ) , on notesp(M) l'ensemble des valeurs propres deM et on définitρ(M) par :
(a) Montrer que pour toute matrice
P ∈ GL_n(ℂ) , on a :
ρ(A) = ρ(PAP^(− 1)) .
(b) SoitP ∈ GL_n(ℂ) . Montrer que
ρ(A) ⩽ ‖A|‖_P .
(c) On supposeA diagonalisable. Montrer qu'il existe
P ∈ GL_n(ℂ) tel que
ρ(A) = ‖A‖_P .
(d) Un exemple. SoitA = [0, 0, 1; 1, 0, 0; 0, 1, 0] . Déterminer
ρ(A) . Déterminer l'inverse
P^(− 1) d'une matrice
P ∈ GL_3(ℂ) telle que
‖ |
A‖‖_P = ρ(A) .
(e) Un exemple. SoitA = (a_(i, j)) ∈ M_n(ℂ) définie par
a_(i, j) = j . Déterminer l'inverse
P^(− 1) d'une matrice
P ∈ GL_n(ℂ) telle que
‖A‖_P = ρ(A) .
4. Dans cette question, on suppose quen = 2 . Soit donc
A = [a, b; c, d] ∈ M_2(ℂ) .
(a) On posem = max(|a| + |b|, |c| + |d|) . Montrer que pour
Z ∈ ℂ^2 , on a:
‖AZ‖_∞ ⩽ m‖Z‖_∞ . Déterminer
‖|A|‖_∞ .
(b) On suppose la matriceA non diagonalisable et on note
f l'endomorphisme de
ℂ^2 canoniquement associé à
A .
i. Démontrer quesp(A) ne contient qu'un seul élément. On le note
α .
ii. Démontrer l'existence d'une basee de
ℂ^2 telle que :
(b) Soit
(c) On suppose
(d) Un exemple. Soit
(e) Un exemple. Soit
4. Dans cette question, on suppose que
(a) On pose
(b) On suppose la matrice
i. Démontrer que
ii. Démontrer l'existence d'une base
iii. Soit
ε > 0 . Démontrer l'existence d'une base
e^′ de
ℂ^2 telle que :
iv. En déduire l'existence d'une matrice
P ∈ GL_2(ℂ) telle que
‖‖A‖‖_P ⩽ ρ(A) + ε .
(c) Déterminerinf_(P ∈ GL_2(ℂ))‖A‖‖_P .
(d) Un exemple. SoitA = [− 3, 8; − 2, 5] . Calculer
‖‖A‖_∞ et montrer qu'il existe
P ∈ GL_2(ℂ) telle que
‖‖A‖‖_P ⩽ 2 .
(e) On suppose queρ(A) < 1 . Justifier l'existence d'une matrice
P ∈ GL_2(ℂ) telle que
|‖A|‖_P < 1 . Que peut-on en déduire concernant la suite
(A^n)_(n ∈ ℕ) ?
(c) Déterminer
(d) Un exemple. Soit
(e) On suppose que
Partie III : étude de la suite (
u_n )
Soit
u_0 > 0 et
u_1 > 0 . On considère la suite définie pour
n ⩾ 0par : u_(n + 2) = 2/(u_(n + 1) + u_n) . On considère la fonction :
On a alors:
f(u_n, u_(n + 1)) = (u_(n + 1), u_(n + 2)) pour tout
n ∈ ℕ .
- Justifier que
f est de classeC^1 . Dans la suite, on note respectivementdf_((x_0, y_0)) etJ_((x_0, y_0)) la différentielle et la matrice jacobienne def au point(x_0, y_0) ∈ (ℝ_+^∗)^2 . - Déterminer les points fixes de
f dans(ℝ_+^∗)^2 . - Déterminer la matrice
J_((1, 1)) . - Démontrer l'existence d'une matrice
P ∈ GL_2(ℂ) telle que‖|J_((1, 1))‖_P = (√2)/2 . - On fixe un réel
α vérifiant(√2)/2 < α < 1 .
(a) Justifier l'existence d'un réelη > 0 tel que:
Dans la suite, on note
D le disque fermé de centre
(1, 1) et de rayon
η pour la norme
‖.‖_P et on suppose qu'il existe un entier
n_0 tel que
(u_(n_0), u_(n_0 + 1)) ∈ D .
(b) Soit(x_0, y_0) ∈ D ∩ (ℝ_+^∗)^2 . On définit, pour
t ∈ [0, 1] :
(b) Soit
Justifier que
φ est de classe
C^1 et obtenir une expression de
φ^′(t) faisant intervenir la différentielle de
f . En déduire :
(c) Démontrer que pour tout
n ⩾ n_0, (u_n, u_(n + 1)) ∈ D .
(d) Démontrer que pour toutn ⩾ n_0 , on a l'inégalité :
(d) Démontrer que pour tout
(e) Obtenir que
u_n = 1 + O(α^n) .
(f) Que peut-on en déduire concernant le comportement de la suite(u_n) ? sur le comportement de la série
∑_(n ⩾ 0)u_n ? de la série
∑_(n ⩾ 0)(u_n − 1) ?
(f) Que peut-on en déduire concernant le comportement de la suite
Partie IV : suite de l'étude
On considère une suite réelle
(x_n)_(n ∈ ℕ) . On rappelle qu'une valeur d'adhérence de
(x_n) est un réel
λ pour lequel il existe une suite
(x_(φ(n))) extraite de
(x_n) qui converge vers
λ . On rappelle que toute suite bornée admet une valeur d'adhérence et on admet que toute suite bornée admet une plus petite et une plus grande valeur d'adhérence.
- (a) Soit (
x_n ) une suite bornée non convergente admettantλ pour valeur d'adhérence. Justifier l'existence d'un réelτ > 0 tel que pour toutN ∈ ℕ , il existen ⩾ N vérifiant|x_n − λ| > τ . En déduire que (x_n ) admet une valeur d'adhérenceλ^′ ≠ λ .
(b) Montrer que toute suite bornée ayant une unique valeur d'adhérence est convergente.
(c) Soit (x_n ) une suite bornée. On notel_− sa plus petite valeur d'adhérence etl_+ sa plus grande. Montrer l'équivalence :
- Dans cette question, (
u_n ) désigne la suite étudiée dans la partie III. On poseα = min{u_0, u_1, 1/(u_0), 1/(u_1)} .
(a) Montrer que pour toutn ∈ ℕ, α ⩽ u_n ⩽ 1/α . On note alorsl_− etl_+ les plus petite et plus grande valeurs d'adhérences de(u_n) .
(b) Justifier l'existence d'une suite extraite(u_(φ(n))) de(u_n) telle que(u_(φ(n))) et(u_(φ(n) + 1)) convergent etu_(φ(n) + 2)→−_(n → + ∞)^l_− . En déduire l'inégalitél_−l_+ ⩾ 1 .
(c) Montrer qu'on a:l_−l_+ = 1 .
(d) En considérant une suite extraite(u_(φ(n))) de(u_n) telle que(u_(φ(n))), (u_(φ(n) + 1)) et(u_(φ(n) + 2)) convergent etu_(φ(n) + 3)→−_(n → + ∞)^l_− , obtenir l'égalitél_− = l_+ et conclure.
(e) Que peut-on dire de l'hypothèse d'existence d'un entiern_0 tel que(u_(n_0), u_(n_0 + 1)) ∈ D dans la question 5.(a) de la partie III?

Pas de description pour le moment
