E3A Mathématiques A MP 2012Sujet et corrigé
Pas encore noté
Téléchargements
- Rapport du jury : non disponible
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Concours ARTS ET MÉTIERS ParisTech - ESTP - ARCHIMEDE
Épreuve de Mathématiques A MP
Durée 4 h
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Problème
L'usage de calculatrices est interdit.
AVERTISSEMENT
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. En particulier, les résultats non encadrés et non justifiés ne seront pas pris en compte.
Notations
Soit
f la fonction de la variable réelle
x définie sur
ℝ par :
Soit
S la série entière :
Partie I
- Justifier que la fonction
f est de classeC^∞ surℝ . - Etablir le tableau de variations de
f . - Représenter le graphe de la fonction
f surℝ . - Démontrer que la fonction
f réalise une bijection de l'intervalle[ − 1, + ∞[ sur un intervalle que l'on précisera. - Justifier l'existence d'une fonction
g continue sur l'intervalle fermé[ − 1/e, + ∞[ . et de classeC^∞ sur l'intervalle ouvert ]− 1/e, + ∞ [ telle que :
Dans la suite du problème, on considère la fonction réciproque de la restriction de
f à
[ − 1, + ∞[ , c'est-à-dire une fonction
g définie et continue sur l'intervalle fermé
[ − 1/e, + ∞[ et de classe
C^∞ sur l'intervalle ouvert ] -
1/e, + ∞ [ telle que :
Partie III
- Calculer
g(0), g((− 1)/e) etg(e) . - Exprimer la fonction dérivée
g^′ en fonction deg . - Représenter le graphe de la fonction
g sur l'intervalle[ − 1/e, + ∞[ . La fonctiong admet-elle une tangente au point d'abcisse− 1/e ? - Démontrer que la fonction
g admet en+ ∞ une branche parabolique dont on précisera la direction. - Soit
h la primitive deg définie sur l'intervalle[ − 1/e, + ∞[ et qui prend la valeur 0 en 0 .
(a) Exprimerh(u) fonction deg(u) pouru dans l'intervalle] − 1/e, + ∞[ . (Indication : on pourra faire le changement de variablesx = g(t) dans l'intégrale∫_0^u g(t)dt .) Ce résultat reste-t'il valable pouru = − 1/e ?
(b) En déduire la valeur de∫_(− 1/e)^0 g(t)dt .
Partie III
Soit
c un nombre réel tel que
0 < c < e^(1/e) . On considère la suite récurrente
U = (u_n)_(n ∈ ℕ) définie par :
- Que dire de la suite
U dans le cas particulierc = 1 ?
On suppose dans la suite de la partie III que
c ≠ 1 .
2. On suppose que la suiteU converge. On note
ℓ cette limite. Démontrer que
ℓ = − g(− ln(c))/lnc .
3. On suppose dans cette question uniquement quec = √2 .
(a) Démontrer les inégalitésu_0 ⩽ u_1 ⩽ 2 .
(b) Démontrer que la suiteU est croissante et majorée par 2.
(c) Démontrer que la suiteU converge vers 2 .
4. On suppose dans cette question uniquement quec = e^(− e) .
(a) Etablir le tableau de variation de la fonctionw définie par
w(x) = e^(− ex) sur l'intervalle
]0, + ∞[ .
(b) En déduire les propriétés suivantes de la suiteU :
i. La suite(u_(2n))_(n ∈ ℕ) extraite de
U est monotone et contenue dans
]0, 1/e] .
ii. La suite(u_(2n + 1))_(n ∈ ℕ) extraite de
U est monotone et contenue dans
[1/e, 1[ .
iii.u_0 ⩽ u_2 (Indication : on pourra comparer
ln(u_0) et
ln(u_2) ).
iv. La suite(u_(2n))_(n ∈ ℕ) est croissante et la suite
(u_(2n + 1))_(n ∈ ℕ) est décroissante.
v. Un calcul qui n'est pas demandé assure que la fonction qui envoie le nombre réelx sur
w(w(x)) − x est strictement décroissante sur l'intervalle
[0, 1] . Démontrer que la suite
U converge et déterminer sa limite.
2. On suppose que la suite
3. On suppose dans cette question uniquement que
(a) Démontrer les inégalités
(b) Démontrer que la suite
(c) Démontrer que la suite
4. On suppose dans cette question uniquement que
(a) Etablir le tableau de variation de la fonction
(b) En déduire les propriétés suivantes de la suite
i. La suite
ii. La suite
iii.
iv. La suite
v. Un calcul qui n'est pas demandé assure que la fonction qui envoie le nombre réel
Partie IV
- (a) Démontrer que la suite de terme général
(1 + 1/n)^n converge vers le nombree .
(b) En déduire le rayon de convergence de la sérieS . - On se propose d'étudier le comportement de la série entière
S sur le cercle d'équation|z| = R ,R étant le rayon de convergence deS .
(a) Pour tout entier naturel non nuln , on pose:
i. Déterminer un équivalent de la suite
v_n lorsque
n tend vers
+ ∞ .
ii. En déduire la nature de la série de terme généralv_n .
iii. Démontrer que la suite de terme généralu_n a une limite lorsque
n tend vers
+ ∞ . On notera
L cette limite.
iv. En déduire un équivalent de la suite(n^(n − 1))/(e^n n!) lorsque
n tend vers
+ ∞ .
(b) Démontrer que la série de terme général(n^(n − 1))/(e^n n!) est convergente.
(c) Conclure.
ii. En déduire la nature de la série de terme général
iii. Démontrer que la suite de terme général
iv. En déduire un équivalent de la suite
(b) Démontrer que la série de terme général
(c) Conclure.
Partie V - A
Etant donné
R un nombre réel
> 0 , on note :
-
K_R l'espace vectoriel des fonctions à valeurs réelles de classeC^∞ sur] − R, R[∖{0} , -
C_R le sous-espace vectoriel deK_R des fonctions qui se prolongent en des fonctions de classeC^∞ sur] − R, R[ , -
E_R le sous-espace vectoriel deC_R des fonctions qui admettent un développement en série entière sur] − R, R[ .
On note
φ et
ψ les fonctions dans
K_R définies par :
On remarque que le produit de deux fonctions de
K_R est une fonction de
K_R . En particulier, si
h est une fonction de
K_R et si
n est un entier naturel non nul,
ψ^n h est la fonction de
K_R définie par :
Soit
L_R l'ensemble des fonctions
ψ^n h où
n est un entier naturel et
h une fonction dans
E_R .
- Démontrer que
L_R est un sous-espace vectoriel deK_R et queL_R contientE_R . - Soit
h dansL_R . Démontrer qu'il existe une unique suite de nombres réels(α_i(h))_(i ∈ ℤ) , ayant au plus un nombre fini de termes indexés négativement et non nuls, telle que
- Démontrer que
α_(− 1) est une forme linéaire surL_R qui s'annule surE_R . - Soit
h dansL_R . Démontrer que sa fonction dérivéeh^′ appartient àL_R et vérifieα_(− 1)(h^′) = 0 . - Soit
f la fonction étudiée dans la partie I.
(a) Démontrer que la fonctionf^′/f appartient àL_R et expliciter, en fonction de l'entierk ,α_k(f^′/f) , pour tout entier relatifk .
(b) Soitn un entier naturel. Démontrer que la fonction1/f^n appartient àL_R et expliciter en fonction de l'entierkα_k(1/f^n) , pour tout entier relatifk .
Partie V - B
On admet que la fonction
g étudiée dans la partie II est développable en série entière sur
] − 1/e, 1/e[ : il existe une suite
(c_i)_(i ∈ ℕ) telle que pour tout
x dans
] − 1/e, 1/e[, g(x) = ∑_(i = 0)^(+ ∞)c_i x^i . On se propose de calculer les coefficients
(c_i)_(i ∈ ℕ) .
- Déterminer
c_0 etc_1 . - Démontrer qu'il existe un nombre réel
R tel que∀x ∈ ] − R, R[, |xe^x| < 1/(2e) . - En déduire que la série de fonctions
∑_(i = 0)^(+ ∞)c_i f^i converge normalement sur] − R, R[ vers la fonctionφ . - Soit
n un entier naturel⩾ 1 . Démontrer que la série de fonctions∑_(i = n)^(+ ∞)c_i f^(i − n) converge uniformément sur] − R, R[ . - Soit
n un entier naturel.
(a) Démontrer que la série de fonctions∑_(i = n)^(+ ∞)c_i f^i converge normalement sur] − R, R[ vers une fonction développable en série entière sur] − R, R[ .
(b) En déduire que la série de fonctions∑_(i = n)^(+ ∞)c_i f^(i − n) converge normalement sur] − R, R[ vers une fonction développable en série entière sur] − R, R[ . (Indication : on pourra commencer par justifier qu'une série entière de rayon de convergence non nulU(x) = ∑_(i = 0)^(+ ∞)γ_i x^i et telle queU(x)/x^n admet une limite finie lorsquex tend vers 0 vérifieγ_0 = γ_1 = ⋯ = γ_(n − 1) = 0) .
(c) Démontrer, pour tout nombre réelx dans] − R, R[∖{0} , l'égalité :
(d) En déduire que :
(e) En considérant la dérivée de la fonction
φ/f^n , démontrer que
En déduire la valeur de
c_n en fonction de
n , pour tout entier naturel
n ⩾ 2 .
6. Quelle relation peut-on en déduire entre la fonctiong et la série
S ?
6. Quelle relation peut-on en déduire entre la fonction
Pas de description pour le moment
