E3A Mathématiques B MP 2008Sujet, corrigé et rapport du jury
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CONCOURS ENSAM - ESTP - ARCHIMEDE
Épreuve de Mathématiques B MP
Durée 3 h
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
L'usage de calculatrices est interdit.
Exercice I
- On considère la fonction
g de variable réelle définie par :g(u) = ∫_0^1 t/(√(1 − t^2))sin(tu)dt .
(a) Montrer que la fonctiong est définie surℝ .
(b) Déterminer, pour toutu > 1 , un réelα_u dans]0, 1[ tel que :∫_(α_u)^1 t/(√(1 − t^2)) dt = 1/(√u) .
(c) Dérivert ↦ t/(√(1 − t^2)) et intégrer par parties∫_0^(α_u)t/(√(1 − t^2))sin(tu)dt pour en déduire que :
- Soit
f la fonction2π -périodique surℝ dont la restriction à] − π, π] est représentée dans un repère orthonormal (O, ı⃗, ȷ⃗ ) par le demi-cercle de centreO , de rayonπ et d'ordonnées positives.
(a) Pour toutx ∈ ] − π, π] , donner l'expression def(x) en fonction dex .
(b) Énoncer le théorème de Dirichlet. S'applique-t-il à la fonctionf ? - (a) Exprimer, pour
n ∈ ℕ , les coefficients de FOURIER trigonométriques def notésa_n etb_n .
(b) Montrer que:∀n ∈ ℕ^∗, a_n = 2/ng(πn) . - (a) Établir la convergence normale de la série de FOURIER de
f . Cela contredit-il le2^∘b ?
(b) Montrer à l'aide du théorème de Parseval que la série de Fourier def converge versf .
Exercice II
Soient les fonctions
f : ℝ^2 → ℝ de classe
𝒞^2 telles que :
∀(x, y) ∈ ℝ^2, f(x, y) ≠ 0 , ainsi que l'équation :
- (a) Montrer qu'une telle fonction
f vérifie l'équation(ℰ) si et seulement si il existe une fonction réellea , de classe𝒞^1 surℝ , telle que :
(b) En déduire que les solutions de (
ℰ ) ne s'annulant pas sont exactement les fonctions de la forme
(x, y) ↦ φ(x)ψ(y) , où
φ et
ψ sont des fonctions de classe
𝒞^2 sur
ℝ ne s'annulant pas. Pour une telle solution
f de
(ℰ) , y-a-t-il unicité du couple
(φ, ψ) ?
(c) Soientg et
h deux fonctions de classe
𝒞^2 de
ℝ dans
ℝ^∗ et telles que
g(0) = h(0) . Montrer qu'il existe une et une seule solution
f de
(ℰ) ne s'annulant pas et telle que :
(c) Soient
- Dans cette question,
f désigne une solution deℰ surℝ^2 , strictement positive.
(a) Montrer quef présente en (x_0, y_0 ) un maximum local si et seulement si les fonctionsx ↦ f(x, y_0) ety ↦ f(x, y_0) présentent respectivement enx_0 et eny_0 un maximum local.
(b) En déduire que l'ensemble des points deℝ^2 oùf présente un maximum local est de la formeA × B , oùA etB sont deux parties deℝ à préciser. - Soit maintenant la fonction
F : ℝ^2 → ℝ définie par:∀(x, y) ∈ ℝ^2, F(x, y) = (xy)^3 + |xy|^3 .
(a) Montrer queF est de classe𝒞^2 surℝ^2 . (On pourra écrireF comme une composée).
(b) Démontrer queF vérifie l'équation(ℰ) .
(c) Montrer qu'il n'existe pas de fonctionsφ, ψ deℝ dansℝ telles que :
Exercice III
Soit
E un espace euclidien de dimension 3 muni d'un repère orthonormal
(O, ı⃗, ȷ⃗, k⃗) dans lequel on note
Π le plan affine d'équation
z = 0 et
Δ la droite affine passant par
O et dirigé par
k⃗ .
On désigne parp la projection affine orthogonale sur le plan
Π ; il lui correspond la projection vectorielle orthogonale
π sur le plan vectoriel de base
(ı⃗, ȷ⃗) , liée à
p par :
∀(A, B) ∈ E^2, p(A)p(B)^(→−) = π(AB^(→−)) .
On désigne par
- (a) Montrer que, pour tous points
A etB , on a la relation entre distances :p(A)p(B) ⩽ AB . Préciser les cas où cette inégalité devient une égalité.
(b) SoitD une droite affine deE , passant par un pointA et dirigée par un vecteuru⃗ ≠ 0→ . Déterminer avec précision la nature de l'ensemblep(D) ? - Soit
D une droite affine deE , non parallèle àΔ , et dont la projection orthogonalep(D) sur le planΠ est notéed . On désigne alors parh le projeté orthogonal du pointO surd = p(D) .
(a) Montrer l'existence d'un unique pointH deD tel quep(H) = h .
(b)H^′ désignant le projeté orthogonal deH surΔ , montrer que :
On a donc
HH^′ = min{MN|(M, N) ∈ Δ × D} = d(Δ, D) : c'est la distance de
Δ à
D .
On rappelle d'autre part que siD est parallèle à
Δ , la distance de
Δ à
D est l'une quelconque des distances
NN^′ , lorsque
N ∈ D et que
N^′ désigne le projeté orthogonal de
N sur
Δ .
3. On note𝒞 le cylindre de révolution d'axe
Δ et de rayon 1 .
(a) Donner une équation cartésienne de𝒞 et en déduire que les plans tangents à ce cylindre sont les plans d'équations
xcosω + ysinω = 1 , pour
ω ∈ ] − π, π] .
(b) Montrer que toute droiteD telle que
d(Δ, D) = 1 est incluse dans un plan tangent à
𝒞 .
(c) Réciproquement, toute droiteD incluse dans un plan tangent à
𝒞 vérifie-t-elle
d(Δ, D) = 1 ?
4. SoitΔ^′ une droite parallèle à
Δ et telle que
d(Δ, Δ^′) = 1 , coupant le plan
Π en un point
O^′ .
(a) Soient, dans le planΠ , les cercles
Γ et
Γ^′ de rayon 1 et de centres respectifs
O et
O^′ . Déterminer dans ce plan les tangentes communes à
Γ et
Γ^′ .
(On pourra au besoin considérer le planΠ comme orienté par la base
(ı⃗, ȷ⃗) .)
(b) Décrire précisément l'ensemble des droites affinesD de
E telles que
d(Δ, D) = d(Δ^′, D) = 1 .
On rappelle d'autre part que si
3. On note
(a) Donner une équation cartésienne de
(b) Montrer que toute droite
(c) Réciproquement, toute droite
4. Soit
(a) Soient, dans le plan
(On pourra au besoin considérer le plan
(b) Décrire précisément l'ensemble des droites affines
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