ENS Mathématiques D MP 2014Sujet
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COMPOSITION DE MATHÉMATIQUES D - (U)
(Durée : 6 heures)
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Notations
On note
ℕ l'ensemble des entiers naturels et
ℂ le corps des nombres complexes. Le cardinal d'un ensemble fini
E est noté
|E| . Si
i, j ∈ ℕ , on note
δ_(i, j) le symbole de Kronecker défini par
δ_(i, j) = 0 si
i ≠ j et
δ_(i, j) = 1 si
i = j .
Si
G désigne un groupe, on note
[x, y] = xyx^(− 1)y^(− 1) le commutateur de
x, y ∈ G . Si
X, Y sont des sous-groupes de
G , on note
[X, Y] le sous-groupe de
G formé des produits
[x_1, y_1]^(± 1)[x_2, y_2]^(± 1)…[x_s, y_s]^(± 1) avec
s entier naturel
≥ 1, x_1, x_2, …, x_s ∈ X et
y_1, y_2, …, y_s ∈ Y .
Une
ℂ -algèbre
𝒜 est un
ℂ -espace vectoriel muni d'une loi de multiplication associative
𝒜 × 𝒜 → 𝒜, (a_1, a_2) ↦ a_1 a_2 , qui est C-bilinéaire, c'est-à-dire satisfaisant
(α_1 a_1 + α_2 a_2)(α_3 a_3 + α_4 a_4) = α_1 α_3 a_1 a_3 + α_1 α_4 a_1 a_4 + α_2 α_3 a_2 a_3 + α_2 α_4 a_2 a_4 pour tous
a_1, a_2, a_3, a_4 ∈ 𝒜 et
α_1, α_2, α_3, α_4 ∈ ℂ . On dit que
𝒜 est avec unité s'il existe un élément (nécessairement unique)
1_𝒜 satisfaisant
a = 1_𝒜 a = a1_𝒜 pour tout
a ∈ 𝒜 . Si
𝒜 est à unité, un élément
a ∈ 𝒜 est inversible s'il existe un élément
a^′ (nécessairement unique) tel que
aa^′ = a^′ a = 1_𝒜 ; on note
𝒜^× le groupe des éléments inversibles de
𝒜 où la multiplication est celle induite par
𝒜 .
Si
𝒜 et
ℬ sont des
ℂ -algèbres avec unité, un homomorphisme
φ : 𝒜 → ℬ est une application
ℂ -linéaire satisfaisant
φ(1_𝒜) = 1_ℬ, φ(x + y) = φ(x) + φ(y) et
φ(xy) = φ(x)φ(y) pour tous
x, y ∈ 𝒜 . Enfin, on note
Aut(𝒜) le groupe des automorphismes de la
ℂ -algèbre
𝒜 , c'est-à-dire le groupe des homomorphismes bijectifs de
𝒜 dans
𝒜 .
Si
𝒜^′ est une
ℂ -sous-algèbre avec unité de
𝒜 , on note
Aut(𝒜, 𝒜^′) le sous-groupe de
Aut(𝒜) formé des automorphismes
φ : 𝒜 → 𝒜 satisfaisant
φ(𝒜^′) = 𝒜^′ .
Étant donné un entier
n ≥ 1 , on note
ℳ_n(ℂ) l'algèbre des matrices carrées de taille
n à coefficients dans
ℂ , et
(E_(i, j))_(i, j = 1, …, n) sa base canonique définie par
E_(k, l) = (δ_(i, k)δ_(j, l))_(i, j = 1, …, n) pour tous
k, l = 1, …, n . On note
I_n = E_(1, 1) + E_(2, 2) + ⋯ + E_(n, n) l'unité de
ℳ_n(ℂ) .
Si
λ_1, …, λ_n ∈ ℂ , on note
diag(λ_1, …, λ_n) la matrice diagonale d'entrées
λ_1…, λ_n , c'est-à-dire
diag(λ_1, …, λ_n) = λ_1 E_(1, 1) + ⋯ + λ_n E_(n, n) .
Si
A est un élément de
ℳ_n(ℂ) , on note
le commutant de
A , c'est une sous-algèbre avec unité de
ℳ_n(ℂ) .
On noteGL_n(ℂ) le groupe des matrices inversibles de
ℳ_n(ℂ) .
SiF désigne un ensemble fini, on rappelle qu'une partition de
F est un ensemble fini
P = {P_1, P_2, ⋯, P_s} de parties de
F satisfaisant :
(a)P_i ≠ ∅ pour tout
i = 1, …, s ;
(b)F = ⋃_(i = 1, …, s)P_i ;
(c)P_i ∩ P_j = ∅ pour tous
i, j = 1, …, s tels que
i ≠ j .
On note
Si
(a)
(b)
(c)
On dit qu'une partition
{Q_1, …, Q_t} de
F est plus fine qu'une partition
{P_1, …, P_s} de
F et on note
P ≤ Q si pour tout
i = 1, …, s , on a
où
J_i désigne l'ensemble des entiers
j de
[1, t] satisfaisant
P_i ∩ Q_j ≠ ∅ .
Les parties IV, V et VI sont indépendantes de la partie III (en particulier la question III.3) ; les questions VI. 1 et VI. 2 sont indépendantes de V.
Les parties IV, V et VI sont indépendantes de la partie III (en particulier la question III.3) ; les questions VI. 1 et VI. 2 sont indépendantes de V.
I
Soit
n ≥ 1 un entier. On note
𝒫_n l'ensemble des partitions de
Ω_n = {1, …, n} ⊂ ℕ . On note
P_+ la partition
{{1}, {2}, …, {n}} et
P_− la partition
{Ω_n} .
- Montrer que
P_− ≤ P ≤ P_+ pour toutP ∈ 𝒫_n . - Soient
P, Q ∈ 𝒫_n avec les notationsP = {P_1, …, P_s} etQ = {Q_1, …, Q_t} . Montrer que les assertions suivantes sont équivalentes :
(i)P ≤ Q ;
(ii) Pour tousi = 1, …, s, j = 1, …, t, P_i ∩ Q_j ≠ ∅ ⟹ Q_j ⊂ P_i . - Établir les faits suivants :
3.a. La relation≤ est une relation d'ordre partiel sur𝒫_n .
3.b. La relation≤ est une relation d'ordre total si et seulement sin ≤ 2 . - Si
P, Q ∈ 𝒫_n , montrer que le sous-ensemble suivant de𝒫_n
admet un plus petit élément.
On noteP ∧ Q le plus petit élément de la question I.4.
On note
II
Soit
n ≥ 2 un entier.
On noteS_n le groupe des permutations de l'ensemble
Ω_n = {1, …, n} ⊂ ℕ . Etant donnés un entier
s ≥ 2 et des éléments
m_1, ⋯, m_s de
Ω_n distincts deux à deux, on note
c = (m_1, ⋯, m_s) ∈ S_n le cycle associé défini par
c(m_i) = m_(i + 1) pour tout
i = 1, …, s − 1, c(m_s) = m_1 et
c(m) = m pour tout
m ∈ Ω_n∖{m_1, ⋯, m_s} . L'ensemble
{m_1, ⋯, m_s} est appelé le support du cycle
c et
s sa longueur. Etant donnée une partition
P = {P_1, P_2…, P_s} de
Ω_n , on note
On note
- Soit
P = {P_1, P_2…, P_s} une partition deΩ_n .
1.a. Soienta, b ∈ Ω_n deux éléments distincts. Montrer que la transposition (a, b ) appartient àS_(n, P) si et seulement s'il existe un entieri ∈ [1, s] tel quea, b ∈ P_i .
1.b. Montrer queS_(n, P) est un sous-groupe deS_n et qu'il est isomorphe au groupe produitS_(|P_1|) × S_(|P_2|)⋯ × S_(|P_s|) .
Le groupe
S_(n, P) est appelé le sous-groupe parabolique attaché à la partition
P . On dit qu'un sous-groupe
G de
S_n est parabolique s'il existe
Q ∈ 𝒫_n satisfaisant
G = S_(n, Q) .
2. SoientP, Q ∈ 𝒫_n .
2.a. Montrer queP ≤ Q si et seulement si
S_(n, Q) ⊂ S_(n, P) .
2.b. Montrer queP = Q si et seulement si
S_(n, Q) = S_(n, P) .
3. SoientP, Q ∈ 𝒫_n . Montrer que
S_(n, P ∧ Q) = S_(n, P) ∩ S_(n, Q) .
4. Montrer qu'une intersection non vide de sous-groupes paraboliques deS_n est un sousgroupe parabolique de
S_n .
5. SoitH un sous-groupe de
S_n .
5.a. Montrer que l'ensemble des sous-groupes paraboliques deS_n contenant
H admet un unique élément minimal (pour l'inclusion). On le note
S_n(H) .
5.b. On noteP(H) l'unique partition de
Ω_n satisfaisant
S_(n, P(H)) = S_n(H) . Si
P(H) = {P_1, P_2, …, P_s} , montrer que
H agit transitivement sur chaque
P_i , c'est-à-dire que pour chaque
i et chaque
p ∈ P_i , on a
{h(p)|h ∈ H} = P_i .
5.c. On suppose queH est le sous-groupe de
S_n engendré par un cycle
c . Exprimer
P(H) en termes du support de
c .
6. Soitσ ∈ S_n . On note
H(σ) le sous-groupe cyclique de
S_n engendré par
σ .
6.a. Montrer queσ est un cycle de longueur
n si et seulement si
P(H(σ)) = P_− .
6.b. Montrer queσ se décompose en un produit de cycles
c_1…c_s à supports disjoints deux à deux.
7. Siσ ∈ S_n , on note
f(σ) ∈ ℳ_n(ℂ) la matrice
(δ_(i, σ(j)))_(i, j = 1, …, n) .
7.a. Montrer quef définit un homomorphisme injectif de groupes
S_n → GL_n(ℂ) .
7.b. Montrer que le composé
2. Soient
2.a. Montrer que
2.b. Montrer que
3. Soient
4. Montrer qu'une intersection non vide de sous-groupes paraboliques de
5. Soit
5.a. Montrer que l'ensemble des sous-groupes paraboliques de
5.b. On note
5.c. On suppose que
6. Soit
6.a. Montrer que
6.b. Montrer que
7. Si
7.a. Montrer que
7.b. Montrer que le composé
est un homomorphisme de groupes et déterminer son image.
8. Soitσ ∈ S_n décomposé en cycles à supports disjoints
c_1 c_2…c_s de longueurs respectives
l_1, …, l_s .
8.a. Montrer que le polynôme caractéristique def(σ) est égal à
8. Soit
8.a. Montrer que le polynôme caractéristique de
et en déduire
ε(σ) .
8.b. Calculer le polynôme minimal def(σ) .
8.b. Calculer le polynôme minimal de
III
Soit
n ≥ 2 un entier.
Un sous-groupeH d'un groupe
G est dit maximal si
H ⊊ G et si
H et
G sont les seuls sous-groupes de
G contenant
H .
Un sous-groupe
- Soit
G un groupe fini satisfaisant|G| ≥ 2 . SoitH ⊊ G un sous-groupe. Montrer queH est inclus dans un sous-groupe maximal deG . - Soit
P = {P_1, P_2, ⋯, P_s} une partition deΩ_n satisfaisants ≥ 2 et|P_1| ≥ |P_2| ≥ ⋯ ≥ |P_s| . On suppose queS_(n, P) est un sous-groupe maximal deS_n .
(a) Montrer ques = 2 ;
(b) Sin ≥ 3 , montrer que2|P_1| ≠ n . - Soit
k un entier satisfaisant1 ≤ k < n/2 . On noteQ = {Q_1, Q_2} la partition deΩ_n donnée parQ_1 = {1, 2, …, n − k} etQ_2 = {n − k + 1, n − k + 2, …, n} . Montrer queS_(n, Q) est un sous-groupe maximal deS_n [On pourra commencer par le cask = 1 ].
IV
Soit
𝒜 une
ℂ -algèbre avec unité. Etant donné
C ∈ 𝒜^× , on note
Int(C) : 𝒜 → 𝒜 l'application
ℂ -linéaire définie par
Int(C) ⋅ X = CXC^(− 1) pour tout
X ∈ 𝒜 .
Soit
n ≥ 2 un entier.
- Montrer que Int définit un homomorphisme de groupes
𝒜^× → Aut(𝒜) et décrire son noyau. Discuter le cas deℳ_n(ℂ) .
Etant donnés
λ = (λ_1, …, λ_n) ∈ (ℂ^×)^n et
σ ∈ S_n , on note
où
f(σ) est défini en II.7. On définit le sous-ensemble
G_n de
GL_n(ℂ) par
- Montrer les faits suivants:
2.a. La partieG_n est un sous-groupe deGL_n(ℂ) .
2.b. L'applicationg : (ℂ^×)^n × S_n → G_n (appliquant (λ, σ ) surg(λ, σ) ) est bijective.
2.c. L'applicationw_n : G_n → S_n définie parg(λ, σ) ↦ σ est un homomorphisme de groupes. - On pose
𝒟_n = ℂE_(1, 1) ⊕ ℂE_(2, 2) ⊕ ⋯ ⊕ ℂE_(n, n) ⊂ ℳ_n(ℂ) .
3.a. Montrer que𝒟_n est une sousℂ -algèbre avec unité deℳ_n(ℂ) .
3.b. Montrer que
3.c. On considère le sous-groupe
Aut(ℳ_n(ℂ), 𝒟_n) de
Aut(ℳ_n(ℂ)) défini dans les notations préliminaires. Montrer que
- On pose
ω_n = e^((2iπ)/n) ∈ ℂ^×, A = diag(ω_n, ω_n^2, …, ω_n^(n − 1), 1), B = f((1, 2…, n)) .
4.a. Montrer queA^n = I_n, B^n = I_n etAB = ω_n BA .
4.b. Montrer que
- Soient
X, Y ∈ ℳ_n(ℂ) satisfaisantX^n = I_n, Y^n = I_n, XY = ω_n YX . Montrer qu'il existeC ∈ GL_n(ℂ) tel queA = Int(C).X etB = Int(C).Y . - Montrer que le morphisme de groupes Int :
GL_n(ℂ) → Aut(ℳ_n(ℂ)) est surjectif.
V
Soient
n, r des entiers
≥ 1 . On considère la
ℂ -algèbre produit
𝒜_(n, r) = ℳ_n(ℂ)^r = ℳ_n(ℂ) × ⋯ × ℳ_n(ℂ) (
r fois). Pour tout
σ ∈ S_r , on définit
h_(n, r)(σ) : 𝒜_(n, r) → 𝒜_(n, r) suivant
pour tous
X_1, …, X_r ∈ ℳ_n(ℂ) .
- Établir les faits suivants :
1.a. Pour toutσ ∈ S_r, h_(n, r)(σ) est un automorphisme de laℂ -algèbre𝒜_(n, r) .
1.b. L'applicationh_(n, r) : S_r → Aut(𝒜_(n, r)) est un morphisme de groupes. - On suppose dans cette question que
n = 1 . Pourj = 1, …, r , on noteF_j = (δ_(k, j))_(k = 1, .., r) ∈ ℂ^r .
2.a. Montrer que
2.b. Soit
ψ ∈ Aut(ℂ^r) . Montrer qu'il existe une unique permutation
σ ∈ S_r telle que
ψ(F_j) = F_(σ(j)) pour tout
j = 1, …, r .
2.c. En déduire que l'applicationh_(1, r) : S_r → Aut(ℂ^r) est un isomorphisme de groupes.
3. On voit maintenantℂ^r = (α_j)_(j = 1, …, r) comme la sous-algèbre de
𝒜_(n, r) = ℳ_n(ℂ)^r consistant en les
r -uplets
(α_1 I_n, …, α_r I_n) .
3.a. Montrer queGL_n(ℂ)^r = 𝒜_(n, r)^× .
3.b. Soitψ ∈ Aut(𝒜_(n, r)) . Montrer qu'il existe une unique permutation
σ ∈ S_r telle que
ψ(F_j) = F_(σ(j)) pour tout
j = 1, …, r .
3.c. Montrer que l'applicationξ : GL_n(ℂ)^r × S_r → Aut(𝒜_(n, r)), (C, σ) ↦ ξ(C, σ) = Int(C) ∘ h_(n, r)(σ) est surjective [On pourra utiliser les sous-espaces
𝒜_(n, r)F_j de
𝒜_(n, r) pour
j = 1, …, r] .
4. On supposer ≥ 2 et soit
C = (C_1, …, C_r) ∈ 𝒜_(n, r)^× . On considère l'automorphisme
u_C = ξ(C, (1, …, r)) de la
ℂ -algèbre
𝒜_(n, r) .
4.a. Expliciteru_C^r = u_C ∘ u_C ∘ ⋯ ∘ u_C(r fois
) et construire un isomorphisme de
ℂ algèbres entre le commutant (défini dans les préliminaires) du produit
C_r C_(r − 1)…C_1 dans
ℳ_n(ℂ) et le centralisateur
2.c. En déduire que l'application
3. On voit maintenant
3.a. Montrer que
3.b. Soit
3.c. Montrer que l'application
4. On suppose
4.a. Expliciter
4.b. Si
u_C est d'ordre fini (c'est-à-dire s'il existe un entier
m ≥ 1 satisfaisant
u_C^m = 1 ), montrer qu'il existe
T ∈ 𝒜_(n, r)^× tel que
où
C^′ ∈ 𝒜_(n, r)^× est de la forme
C^′ = (I_n, …, I_n, D) avec
D ∈ 𝒟_n .
4.c. Soitψ ∈ Aut(𝒜_(n, r)) satisfaisant
u_(C^′) ∘ ψ = ψ ∘ u_(C^′) . Montrer que
ψ se décompose de la façon suivante
4.c. Soit
où
m est un entier et
M ∈ ℳ_n(ℂ) satisfait
MD = DM .
Notation. Soientn_1, n_2, …, n_s et
r_1, r_2, …, r_s des entiers
≥ 1 satisfaisant
n_1 < n_2 < ⋯ < n_s . On considère la
ℂ -algèbre produit
Notation. Soient
On considère le morphisme de groupes
ρ : Aut(𝒜_(n_1, r_1)) × Aut(𝒜_(n_2, r_2)) × ⋯ × Aut(𝒜_(n_s, r_s)) → Aut(𝒜), φ = (φ_1, …, φ_s) ↦ ρ(φ) où
ρ(φ)(Y_1, …, Y_s) = (φ_1(Y_1), …, φ_s(Y_s)) pour tout
(Y_1, …, Y_s) ∈ 𝒜 .
5. Montrer queρ est surjectif.
6. SoitG un sous-groupe abélien fini de
Aut(𝒜) . Montrer qu'il existe
T ∈ 𝒜^× tel que
5. Montrer que
6. Soit
où
𝒟 = 𝒟_(n_1)^(r_1) × 𝒟_(n_2)^(r_2) × ⋯ × 𝒟_(n_s)^(r_s) désigne la sous-algèbre des matrices diagonales de
𝒜 . [On pourra raisonner par récurrence sur la dimension de
𝒜 en commençant par le cas où
G contient un automorphisme intérieur (c'est-à-dire de la forme
Int(T) ) non trivial].
7. Soientn ≥ 1 un entier et
H un sous-groupe fini de
GL_n(ℂ) satisfaisant
[H, H] ⊂ ℂ^× . Montrer qu'il existe
C ∈ GL_n(ℂ) satisfaisant
CHC^(− 1) ⊂ G_n .
7. Soient
VI
Soit
n un entier,
n ≥ 2 . On considère le sous-groupe
G_n ⊂ GL_n(ℂ) et le morphisme
w_n : G_n → S_n de la partie IV. On note
H_n le sous-groupe de
GL_n(ℂ) engendré par les matrices
A et
B de IV.4.
- Montrer que
H_n est un sous-groupe fini deG_n et que|H_n| = n^3 .
On dit qu'un sous-groupe fini
H de
GL_n(ℂ) est anisotrope s'il n'existe aucune décomposition
ℂ^n = V ⊕ W en sous-espaces vectoriels
V ≠ 0, W ≠ 0 stables par
H , c'est-à-dire satisfaisant
h(V) ⊂ V et
h(W) ⊂ W pour tout
h ∈ H .
2. Montrer queH_n est un sous-groupe anisotrope de
GL_n(ℂ) .
3. SoitH un sous-groupe fini de
GL_n(ℂ) satisfaisant
[H, H] ⊂ ℂ^× . Montrer que les assertions suivantes sont équivalentes :
i) Le groupeH est un sous-groupe anisotrope de
GL_n(ℂ) ;
ii) Pour toutC ∈ GL_n(ℂ) satisfaisant
CHC^(− 1) ⊂ G_n , la partition de
Ω_n attachée en II. 5 au sous-groupe
w_n(CHC^(− 1)) de
S_n est la partition minimale
P_− .
2. Montrer que
3. Soit
i) Le groupe
ii) Pour tout
On suppose désormais que
n = p est un nombre premier.
4. SoitH un sous-groupe fini de
G_p satisfaisant
[H, H] ⊂ ℂ^× . On suppose que
H est un sous-groupe anisotrope de
GL_p(ℂ) .
4.a. Montrer quew_p(H) est un sous-groupe cyclique d'ordre
p de
S_p .
4.b. Montrer qu'il existeC ∈ G_p tel que
Int(CH_p C^(− 1)) = Int(H) .
5. Conclure que siH un sous-groupe fini anisotrope de
GL_p(ℂ) satisfaisant
[H, H] ⊂ ℂ^× , alors il existe
C ∈ GL_p(ℂ) tel que
Int(CH_p C^(− 1)) = Int(H) .
4. Soit
4.a. Montrer que
4.b. Montrer qu'il existe
5. Conclure que si
FIN
Ce sujet porte sur le groupe symétrique
S_n et sur le groupe des matrices monomiales
G_n . Dans la partie
V , on a établi qu'un sous-groupe fini presque commutatif de
GL_n(ℂ) est conjugué à un sous-groupe de
G_n , il s'agit d'un cas particulier d'un théorème de Borel-Mostow sur les algèbres de Lie semi-simples. Dans la partie VI, on classifie les sous-groupes d'Heisenberg de
GL_p(ℂ) pour
p premier.
Pas de description pour le moment
