Corrigé détaillé ENS Physique C PC 2020 (page 2/4 : Partie 1 (questions 15 à 25) et partie 2 (questions 26 à 29))
Gravitation et secteur sombre de l'Univers
- 66 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PCSI : 50 questions sur 66, parties 3, 1.3, 1.4 et 2.3
- Vérifié question par question
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Partie 1 : Gravitation et principe d'équivalence (suite)
4 · Des trajectoires de chute libre similaires ?
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : énergie mécanique, conservation de la quantité de mouvement
Montrer à l'aide de lois de conservations que et , où les deux grandeurs et sont les composantes selon et de la vitesse du point matériel en .
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Utiliser la conservation de l'énergie mécanique ainsi que l'absence de force selon l'axe horizontal pour relier les vitesses aux extrémités.
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Pour établir ces relations à l'aide de lois de conservation :
- On étudie la composante horizontale de la quantité de mouvement en observant qu'aucune force n'agit selon l'axe horizontal (Ox).
- On applique la conservation de l'énergie mécanique entre les points A et B, situés à la même altitude y = 0, pour déterminer la composante verticale de la vitesse.
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Pas de force selon x \implies v_{B,x} = \dot{x}_0, et conservation de l'énergie mécanique entre y=0 et y=0 \implies v_{B,y} = -\dot{y}_0.
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Le système étudié est le point matériel de masse m, en chute libre dans le référentiel terrestre supposé galiléen. La seule force appliquée est le poids :
1. Conservation de la quantité de mouvement selon x :
La résultante des forces extérieures est orthogonale à l'axe (Ox), soit P_x = 0. D'après le théorème de la quantité de mouvement projeté sur l'axe (Ox) :
En appliquant cette relation au point B atteint à l'instant t_L, on obtient :
2. Conservation de l'énergie mécanique :
Le poids est une force conservative dérivant de l'énergie potentielle de pesanteur :
en choisissant l'origine au sol (y = 0). En l'absence de frottements, l'énergie mécanique \mathcal{E}_m = \mathcal{E}_c + \mathcal{E}_p est une intégrale première du mouvement :
Puisque y_A = y_B = 0, les énergies potentielles sont nulles en A et B, ce qui implique l'égalité des énergies cinétiques :
En utilisant v_{B,x} = \dot{x}_0, il vient :
La trajectoire étant parabolique avec un sommet atteint en y = h > 0, le projectile est initialement lancé vers le haut (\dot{y}_0 > 0) et arrive au sol au point B en phase descendante (v_{B,y} < 0). On en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : chute libre, cinématique du point
On étudie des trajectoires de différentes hauteurs et vitesses au sommet, la longueur au sol de la trajectoire étant fixée. Par intégration des équations du mouvement, obtenir l'expression de la hauteur et du temps de parcours en fonction de , , et .
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Intégrer les équations horaires du mouvement parabolique sans frottement pour exprimer t_L puis h = y(t_L/2).
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- Appliquer le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel d'étude galiléen pour obtenir les équations horaires du mouvement.
- Utiliser les conditions au sommet de la trajectoire pour identifier la vitesse initiale horizontale \dot{x}_0 en fonction de v_h.
- Exprimer le temps de vol t_L à partir de la portée L, puis en déduire la flèche h atteinte à t_L/2.
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Intégration du mouvement parabolique : t_L = L/v_h et hauteur maximale atteinte h = g t_L^2/8 = g L^2/(8v_h^2).
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Le point matériel de masse m n'est soumis qu'à son poids dans le référentiel galiléen d'étude. Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :
Par intégration successive avec les conditions initiales \vec{r}(0) = \vec{0} et \vec{v}(0) = \dot{x}_0\,\vec{e}_x + \dot{y}_0\,\vec{e}_y, on obtient :
Au point le plus haut de la trajectoire, la composante verticale de la vitesse s'annule : \vec{v}_h = \dot{x}_0\,\vec{e}_x, d'où :
Le point B de coordonnées (L, 0) est atteint à l'instant t_L > 0. D'après l'équation horaire selon x :
On en déduit l'expression du temps de parcours :
La condition d'atterrissage en y(t_L) = 0 donne :
Le sommet de la trajectoire est atteint à l'instant t_h tel que \dot{y}(t_h) = 0, soit t_h = \frac{\dot{y}_0}{g} = \frac{t_L}{2}. La hauteur maximale h = y(t_h) vaut ainsi :
En remplaçant t_L par son expression en fonction de L et v_h, on obtient :
Résultat
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : chute libre
Calculer numériquement ces deux grandeurs pour et pour des trajectoires correspondant à une balle de volley () et de fusil ().
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Remplacer numériquement les valeurs données dans les relations analytiques de h et t_L.
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Calculs numériques de h et t_L pour les deux valeurs de vitesse horizontale v_h.
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D'après les résultats de la question Q16, le temps de parcours t_L et la hauteur maximale h s'expriment selon :
avec g = 10\,\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-2} et L = 10\,\mathrm{m}.
Pour la balle de volley (v_h = 5\,\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}) :
\begin{aligned} t_{L,\mathrm{volley}} &= \frac{10}{5} = 2\,\mathrm{s} \\ h_{\mathrm{volley}} &= \frac{10 \times 10^2}{8 \times 5^2} = \frac{1000}{200} = 5\,\mathrm{m} \end{aligned}\boxed{t_{L,\mathrm{volley}} = 2\,\mathrm{s} \quad \text{et} \quad h_{\mathrm{volley}} = 5\,\mathrm{m}}Pour la balle de fusil (v_h = 500\,\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}) :
\begin{aligned} t_{L,\mathrm{fusil}} &= \frac{10}{500} = 2\times 10^{-2}\,\mathrm{s} \\ h_{\mathrm{fusil}} &= \frac{10 \times 10^2}{8 \times 500^2} = \frac{1000}{2 \times 10^6} = 5\times 10^{-4}\,\mathrm{m} \end{aligned}\boxed{t_{L,\mathrm{fusil}} = 2\times 10^{-2}\,\mathrm{s} \quad \text{et} \quad h_{\mathrm{fusil}} = 5\times 10^{-4}\,\mathrm{m} = 0{,}5\,\mathrm{mm}}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rayon de courbure, trajectoire
Pour décrire géométriquement ces trajectoires, on introduit leur rayon de courbure . Dans une approximation où les trajectoires sont de petits arcs de cercles de hauteur et de longueur de base , on admet que celui-ci s'écrit . Calculer le rayon de courbure des deux trajectoires de la question précédente, et conclure sur leur similarité.
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Appliquer la formule fournie \mathcal{R} = L^2/(8h) et comparer les deux rayons obtenus.
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Calcul de \mathcal{R} = v_h^2/g : les deux rayons de courbure spatiaux diffèrent de quatre ordres de grandeur, trajectoires non similaires spatialement.
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En utilisant la relation admise \mathcal{R} = \dfrac{L^2}{8h} et les expressions obtenues à la question Q16, on remarque que :
ce qui correspond bien au rayon de courbure au sommet de la parabole.
Pour la balle de volley (v_h = 5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, h = 5\text{ m}) :
\mathcal{R}_{\text{volley}} = \frac{10^2}{8 \times 5} = \frac{100}{40} = 2{,}5\text{ m}Avec un chiffre significatif :
\boxed{\mathcal{R}_{\text{volley}} = 3\text{ m} \quad (\text{ou } 2{,}5\text{ m})}Pour la balle de fusil (v_h = 500\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, h = 5\times 10^{-4}\text{ m}) :
\mathcal{R}_{\text{fusil}} = \frac{10^2}{8 \times 5\times 10^{-4}} = \frac{100}{4\times 10^{-3}} = 2{,}5\times 10^4\text{ m} = 25\text{ km}Avec un chiffre significatif :
\boxed{\mathcal{R}_{\text{fusil}} = 3\times 10^4\text{ m} \quad (\text{ou } 2{,}5\times 10^4\text{ m})}
Conclusion sur la similarité : Les rayons de courbure diffèrent de quatre ordres de grandeur (\mathcal{R}_{\text{fusil}}/\mathcal{R}_{\text{volley}} = 10^4). Dans l'espace géométrique ordinaire, ces deux trajectoires ne présentent donc aucune similarité : l'une est fortement incurvée tandis que l'autre est quasi-rectiligne sur la distance L.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rayon de courbure, principe d'équivalence
Une façon plus générale de représenter ces trajectoires est de le faire dans un diagramme temps-espace. Un tel diagramme est ici tridimensionnel, deux des axes correspondant à et , et un troisième axe correspondant à (où est la vitesse de la lumière, permettant d'avoir trois directions de même dimension). Tracer les deux trajectoires précédentes dans un tel diagramme, pour lequel on indiquera la coordonnée sur l'axe vertical. Calculer le rayon de courbure de chacune de ces trajectoires dans le plan qui la contient. Conclure sur leur similarité.
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Calculer la courbure dans le plan (y, ct) en remplaçant la coordonnée spatiale horizontale par ct_L.
Voir la stratégieStratégie
- Montrer que la trajectoire spatio-temporelle (x(t), y(t), ct) est plane, et identifier le plan vertical qui la contient.
- Représenter l'allure des deux trajectoires dans le repère (x, ct, y).
- Déterminer la longueur de base spatio-temporelle L_{st} et la flèche h, puis calculer le rayon de courbure \mathcal{R}_{st} à l'aide de la formule fournie.
- Conclure sur la similarité géométrique des trajectoires dans l'espace-temps.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de l'arc spatiotemporel ; le rayon de courbure spatiotemporel vaut \mathcal{R}_{st} = c^2/g \approx 10^{16}\,\mathrm{m} pour les deux corps : trajectoires universelles en relativité.
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Le mouvement s'effectue avec une vitesse horizontale uniforme v_h, de sorte que x(t) = v_h t. La troisième coordonnée spatio-temporelle vérifie :
Cette relation linéaire montre que la trajectoire est entièrement contenue dans le plan vertical passant par l'axe vertical (Ay) et faisant un angle \psi avec l'axe (Ax) dans le plan horizontal (x, ct), tel que \tan\psi = \frac{c}{v_h} \gg 1.
Dans le plan contenant la trajectoire, repérons la position le long de la base horizontale par la coordonnée s(t) = \sqrt{x^2(t) + (ct)^2} = \sqrt{v_h^2 + c^2}\, t. La longueur de base de l'arc de parabole entre t = 0 et t_L vaut donc :
La hauteur maximale atteinte reste l'ordonnée au sommet y_{\max} = h. D'après la question 16, h = \frac{g L^2}{8 v_h^2} = \frac{1}{8} g t_L^2.
En appliquant la relation admise à la question 18 dans ce plan, le rayon de courbure spatio-temporel s'écrit :
Puisque pour les deux objets v_h \ll c (v_h / c \le 500 / (3\times 10^8) \sim 10^{-6}), on a au premier ordre :
Calcul numérique avec un chiffre significatif (c = 3{,}00\times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) :
Conclusion sur la similarité : Dans le diagramme spatio-temporel, les rayons de courbure des deux trajectoires sont identiques. Les trajectoires de chute libre dans l'espace-temps possèdent donc une géométrie universelle indépendante des conditions initiales de tir.
Résultat
5 · Effondrement d'une boule homogène
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : force d'inertie d'entraînement, champ de gravitation
Exprimer la force subie par un grain de matière situé en dans le référentiel du grain de matière situé en , lui-même en chute libre, pour l'instant initial où la boule est de densité homogène . On notera la masse d'un grain de matière.
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Écrire l'accélération différentielle de marée subie par le grain en appliquant le champ intérieur proportionnel à la distance au centre.
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- Exprimer le champ gravitationnel \vec{K} à l'intérieur de la boule homogène à l'instant initial, en exploitant le résultat de la question Q5.
- Définir le référentiel \mathcal{R}' attaché au grain situé en \vec{r} (référentiel en translation accélérée) et identifier l'accélération d'entraînement \vec{a}_e.
- Faire le bilan des forces (interaction gravitationnelle et force d'inertie d'entraînement) s'exerçant sur le grain situé en \vec{r}+\delta\vec{r} dans \mathcal{R}'.
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Dans le référentiel accéléré du grain en \vec{r}, la force relative est m(\vec{K}(\vec{r}+\delta\vec{r}) - \vec{K}(\vec{r})) = -\frac{4\pi}{3}G\rho_0 m \delta\vec{r}.
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À l'instant initial t = 0, la boule est homogène de densité de masse \rho_0. D'après le résultat de la question Q5, le champ de gravitation à l'intérieur de la boule s'écrit :
où \vec{r} est repéré par rapport au centre de la boule.
Le grain de matière situé en \vec{r} est en chute libre dans le référentiel galiléen. Son accélération est :
On se place dans le référentiel \mathcal{R}' lié à ce grain. Ce référentiel est en translation par rapport au référentiel galiléen, avec une accélération d'entraînement \vec{a}_e = \vec{a}(\vec{r}). Comme le mouvement d'entraînement est une pure translation, la rotation propre du référentiel est nulle (\vec{\Omega} = \vec{0}), donc la force d'inertie de Coriolis est identiquement nulle.
Dans le référentiel \mathcal{R}', le grain de masse m situé en \vec{r} + \delta\vec{r} (supposé également à l'intérieur de la boule) est soumis à deux forces :
La force de gravitation créée par le reste de la boule :
\vec{F}_{\mathrm{grav}} = m \vec{K}(\vec{r} + \delta\vec{r}) = -\frac{4}{3}\pi G \rho_0 m (\vec{r} + \delta\vec{r})La force d'inertie d'entraînement :
\vec{F}_{ie} = -m \vec{a}_e = -m \vec{K}(\vec{r}) = +\frac{4}{3}\pi G \rho_0 m \vec{r}
La force totale \vec{F}' subie par le grain situé en \vec{r} + \delta\vec{r} dans le référentiel du grain situé en \vec{r} est la somme de ces deux contributions :
On obtient ainsi :
Résultat
Question 21
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Notions : principe d'équivalence, symétrie
Est-il possible à l'intérieur de la boule de déterminer la direction de son centre par des expériences locales ? Conclure sur le fait que si la sphère est homogène et au repos à un instant initial, elle restera homogène durant son effondrement.
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Remarquer que la force relative entre deux grains ne dépend que de leur séparation mutuelle \delta\vec{r} et non de leur position globale dans la boule.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser la force relative \vec{F}' obtenue à la question Q20 : observer sa dépendance par rapport à \vec{r} (position dans la boule) et à \delta\vec{r} (direction relative).
- En déduire la nature du mouvement de contraction vu depuis n'importe quel grain pour statuer sur la conservation de l'homogénéité.
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La force relative est isotrope et indépendante de \vec{r}, donc impossible de localiser le centre ; l'homogénéité est préservée au cours de la contraction.
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D'après le résultat de la question Q20, la force relative subie par un grain voisin situé en \vec{r} + \delta\vec{r} dans le référentiel en chute libre lié au grain en \vec{r} vaut :
Cette force (et donc l'accélération relative \vec{a}' = \vec{F}'/m) présente deux propriétés fondamentales :
- elle est indépendante de la position \vec{r} de l'observateur dans la boule ;
- elle est purement centrale et isotrope par rapport à l'observateur lui-même (proportionnelle à -\delta\vec{r}).
Aucune direction spatiale n'étant privilégiée dans ce champ d'accélération relative (absence d'anisotropie de marée), un observateur observant le mouvement relatif des grains autour de lui voit une contraction parfaitement isotrope centrée sur sa propre position :
Puisque l'accélération relative \frac{\mathrm{d}^2(\delta\vec{r})}{\mathrm{d}t^2} = -\frac{4}{3}\pi G \rho_0 \,\delta\vec{r} ne dépend aucunement de \vec{r}, tous les éléments de volume subissent localement une contraction rigoureusement identique. Le mouvement d'effondrement est une contraction homothétique uniforme :
où le facteur d'échelle x(t) \leqslant 1 est le même en tout point de la boule. Un volume élémentaire \mathrm{d}^3V évolue donc de manière identique en tout point : \mathrm{d}^3V(t) = x(t)^3\,\mathrm{d}^3V(0).
Par conservation de la masse des grains, la masse volumique à l'instant t s'écrit :
Elle est indépendante de la position spatiale :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : principe fondamental de la dynamique, équation différentielle
On ne précisera plus par la suite la position particulière du grain de matière dans le référentiel duquel on se place, et on repérera dans son référentiel les autres grains simplement par leur position relative . Utiliser les résultats des questions précédentes pour écrire l'équation d'évolution de la position d'un grain , qui ne fera plus intervenir que , ainsi que la position relative de ce grain de matière à l'instant initial. En obtenir une équation scalaire pour , le ratio des normes des vecteurs et .
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Projeter l'équation différentielle vectorielle régissant \delta\vec{r} sur sa direction pour obtenir une équation différentielle sur x(t) = \delta r / \delta r_0.
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- Exprimer la deuxième loi de Newton dans le référentiel en chute libre du grain de référence pour un instant t quelconque, où la densité est \rho(t).
- Relier la densité \rho(t) à sa valeur initiale \rho_0 et au rapport des normes x(t) = \delta r / \delta r_0 grâce à la conservation de la masse lors de l'effondrement homothétique.
- Injecter cette relation pour obtenir l'équation différentielle vectorielle sur \delta\vec{r}, puis en déduire l'équation scalaire sur la fonction d'échelle x(t).
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PFD sur la position relative : \delta\ddot{\vec{r}} = -\frac{4\pi G\rho_0}{3}\delta\vec{r}, d'où pour x = \delta r/\delta r_0 l'équation non linéaire \ddot{x} = -\frac{4\pi G\rho_0}{3 x^2}.
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Dans le référentiel lié au grain de matière situé en \vec{r} (référentiel en chute libre), le principe fondamental de la dynamique appliqué à un grain de matière de masse m situé en \delta\vec{r} s'écrit, en reprenant le résultat établi à la question Q20 et étendu à un instant t quelconque où la densité homogène vaut \rho(t) :
D'après la question Q21, l'effondrement est homothétique :
où x(t) = \frac{\delta r(t)}{\delta r_0} est le ratio des normes, sans dimension, avec les conditions initiales x(0) = 1 et \dot{x}(0) = 0 (grains initialement au repos).
Le volume d'une sphère de grains comobiles varie donc comme le cube des distances relatives : V(t) = x(t)^3 V_0. Par conservation de la matière, la densité volumique de masse s'écrit :
En réinjectant cette expression dans la loi de Newton, on obtient l'équation d'évolution vectorielle de la position relative :
En remplaçant \delta\vec{r}(t) par x(t)\delta\vec{r}_0 et en remarquant que \frac{\mathrm{d}^2\delta\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = \ddot{x}(t)\delta\vec{r}_0, il vient :
Comme \delta\vec{r}_0 \neq \vec{0}, on obtient l'équation différentielle scalaire régissant x(t) :
Résultat
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : intégrale première, énergie mécanique
Calculer à partir de l'équation différentielle obtenue à la question précédente l'intégrale première suivante :
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Multiplier l'équation différentielle du second ordre par \dot{x} et intégrer par rapport au temps avec les conditions initiales au repos.
Voir la stratégieStratégie
- Multiplier l'équation du mouvement non linéaire \ddot{x} = -K/x^2 obtenue en Q22 par la vitesse adimensionnée \dot{x} pour transformer chaque membre en une dérivée temporelle exacte.
- Intégrer par rapport au temps entre t = 0 et t, en déterminant la constante d'intégration à l'aide des conditions initiales de repos (x(0) = 1 et \dot{x}(0) = 0).
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Multiplication de l'équation par \dot{x} et intégration avec les conditions initiales x(0) = 1 et \dot{x}(0) = 0.
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D'après la question Q22, le ratio x(t) = \delta r(t)/\delta r_0 vérifie l'équation différentielle :
En multipliant les deux membres par la dérivée \dot{x}(t), on obtient :
On reconnaît les dérivées par rapport au temps :
L'intégration par rapport au temps donne immédiatement l'intégrale première :
où C est une constante déterminée par les conditions initiales. À l'instant t = 0, la boule de grains est initialement au repos :
D'où la valeur de la constante :
On en déduit l'expression demandée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effondrement gravitationnel
On dit que le nuage s'est effondré sur lui-même lorsque . À quoi cela correspond-il ? Vous attendez-vous à ce qu'une telle situation soit réalisée physiquement ?
Voir l'indiceIndice
Interpréter l'annulation de la distance relative comme la formation d'une singularité ponctuelle (effondrement en trou noir sans pression).
Voir la stratégieStratégie
- Interpréter géométriquement la condition \delta\vec{r} = \vec{0} en s'appuyant sur la relation d'homothétie \delta\vec{r}(t) = x(t)\delta\vec{r}_0 et en déduire l'état du système (rayon, volume, masse volumique).
- Discuter la faisabilité physique en examinant les hypothèses du modèle idéalisé (absence de collisions, absence de pression) et les effets physiques réels qui s'opposent à un tel effondrement ponctuel.
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Effondrement en un point singulier de densité infinie, irréaliste car les pressions de matière ou quantiques s'y opposent.
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Puisque le mouvement est homothétique selon \delta\vec{r}(t) = x(t)\,\delta\vec{r}_0 pour tout couple de grains, la condition \delta\vec{r} = \vec{0} équivaut à x(t) = 0.
Signification physique : Cela signifie que la distance entre n'importe quelle paire de grains s'annule simultanément. Toute la matière de la boule initiale de rayon R se concentre donc en un seul point (son centre). Le rayon de la boule devient nul, son volume s'annule, et la masse volumique diverge :
\rho(t) = \frac{\rho_0}{x(t)^3} \xrightarrow[x \to 0]{} +\infty.Il s'agit donc de la formation d'une singularité gravitationnelle ponctuelle.
Réalisation physique : Une telle situation n'est pas réalisée physiquement, et ce pour plusieurs raisons :
- Invalidation de l'hypothèse sans collision : Les grains possèdent une taille finie. Lorsque la densité augmente fortement, les chocs et interactions de contact entre grains deviennent inévitables.
- Apparition d'une pression : Lors de la compression, l'échauffement du milieu engendre une pression thermique (gradient de pression) capable d'équilibrer l'attraction gravitationnelle (formation d'une étoile en équilibre hydrostatique).
- Mécanique quantique et relativité générale : À très haute densité interviennent des pressions de dégénérescence (électronique pour une naine blanche, neutronique pour une étoile à neutrons). Si ces pressions ne suffisent pas à stopper l'effondrement (formation d'un trou noir), la relativité générale prévoit la formation d'un horizon des événements, et la description ponctuelle \rho \to +\infty signale la limite de validité de la physique classique, nécessitant une théorie de la gravitation quantique.
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : intégration, temps caractéristique
À partir de l'intégrale première de l'équation (5), calculer le temps d'effondrement de la boule de matière. Commenter les dépendances du résultat obtenu en les paramètres du problème.
Voir l'indiceIndice
Séparer les variables dans l'intégrale première et exploiter l'intégrale définie fournie dans le formulaire préliminaire.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \dot{x}(t) à partir de l'intégrale première en choisissant le signe adéquat (\dot{x} \leqslant 0 car le nuage s'effondre).
- Séparer les variables pour exprimer la durée d'effondrement \Delta t sous la forme d'une intégrale entre x = 1 et x = 0.
- Évaluer cette intégrale à l'aide de l'intégrale utile fournie dans le formulaire, puis commenter les dépendances de \Delta t vis-à-vis des paramètres physiques.
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Intégration par séparation de variables et pose de x = \cos^2\theta : temps de chute libre \Delta t = \sqrt{3\pi/(32 G\rho_0)}, indépendant du rayon initial.
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L'intégrale première établie à la question Q23 s'écrit :
Le nuage s'effondrant sur lui-même, la grandeur x(t) = \delta r(t)/\delta r_0 décroît au cours du temps, si bien que \dot{x}(t) \leqslant 0. On en déduit :
Par séparation des variables, la durée \Delta t nécessaire pour passer de la position initiale (x = 1 à t = 0) à l'effondrement complet (x = 0 à t = \Delta t) s'écrit :
D'après l'intégrale utile donnée dans le formulaire :
Il vient ainsi :
soit :
Commentaires sur les dépendances :
- Indépendance vis-à-vis de la taille : Le temps d'effondrement ne dépend ni du rayon initial R de la boule, ni de la position initiale relative \delta r_0 des grains. Tous les grains atteignent donc le centre au même instant : l'effondrement est strictement synchrone (ou homothétique).
- Dépendance en la masse volumique initiale : \Delta t \propto \rho_0^{-1/2}. Plus la boule est initialement dense, plus l'attraction gravitationnelle est intense et plus l'effondrement est rapide.
- Dépendance en G : \Delta t \propto G^{-1/2}, ce qui traduit le fait qu'une constante de gravitation plus élevée accélère la dynamique de chute libre.
Résultat
Partie 2 : Galaxies et matière noire
1 · Généralités
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : parallaxe, unité astronomique
Donner la valeur en mètre d'un parsec. On rappelle qu'une minute d'arc correspond à un de degré, et qu'une seconde d'arc correspond un de minute d'arc.
Voir l'indiceIndice
Calculer la distance correspondant à une parallaxe d'une seconde d'arc pour une base de 1\,\mathrm{UA} en convertissant la seconde d'arc en radians.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'angle d'une seconde d'arc \theta en radians à partir de sa définition en degrés.
- Utiliser la définition du parsec (\text{pc}) donnée dans l'énoncé comme la distance à laquelle la distance Terre-Soleil D_{T-S} est vue sous un angle \theta = 1''.
- Effectuer l'application numérique avec les données du formulaire en respectant la consigne d'un chiffre significatif.
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Définition géométrique 1\,\mathrm{pc} = 1\,\mathrm{ua}/\tan(1'') \approx 3{,}086 \times 10^{16}\,\mathrm{m}.
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Par définition, un angle d'une seconde d'arc vaut :
Sous l'approximation des petits angles, la distance d = 1\text{ pc} associée à la base D_{T-S} vue sous l'angle \theta vérifie :
Avec D_{T-S} = 150 \times 10^6\text{ km} = 1{,}50 \times 10^{11}\text{ m} et \pi \approx 3{,}14 :
En ne conservant qu'un seul chiffre significatif comme demandé :
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : loi de stefan-boltzmann, luminance
En supposant qu'on peut considérer seulement l'émission thermique des étoiles, donner un ordre de grandeur de la puissance totale émise sous forme de rayonnement électromagnétique par la Galaxie.
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Multiplier le nombre total d'étoiles par la puissance radiative d'une étoile type de surface 4\pi R_\odot^2 rayonnant selon la loi de Stefan.
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- Modéliser chaque étoile comme un corps noir sphérique rayonnant selon la loi de Stefan rappelée en préambule, avec les caractéristiques de surface du Soleil.
- Multiplier la luminosité d'une étoile par le nombre d'étoiles de la Voie lactée (N \sim 3 \times 10^{11}) pour obtenir un ordre de grandeur de la puissance totale émise, avec un chiffre significatif conformément aux consignes de l'épreuve.
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Évaluation à partir de N \approx 10^{11} étoiles de luminosité solaire moyenne L_\odot \approx 4\times 10^{26}\,\mathrm{W}, donnant environ 4\times 10^{37}\,\mathrm{W}.
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L'énoncé indique que l'on peut identifier les propriétés de chaque étoile à celles du Soleil. En assimilant la surface de l'étoile à un corps noir à la température d'équilibre T_{\text{surf}}, la densité surfacique de flux émise est donnée par la loi de Stefan :
La surface d'une étoile sphérique de rayon R_\odot est S_\odot = 4\pi R_\odot^2. La puissance totale rayonnée par une étoile de type solaire (sa luminosité) s'écrit donc :
Calculons numériquement cette puissance avec les valeurs fournies :
La Voie lactée contient entre 200 et 400 milliards d'étoiles, soit un nombre moyen :
La puissance totale émise par la Galaxie sous forme de rayonnement électromagnétique vaut alors :
Avec un seul chiffre significatif :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
2 · Équation d'équilibre radial
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : cinématique du point, coordonnée cylindrique
En supposant que les trajectoires des étoiles qui suivent le mouvement d'ensemble du disque sont des cercles contenus dans des plans de constant, expliquer pourquoi ce mouvement d'ensemble est entièrement décrit par la donnée de sa vitesse angulaire de rotation .
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Rappeler que pour un mouvement circulaire uniforme d'axe fixe, la vitesse linéaire est simplement donnée par v_\theta = r\dot{\theta}.
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- Exprimer le vecteur vitesse en coordonnées cylindriques (r, \theta, z) en exploitant la géométrie circulaire et plane des trajectoires.
- Recenser les hypothèses physiques de symétrie, de stationnarité et d'indépendance selon z pour déterminer les variables dont dépend la vitesse angulaire \dot{\theta}.
- Conclure sur la description complète du champ de vitesse d'ensemble par la fonction scalaire \dot{\theta}(r).
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En coordonnées cylindriques avec z = \mathrm{cste} et r = \mathrm{cste}, le vecteur vitesse vaut simplement \vec{v} = r\dot{\theta}(r)\vec{e}_\theta.
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Dans le système de coordonnées cylindriques (r, \theta, z) d'axe Oz, le vecteur vitesse d'un point s'écrit de façon générale :
Les trajectoires des étoiles suivant le mouvement d'ensemble sont des cercles d'axe (Oz) situés dans des plans orthogonaux à cet axe (z = \text{cste}). Pour chaque étoile :
- le rayon orbital r est constant au cours du temps, donc \dot{r} = 0 ;
- l'altitude z est constante au cours du temps, donc \dot{z} = 0.
Le vecteur vitesse se réduit alors à sa seule composante orthoradiale :
Examinons les dépendances de la vitesse angulaire \dot{\theta} :
- le régime d'écoulement moyen est stationnaire, donc \dot{\theta} ne dépend pas explicitement du temps t ;
- la Galaxie est supposée axisymétrique autour de l'axe Oz, donc \dot{\theta} ne dépend pas de l'angle \theta ;
- l'énoncé précise que le mouvement d'ensemble peut être étudié indépendamment de la coordonnée z.
Il en résulte que la vitesse angulaire ne dépend que de la distance radiale r à l'axe de rotation :
Le champ des vitesses d'ensemble du disque s'écrit donc en tout point :
La connaissance de la seule fonction scalaire \dot{\theta}(r) détermine entièrement le champ des vitesses, et donc le mouvement d'ensemble du disque galactique.
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : accélération centripète, principe fondamental de la dynamique
Plutôt que de travailler avec , on préférera introduire la vitesse orthoradiale , composante de la vitesse sur . Obtenir que la dynamique sur le plan d'une étoile suivant le mouvement d'ensemble, et qui est soumise uniquement à l'interaction gravitationnelle, est entièrement donnée par l'équation d'équilibre radial :
où est le champ gravitationnel projeté sur la direction . Cette équation sera utilisée dans les trois parties suivantes.
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Écrire la composante radiale de l'accélération en coordonnées cylindriques pour une trajectoire circulaire de rayon constant.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur accélération en coordonnées cylindriques pour une étoile effectuant un mouvement circulaire uniforme de rayon r à altitude z constante.
- Relier la vitesse orthoradiale v_\theta à la vitesse angulaire \dot{\theta}.
- Appliquer la deuxième loi de Newton en projection sur la base locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) et exploiter l'axisymétrie pour justifier que la dynamique plane se résume à la composante radiale.
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Projection de la deuxième loi de Newton sur la direction radiale \vec{e}_r : -v_\theta^2/r = K_r.
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Dans le référentiel galactocentrique supposé galiléen, la position d'une étoile suivant le mouvement d'ensemble est repérée en coordonnées cylindriques par :
La trajectoire étant circulaire de rayon r = \text{cste} dans un plan z = \text{cste}, on a \dot{r} = 0, \ddot{r} = 0, \dot{z} = 0 et \ddot{z} = 0. Le vecteur vitesse s'écrit donc :
Le régime étant de plus stationnaire, la vitesse angulaire \dot{\theta}(r) d'une étoile à la distance r est constante au cours du temps (\ddot{\theta} = 0). L'accélération se réduit ainsi à sa composante centripète :
L'étoile n'étant soumise qu'au champ de gravitation \vec{K}, la deuxième loi de Newton s'écrit :
Par projection sur la base locale :
sur \vec{e}_r :
a_r = K_r(r) \implies -\frac{v_\theta^2(r)}{r} = K_r(r) ;- sur \vec{e}_\theta : l'accélération orthoradiale est nulle (a_\theta = 0), et le champ K_\theta est identiquement nul du fait de l'axisymétrie de la distribution de masse (invariance par rotation autour de l'axe z).
La composante selon \vec{e}_\theta étant trivialement vérifiée (0 = 0), la dynamique du mouvement d'ensemble dans le plan (r, \theta) est intégralement contenue dans l'équation d'équilibre radial :
Résultat
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.