Mines Physique 1 PC 2014Sujet, corrigé et rapport du jury
- Gaz parfait et modèle atomique de Thomson
- Électrostatique : champ et énergie d'un dipôle
- Statistique de Boltzmann
- Thermodynamique : énergie interne, enthalpie, enthalpie libre
- Tension superficielle et énergie de surface
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Présentation du sujet
DifficileInteractions microscopiques de Van der Waals : polarisabilité, cohésion des liquides et tension superficielleAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileL'épreuve étudie les interactions microscopiques de Van der Waals dans les gaz et les liquides, en trois parties indépendantes. Elle aborde la polarisabilité des gaz à partir d'un modèle atomique simple, les différents types d'interactions intermoléculaires (dipôle-dipôle, dipôle-dipôle induit, dispersion), puis la cohésion des liquides, leur miscibilité et les tensions de surface, en mobilisant thermodynamique, électrostatique, mécanique et cristallographie du programme de première et deuxième années.
- 1Partie I : Étude microscopiqueModélisation de la vapeur d'eau comme gaz parfait, puis étude du modèle atomique de Thomson pour introduire la notion de polarisabilité.
- 2Partie II : Interactions intermoléculairesÉtude successive des interactions dipôle-dipôle, dipôle-dipôle induit et dispersion entre molécules non polaires, avec synthèse sur la force de Van der Waals et ses conséquences sur l'énergie interne d'un gaz réel.
- 3Partie III : Étude des liquidesModélisation de la cohésion des liquides, critère de miscibilité de deux liquides, puis étude de l'énergie de surface et de la tension superficielle.
Difficile. Le rapport indique que l'épreuve a permis d'opérer une distinction claire entre les candidats, la majorité se contentant de réponses sans justification ni critique du modèle, ce qui limite singulièrement les chances de réussite ; plusieurs questions sont qualifiées de rarement bien traitées ou d'étonnamment mal comprises.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesDensité particulaire confondue avec densité molaire · Rayonnement de l'électron élastiquement lié mal relié à une fréquence · Expression statistique d'une moyenne mal connueAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesL'épreuve a permis d'opérer une distinction claire entre les candidats qui ont fait preuve de rigueur et d'esprit critique et ceux qui ont enchaîné des calculs sans tenir compte de ce qui précédait. Le barème tenait autant compte des résultats calculatoires que de leur discussion argumentée, ce qui n'a pas été compris par la majorité des candidats. Le jury félicite cependant un certain nombre d'excellentes copies, qui ont su expliciter leur démarche et comparer les nombreux ordres de grandeur du problème.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Densité particulaire confondue avec densité molaire1
Dès la première question, la densité particulaire est souvent confondue avec la densité molaire, et la distance intermoléculaire est rarement bien calculée.
« La densité particulaire a souvent été conf ondue avec la densité molaire. »
- 2Rayonnement de l'électron élastiquement lié mal relié à une fréquence4
La plupart des candidats ne relient pas correctement la dynamique de l'électron à une fréquence, et les applications numériques sur la longueur d'onde donnent lieu à une exploration chaotique du spectre électromagnétique.
« Les applications numériques sur la longueur d'onde ont parfois donné lieu à une exploration chaotique du spectre »
- 3Expression statistique d'une moyenne mal connue9
Les calculs de valeur moyenne sont menés maladroitement, confondant parfois le cosinus et le cosinus hyperbolique.
« L'expression statistique d'une moyenne est généralement mal connue. »
- 4Question de cours sur les critères de miscibilité mal comprise20
La question sur la variation d'enthalpie libre lors du mélange est étonnamment mal comprise, sans doute par manque de recul des candidats.
« Question étonnamment mal comprise des candidats, sans doute par manque de recul. »
- 5Réponses sans justification ni critique du modèle
La majorité des candidats se contente de réponses sans justification ni critique du modèle, parfois même sans application numérique à discuter.
« se sont souvent contentés de donner des réponses sans justifica tion ni critique du modèle »
- 6Tentatives malhonnêtes pour retrouver le résultat donné13
Pour le calcul de l'énergie potentielle d'interaction totale, certains candidats ont recours à des tentatives de contournement peu rigoureuses plutôt que d'intégrer correctement l'énergie élémentaire.
« Le calcul de l'énergie a parfois été l'occasion de tentatives de truandage manifest e. »
Ce qui a été bien réussi
- Le jury félicite un certain nombre d'excellentes copies, qui ont su expliciter avec soin leur démarche et comparer les ordres de grandeur.
- La question 11 a été généralement bien réussie.
- Le calcul de compacité de la question 15 a été généralement réussi.
- La question 16 a été généralement bien traitée quand le double comptage était évité.
Conseils du jury
- Soigner la lisibilité de la copie : écriture aérée, schémas et graphes annotés, syntaxe et orthographe correctes.
- Lire l'énoncé en entier avant de commencer, pour repérer les éléments de réponse distillés plus loin et prioriser les questions accessibles.
- Soumettre tout résultat littéral à une analyse dimensionnelle avant de faire l'application numérique.
- Toujours discuter les résultats numériques en les comparant à une autre valeur du problème plutôt que de se contenter d'un commentaire vague.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
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ÉCOLE DES PONTS PARISTECH SUPAERO (ISAE), ENSTA PARISTECH, TELECOM PARISTECH, MINES PARISTECH, MINES DE SAINT-ÉTIENNE, MINES DE NANCY, TÉLÉCOM BRETAGNE, ENSAE PARISTECH (FILIÈRE MP) ÉCOLE POLYTECHNIQUE (FILIÈRE TSI) CONCOURS D'ADMISSION 2014
PREMIÈRE ÉPREUVE DE PHYSIQUE
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première page de la copie :
PHYSIQUE I - PC.
L'énoncé de cette épreuve comporte 7 pages.
- Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il est invité à le signaler sur sa copie et à poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il aura été amené à prendre.
- Il ne faudra pas hésiter à formuler les commentaires (incluant des considérations numériques) qui vous sembleront pertinents, même lorsque l'énoncé ne le demande pas explicitement. Le barème tiendra compte de ces initiatives ainsi que des qualités de rédaction de la copie.
INTERACTIONS MICROSCOPIQUES
I. - Étude microscopique
I.A. - La vapeur d'eau
- 2 - Quelles sont les hypothèses considérées, à propos des interactions intermoléculaires, pour établir l'équation d'état du gaz parfait moléculaire? Comment varie le volume d'un gaz parfait moléculaire lorsqu'on le refroidit à pression constante?
I.B. - Un modèle atomique simple (Thomson, 1904)

-
3 - Déterminer le champ électrostatiqueE⃗_+(N) créé par le nuage positif au niveau de l'électron, en fonction dee, a, ε_0 (permittivité du vide) etr⃗ = PN^(→−) . On suppose que l'électron reste à l'intérieur du nuage. - 4 - Montrer que le mouvement de l'électron dans ce champ est associé à une fréquence
f_0 que l'on exprimera en fonction dem, e, a etε_0 . Déterminer la valeur numérique de la longueur d'ondeλ_0 de la radiation électromagnétique ayant cette fréquencef_0 . Dans quel domaine ce rayonnement est-il prévu par le modèle?
I.C. - Notion de polarisabilité
- 5 - Déterminer la position d'équilibre
r⃗_(eq) = PN^(→−)_(eq) de l'électron sous les effets des champsE⃗_0 etE⃗_+(N) , en déduire le moment dipolaire électriquep⃗ de l'atome qu'induit l'application deE⃗_0 . De manière générale, la polarisabilitéα d'un atome est définie par la relationp⃗ = αε_0 E⃗_0 . Relierα au volumeV du nuage.
- 6 - Comparer la polarisabilité du lithium (
Z = 3 ) et celle du néon (Z = 10 ). Le fluor et l'iode sont deux halogènes situés sur la même colonne de la table périodique, sur la seconde ligne pour le fluor et la cinquième pour l'iode. Comparer la polarisabilité d'une molécule de difluor et celle d'une molécule de diiode.
FIN DE LA PARTIE I
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II. - Interactions intermoléculaires
II.A. - Interaction entre deux molécules polaires
A priori,

-
8 - Pour deux molécules d'eaup = ‖p_1^(→−)‖ = ‖p_2^(→−)‖ = 6, 2 ⋅ 10^(− 30)C ⋅ m etd = 3, 7 ⋅ 10^(− 9) m . Déterminer les valeurs numériques dee_(min), e_(max) etΔe ; Comparer les valeurs deΔe ete_(th) = kT pour la températureT_1 = 373 K . On rappelle quee_(th) est une évaluation de l'énergie cinétique moyenne d'agitation thermique. Les deux configurations d'énergie potentielle extrêmes de ce système sont-elles accessibles?
- 9 - Déterminer la valeur de la constante
A en fonction dee_(max), k etT . En déduire l'énergie potentielle d'interaction moyenne entre ces molécules polaires, que l'on noterae_1 . On pourra simplifier l'expression obtenue en utilisant la relation d'ordre trouvée à la question 8 entreΔe ete_(th) . Effectuer alors l'application numérique poure_1 , avec les valeurs précédentes, en prenantT = 373 K .
II.B. - Interaction entre une molécule polaire et une molécule polarisable
Conformément aux résultats de la partie I.C, la molécule
- 10 - Déterminer l'expression de
e_2 en fonction deα, ε_0, d etp_1 = ‖p_1^(→−)‖ . Calculer sa valeur numérique avec toujoursp_1 = 6, 2 ⋅ 10^(− 30)C.m, d = 3, 7 ⋅ 10^(− 9) m etα = 1, 6.10^(− 29) m^3 .
II.C. - Interactions entre molécules non polaires
- 11 - Quelle théorie de la physique permet-elle d'obtenir l'expression de
e_3 ? En conservant les valeurs précédentes pourd etα puis en prenantf_0 = 8, 8.10^(14) Hz , calculer la valeur numérique dee_3 .
II.D. - Synthèse
- 12 - Comparer les valeurs de
e_1, e_2 ete_3 . Justifier que, lorsqu'elles ne sont pas en contact, la force d'interaction entre deux molécules peut s'écrire
II.E. - Conséquences pour un gaz réel
- 13 - On considère une molécule
M de ce gaz supposée sphérique et de rayona . Quel est le nombredN de molécules dont la distance àM est comprise entrer etr + dr ? En considérant quer peut varier de2a à l'infini et en reprenant les résultats de la question 12, déterminer l'énergie potentielle d'interaction totale moyenneE_(p, i) entre la moléculeM et toutes les autres. - 14 - En déduire que, selon ce modèle, l'énergie interne du gaz peut s'écrire
FIN DE LA PARTIE II
III. - Étude des liquides
III.A. - Le liquide pur
-
H_1 L'énergie cinétique moyenne des molécules d'un liquide, notéee_c est comparable à celle des molécules d'un gaz de même température. -
H_2 Les molécules sont supposées sphériques, de rayona . -
H_3 Il existe une interaction entre les molécules du liquide, que l'on suppose limitée aux molécules en contact. On note− e_(AA) l'énergie potentielle d'interaction pour un couple de molécules en contact, avece_(AA) > 0 . On suppose que cette grandeur est indépendante de la température, de la pression. -
H_4 On suppose qu'au sein du liquide, une molécule est toujours en contact avec ses 6 molécules voisines. -
H_5 Bien que le liquide soit désordonné, on pourra raisonner comme si les molécules étaient (en moyenne) rangées dans un réseau cubique simple d'arête2a . Les mailles peuvent néanmoins glisser les unes sur les autres, pour assurer la fluidité du liquide. -
H_6 Le liquide est supposé incompressible et indilatable.

- 15 - La compacité observée pour des liquides usuels est de l'ordre de 0,6 . Quelle est la compacité du liquide dans le modèle proposé ? Ce modèle est-il pertinent ? On considère un volume
V de ce liquide, formé deN molécules. Quelle est la relation entreN, V eta ? En déduire la valeur dea pour l'eau liquide dans ce modèle.
- 17 - À la température
T_1 = 373 K , et à la pressionP_1 = 1, 00 bar, on donne la chaleur latente molaire (ou enthalpie molaire) de vaporisation de l'eauL_(v, m) = 41, 0 kJ ⋅ mol^(− 1) . On assimile la vapeur d'eau à un gaz parfait, déterminer la variation d'énergie interneΔU_(v, m) associée à la vaporisation d'une mole d'eau à cette température, on fera l'application numérique. On rappelle que sous les hypothèses du modèle, la valeur dee_c est la même dans l'eau liquide et dans l'eau vapeur; en déduire une estimation dee_(AA) et comparer sa valeur à celle dee_(th) = kT , qui est une estimation dee_c . Commenter le résultat.
III.B. - Liquides miscibles, non miscibles
On envisage ici la mise en solution de
- dans le mélange, l'espèce
A est majoritaire, c'est-à-direN_B≪N_A ; - le mélange est réalisé de façon isotherme et isobare, et on suppose les volumes additifs : le volume de la solution obtenue est égal à la somme des volumes initiaux de
ℒ_A et deℒ_B ; - le mélange ne change pas l'énergie cinétique moyenne des molécules, toujours égale à
e_c pour les moléculesA ouB ; - les molécules
A etB possèdent une taille caractéristique comparable notéea ; - dans le mélange, les molécules
B sont tellement minoritaires qu'elles sont toujours entourées de 6 molécules de typeA .
Les énergies potentielles d'interaction entre couples de molécules sont notées− e_(AA) pour(A, A) ,− e_(BB) pour(B, B) et− e_(AB) pour les couples(A, B) . Toutes ces énergies sont négatives. - 18 - Dans la cadre du modèle proposé, déterminer la variation d'énergie interne
ΔU_(mel) due au mélange deℒ_A etℒ_B en fonction deN_B, e_(AA), e_(BB) ete_(AB) . Justifier le fait que, dans le modèle proposé, la variation d'énergie interneΔU_(mel) corresponde à la variation d'enthalpieΔH_(mel) .
- 19 - Que peut-on dire de la variation d'enthalpie libre
ΔG d'un système qui évolue spontanément de façon isotherme et isobare? Déterminer la variation d'enthalpie libreΔG_(mel) au cours du mélange. Deux liquides sont dit miscibles s'ils se mélangent spontanément. En déduire une condition de miscibilité deℒ_B dansℒ_A reliant les paramètresx_B, k, T, e_(AA), e_(BB) ete_(AB) .
III.C. - Énergie de surface
-
20 - Combien de couples de molécules(A, B) forment l'interface d'aireΣ ?
III.D. - Tension superficielle
-
23 - On considère une goutte deℒ_B , de volume supposé invariableV_B , en suspension dans le fluideℒ_A . La températureT est fixée. Montrer que la forme de la goutte, initialement quelconque, va évoluer vers une forme d'équilibre sphérique.
FIN DE LA PARTIE III
- Nombre d'Avogadro :
𝒩_A = 6, 02 ⋅ 10^(23) mole^(− 1) - Masse molaire de l'eau :
M_(H_2 O) = 18, 0 ⋅ 10^(− 3) kg ⋅ mole^(− 1) - Masse volumique de l'eau liquide :
μ_(H_2 O) = 10^3 kg ⋅ m^(− 3) - Constante des gaz parfaits :
R = 8, 31 J ⋅ K^(− 1) ⋅ mole^(− 1) - Masse de l'électron :
m = 9, 11 ⋅ 10^(− 31) kg - Charge de l'électron :
e = 1, 60 ⋅ 10^(− 19)C - Constante de Boltzmann :
k = 1, 38 ⋅ 10^(− 23) J ⋅ K^(− 1) - Constante de Planck :
h = 6, 62 ⋅ 10^(− 34) J ⋅ s - Permittivité électrique du vide :
ε_o = 1/(36π) ⋅ 10^(− 9)SI - Célérité de la lumière dans le vide :
c = 3, 00 ⋅ 10^8 m ⋅ s^(− 1)
FIN DE L'ÉPREUVE
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet de physique 1 PC Mines 2014 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet de physique 1 PC Mines 2014 ?
Le sujet, sur les interactions microscopiques de Van der Waals, mobilise le modèle du gaz parfait, l'électrostatique du dipôle, la statistique de Boltzmann, la thermodynamique (énergie interne, enthalpie, enthalpie libre) et la tension superficielle.
Ce sujet de physique 1 PC Mines 2014 est-il difficile ?
Le rapport indique que l'épreuve a bien distingué les candidats rigoureux de ceux qui enchaînaient des calculs sans discussion, la majorité se contentant de réponses sans justification, ce qui limite fortement les chances de réussite.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet de physique 1 PC Mines 2014 ?
Le jury relève une confusion entre densité particulaire et densité molaire, un mauvais lien entre l'électron élastiquement lié et sa fréquence propre, une expression statistique de la moyenne mal connue, et des réponses données sans justification ni critique du modèle.
Ce sujet de physique 1 PC 2014 de Mines est-il faisable en première année ?
Les sources ne permettent pas de répondre précisément : le rapport indique seulement que le sujet aborde des domaines du programme de première et deuxième années.
Pas de description pour le moment
