Mines Physique 1 PC 2019Sujet et corrigé
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A2019 - PHYSIQUE I PC
ÉCOLE DES PONTS PARISTECH, ISAE-SUPAERO, ENSTA PARISTECH, TELECOM PARISTECH, MINES PARISTECH, MINES SAINT-ÉTIENNE, MINES NANCY, IMT Atlantique, ENSAE PARISTECH, CHIMIE PARISTECH.
Concours Centrale-Supélec (Cycle International), Concours Mines-Télécom, Concours Commun TPE/EIVP.
CONCOURS 2019
PREMIÈRE ÉPREUVE DE PHYSIQUE
Durée de l'épreuve : 3 heures
L'usage de la calculatrice et de tout dispositif électronique est interdit.
PREMIÈRE ÉPREUVE DE PHYSIQUE
Durée de l'épreuve : 3 heures
L'usage de la calculatrice et de tout dispositif électronique est interdit.
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première page de la copie :
PHYSIQUE I - PC
L'énoncé de cette épreuve comporte 6 pages de texte.
L'énoncé de cette épreuve comporte 6 pages de texte.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Physique des arbres
Dans tout le problème, exprimer ou déterminer une grandeur signifie en donner une expression littérale. En revanche calculer une grandeur signifie en donner une valeur numérique avec au plus deux chiffres significatifs. Les vecteurs sont surmontés d'une flèche
(g⃗) dans le cas général ou d'un chapeau s'ils sont unitaires (
‖uˆ_z‖ = 1 ).
Dans tout le problème le champ de pesanteurg⃗ = − guˆ_z est uniforme et le référentiel terrestre galiléen. Les données numériques utiles ainsi qu'un formulaire sont rassemblés en fin d'énoncé.
Dans tout le problème le champ de pesanteur
I. - Physique du cavitron
En phase liquide, les molécules exercent entre elles des forces attractives (assurant entre autres la cohésion du liquide) qui permettent au liquide de supporter des forces de traction équivalentes à des pressions négatives.
La vie d'un arbre suppose une montée efficace de la sève (assimilée dans toute la suite à de l'eau) sur une hauteur qui peut atteindre quelques dizaines de mètres. Ceci conduit à l'existence de zones de pression négative, où l'état liquide de l'eau est métastable : sous l'effet d'une petite perturbation, des bulles de vapeur d'eau peuvent se former. Ceci se produit significativement lorsqu'un arbre subit un stress hydrique associant une forte évaporation (due à un fort ensoleillement) et une faible ressource en eau (due à des sols désséchés). La circulation de la sève est alors gênée par la formation de bulles de gaz au sein de l'écoulement. Pour tester quantitativement la sensibilité des espèces au stress hydrique, des chercheurs de l'INRA ont mis au point un dispositif appelé cavitron.
La vie d'un arbre suppose une montée efficace de la sève (assimilée dans toute la suite à de l'eau) sur une hauteur qui peut atteindre quelques dizaines de mètres. Ceci conduit à l'existence de zones de pression négative, où l'état liquide de l'eau est métastable : sous l'effet d'une petite perturbation, des bulles de vapeur d'eau peuvent se former. Ceci se produit significativement lorsqu'un arbre subit un stress hydrique associant une forte évaporation (due à un fort ensoleillement) et une faible ressource en eau (due à des sols désséchés). La circulation de la sève est alors gênée par la formation de bulles de gaz au sein de l'écoulement. Pour tester quantitativement la sensibilité des espèces au stress hydrique, des chercheurs de l'INRA ont mis au point un dispositif appelé cavitron.
I.A. - Pressions négatives
□ 1 - Exprimer la pression
p dans un arbre assimilé à une colonne d'eau verticale emprisonnée dans un tube fermé au sommet, supposée en équilibre mécanique sous l'effet des seules forces de pression et de pesanteur, en fonction de la masse volumique
ρ_e de l'eau, de la cote
z mesurée à partir du sol, de l'intensité de la pesanteur
g et de la pression
p_0 imposée par l'atmosphère au niveau du sol via les racines. Calculer l'altitude
z_m à partir de laquelle la pression devient négative. Commenter la valeur obtenue.

Figure 1 - Cylindre vertical
Pour les questions 2 à 5 on ne prendra en compte ni
g⃗ ni
p_0 . Sur la figure 1(a), on envisage un volume
V d'eau en équilibre dans un cylindre d'axe
(O, uˆ_z) et de section
S , fermé par un piston de surface
S et de masse nulle sur lequel un opérateur exerce lentement une force de traction
F⃗ = Fuˆ_z avec
F > 0 et
uˆ_z vertical ascendant.
□ 2 - Exprimer la pression dans l'eau en fonction deF et
S . Quel est son signe?
□ 2 - Exprimer la pression dans l'eau en fonction de
L'opérateur veut créer au sein de l'eau liquide, une bulle de vapeur d'eau sphérique de rayon
r en tirant le piston sur une hauteur
z et en maintenant la force
F⃗ constante 1(b). On néglige la quantité d'eau contenue dans la bulle devant
V , ce qui revient à l'assimiler à une bulle de vide.
□ 3 - On considère le système constitué d'une bulle vide de rayonr et de l'interface qui la sépare de l'eau à la pression
p . Exprimer le travail infinitésimal
δW_p des forces de pression quand le rayon de la bulle passe de
r à
r + dr . En déduire l'expression de la contribution des forces pressantes à l'énergie potentielle
E_p du système.
□ 3 - On considère le système constitué d'une bulle vide de rayon
On admet qu'il convient d'ajouter à cette énergie potentielle une énergie potentielle de tension superficielle de la forme
γ_e Σ où
Σ est l'aire de l'interface entre l'eau liquide et l'eau vapeur et où la constante positive
γ_e est le coefficient de tension superficielle de l'eau.
□ 4 - Montrer que l'énergie potentielle totale du système s'exprime sous la forme d'un polynôme de degré 3 enr dont on précisera les coefficients. Montrer qu'elle admet un maximum en
r_c = − 2γ_e/p . On pose
x = r/r_c et
E_a = E_p(r_c) . Calculer
r_c et
E_a pour
p = − 2, 0MPa . Tracer la courbe
ε(x) = E_p(x)/E_a pour
x ∈ [0, 2] .
□ 5 - Ce modèle n'est évidemment valide que pourr < r_b où
r_b est le rayon de la bulle que l'on considèrera égal à
2r_c . Montrer que dans le cadre de ce modèle, l'état liquide sans bulle est un état d'équilibre stable mais qu'il n'est pas le plus stable : on dit qu'il est métastable. Quelle énergie faut-il apporter au système pour qu'il évolue spontanément vers l'équilibre le plus stable? Quel est cet état? Cette évolution est-elle envisageable si
p = − 2, 0MPa ?
□ 4 - Montrer que l'énergie potentielle totale du système s'exprime sous la forme d'un polynôme de degré 3 en
□ 5 - Ce modèle n'est évidemment valide que pour
I.B. - Conductance hydraulique
On envisage un écoulement d'eau, de masse volumique
ρ_e et de viscosité dynamique
η_e , dans un tuyau cylindrique d'axe
(O, uˆ_x) horizontal, de longueur
2R et de section circulaire de rayon
a . Les faces d'entrée et de sortie de ce cylindre sont centrées sur les points
A_1(x = − R) et
A_2(x = R) de l'axe (
O, uˆ_x ) où l'on impose respectivement des pressions
p_1 et
p_2 . L'ensemble est représenté sur la figure 2(a). On repère un point
M dans l'eau par ses coordonnées cylindriques (
r, θ, x ) d'axe (
O, uˆ_x ), avec
− R < x < R, 0 < r < a et
0 < θ < 2π . Lorsque l'on impose une différence de pression
p_1 − p_2 positive et constante, un écoulement d'eau incompressible et stationnaire apparaît. Cet écoulement est décrit par un champ des vitesses
v⃗ = v(r, x)uˆ_x indépendant de
θ et un champ de pression
p(x) indépendant de
r et
θ .

Figure 2 - Cylindre horizontal
Dans toute la partie I.B, on considère ce cylindre sans rotation, soit
ω = 0 .
□ 6 - Montrer quev(r, x) est indépendant de
x . On le notera
v(r) dans la suite.
□ 6 - Montrer que
On s'intéresse au système fermé
(𝒮_r) constitué du fluide compris à l'instant
t dans le cylindre d'axe
(O, uˆ_x) et de rayon
r < a , entre les abscisses
x et
x + dx . Le fluide situé au delà de
r exerce sur la surface latérale de
(𝒮_r) une force surfacique tangentielle de la forme :
□ 7 - Indiquer, en justifiant qualitativement la réponse, le choix du signe de
ε correspondant à la situation étudiée. Exprimer la résultante des forces de viscosité sur
(𝒮_r) . Justifier sans calcul que la quantité de mouvement du système
(𝒮_r) est indépendante du temps. En déduire la relation :
Justifier le fait que
(dp)/(dx) est une constante. En déduire l'expression de
p(x) en fonction de
p_1, p_2 ,
x et
R .
On définit la conductance hydraulique
G_H = (D_V)/(p_1 − p_2) du tuyau, où
D_V est le débit volumique.
□ 8 - Déduire des questions précédentes l'expression dev(r) en fonction de
r, η_e, p_1, p_2, a et
R . Exprimer
G_H en fonction de
η_e, R et
a .
□ 9 - Exprimer la vitesse moyennev¯ = (D_V)/(πa^2) en fonction de
a, p_1, p_2, R et
η_e . Vérifier que la force de viscosité subie par la tranche d'eau située à l'instant
t dans le tuyau entre les abscisses
x et
x + dx s'écrit :
□ 8 - Déduire des questions précédentes l'expression de
□ 9 - Exprimer la vitesse moyenne
□ 10 - Calculer
v¯ et le nombre de reynolds Re pour
a = 0, 02 mm (rayon typique des canaux dans lesquels la sève s'écoule),
p_1 − p_2 = 10^5 Pa et
R = 0, 4 m . Que peut-on en conclure sur la nature de l'écoulement?
I.C. - Le cavitron
Pour tester les effets du stress hydrique sur la conductance, on coupe une branche d'arbre quasirectiligne de longueur
2R que l'on met en communication avec deux récipients contenant de l'eau, non représentés sur la figure 2(a), dans des conditions telles que la pression aux extrémités
x = − R et
x = + R de la branche vaut toujours
p_1 = p(x = − R) et
p_2 = p(x = + R) . On fait maintenant tourner l'ensemble autour de l'axe (
O, uˆ_z ) avec une vitesse angulaire
ω > 0 constante et suffisamment élevée pour que la pesanteur soit négligeable dans l'écoulement. On assimile la branche à un unique canal cylindrique d'axe (
O, uˆ_x ) et de rayon
a dans lequel s'écoule la sève toujours assimilée à de l'eau.
□ 11 - On étudie le mouvement de l'eau dans le référentiel(ℛ_b) solidaire de la branche. Soit une particule de fluide de masse
dm = ρ_e dτ , d'abscisse
x et de vecteur vitesse
vuˆ_x dans le référentiel
(ℛ_b) . Donner les expressions de la force d'inertie d'entraînement volumique
f_(ie)^(→−) et de la force d'inertie de coriolis volumique
f_(ic)^(→−) subie par cette particule. Représenter ces forces sur une figure dans deux cas d'abscisses opposées.
□ 11 - On étudie le mouvement de l'eau dans le référentiel
On adopte désormais pour l'écoulement de l'eau dans la branche d'arbre en rotation un modèle semblable à celui introduit à la question 9. On fait l'hypothèse que le champ de pression ne dépend que de
x , que l'écoulement est uniforme de vitesse
v¯uˆ_x et que la paroi exerce sur la tranche de fluide située entre
x et
x + dx une force de viscosité donnée par la relation (1).
□ 12 - Montrer que la pression dans le domainex > 0 s'écrit :
□ 12 - Montrer que la pression dans le domaine
On montre de manière analogue (travail non demandé) que :
□ 13 - En déduire les expressions de
p(x = 0) et
v¯ en fonction de
p_1, p_2, ρ_e, η_e, ω et
R . Vérifier que la rotation est sans effet sur la conductance hydraulique
G_H de la branche.
Pour imposer les pressions
p_1 et
p_2 , on place aux extrémités de la branche des réservoirs remplis partiellement d'eau avec des quantités légèrement différentes. Ces réservoirs sont solidaires de la branche en rotation à vitesse angulaire
ω .
Lorsque l'équilibre est établi, la surface libre de l'eau dans les réservoirs devient verticale du fait des forces d'inertie. La branche, les réservoirs et la présence d'eau indiquée en gris sont représentés sur la figure 2(b).
On crée des ouvertures - non représentées sur la figure 2(b) - dans les réservoirs vers l'atmosphère, de telle sorte que l'air - qui occupe la partie des réservoirs non occupée par l'eau -impose la pressionp_0 respectivement en
x_1 = − L + d et en
x_2 = L avec
L < R et
0 < d≪L . On mesure alors par une méthode optique le débit volumique en suivant l'évolution de la surface libre de l'eau dans l'un des réservoirs. Cette évolution est suffisamment lente au cours de l'expérience pour que l'on puisse supposer que les pressions
p_1 et
p_2 sont constantes.
□ 14 - Exprimerp_1 et
p_2 en fonction de
ρ_e, p_0, ω, L, R et
d en supposant que l'eau est quasiment en équilibre relatif dans les réservoirs tournants. Vérifier que
p_1 − p_2 = ρ_e ω^2 Ld dans l'approximation
d≪L .
On crée des ouvertures - non représentées sur la figure 2(b) - dans les réservoirs vers l'atmosphère, de telle sorte que l'air - qui occupe la partie des réservoirs non occupée par l'eau -impose la pression
□ 14 - Exprimer
La figure 3 représente l'allure du graphe de la perte de conductance relative
en fonction du paramètre
Δp = − ρ_e ω^2 L^2 mesuré en mégapascals dans un cavitron tel que
d = 1 cm, L = 0, 3 m pour une branche telle que
R = 0, 4 m .
□ 15 - Calculer la valeur deω permettant de faire baisser la conductance de 50 %, valeur choisie comme limite « objective »
□ 15 - Calculer la valeur de

Figure 3 - Perte de conductance relative
FIN DE LA PARTIE I
II. - Chute d'arbres
II.A. - Chute d'un arbre mort
Un bûcheron assimilé à un point matériel
B de masse
m souhaite abattre un arbre mort assimilé à un cylindre homogène de masse
M avec
M > m , de hauteur
H et de section droite carrée de côté
2a représenté sur la figure 4(a).
Il tire pour celà sur un câble fixé enC à l'arbre, de longueur
BC = ℓ et de masse négligeable, afin de faire tourner l'arbre autour de l'axe
(O, uˆ_y) dirigé par le vecteur
uˆ_y = uˆ_z ∧ uˆ_x .
L'arbre étant mort, on néglige l'action de ses racines, de telle sorte qu'au moment où l'arbre commence à tourner, les actions de contact qu'il subit se limitent à une forceR⃗_1 = T_1 uˆ_x + N_1 uˆ_z appliquée au point
O et satisfaisant aux lois de coulomb avec un coefficient de frottement
f . De même les actions du sol sur le bûcheron sont décrites par une force
R_2^(→−) = T_2 uˆ_x + N_2 uˆ_z appliquée au point
B et satisfaisant aux lois de coulomb avec le même coefficient de frottement
f . Les composantes
T_1, N_1, T_2 et
N_2 ont des valeurs algébriques. Le câble est supposé tendu. On note
F⃗ la force exercée par le câble sur l'arbre au point
C , supposée parallèle au câble et
F sa norme. Les angles sont orientés positivement dans le sens trigonométrique autour de (
O, uˆ_y ) et on note
α l'angle (positif) entre
BO^(→−) et
BC^(→−) .
Il tire pour celà sur un câble fixé en
L'arbre étant mort, on néglige l'action de ses racines, de telle sorte qu'au moment où l'arbre commence à tourner, les actions de contact qu'il subit se limitent à une force

Figure 4 - Chute d'un arbre
□ 16 - Le bûcheron est supposé ne pas glisser dans la situation initiale décrite par la figure 4(a). Exprimer
N_2 et
T_2 en fonction de
F, α, m et
g . En déduire l'expression de la valeur maximale
F_(max) de
F en fonction de
f, m, g et
α .
□ 17 - L'arbre est supposé au repos dans la situation initiale décrite par la figure 4(a). ExprimerN_1 et
T_1 en fonction de
F, α, M et
g . En déduire que pour
0 ≤ F ≤ F_(max) le glissement n'est pas possible en
O .
□ 18 - Exprimer le momentΓ_g du poids de l'arbre par rapport à l'axe (
O, uˆ_y ) dans la situation initiale décrite par la figure 4(a).
□ 19 - SoitΓ_B le moment par rapport à l'axe
(O, uˆ_y) exercé par le bûcheron sur l'arbre via le câble. Quelle est la valeur minimale de
Γ_B permettant à l'arbre de pivoter autour de l'axe
(O, uˆ_y) ?
□ 20 - En supposantF constant, justifier (avec ou sans calculs, mais rigoureusement) qu'il existe une valeur optimale
α_m de l'angle
α .
□ 17 - L'arbre est supposé au repos dans la situation initiale décrite par la figure 4(a). Exprimer
□ 18 - Exprimer le moment
□ 19 - Soit
□ 20 - En supposant
On suppose que, quelque soit l'angle
α , l'action du bûcheron est telle que l'on est à la limite du glissement :
F prend la valeur
F_(max) .
□ 21 - Montrer que le momentΓ_B par rapport à l'axe
(O, uˆ_y) exercé par le bûcheron via le câble s'écrit
Γ_B = (mgℓ)/(φ(α)) avec
φ(α) = 1/(fsinα) + 1/(cosα) . En déduire l'expression de
α_m en fonction de
f . Vérifier que
α_m = π/4 pour
f = 1 .
□ 22 - On donneM = 10^3 kg, H = 20 m, a = 0, 5 m, m = 10^2 kg et
f = 1 . Calculer la force
F_(max) et la longueur de corde
ℓ nécessaires pour initier la rotation de l'arbre. Commenter.
□ 21 - Montrer que le moment
□ 22 - On donne
On suppose que l'arbre a commencé sa rotation autour de l'axe (
O, uˆ_y ), repérée par l'angle
θ que fait
OC^(→−) avec
(O, uˆ_z) .
□ 23 - Après avoir fait une figure représentant la situation et faisant apparaître les différents paramètres, exprimer l'énergie potentielle de pesanteurE_p de l'arbre en fonction de
M, g, H ,
a et
θ . Le bûcheron opère de manière quasi-statique c'est-à-dire sans communiquer d'énergie cinétique à l'arbre. À partir de quel angle
θ_s peut-il lâcher le câble?
□ 23 - Après avoir fait une figure représentant la situation et faisant apparaître les différents paramètres, exprimer l'énergie potentielle de pesanteur
II.B. - Chute d'un arbre vivant sous l'effet du vent
Dans cette partie, on s'intéresse à la chute d'un arbre vivant, de hauteur
H , sous l'effet d'un coup de vent violent. On néglige le rôle du poids de l'arbre : son mouvement résulte uniquement d'une compétition entre l'action du sol via les racines et l'action du vent.
□ 24 - Proposer un ordre de grandeur de la vitesseU pour un vent violent. En évaluant un nombre sans dimension que l'on définira pour un arbre de section carrée de côté
2a = 1 m , justifier qu'il convient de décrire l'action d'un vent soufflant dans la direction
uˆ_x sur une tranche d'arbre (supposé vertical à ce stade) comprise entre
z et
z + dz , figure 4(b), par une force élémentaire de la forme
dF⃗_v = 2aC_x ρ_a U^2 dzuˆ_x où
ρ_a est la masse volumique de l'air et
C_x un coefficient aérodynamique.
□ 25 - L'arbre étant vertical, exprimer le moment totalΓ_v des actions du vent par rapport à l'axe
uˆ_y en fonction de
C_x, ρ_a, a, H et
U .
□ 26 - Lorsque l'arbre commence à pencher, on repère son mouvement par l'angleθ représenté sur la figure 4(c). Le moment
Γ_v varie en fonction de
θ et on constate que
Γ_v(θ) est proportionnel à
(cosθ)^n avec
n entier. Proposer une valeur de l'entier
n en justifiant votre réponse.
Dans toute la suite, on omet la dépendance deΓ_v en
θ car celui-ci reste inférieur à 10°.
□ 24 - Proposer un ordre de grandeur de la vitesse
□ 25 - L'arbre étant vertical, exprimer le moment total
□ 26 - Lorsque l'arbre commence à pencher, on repère son mouvement par l'angle
Dans toute la suite, on omet la dépendance de

Figure 5 - Mesures du moment résistant. La taille des carrés représente l'incertitude de mesure.
L'action du sol sur l'arbre est décrite par un moment résistant
Γ_r par rapport à l'axe
(O, uˆ_y) , qui met en jeu des phénomènes complexes comme l'élasticité des racines, un déracinement partiel, l'entraînement de la terre, etc. Des essais de traction via un câble comme dans la partie II.A ont permis de relever les variations de
Γ_r (en
10^3 N.m ) en fonction de
θ (en degrés) de la figure 5 dans le domaine
θ > 0 auquel on se limite. Cette figure fait notamment apparaître une variation brutale au voisinage de
θ = 0 que l'on modélise par une discontinuité telle que
Γ_r(0) = 0 et
Γ_r(0_+) = Γ_0 . Par ailleurs, au-delà d'un certain angle
θ_c , l'arbre est totalement déraciné, de telle sorte que
Γ_r = 0 . Dans le domaine
0 < θ ≤ θ_c , on modélise les mesures expérimentales de
Γ_r par un polynôme du deuxième degré de la forme :
□ 27 - Quelles valeurs doit-on donner aux paramètres
θ_c et
β afin qu'il rende compte des mesures de la figure 5. Exprimer l'angle
θ_m pour lequel
Γ_r atteint sa valeur minimale et la valeur
Γ_m de ce minimum. Vérifier la cohérence entre les résultats expérimentaux et les valeurs de
θ_m/θ_c et
Γ_m/Γ_0 issues du modèle.
Du point de vue de sa dynamique, l'arbre est désormais assimilé à une barre mince en rotation autour de l'axe(O, uˆ_y) avec un moment d'inertie
J , soumis au moment constant
Γ_v et au moment
Γ_r(θ) décrit par le modèle de l'équation (2). Initialement l'arbre est au repos en
θ = 0
en présence d'un vent de vitesseU indépendante du temps et on s'interroge sur son évolution. On définit le paramètre
p = Γ_v/|Γ_0| .
□ 28 - Discuter graphiquement selon la valeur dep la possibilité pour l'arbre de rester en équilibre en
θ = 0 . Cet équilibre est-il stable ? Discuter graphiquement selon la valeur de
p l'existence et la stabilité de positions d'équilibre en
θ_e ≠ 0 . Dans le cas où il existe une position d'équilibre stable inférieure à
θ_c , expliquer sans calculs pourquoi on ne peut néanmoins pas être certain que l'arbre résiste au vent.
Du point de vue de sa dynamique, l'arbre est désormais assimilé à une barre mince en rotation autour de l'axe
en présence d'un vent de vitesse
□ 28 - Discuter graphiquement selon la valeur de
On se propose de trancher cette question. Les conditions initiales restent
θ = 0 et
θ˙ = 0 .
□ 29 - Montrer que la vitesse angulaire de l'arbre se met sous la forme1/2Jθ˙^2 = |Γ_0|θP(u) où
P(u) est un trinôme du second degré pour la variable réduite
u = θ/θ_c que l'on explicitera en fonction de l'unique paramètre
p = Γ_v/|Γ_0| . En déduire, en précisant soigneusement le raisonnement adopté, la valeur minimale
p_c de
p permettant au vent de déraciner l'arbre. Calculer la vitesse minimale
U_c du vent permettant de déraciner l'arbre correspondant au graphe de la figure 5 sachant que
H = 20 m et
a = 0, 5 m . On prendra
C = 0, 5 .
□ 29 - Montrer que la vitesse angulaire de l'arbre se met sous la forme
On se place désormais dans le cas
p = 4/3 .
□ 30 - Déterminer les bornes du mouvement de l'arbre. En réalité l'arbre finit par atteindre une positionθ_∞ où il reste immobile. Interpréter qualitativement ce résultat.
□ 30 - Déterminer les bornes du mouvement de l'arbre. En réalité l'arbre finit par atteindre une position
FIN DE LA PARTIE II
Données numériques
- -intensité de la pesanteur :
g = 1 × 10^1 m ⋅ s^(− 2) - -masse volumique de l'eau :
ρ_e = 1 × 10^3 kg ⋅ m^(− 3) - -pression atmosphérique au niveau du sol :
p_0 = 1 × 10^5 Pa - -viscosité dynamique de l'eau :
η_e = 1 × 10^(− 3) kg ⋅ m^(− 1) ⋅ s^(− 1) - -coefficient de tension superficielle de l'eau :
γ_e = 7 × 10^(− 2) N ⋅ m^(− 1) - -masse volumique de l'air :
ρ_a = 1 kg ⋅ m^(− 3) - -viscosité dynamique de l'air :
η_a = 2 × 10^(− 5) kg ⋅ m^(− 1) ⋅ s^(− 1)
Formulaire
Lois de Coulomb : Un solide en contact quasi-ponctuel sur un support subit de la part du support des actions de contact équivalentes à une force
F⃗ que l'on peut décomposer en une composante normale
N⃗ et une composante tangentielle
T⃗ .
En l'absence de glissement, on a‖T⃗‖ < f‖N⃗‖ où
f est le coefficient de frottement.
En présence de glissement, la composante tangentielleT⃗ est dirigée dans la direction opposée à celle du vecteur-vitesse de glissement et on a
‖T⃗‖ = f‖N⃗‖ .
En l'absence de glissement, on a
En présence de glissement, la composante tangentielle
Expression de la divergence d'un champ de vecteurs en coordonnées cylindriques (
r, θ, x )
« À la mémoire d'Olivier Cervera (1964-2018), auteur de ce sujet. »
FIN DE L'ÉPREUVE
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