Corrigé détaillé Mines Physique 2 PC 2024 (page 2/2 : Partie II (questions 21 à 25) et partie III)
Éclipses du Soleil et ondes dans l'atmosphère
- 39 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI : 12 questions sur 39
- Vérifié question par question
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Partie II : Ondes dans les fluides (suite)
II.D · Ondes de sillage
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : changement de référentiel, onde progressive
On considère un point de coordonnées relativement au référentiel . Déterminer, à l'instant , ses coordonnées relativement au référentiel lié au bateau. En déduire l'expression de la hauteur de l'eau en ce point.
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Écrire la loi de composition des positions \vec{r} = \vec{r}_B + \vec{r}' avec \vec{r}_B = V_0 t \hat{e}_x, puis substituer dans la phase complexe de l'onde.
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- Exprimer la relation de composition des positions entre le référentiel (\mathcal{R}_0) centré en O et le référentiel (\mathcal{R}) lié au bateau centré en B, sachant que B coïncide avec O à t = 0.
- Exprimer les coordonnées (x', y') en fonction de (x, y), V_0 et t.
- Substituer l'expression du vecteur position \vec{r} en fonction de \vec{r}' dans l'amplitude complexe Z(\vec{r},t) donnée par l'énoncé.
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Coordonnées \vec{r}' = \vec{r} - \vec{V}t puis substitution dans l'argument de phase : Z(\vec{r}',t) = Z_0 \cos[(\omega - \vec{k}\cdot\vec{V})t - \vec{k}\cdot\vec{r}'].
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Le bateau B est animé d'un mouvement rectiligne uniforme de vitesse \vec{V} = V_0 \widehat{e}_x dans le référentiel (\mathcal{R}_0). Comme B est en O à l'instant t=0, sa position à l'instant t est donnée par :
Les axes du référentiel (\mathcal{R}) = (Bxyz) étant parallèles à ceux de (\mathcal{R}_0), la relation de Chasles s'écrit :
D'où l'expression du vecteur position \vec{r}' de P dans (\mathcal{R}) :
Les coordonnées du point P dans le référentiel (\mathcal{R}) sont donc :
soit vectoriellement :
Dans le référentiel (\mathcal{R}_0), la surface de l'eau oscille selon :
En y injectant \vec{r} = \vec{r}' + \vec{V} t, on obtient l'amplitude de l'onde exprimée dans le référentiel (\mathcal{R}) du bateau :
Résultat
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Prenez le temps d'appliquer rigoureusement la loi de composition des mouvements.
« Le jury invite les candidats à prendre garde à ne pas aller trop vite dans l’utilisation de la loi de composition des mouvements ainsi que dans l’établissement de l’expression de Z(−→r ′, t). »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : relation de dispersion, effet doppler
Montrer que l'hypothèse d'un niveau stationnaire définit le sillage par la relation de Kelvin, .
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Imposer que la phase de l'onde ne dépende pas explicitement du temps t pour un observateur lié au référentiel du bateau.
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La stationnarité du relief dans le référentiel du mobile impose l'annulation de la pulsation apparente : \omega - \vec{k}\cdot\vec{V} = 0.
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D'après la question Q21, l'élévation de la surface de l'eau en un point de vecteur position \vec{r}\,' dans le référentiel (\mathcal{R}) lié au bateau s'écrit :
Pour un observateur lié au bateau, le sillage présente une structure permanente et stationnaire dans le temps. La hauteur d'eau Z(\vec{r}\,', t) en une position \vec{r}\,' donnée de (\mathcal{R}) est donc indépendante de la variable temporelle t :
En dérivant l'expression de Z(\vec{r}\,', t) par rapport à t à \vec{r}\,' fixé, il vient :
Cette condition devant être vérifiée en tout point du sillage et à tout instant, on en déduit immédiatement la relation de Kelvin :
Résultat
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Les raisonnements faux employés pour retrouver la formule donnée sont sanctionnés.
« Il a été noté qu’un certain nombre de copies arrivent au résultat en usant de raisonnements faux. Une fois encore, le jury tient à insister sur l’importance de la rigueur et de l’honnêteté dans les copies. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : onde de sillage, cinématique
Montrer que .
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Constater que le front d'onde circulaire issu de O à t=0 est tangent à la ligne de sillage passant par la proue B à l'instant t.
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- Exprimer le vecteur position du bateau \overrightarrow{OB} à l'instant t ainsi que la distance de propagation OQ en fonction de la vitesse de phase v_\varphi.
- Relier le vecteur d'onde \vec{k} au vecteur unitaire selon \overrightarrow{OQ}.
- Exploiter la condition de stationnarité de Kelvin issue de la question Q22 (\omega = \vec{k}\cdot\vec{V}) pour calculer \overrightarrow{OQ}\cdot\overrightarrow{OB}, puis en déduire le produit scalaire demandé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Construction géométrique du front d'onde de sillage : le vecteur d'onde est orthogonal à la ligne de crête stationnaire.
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Le bateau, animé de la vitesse constante \vec{V} = V_0 \widehat{e}_x, passe en O à l'instant t = 0. À l'instant t, sa position B vérifie donc :
L'onde émise en O à t = 0 se propage radialement vers le point Q à la vitesse de phase v_\varphi = \omega/k. Le vecteur d'onde associé est colinéaire à la direction de propagation \overrightarrow{OQ} et de même sens :
D'après la relation de Kelvin établie à la question Q22, la stationnarité du sillage dans le référentiel du bateau impose :
En multipliant cette relation par la durée t, on obtient :
Or, d'une part \omega t = (k v_\varphi) t = k \, OQ, et d'autre part :
L'égalité de ces deux expressions conduit immédiatement à :
En décomposant \overrightarrow{QB} = \overrightarrow{OB} - \overrightarrow{OQ}, on calcule enfin :
Résultat
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Il ne fallait pas présupposer que le triangle était rectangle pour en démontrer l'orthogonalité.
« Question régulièrement abordée, mais très peu réussie. »
« Le jury a noté de nombreuses erreurs de raisonnement, beaucoup de candidats présupposent que le triangle est rectangle afin de montrer ce même résultat. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : vitesse de phase, onde de sillage
En déduire que la connaissance de l'angle du sillage et de la vitesse de sa source permettent de déterminer la vitesse de phase de l'onde.
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Exploiter la trigonométrie dans le triangle rectangle OQB pour relier le demi-angle \theta au rapport des longueurs OQ = v_\varphi t et OB = V t.
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Exploitation du triangle rectangle : relation géométrique v_\varphi = V\sin\theta reliant angle de sillage et vitesse du mobile.
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D'après le résultat de la question précédente, le triangle OQB est rectangle en Q :
Pendant la durée t écoulée depuis le passage de la source en O (t = 0) jusqu'à sa position en B (t) :
la source s'est déplacée à la vitesse V, d'où la distance parcourue :
OB = V tl'onde émise en O a progressé à la vitesse de phase v_\varphi, d'où la distance au front d'onde :
OQ = v_\varphi t
Par définition, le demi-angle au sommet du sillage est \theta = \widehat{OBQ}, angle formé au niveau de la source B entre la trajectoire du navire et la ligne de crête du sillage (BQ). Dans le triangle OQB rectangle en Q, on a :
On en déduit directement l'expression de la vitesse de phase de l'onde :
La mesure expérimentale de l'angle d'ouverture du sillage \theta et de la vitesse de déplacement V de la source permet donc de déterminer la vitesse de phase v_\varphi.
Résultat
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Attention aux erreurs lors de l'application des formules trigonométriques dans le triangle rectangle.
« Malgré une identification du caractère rectangle du triangle, le jury a noté des erreurs régulières dans l’utilisation des fonctions trigonométriques. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : vitesse de phase, analyse de document
Au vu de la figure 5, pouvez-vous déterminer et éventuellement commenter le sens et la vitesse de déplacement de l'éclipse ainsi que la vitesse de phase de l'onde générée et sa nature ?
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Mesurer la vitesse de l'ombre à partir des isochrones de la carte, déterminer l'angle du cône de sillage et comparer la vitesse de phase à celle du son dans l'air.
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- Sens et vitesse de déplacement de l'éclipse : repérer la trajectoire de l'ombre à l'aide des isochrones (de 10:15 UT à 10:40 UT) et de l'échelle spatiale pour calculer la vitesse V de déplacement au sol, puis la comparer au résultat de la question 7.
- Angle du sillage et vitesse de phase : mesurer le demi-angle \theta du cône de sillage sur la carte, puis en déduire la vitesse de phase v_\varphi = V \sin\theta d'après la relation établie à la question 24.
- Nature de l'onde : comparer la valeur obtenue pour v_\varphi aux vitesses caractéristiques des ondes acoustiques (question 15) et des ondes de gravité (question 20) pour conclure sur la nature de l'onde observée sur cette figure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture graphique de l'angle du sillage atmosphérique, estimation de la vitesse supersonique de l'ombre et déduction de v_\varphi.
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1. Sens et vitesse de déplacement de l'éclipse
- Sens de déplacement : d'après les graduations temporelles indiquées sur la trajectoire (10:15 UT en haut à gauche, jusqu'à 10:40 UT plus à l'est), l'ombre de l'éclipse se déplace d'ouest-nord-ouest vers l'est-sud-est (globalement d'ouest en est), ce qui est matérialisé par le vecteur vitesse \vec{V}.
Vitesse de déplacement V : Entre t_1 = 10\text{ h }15\text{ min} et t_2 = 10\text{ h }40\text{ min}, la durée écoulée est :
\Delta t = 25\text{ min} = 1\,500\text{ s}Sur la carte, la distance parcourue par le centre de l'ombre pendant cette durée est d'environ \Delta L \approx 1\,000\text{ km} = 1{,}0\cdot 10^6\text{ m} (mesurée le long de la trajectoire entre les repères d'abscisse). On en déduit :
V = \frac{\Delta L}{\Delta t} \approx \frac{1{,}0\cdot 10^6}{1\,500} \approx 670\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 7\cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}Commentaire : cette vitesse est en excellent accord avec la vitesse au sol de l'ombre estimée à la question 7 (v_{\text{sol}} \approx 600\text{ à }650\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} en tenant compte de la rotation de la Terre).
2. Vitesse de phase de l'onde générée Le sillage forme un cône de Mach en V. D'après la géométrie de la figure 5 (droite), pour une avancée longitudinale de \Delta x \approx 600\text{ km}, le demi-écartement transversal est de \Delta y \approx 300\text{ km}, ce qui correspond à un demi-angle au sommet :
En utilisant la relation établie à la question 24, v_\varphi = V\sin\theta :
3. Nature de l'onde
- La vitesse de phase obtenue (v_\varphi \approx 330\text{--}340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) coïncide remarquablement avec la vitesse du son dans l'air calculée à la question 15 (v_g \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
- Elle est en revanche totalement incompatible avec la vitesse de phase des ondes de gravité de la question 20 (v \approx 20\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, qui donnerait un angle \theta \approx \arcsin(20/670) \approx 1{,}7^\circ, bien trop étroit pour correspondre au sillage observé).
Il s'agit donc d'une onde acoustique (ou onde de choc acoustique / onde infrasonore) générée par le déplacement supersonique du spot froid de l'éclipse (V \approx 2\,c_{\text{son}}, soit un nombre de Mach \mathcal{M} \approx 2).
Résultat
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Il fallait aller au bout de la question sans se limiter au seul sens de déplacement de l'éclipse.
« Question très peu abordée entièrement. Les candidats se contentent souvent de donner uniquement le sens de déplacement de l’éclipse. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question déjà tombée ailleurs
Partie III : Les sondages ionosphériques
III.A · Densité électronique et fréquence de plasma
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait, équation d'état
Calculer la densité particulaire atmosphérique (nombre de molécules par unité de volume) au niveau du sol.
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Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits sous la forme P_0 = n^* k_B T_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi des gaz parfaits au sol : n^* = P_0/(k_B T_0) \simeq 2{,}5\cdot 10^{25}\text{ m}^{-3}.
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L'atmosphère est modélisée au sol comme un gaz parfait à la température T_0 et sous la pression P_0. L'équation d'état des gaz parfaits s'écrit :
où N est le nombre total de molécules contenues dans le volume V. La densité particulaire n^* = N/V au niveau du sol vérifie donc :
Avec les valeurs numériques fournies par l'énoncé :
- P_0 = 1\text{ bar} = 1{,}0 \cdot 10^5\text{ Pa} ;
- k_{\mathrm{B}} = 1{,}4 \cdot 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} ;
- T_0 = 270\text{ K} ;
on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas densité particulaire et concentration molaire, et vérifiez la cohérence du calcul numérique.
« Le jury invite les candidats à ne pas confondre densité particulaire et concentration molaire. »
« Certaines applications numériques parfois incohérentes devraient faire réagir. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, facteur de boltzmann
Montrer que la pression évolue en fonction de l'altitude sous la forme et exprimer la hauteur caractéristique en fonction de , , et de la masse moyenne des molécules de l'air. Proposer un ordre de grandeur pour .
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'équilibre hydrostatique dP/dz = -\rho g avec \rho = P m_0 / (k_B T_0) puis intégrer.
Voir la stratégieStratégie
- Établir l'équation différentielle vérifiée par la pression P(z) en combinant la relation fondamentale de la statique des fluides et l'équation d'état du gaz parfait isotherme.
- Intégrer cette équation avec la condition aux limites au sol (P(0) = P_0) pour identifier l'expression de H.
- Estimer numériquement H à partir de la masse molaire de l'air donnée en partie II.B pour en déduire l'ordre de grandeur attendu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équilibre hydrostatique de l'atmosphère isotherme : dP/dz = -m_0 g P/(k_B T_0), hauteur d'échelle H = k_B T_0/(m_0 g) \simeq 8\text{ km}.
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L'air étant au repos dans le champ de pesanteur \vec{g} = -g\widehat{e}_z, la loi de la statique des fluides s'écrit :
En modélisant l'air comme un gaz parfait isotherme à la température T_0, la masse volumique \rho(z) s'exprime en fonction de la densité particulaire n(z) et de la masse moyenne m_0 d'une molécule d'air :
En injectant cette relation dans l'équation de la statique des fluides, il vient :
Par intégration avec la condition au niveau du sol P(0) = P_0, on obtient :
Puisque k_{\mathrm{B}} = R/\mathcal{N}_{\mathrm{A}} et que la masse molaire de l'air vaut M = m_0 \mathcal{N}_{\mathrm{A}} = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} (donnée de la question 15), la hauteur d'échelle H s'écrit également :
Avec R = 8{,}3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, T_0 = 270\text{ K}, M = 29 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} et g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :
L'ordre de grandeur de H est ainsi :
Résultat
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Connaître l'ordre de grandeur de la hauteur d'échelle évite de valider des valeurs aberrantes.
« Certaines valeurs numériques de H devraient pousser le candidat à revoir son calcul. Le jury invite les candidats à connaître des ordres de grandeur pour éviter ce genre d’erreur. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, ordre de grandeur
Là où la densité particulaire des ions est maximale, on considérera que . En déduire une estimation de la densité particulaire des ions ( et ) à cette altitude.
Voir l'indiceIndice
Calculer la densité totale de molécules à cette altitude via le facteur de Boltzmann, puis appliquer la proportion de particules ionisées (1 pour 1000).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la densité particulaire totale de l'air à cette altitude à partir de la loi barométrique établie en Q27.
- Utiliser le taux d'ionisation indiqué dans l'introduction de la partie III (environ 1 molécule sur 1 000 ionisée) pour en déduire la densité particulaire des ions n_{\max}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la densité des neutres à cette altitude puis application du taux d'ionisation pour évaluer n_{\max} \sim 10^{11}\text{ à }10^{12}\text{ m}^{-3}.
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D'après la loi barométrique obtenue à la question Q27, pour une atmosphère isotherme à température T_0, la densité particulaire totale de l'air n(z) = P(z)/(k_{\mathrm{B}}T_0) s'écrit en fonction de la densité au sol n^* (calculée en Q26) :
À l'altitude où la densité particulaire des ions est maximale, on a \exp(-z/H) \simeq 10^{-10}, d'où :
D'après l'introduction de la partie III, à cette altitude, environ une particule d'air sur 1\,000 est ionisée par le rayonnement solaire :
Numériquement :
Résultat
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Pensez à prendre en compte le taux d'ionisation d'un millième précisé par le texte.
« L’hypothèse de l’énoncé comme quoi une molécule sur 1000 est ionisée est très souvent oubliée. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : équation de maxwell, magnétostatique
Montrer que le champ magnétique est nécessairement statique. On négligera ce champ dans toute la suite de cette partie III.A.
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Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday avec un champ électrique indépendant des coordonnées d'espace (\vec{\nabla}\wedge\vec{E} = \vec{0}).
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En régime continu sans courants macroscopiques variables dans l'ionosphère non perturbée, \partial\vec{B}/\partial t = \vec{0}, le champ géomagnétique est statique.
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Le champ électrique associé aux oscillations spontanées du plasma est de la forme :
où l'amplitude vectorielle \underline{E}_0\,\widehat{e}_x est uniforme dans l'espace (le milieu est supposé homogène et les électrons oscillent en bloc).
Calculons le rotationnel du champ électrique à l'aide de l'expression fournie en fin de sujet :
Puisque le champ électrique n'a de composante que selon \widehat{e}_x et que celle-ci ne dépend ni de y ni de z, il vient immédiatement :
D'après l'équation de Maxwell-Faraday :
Le champ magnétique \vec{B} ne dépend donc pas du temps :
Résultat
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La divergence nulle n'implique pas un champ statique, et il ne faut pas confondre indépendance spatiale et temporelle.
« Le jury a noté que bien souvent l’équation de Maxwell flux div−→ B = −→0 était utilisée à tort pour justifier que le champ B est statique. »
« Le jury invite les candidats à bien séparer champ statique (ne dépendant pas du temps) et champ uniforme (ne dépendant pas des variables spatiales). »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : plasma, conductivité électrique
Expliciter la seconde loi de Newton pour un des électrons mobiles. En déduire que la densité volumique de courant vérifie la relation et exprimer la conductivité électronique en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation m_e d\vec{v}/dt = -e\vec{E} en notation complexe, puis identifier \vec{j} = -n_0 e \vec{v} = \underline{\gamma}\vec{E}.
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- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron soumis au seul champ électrique \vec{E} (le champ magnétique \vec{B} étant négligé d'après la question Q29, et le poids étant totalement négligeable devant la force électrostatique).
- Passer en notation complexe à la pulsation \omega pour exprimer le champ de vitesse \vec{v} en fonction de \vec{E}.
- Relier la vitesse moyenne des porteurs mobiles à la densité volumique de courant \vec{j} = -n_0 e \vec{v} et identifier la conductivité complexe \underline{\gamma}(\omega).
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PFD sur l'électron libre m_e \partial\vec{v}/\partial t = -e\vec{E}, densité \vec{j} = -n_0 e\vec{v} et conductivité complexe \underline{\gamma}(\omega) = -\mathrm{i}n_0 e^2/(m_e\omega).
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On étudie un électron de charge q = -e et de masse m_e dans le référentiel d'étude supposé galiléen (lié aux ions immobiles). En négligeant le champ magnétique ainsi que le poids de l'électron devant la force électrique, la seconde loi de Newton s'écrit :
En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, en notation complexe avec la convention adoptée \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}, l'opérateur de dérivation temporelle devient \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \equiv \mathrm{i}\omega :
Les ions étant immobiles, seuls les électrons de densité volumique n_0 contribuent au courant électrique. La densité volumique de courant s'écrit :
En remplaçant l'expression de la vitesse, on obtient :
Cette relation est bien de la forme de la loi d'Ohm locale \vec{j} = \underline{\gamma}(\omega)\vec{E}, avec :
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : pulsation plasma, équation de maxwell
Rappeler l'équation de Maxwell–Ampère ; on notera la permittivité électronique du vide et sa perméabilité magnétique. En déduire que les électrons et le champ électrique oscillent spontanément à la pulsation que l'on exprimera en fonction de et de constantes fondamentales.
Voir l'indiceIndice
Appliquer l'équation de Maxwell-Ampère sans terme magnétique pour relier la dérivée temporelle du champ électrique à la densité de courant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Maxwell-Ampère sans \vec{B} : \mu_0\vec{j} + \mu_0\varepsilon_0 \partial\vec{E}/\partial t = \vec{0}, faisant apparaître la pulsation plasma \omega_p = \sqrt{n_0 e^2/(m_e\varepsilon_0)}.
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L'équation de Maxwell–Ampère locale s'écrit :
D'après la question Q29, le champ magnétique \vec{B} est négligé dans cette partie, ce qui implique \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{B} = \vec{0}. L'équation de Maxwell–Ampère impose donc l'annulation de la densité de courant totale (courant de conduction et courant de déplacement) :
En adoptant la notation complexe avec une dépendance temporelle en \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}, la dérivée temporelle se traduit par \frac{\partial}{\partial t} \rightarrow \mathrm{i}\omega. En utilisant l'expression de la loi d'Ohm locale obtenue à la question Q30, \vec{j} = \underline{\gamma}(\omega)\vec{E}, il vient :
Pour obtenir une oscillation spontanée non triviale du champ électrique et des électrons (\vec{E} \neq \vec{0} et \vec{v} \neq \vec{0}), le terme entre parenthèses doit s'annuler, soit :
On en déduit la pulsation propre des oscillations, notée \omega_p et appelée pulsation plasma :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait exploiter l'hypothèse de nullité du champ et ne pas confondre champ statique et rotationnel nul.
« De nombreux candidats n’utilisent pas la nullité du champ supposée plus tôt ou à défaut supposent de manière erronée que le champ est statique et en déduisent que son rotationnel est nul. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : pulsation plasma, onde radio
Dans la suite, on adoptera la formulation numérique où . Quel est le domaine de fréquence maximal de ces oscillations de plasma dans la haute atmosphère terrestre ?
Voir l'indiceIndice
Calculer numériquement \omega_p pour la densité électronique maximale fournie, puis convertir en fréquence f_p = \omega_p / (2\pi).
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la borne supérieure de la densité particulaire d'électrons dans la haute atmosphère n_0 \leqslant 10^{12}\text{ m}^{-3} donnée dans l'énoncé pour déterminer la pulsation de plasma maximale \omega_{p,\max}.
- Convertir cette pulsation en fréquence f_{p,\max} = \omega_{p,\max} / (2\pi) et préciser l'intervalle de fréquences ainsi que le domaine spectral associé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de f_p = \omega_p/(2\pi) \simeq 5\text{ à }10\text{ MHz}, correspondant au domaine radio hautes fréquences (HF).
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D'après l'énoncé, la densité volumique des électrons dans la haute atmosphère vérifie en tout point :
La pulsation de plasma maximale correspondante vaut ainsi :
La fréquence maximale f_{p,\max} associée à ces oscillations de plasma est :
Numériquement, avec 2\pi \simeq 6{,}28 :
La densité électronique variant de n_0 \approx 0 à la base de l'ionosphère jusqu'à sa valeur maximale, le domaine de fréquence des oscillations de plasma s'étend donc de 0 à la valeur maximale :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Une fréquence de 10 MHz correspond au domaine radio, qu'il était indispensable de nommer explicitement.
« Beaucoup de candidats se contentent de donner la valeur de f sans préciser le domaine auquel appartient l’onde. »
« Le jury rappelle aux candidats que des fréquences de l’ordre de 10 MHz correspondent aux ondes radio, et pas aux ultraviolets ou aux infrarouges. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
III.B · Propagation d'ondes électromagnétiques dans l'atmosphère
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : modèle de drude, plasma
Décrire en quelques mots l'origine de chacun des termes de l'équation (3). Pourquoi n'y a-t-il aucun terme lié au champ magnétique ? Quelle est la signification physique de la constante ? Quelle est la particularité du modèle si ? On se placera dans ce cas dans toute la suite.
Voir l'indiceIndice
Identifier respectivement le terme d'inertie, la force électrique, la force de rappel élastique et le terme de frottement fluide (amortissement collisionnel).
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- Identifier la seconde loi de Newton régissant le mouvement d'un électron élastiquement lié (modèle de Drude-Lorentz) en régime sinusoïdal forcé en reliant position et vitesse par \underline{\vec{r}} = \underline{\vec{v}} / (\mathrm{i}\omega).
- Comparer l'ordre de grandeur de la composante magnétique de la force de Lorentz à sa composante électrique.
- Interpréter physiquement le temps caractéristique \tau et la limite \tau \to \infty.
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Oscillateur harmonique amorti (rappel, frottement visqueux, force électrique) ; force magnétique négligée car v \ll c ; plasma sans collisions pour \tau\to\infty.
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L'équation (3) provient de l'application de la seconde loi de Newton à un électron de masse m_e et de charge -e dans le référentiel d'étude :
En adoptant la notation complexe à la pulsation \omega et en régime forcé, avec \vec{v} = \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} = \mathrm{i}\omega \vec{r}, soit \vec{r} = \frac{\vec{v}}{\mathrm{i}\omega}, on identifie l'origine de chaque terme :
- \mathrm{i} m_e \omega \vec{v} = m_e \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} : terme d'inertie (masse multipliée par l'accélération) ;
- -e \vec{E} : force d'interaction coulombienne, c'est-à-dire la force électrique exercée par l'onde électromagnétique sur l'électron ;
- -m_e \frac{\omega_0^2}{\mathrm{i} \omega} \vec{v} = -m_e \omega_0^2 \vec{r} : force de rappel élastique exercée par le reste de l'atome ou de la molécule sur l'électron optique lié (pulsation propre de résonance \omega_0) ;
- -\frac{m_e}{\tau} \vec{v} : force de frottement fluide phénoménologique modélisant l'amortissement du mouvement par collisions ou rayonnement.
Absence de terme lié au champ magnétique :
La force de Lorentz complète subie par l'électron comprend une composante magnétique \vec{F}_m = -e(\vec{v} \wedge \vec{B}). Pour une onde électromagnétique se propageant dans le milieu à la vitesse v_\varphi \sim c, la relation de structure donne B \sim E/c. Par conséquent :
car le mouvement des électrons est très largement non relativiste (v \ll c). La composante magnétique est donc tout à fait négligeable devant la composante électrique.
Signification physique de \tau :
La constante \tau est le temps de relaxation (ou temps libre moyen entre deux collisions successives subies par un électron). Elle caractérise l'échelle de temps nécessaire pour dissiper l'énergie cinétique acquise sous l'action de l'onde.
Particularité du modèle si \tau \to \infty :
Lorsque \tau \to \infty, la force de frottement s'annule : le milieu est modélisé comme un milieu sans collisions, non dissipatif (l'onde électromagnétique s'y propage sans absorption ni pertes d'énergie par effet Joule).
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Il fallait reconnaître la force de rappel de l'électron lié et invoquer le caractère non relativiste pour négliger la force magnétique.
« Si les termes de force électrique et force de collision des électrons sont souvent identifiés, le terme représentant le modèle de l’électron élastiquement lié n’a que rarement été trouvé. »
« Le jury regrette que le caractère non relativiste des électrons pour justifier de négliger la force magnétique est très peu souvent évoqué. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : relation de dispersion, onde plane
Montrer que les ondes électromagnétiques dans un tel milieu sont transverses puis établir leur équation de dispersion exprimant en fonction de la célérité de la lumière dans le vide, , et de la constante définie dans la partie III.B.
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Utiliser \operatorname{div}\vec{E} = 0 pour établir la transversalité, puis combiner Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère pour former l'équation de d'Alembert avec terme source.
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- Établir la transversalité des ondes électromagnétiques à l'aide des équations de Maxwell de structure (\operatorname{div}\vec{E}=0 et \operatorname{div}\vec{B}=0) associées à l'absence de charges volumiques libres.
- Exprimer la vitesse \vec{v} des électrons puis la densité de courant \vec{j} en fonction de \vec{E} à partir de l'équation diélectrique sans amortissement (\tau \to \infty).
- Combiner l'équation de Maxwell-Faraday et l'équation de Maxwell-Ampère pour déduire l'équation de propagation et la relation de dispersion liant \vec{k}^2, \omega, \omega_0 et \omega_p.
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Équations de Maxwell combinées : \operatorname{div}\vec{E} = 0 implique la transversalité, puis laplacien vectoriel menant à k^2 = (\omega^2/c^2)[1 - \omega_p^2/(\omega^2 - \omega_0^2)].
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1. Caractère transverse des ondes :
Le milieu possède une densité volumique de charge nulle (\rho = 0). D'après l'équation de Maxwell-Gauss et l'équation de conservation du flux magnétique :
Pour une onde plane progressive harmonique où les champs dépendent de l'espace par le facteur \exp\left[\mathrm{i}\left(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r}\right)\right], l'opérateur divergence se traduit par -\mathrm{i}\vec{k}\cdot :
De plus, l'équation de Maxwell-Faraday donne :
Les champs \vec{E} et \vec{B} sont donc tous deux orthogonaux au vecteur d'onde \vec{k} : l'onde électromagnétique est transverse (à la fois transverse électrique et transverse magnétique).
2. Relation constitutive du milieu :
Dans l'approximation non collisionnelle (\tau \to \infty), l'équation dynamique (3) s'écrit :
D'où l'expression du champ de vitesse des électrons :
La densité volumique de courant associée est alors :
En introduisant la pulsation de plasma \omega_p^2 = \frac{n_0 e^2}{\varepsilon_0 m_e} définie à la question Q31 :
3. Équation de dispersion :
Injectons \vec{B} = \frac{\vec{k}\wedge\vec{E}}{\omega} dans l'équation de Maxwell-Ampère :
Le membre de gauche s'écrit, compte tenu de \vec{k}\cdot\vec{E}=0 :
Le membre de droite s'exprime, sachant que \mu_0\varepsilon_0 = 1/c^2 :
En identifiant les deux termes pour une amplitude non nulle \vec{E} \neq \vec{0}, on obtient :
Résultat
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Question peu abordée ou menant à des calculs lourds et souvent non menés à terme.
« Question peu abordée ou donnant lieu à des calculs longs et lourds souvent peu concluants. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : indice de réfraction, relation de dispersion
Exprimer en fonction de , et au premier ordre non nul en du développement limité. Commenter le résultat obtenu.
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Partir de N^2 = k^2 c^2 / \omega^2, effectuer un développement limité en \omega/\omega_0 \ll 1 et identifier une loi de dispersion de type Cauchy.
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- Exprimer l'indice optique N = c/v_\varphi = kc/\omega à partir de l'équation de dispersion établie à la question précédente.
- Réaliser le développement limité de N pour \omega \ll \omega_0. La parité de la fonction annulant le terme d'ordre 1, le premier ordre non nul en \omega dépendant de \omega est le second ordre \omega^2.
- Commenter la loi obtenue en faisant le lien avec la formule empirique de Cauchy et le phénomène de dispersion normale.
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Développement limité de l'indice N = ck/\omega au voisinage des basses fréquences, montrant l'effet diélectrique de la polarisation électronique.
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D'après la question Q34, l'équation de dispersion en l'absence d'amortissement (\tau \to \infty) s'écrit :
Par définition de l'indice optique N, la vitesse de phase est v_\varphi = \frac{\omega}{k} = \frac{c}{N}, ce qui donne :
Sous la condition \omega \ll \omega_0, effectuons un développement limité au second ordre en \omega/\omega_0 (le terme d'ordre 1 étant nul par parité) :
Par ailleurs, la condition \omega_p \ll \omega \ll \omega_0 implique \frac{\omega_p^2}{\omega_0^2} \ll 1. On peut alors développer la racine carrée (1+u)^{1/2} = 1 + \frac{u}{2} + o(u) :
On obtient ainsi :
Remarque : Sans faire l'approximation \omega_p \ll \omega_0, le développement en \omega au premier ordre non nul s'écrit de façon équivalente N(\omega) \simeq \sqrt{1 + \frac{\omega_p^2}{\omega_0^2}}\left(1 + \frac{\omega_p^2 \omega^2}{2\omega_0^2(\omega_0^2 + \omega_p^2)}\right).
Commentaires sur le résultat obtenu :
Loi de Cauchy : En reliant la pulsation à la longueur d'onde dans le vide \lambda = \frac{2\pi c}{\omega}, l'indice se met sous la forme :
N(\lambda) = A + \frac{B}{\lambda^2} \quad \text{avec} \quad A = 1 + \frac{\omega_p^2}{2\omega_0^2} > 1 \quad \text{et} \quad B = \frac{2\pi^2 c^2 \omega_p^2}{\omega_0^4} > 0Le modèle de l'électron élastiquement lié permet ainsi de retrouver théoriquement la loi phénoménologique de Cauchy pour les milieux transparents.
- Dispersion normale : Comme B > 0, l'indice N augmente avec la fréquence \omega (ou diminue quand \lambda augmente : \frac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}\lambda} < 0). La lumière bleue est donc davantage réfractée que la lumière rouge dans la basse atmosphère.
- Ordre de grandeur : Comme \omega_p \ll \omega_0, l'indice N est supérieur à 1 mais reste extrêmement proche de 1, ce qui est conforme à la valeur de l'indice de réfraction de l'air (N_{\text{air}} \simeq 1{,}0003).
Résultat
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Il fallait identifier la formule de Cauchy et maîtriser les calculs de développements limités successifs.
« La forme particulière de N s’identifiant à la loi de Cauchy, au programme d’optique, a été extrêmement rarement évoquée. »
« Le jury a noté un grand nombre d’erreurs de calcul dans les développements limités successifs. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : pulsation plasma, onde évanescente
Que devient ici l'équation de dispersion ? Dans quel domaine de fréquence le milieu est-il transparent ? La propagation est-elle dispersive ?
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Poser \omega_0 = 0 dans l'équation de dispersion, examiner le signe de k^2 selon la position de \omega par rapport à \omega_p et vérifier si la vitesse de phase dépend de \omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Électrons libres (\omega_0 = 0) : k^2 = (\omega^2 - \omega_p^2)/c^2, milieu transparent pour \omega > \omega_p, évanescent pour \omega < \omega_p, très dispersif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En posant \omega_0 = 0 dans l'équation de dispersion établie à la question Q34, on obtient immédiatement l'équation de dispersion d'un plasma non magnétisé et sans collisions :
soit sous la forme canonique :
Domaine de transparence : Le milieu est transparent si l'onde se propage sans atténuation, ce qui correspond à un vecteur d'onde k réel non nul, soit k^2 > 0. Cela impose :
\omega^2 > \omega_p^2 \iff \omega > \omega_pEn termes de fréquence f = \omega / (2\pi), le domaine de transparence est donc :
\boxed{f > f_p = \frac{\omega_p}{2\pi}}Pour f < f_p, k^2 < 0 : le vecteur d'onde est imaginaire pur (k = -\mathrm{i}\alpha), l'onde est évanescente et le milieu est opaque (réflexion totale).
Caractère dispersif : Dans le domaine de transparence, la vitesse de phase s'écrit :
v_\varphi = \frac{\omega}{k} = \frac{c}{\sqrt{1 - \dfrac{\omega_p^2}{\omega^2}}}La vitesse de phase dépend explicitement de la pulsation \omega (ou de façon équivalente, la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c \sqrt{1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}} \neq v_\varphi). La propagation est donc dispersive.
Résultat
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Question peu réussie en raison de sa dépendance directe envers le résultat de la précédente.
« Question peu réussie nécessitant la réponse de la question précédente. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
III.C · Écho ionosphérique
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : coefficient de réflexion, relation de passage
Exprimer les champs magnétiques , et associés respectivement à chacune des ondes incidente, réfléchie et transmise en fonction, suivant les cas, de , , , , , , ou . En déduire l'expression de en fonction de , et puis en fonction de et .
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Utiliser la structure de l'onde plane ou Maxwell-Faraday \vec{B} = \frac{\vec{k}\wedge\vec{E}}{\omega} pour chaque onde, puis appliquer la continuité des composantes tangentielles en z=0.
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- Relier le champ magnétique au champ électrique pour chaque onde plane progressive monochromatique à l'aide de la relation de structure issue de l'équation de Maxwell-Faraday : \vec{B} = \frac{\vec{k}\wedge\vec{E}}{\omega}.
- Appliquer les conditions de passage à l'interface z = 0 (continuité des composantes tangentielles des champs électrique et magnétique en l'absence de charges et courants surfaciques).
- Exprimer \underline{\rho} en éliminant \underline{\beta}, puis injecter la relation de dispersion k^2 c^2 = \omega^2 - \omega_p^2 selon que \omega > \omega_p ou \omega < \omega_p.
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Continuité des composantes tangentielles de \vec{E} et \vec{B} en z=0 : coefficient de réflexion complexe \underline{\rho} = (1 - N)/(1 + N) = (\omega - kc)/(\omega + kc).
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1. Expression des champs magnétiques
Pour une onde plane progressive monochromatique se propageant selon un vecteur d'onde \vec{k}, l'équation de Maxwell-Faraday \vec{\nabla}\wedge\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} conduit à la relation :
Pour l'onde incidente, \vec{k}_i = \frac{\omega}{c}\widehat{e}_z et \vec{E}_i = E_0 \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t - \frac{z}{c}\right)\right]\widehat{e}_x :
\boxed{\vec{B}_i = \frac{E_0}{c} \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t - \frac{z}{c}\right)\right]\widehat{e}_y}Pour l'onde réfléchie, \vec{k}_r = -\frac{\omega}{c}\widehat{e}_z et \vec{E}_r = \underline{\rho} E_0 \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t + \frac{z}{c}\right)\right]\widehat{e}_x :
\boxed{\vec{B}_r = -\frac{\underline{\rho} E_0}{c} \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t + \frac{z}{c}\right)\right]\widehat{e}_y}Pour l'onde transmise, \vec{k}_t = k\widehat{e}_z et \vec{E}_t = \underline{\beta} E_0 \exp[\mathrm{i}(\omega t - kz)]\widehat{e}_x :
\boxed{\vec{B}_t = \frac{k\underline{\beta} E_0}{\omega} \exp[\mathrm{i}(\omega t - kz)]\widehat{e}_y}
2. Détermination du coefficient de réflexion \underline{\rho}
En l'absence de charges ou de courants superficiels en z = 0, les composantes tangentielles \vec{E}\cdot\widehat{e}_x et \vec{B}\cdot\widehat{e}_y sont continues à l'interface pour tout t :
En substituant \underline{\beta} = 1 + \underline{\rho} dans la seconde relation :
D'où l'expression de \underline{\rho} en fonction de \omega, c et k :
3. Expression en fonction de \omega et \omega_p
La relation de dispersion dans l'ionosphère est k^2 c^2 = \omega^2 - \omega_p^2. Deux situations physiques se présentent :
Si \omega > \omega_p (milieu transparent), l'onde transmise est propagative vers les z > 0, donc kc = \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2} > 0 :
\boxed{\underline{\rho} = \frac{\omega - \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2}}{\omega + \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2}}}Si \omega < \omega_p (milieu réactif), l'onde est évanescente dans l'ionosphère (z > 0). Pour assurer la décroissance physique du champ quand z \to +\infty, le terme spatial \exp(-\mathrm{i}kz) impose d'adopter la racine kc = -\mathrm{i}\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2} :
\boxed{\underline{\rho} = \frac{\omega + \mathrm{i}\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2}}{\omega - \mathrm{i}\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2}}}
Résultat
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Attention aux signes dans la relation de structure et à adapter le vecteur d'onde à chaque milieu.
« Cependant, cette dernière est souvent mal utilisée : erreur dans les signes, dans les valeurs de k, ω ou c selon le milieu. »
« Le jury regrette que beaucoup de candidats prennent le même vecteur d’onde k pour les deux milieux. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : réflexion totale, écho
Quelle est la signification de la grandeur ? Sans étudier la fonction, tracer l'allure qualitative de la courbe , en distinguant les deux cas et . Dans quel cas observe-t-on un écho ionosphérique ?
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Interpréter R comme le coefficient de réflexion en puissance (flux d'énergie), puis étudier son module selon que le vecteur d'onde k est réel ou imaginaire pur.
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Facteur de réflexion énergétique R : réflexion totale (R=1) pour \omega < \omega_p produisant l'écho, transmission partielle (R<1) pour \omega > \omega_p.
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1. Signification physique de la grandeur R
Le vecteur de Poynting moyen associé à l'onde incidente dans le vide (z < 0) est :
De même, pour l'onde réfléchie se propageant selon -\widehat{e}_z :
La grandeur R = |\underline{\rho}|^2 représente ainsi le facteur de réflexion énergétique (ou coefficient de réflexion en puissance) : c'est le rapport entre le flux de puissance électromagnétique moyen réfléchi et le flux de puissance moyen incident à travers le plan z = 0.
2. Allure qualitative de la courbe \omega \mapsto R(\omega)
D'après les résultats de la question Q37 :
Pour \omega \leqslant \omega_p, le vecteur d'onde dans le plasma est imaginaire pur (kc = -\mathrm{i}\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2}), d'où :
\underline{\rho} = \frac{\omega + \mathrm{i}\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2}}{\omega - \mathrm{i}\sqrt{\omega_p^2 - \omega^2}} \implies |\underline{\rho}| = 1 \implies R(\omega) = 1Il y a réflexion totale : l'onde est évanescente dans l'ionosphère et aucune puissance moyenne n'y pénètre.
Pour \omega > \omega_p, kc = \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2} est réel, donc \underline{\rho} est réel :
R(\omega) = \left( \frac{\omega - \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2}}{\omega + \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2}} \right)^2Pour \omega = \omega_p, R(\omega_p) = 1. Lorsque \omega \gg \omega_p, \sqrt{\omega^2 - \omega_p^2} \simeq \omega \left(1 - \frac{\omega_p^2}{2\omega^2}\right), ce qui conduit à \underline{\rho} \simeq \frac{\omega_p^2}{4\omega^2} \to 0, d'où R(\omega) \to 0. La fonction R(\omega) décroît de façon monotone de 1 à 0.
3. Condition d'observation d'un écho ionosphérique
On observe un écho ionosphérique franc et de forte intensité lorsque l'onde est totalement réfléchie par la couche ionisée, c'est-à-dire dans le domaine des pulsations inférieures à la pulsation de coupure du plasma :
Résultat
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Ne confondez pas le coefficient de réflexion en amplitude avec le coefficient de réflexion en puissance.
« Le jury a noté une confusion fréquente entre coefficient de réflexion en amplitude et en énergie. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Notions : paquet d'ondes, écho
Comment choisir pour que la mesure de la durée séparant l'émission du signal et la réception de l'écho permette de mesurer l'altitude de la surface de réflexion ?
Voir l'indiceIndice
Encadrer la durée \Delta t : elle doit être suffisamment longue pour comporter plusieurs oscillations, mais nettement plus courte que le temps de vol aller-retour 2h/c.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la durée d'aller-retour \tau de l'impulsion électromagnétique entre le sol et l'ionosphère à l'altitude h.
- Identifier la condition de non-chevauchement temporel et de précision de mesure sur \tau (borne supérieure sur \Delta t).
- Formuler la condition de quasi-monochromaticité de l'impulsion pour que la pulsation \omega soit précisément définie (borne inférieure sur \Delta t), puis proposer des ordres de grandeur numériques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Compromis : durée d'impulsion \Delta t \ll 2h/c pour séparer l'écho du signal incident, et \Delta t \gg 2\pi/\omega pour définir la fréquence de sonde.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La basse atmosphère étant assimilée au vide, l'onde s'y propage à la vitesse c. Pour atteindre la surface de réflexion située à l'altitude h et revenir au sol, le signal parcourt un trajet aller-retour de distance 2h. La durée de ce parcours vaut :
Pour que la mesure de la durée séparant l'émission et la réception permette de déterminer précisément l'altitude h, le choix de la durée \Delta t de l'impulsion doit satisfaire un double critère :
Résolution temporelle et séparation des signaux (borne supérieure) : L'écho ne doit pas se superposer au signal émis afin d'éviter tout chevauchement (ce qui permet notamment d'utiliser la même antenne en émission et en réception) et pour garantir une incertitude spatiale sur l'altitude \delta h \sim \frac{c\,\Delta t}{2} petite devant h. Il faut donc :
\Delta t \ll \tau = \frac{2h}{c}Définition spectrale de la pulsation de sonde (borne inférieure) : La réflexion à l'altitude h repose sur la condition de coupure locale \omega = \omega_p(h) (d'après les questions Q36 à Q38). Pour que le signal sonde sélectivement cette altitude, sa largeur spectrale \Delta\omega \sim \frac{1}{\Delta t} doit être très faible devant \omega, ce qui implique que l'impulsion contienne un grand nombre d'oscillations de la porteuse :
\Delta t \gg T = \frac{2\pi}{\omega}
En synthèse, la durée de l'impulsion \Delta t doit respecter l'encadrement :
Application numérique : Pour une altitude ionosphérique typique h \sim 100\text{ km}, le temps de vol vaut :
Pour des ondes radio du domaine HF de fréquence f \sim 5\text{ MHz} (compatible avec la fréquence de plasma maximale f_{p,\max} \simeq 8{,}9\text{ MHz} trouvée à la question Q32), la période propre de l'onde vaut T = 1/f \simeq 0{,}2\ \mu\text{s}.
Une valeur de \Delta t de l'ordre de 10\text{ à }100\ \mu\text{s} satisfait idéalement ce compromis.
Résultat
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