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X ENS Mathématiques B MP 2016Sujet, corrigé et rapport du jury

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Présentation du sujet

Difficile
Marche aléatoire à pas positifs et petit théorème de renouvellement
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Le problème étudie une marche aléatoire à pas positifs, indépendants et de même loi, et montre que le temps moyen pour traverser un intervalle de longueur ℓ loin de l'origine est asymptotiquement ℓ/E, où E est l'espérance d'un pas. Il enchaîne probabilités, séries de fonctions, étude des parties de ]0, +∞[ stables par addition, puis une démonstration du théorème limite.

  1. 1Première partie : notations et premiers résultatsÉvénements liés à la marche, loi faible des grands nombres via Bienaymé-Tchebychev, inégalité de Markov, série géométrique et une première inégalité probabiliste délicate.
  2. 2Deuxième partie : une équation fonctionnelleConvergence d'une série de fonctions construite sur la marche, formule de transfert, unicité de la solution bornée d'une équation fonctionnelle et régularité de cette solution.
  3. 3Troisième partie : parties stables par additionPartie indépendante : une partie non vide de ]0, +∞[ stable par addition est contenue dans un réseau dZ ou est asymptotiquement dense, avec application aux limites de fonctions uniformément continues.
  4. 4Quatrième partie : le théorème de renouvellementFonctions vérifiant une propriété de moyenne, limite de la solution de l'équation fonctionnelle et conclusion sur le temps moyen de traversée.

Difficile. Le jury a attribué 18/20 à environ 50 % des points du barème, le meilleur candidat a traité 93 % du sujet et la quatrième partie a été très peu abordée.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 8,71 / 20 · écart-type 3,75 · 1 492 copies · où vous situez-vous ?
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Moyenne
8,71/ 20
Écart-type
3,75
Copies
1 492
moyenne 8,7105101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Événements supposés indépendants à tort · Confusion entre variables de même loi et indépendantes · Support et image confondus
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La proportion de copies correctes est redevenue raisonnable en probabilités, mais la faiblesse sur les questions élémentaires d'analyse reste préoccupante, y compris chez les meilleurs. Le jury montre une nette corrélation entre la connaissance du cours (questions 1a à 3b) et la note finale. Il valorise les copies qui privilégient la qualité à la quantité et pénalise les réponses de quelques lignes à toutes les questions.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Événements supposés indépendants à tortQ3c

    Des événements construits sur les mêmes variables ne sont pas indépendants simplement parce qu'ils font intervenir des paramètres différents ; la probabilité d'une intersection n'est pas majorée par le produit.

    « les évènements (Sn−1 < x ≤ Sn) et (N(0, l) ≥ k) n'ont aucune raison d'être indépendants »
  2. 2
    Confusion entre variables de même loi et indépendantesQ6a, Q7a

    Pour appliquer la formule de transfert, il fallait choisir le bon couple de variables indépendantes.

    « Les variables X et Sn ne sont pas a priori indépendantes, même si Xn+1 suit la même loi que X »
  3. 3
    Support et image confondusQ4d

    Certains confondent le support et l'image d'une fonction, ou pensent que f hérite du support compact de g.

    « une fonction positive n'a, a priori, pas de raison d'avoir un support positif. »
  4. 4
    Suite croissante supposée divergenteQ7b

    Une suite strictement croissante ne tend pas forcément vers l'infini, et un passage à la limite sous l'espérance doit être justifié.

    « Une erreur courante était d'écrire que (Sn) tend vers +∞ puisqu'elle est strictement croissante »
  5. 5
    Analyse élémentaire fragileQ9a, Q9c

    Majoration uniforme sur un compact, interversion dérivée et somme infinie : ces questions d'analyse ont très peu été réussies.

    « n'a été réussie que par 11% des candidats. »
  6. 6
    Continuité uniforme mal maîtriséeQ9b, Q12b

    La continuité uniforme sur tout segment n'entraîne pas la continuité uniforme sur R ; il fallait revenir à la définition.

    « la plupart des candidats maîtrisent mal la notion de continuité uniforme. »

Ce qui a été bien réussi

  • La question 4a a été réussie par presque tous les candidats, et la question 4c a été très bien réussie.
  • Le jury est agréablement surpris par le bon taux de réussite à la question 4b.
  • La question 10a a été réussie par près de 80 % des candidats.
  • Les candidats savent en général ce qu'ils peuvent faire avec des variables aléatoires indépendantes (question 3a).

Conseils du jury

  • Redémontrer les résultats de cours demandés en début d'épreuve, comme la loi faible des grands nombres à partir de Bienaymé-Tchebychev.
  • Rédiger une double inclusion en entier plutôt que conclure après une seule inclusion.
  • Justifier toute interversion entre limite, espérance et somme infinie.
  • Préférer une réponse complète à quelques questions plutôt que des tentatives de quelques lignes sur tout le sujet ; poser des hypothèses restrictives en le disant est accepté.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉCOLE POLYTECHNIQUE

COMPOSITION DE MATHÉMATIQUES - B - (X)

(Durée : 4 heures)
L'utilisation des calculatrices n'est pas autorisée pour cette épreuve.
Toute affirmation doit être clairement et complètement justifiée.
On considère une variable aléatoire X discrète définie sur un espace probabilisé ( Ω, 𝒜, ℙ ) dont la loi est donnée par :
∀i ∈ ℕ, ℙ(X = x_i) = p_i ⩾ 0 avec ∑_(i = 0)^(+ ∞)p_i = 1
et où (x_i)_(i ⩾ 0) est une suite de réels strictement positifs distincts. On suppose que X admet une espérance finie notée m:=𝔼(X) > 0.
Soit (X_k)_(k ⩾ 1) une suite de variables aléatoires définies sur ( Ω, 𝒜, ℙ ), indépendantes et identiquement distribuées, de même loi que X. On note (S_k)_(k ⩾ 0) ses sommes partielles définies par
S_0 = 0, et pour n ⩾ 1, S_n = ∑_(k = 1)^n X_k
L'objet de ce problème est l'étude du nombre (aléatoire) d'éléments de la suite (S_n)_(n ⩾ 0) qui appartiennent à l'intervalle [a, b], défini pour ω ∈ Ω par
N(a, b)(ω) = Card{k ∈ ℕ|S_k(ω) ∈ [a, b]} = ∑_(k = 0)^(+ ∞)𝟙_((S_k ∈ [a, b]))(ω),
et en particulier le comportement de N(a, b) quand a et b tendent vers l'infini.

Première partie

1a. Justifier que pour tous ℓ ⩾ 0 et n ∈ ℕ, (N(0, ℓ) = n + 1) = (S_n ⩽ ℓ < S_(n + 1)) à un ensemble négligeable près. En déduire que, à des ensembles négligeables près,
(S_n ⩽ ℓ) = (N(0, ℓ) ⩾ n + 1) et (S_n ⩾ ℓ) ⊂ (N(0, ℓ) ⩽ n + 1)
1b. On suppose dans cette question que X admet de plus une variance finie V. Montrer alors que
∀ε > 0, ∀n ⩾ 1, ℙ(S_n ⩽ n(m − ε)) ⩽ V/(ε^2 n)
  1. Soit Y une variable aléatoire à valeurs dans ℕ presque sûrement, et qui admet une espérance. Montrer que
𝔼(Y) = ∑_(k = 1)^(+ ∞)ℙ(Y ⩾ k).
3a. Montrer que pour tous n ∈ ℕ et ℓ ⩾ 0,
ℙ(S_n ⩽ ℓ) ⩽ 𝔼(exp(ℓ − S_n)),
puis que
ℙ(S_n ⩽ ℓ) ⩽ e^ℓ 𝔼(exp(− X))^n.
3b. En déduire que ℙ(S_n ⩽ ℓ) tend vers 0 quand n → + ∞ et que
𝔼(N(0, ℓ)) ⩽ (e^ℓ)/(1 − 𝔼(exp(− X))).
3c. Montrer que pour tous x ∈ ℝ, ℓ ⩾ 0, k ∈ ℕ^∗ et n ∈ ℕ^∗,
ℙ(S_(n − 1) < x ⩽ S_n, N(x, x + ℓ) ⩾ k) ⩽ ℙ(S_(n − 1) < x ⩽ S_n)ℙ(N(0, ℓ) ⩾ k),
puis que
𝔼(N(x, x + ℓ)) ⩽ (e^ℓ)/(1 − 𝔼(exp(− X))).

Deuxième partie

Soit f : ℝ → ℝ une fonction. Si f est bornée, on note
‖f‖_∞ = sup_(x ∈ ℝ)|f(x)|
sa norme uniforme. On appelle support de f l'adhérence de {x ∈ ℝ|f(x) ≠ 0}. En particulier, si x n'appartient pas au support de f, alors f(x) = 0.
Soit K > 0 et g : ℝ → ℝ une fonction positive bornée à support dans [ 0, K ]. On va étudier la suite de fonctions f_n : ℝ → ℝ définies pour n ⩾ 0 par
f_n(x) = ∑_(k = 0)^n 𝔼(g(x − S_k)).
4a. Montrer que pour tout x ∈ ℝ, la suite (f_n(x))_(n ⩾ 0) est croissante. On note f(x) sa limite dans ℝ ∪ { + ∞}.
4b. Montrer que si g = 𝟙_([0, K]), alors f(x) = 𝔼(N(x − K, x)).
4c. En déduire que pour tous x ∈ ℝ et n ∈ ℕ,
0 ⩽ f_n(x) ⩽ ‖g‖_∞(e^K)/(1 − 𝔼(exp(− X))).
4d. Conclure que la suite de fonctions f_n converge simplement vers une fonction f positive, bornée et dont le support est inclus dans ℝ^+.
5. Soit Y une variable aléatoire discrète, indépendante de X, et φ : ℝ^2 → ℝ une fonction bornée. Montrer que
𝔼(φ(X, Y)) = ∑_(i = 0)^(+ ∞)p_i 𝔼(φ(x_i, Y))
6a. Montrer que pour tous n ∈ ℕ et x ∈ ℝ,
f_(n + 1)(x) = g(x) + ∑_(i = 0)^(+ ∞)p_i f_n(x − x_i)
6b. Montrer que la fonction f vérifie l'égalité suivante sur ℝ
f(x) = g(x) + ∑_(i = 0)^(+ ∞)p_i f(x − x_i)
  1. Soit h : ℝ → ℝ une fonction bornée qui vérifie h(x) = ∑_(i = 0)^(+ ∞)p_i h(x − x_i) pour tout x ∈ ℝ.
7a. Montrer que pour tous x ∈ ℝ et n ∈ ℕ, on a h(x) = 𝔼(h(x − S_n)).
7b. En déduire que si de plus le support de h est inclus dans ℝ^+, alors pour tout x ∈ ℝ, h(x) = 0.
7c. Conclure qu'il existe une unique fonction bornée à support dans ℝ^+solution de (E).
8a. Montrer que l'ensemble Λ_X:=⋃_(n ∈ ℕ){y ∈ ℝ|ℙ(S_n = y) > 0} est dénombrable et inclus dans ℝ^+.
On se donne une énumération de cet ensemble : Λ_X = {y_i|i ∈ ℕ}.
8b. Montrer que pour tout x ∈ ℝ,
f_n(x) = ∑_(k = 0)^n∑_(i = 0)^(+ ∞)ℙ(S_k = y_i)g(x − y_i)
8c. En déduire qu'il existe une suite de réels positifs (q_i)_(i ⩾ 0) telle que pour tout x ∈ ℝ,
f(x) = ∑_(i = 0)^(+ ∞)q_i g(x − y_i), et ∑_(i ∈ ℕ, y_i ∈ [x − K, x])q_i = 𝔼(N(x − K, x)).
9a. Dans la formule précédente, montrer que la convergence de la série est normale sur tout segment de ℝ. On pourra utiliser la question 3c,
9b. On suppose que g est continue. Montrer que f est uniformément continue.
9c. On suppose que g est de classe 𝒞^1. Montrer que g^′ bornée. En déduire que f est de classe 𝒞^1, que f^′ est bornée et uniformément continue et que pour tout x ∈ ℝ,
f^′(x) = g^′(x) + ∑_(i = 0)^(+ ∞)p_i f^′(x − x_i)

Troisième partie

Soit Λ un sous-ensemble non vide de ℝ_∗^+tel que
∀(x, y) ∈ Λ^2, x + y ∈ Λ.
On dit que Λ est stable par addition.
10a. Montrer si (x, y) ∈ Λ^2, (k, n) ∈ ℕ × ℕ^∗ et k ⩽ n, alors nx + k(y − x) ∈ Λ.
On définit
Γ = {z ∈ ℝ_+^∗|∃(x, y) ∈ Λ, z = y − x}, et r(Λ) = infΓ.
10b. Donner deux exemples de tels ensembles Λ, l'un pour lequel r(Λ) > 0 et l'autre pour lequel r(Λ) = 0.
11. Dans cette question, on suppose que r(Λ) > 0.
11a. Montrer qu'il existe (a, b) ∈ Λ^2 tels que b − a ∈ [r(Λ), 2r(Λ)[.
On note d = b − a.
11b. Soient k, n ∈ ℕ tels que k ⩽ n − 1. Montrer que
Λ ∩ [na + kd, na + (k + 1)d] = {na + kd, na + (k + 1)d}
11c. Montrer qu'il existe n_0 ∈ ℕ tel que n_0 a + n_0 d > (n_0 + 1)a puis qu'il existe k ∈ ℕ tel que a = kd.
11d. En déduire que Λ ⊂ dℤ, où dℤ = {kd|k ∈ ℤ}.
12. On suppose maintenant que r(Λ) = 0.
12a. Soit η > 0. Montrer qu'il existe A ⩾ 0 tel que pour pour tout x > A,
Λ ∩ [x, x + η] ≠ ∅
12b. Soit f : ℝ → ℝ une fonction uniformément continue. On suppose que pour toute suite (x_n)_(n ⩾ 0) à valeurs dans Λ telle que x_n → + ∞, f(x_n) → 0 quand n → + ∞. Montrer que f(x) → 0 quand x → + ∞.

Quatrième partie

On suppose dans cette partie que pour tout d ⩾ 0,
ℙ(X ∈ dℤ) < 1
  1. On considère une fonction h uniformément continue et bornée sur ℝ telle que pour tout x ∈ ℝ, h(x) ⩽ h(0) et
h(x) = ∑_(i = 0)^(+ ∞)p_i h(x − x_i)
On rappelle que pour tous x ∈ ℝ et n ∈ ℕ, h(x) = 𝔼(h(x − S_n)) (question 7a).
13a. Montrer que pour tout n ∈ ℕ et x ⩾ 0 tels que ℙ(S_n = x) > 0, on a h(− x) = h(0).
13b. Montrer que l'ensemble Λ_X défini à la question 8a est stable par addition et que r(Λ_X) = 0.
13c. En déduire que h(− x) → h(0) quand x → + ∞.
13d. Conclure que h est une fonction constante.
On suppose dans toute la suite que g est de classe 𝒞^1, à support dans [0, K] avec K > 0. On rappelle que f est la limite croissante des fonctions f_n et l'unique solution bornée et uniformément continue de l'équation (E).
14a. Prouver que la fonction x ↦ sup_(t ⩾ x)f^′(t) admet une limite finie quand x → + ∞. On note
c:=lim_(x → + ∞)sup_(t ⩾ x)f^′(t)
14b. Montrer qu'il existe une suite y_n → + ∞ telle que f^′(y_n) → c quand n → + ∞.
On admet qu'il existe une sous-suite (t_k)_(k ⩾ 0) de (y_n)_(n ⩾ 0) telle que la suite de fonctions (ξ_k)_(k ⩾ 0) définies par
ξ_k : ℝ → ℝ, t ↦ ξ_k(t) = f^′(t + t_k)
converge uniformément sur tout segment de ℝ vers une fonction notée ξ.
14c. Montrer que ξ est constante, égale à c.
14d. Conclure que c = 0.
On montrerait de même que lim_(x → + ∞)inf_(t ⩾ x)f^′(t) = 0, résultat que l'on admet dans toute la suite.
14e. En déduire que f^′(t) → 0 quand t → + ∞.
14f. Montrer alors que pour tout ℓ ⩾ 0, f(t + ℓ) − f(t) → 0 quand t → + ∞.
On suppose dans toute la suite de cette partie que seul un nombre fini de p_i sont strictement positifs, et on pose
g_0(x) = {ℙ(X > x), si x ⩾ 0; 0, si x < 0
On admet que g_0 est continue par morceaux et à support dans un segment de ℝ^+, intégrable sur ℝ, et que ∫_0^(+ ∞)g_0(t)dt = 𝔼(X).
On note ℱ l'ensemble des fonctions positives, bornées et à support dans un segment de ℝ^+. En utilisant la deuxième partie, pour tout g ∈ ℱ, on note Lg l'unique solution de (E) bornée à support dans ℝ^+.
Nous dirons que la suite (t_k)_(k ⩾ 0) satisfait la propriété ( 𝒫 ) si t_k → + ∞ et s'il existe une fonction continue bornée μ : ℝ^+ → ℝ^+, telle que pour toute fonction g de ℱ continue par morceau,
Lg(t_k) → ∫_0^(+ ∞)g(t)μ(t)dt quand k → + ∞
On admet que pour toute suite (x_n)_(n ⩾ 0) tendant vers l'infini, il existe une sous suite (t_k)_(k ⩾ 0) de (x_n)_(n ⩾ 0) qui satisfait la propriété ( 𝒫 ).
15a. Montrer, en utilisant la question 14f que pour tous g ∈ ℱ ∩ 𝒞^1(ℝ, ℝ^+)et ℓ ⩾ 0,
∫_0^(+ ∞)g(t)(μ(t + ℓ) − μ(t))dt = 0
15b. En déduire que μ est constante.
16a. Montrer que Lg_0(x) = 1 pour x ⩾ 0 et Lg_0(x) = 0 pour x < 0.
16b. En déduire que μ(t) = 1/(𝔼(X)) pour tout t ⩾ 0.
17. Conclure que pour tout g de ℱ continue par morceaux,
∑_(k = 0)^(+ ∞)𝔼(g(x − S_k)) → 1/(𝔼(X))∫_(− ∞)^(+ ∞)g(t)dt quand x → + ∞
  1. Soit ℓ > 0 fixé. Déterminer le comportement de 𝔼(N(x, x + ℓ)) quand x → + ∞. Interpréter le résultat. Ce résultat est-il vrai s'il existe d > 0 tel que ℙ(X ∈ dℤ) = 1 ?

Questions fréquentes

4 questions
Quelle est la moyenne de l'épreuve X Maths B MP 2016 ?
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Quelle est la moyenne de l'épreuve X Maths B MP 2016 ?

Le rapport donne une moyenne de 8,71 sur 1492 copies, avec un écart-type de 3,75.

Sur quels chapitres porte le sujet X-ENS Maths B MP 2016 ?

Sur les probabilités discrètes (indépendance, espérance, inégalités de Markov et Bienaymé-Tchebychev, formule de transfert), les séries de fonctions, la continuité uniforme et les propriétés de la borne inférieure.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées en X Maths B MP 2016 ?

Des indépendances d'événements affirmées sans raison, la confusion entre support et image, des interversions limite-somme non justifiées et une mauvaise maîtrise de la continuité uniforme.

Comment était noté le sujet X Maths B MP 2016 ?

Les parties 1 à 4 pesaient 17 %, 33 %, 17 % et 33 % du barème, et la note de 18/20 correspondait à environ 50 % des points. Traiter les parties 1 et 2 en entier donnait 17.7 sur 20.

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