BCE Maths appliquées ESSEC ECE 2016, épreuve 2Sujet, corrigé et rapport du jury
Epreuve de maths appliquées - ECE 2016
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Annale de maths appliquées BCE ESSEC pour la filiere ECE, session 2016.
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Conception : ESSEC
OPTION ÉCONOMIQUE
MATHÉMATIQUES II
Mercredi 4 mai 2016, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Le but du problème est d'étudier le renouvellement d'un des composants d'un sytème complexe (une machine, un réseau de distribution d'énergie etc...) formé d'un assemblage de différentes pièces susceptibles de tomber en panne. On s'intéresse donc à une de ces pièces susceptibles de se casser ou de tomber en panne et on se place dans la situation idéale où dès que la pièce est défectueuse, elle est immédiatement remplacée. Dans une première partie, on étudie quelques propriétés fondamentales des variables aléatoires discrètes. Puis, dans une deuxième partie, on étudie la probabilité de devoir changer la pièce un certain jour donné. Enfin, dans une troisième partie on cherche à estimer le temps de fonctionnement du système avec un certain nombre de pièces de rechange à disposition.
Dans tout le problème, on considère un espace probabilisé (Ω, A, P ). Pour toute variable aléatoire réelle
X définie sur (
Ω, A, P ), on note, sous réserve d'existence,
E(X) l'espérance de
X et
V(X) sa variance.
Les deuxième et troisième parties sont indépendantes, et peuvent en outre être traitées en admettant si besoin les résultats de la première partie.
Première partie: Dans cette première partie, on étudie les propriétés asymptotiques d'une variable aléatoireX à valeurs dans
𝕀ℕ^∗ .
1)
(a) Montrer que pour tout entier naturelj non nul,
Dans tout le problème, on considère un espace probabilisé (
Les deuxième et troisième parties sont indépendantes, et peuvent en outre être traitées en admettant si besoin les résultats de la première partie.
Première partie: Dans cette première partie, on étudie les propriétés asymptotiques d'une variable aléatoire
1)
(a) Montrer que pour tout entier naturel
(b) Soit
p un entier naturel non nul. Montrer que
(a) On suppose que
X admet une espérance
E(X) = μ .
i) Justifier la convergence de la série de terme généralkP(X = k) .
ii) Montrer que
i) Justifier la convergence de la série de terme général
ii) Montrer que
iii) En déduire que
iv) Montrer que la série de terme général
P(X > j) converge.
v) Montrer que
v) Montrer que
(b) On suppose que
∑_(j = 0)^(+ ∞)P(X > j) converge.
i) Déterminer le sens de variation de la suite(v_p)_(p ≥ 1) définie par
i) Déterminer le sens de variation de la suite
ii) Comparer
∑_(j = 1)^p jP(X = j) et
∑_(j = 0)^(+ ∞)P(X > j) .
iii) En déduire queX admet une espérance.
(c) Conclure des questions précédentes queX admet une espérance si et seulement si la série de terme général
P(X > j) converge.
3) On suppose dans cette question qu'il existe un réelα strictement positif tel que pour tout entier naturel
j on ait
iii) En déduire que
(c) Conclure des questions précédentes que
3) On suppose dans cette question qu'il existe un réel
(a) Légitimer que (*) définit bien une loi de probabilité d'une variable aléatoire à valeurs dans
ℕ^∗ .
(b) Montrer queX admet une espérance si et seulement si
α est strictement supérieur à 1 .
(c) Montrer que pour tout entier naturelj non nul
(b) Montrer que
(c) Montrer que pour tout entier naturel
(d)
i) Etudier les variations def : x ↦ 1 − (1 + x)^(− α) − αx sur
[0, 1] .
ii) Montrer que pour tout entier naturelj non nul,
i) Etudier les variations de
ii) Montrer que pour tout entier naturel
(e) Montrer, en utilisant le résultat de (c), que
(f) Montrer que
X admet une variance si et seulement si
α > 2 .
Deuxième partie : Etude de la probabilité de panne un jour donné.
Dans cette deuxième partie, on suppose donnée une suite de variables aléatoires
(X_i)_(i ≥ 1) mutuellement indépendantes et de même loi à valeurs dans
IN^∗ .
Pour tout entieri non nul,
X_i représente la durée de vie en jours du
i -ème composant en fonctionnement.
Soitk un entier naturel non nul. On note
T_k = X_1 + ⋯ + X_k.T_k représente donc le jour où le
k -ième composant tombe en panne. On fixe un entier naturel
n non nul représentant un jour donné et on considère l'événement
A_n = "le composant en place le jour
n tombe en panne" c'est-à-dire
A_n = " il existe
k entier naturel non nul tel que
T_k = n^(′′) , et on se propose d'étudier
P(A_n) .
4) Pour tout entier naturel non nulj , on note
p_j = P(X_1 = j) et
u_j = P(A_j) . On suppose que pour tout entier naturel non nul
j , on a
p_j ≠ 0 . On pose de plus par convention
u_0 = 1 .
(a) Montrer queu_1 = p_1 .
(b)
i) Montrer queA_2 = [X_1 = 2] ∪ ([X_1 = 1] ∩ [X_2 = 1]) .
ii) En déduireu_2 en fonction de
p_1 et
p_2 .
(c) Pour tout entier natureli , on pose
X~_i = X_(i + 1) .
i) Montrer que les variablesX~_i sont mutuellement indépendantes, indépendantes de
X_1 et de même loi que
X_1 .
ii) Soitk un entier naturel non nul strictement inférieur à
n . Montrer que
Pour tout entier
Soit
4) Pour tout entier naturel non nul
(a) Montrer que
(b)
i) Montrer que
ii) En déduire
(c) Pour tout entier naturel
i) Montrer que les variables
ii) Soit
iii) En déduire que pour tout entier naturel
k non nul strictement inférieur à
n ,
(d) Montrer que
(e) En Scilab, soit
P = [p_1, p_2, …, p_n] le vecteur ligne tel que
P(j) = p_j pour
j dans
[ [1, n] ] . Ecrire un programme en Scilab qui calcule
u_n à partir de
P .
5) Soitλ un réel appartenant à
]0, 1[ . Dans cette question, on suppose que
X_1 suit la loi géométrique de paramètre
λ . Pour tout entier naturel
j non nul, on a donc
P(X_1 = j) = λ(1 − λ)^(j − 1) .
(a) CalculerP(X_1 > k) pour tout entier naturel
k non nul.
(b) CalculerP_([X_1 > k])(X_1 = k + 1) .
(c) Montrer que pour tout entier natureln non nul,
5) Soit
(a) Calculer
(b) Calculer
(c) Montrer que pour tout entier naturel
- On suppose dans cette question que
p_1 vérifie0 < p_1 < 1 et quep_2 = 1 − p_1 . Pour simplifier, on poserap = p_1 = 1 − p_2 .
(a) Que vautp_i pouri supérieur ou égal à 3 .
(b) Soit la matrice
Montrer que pour tout entier naturel
n supérieur ou égal à 2 ,
(c)
i) Diagonaliser la matriceM .
ii) Montrer que
i) Diagonaliser la matrice
ii) Montrer que
(d)
i) Exprimeru_n en fonction de
p et de
n .
ii) Déterminerlim_(n → + ∞)u_n .
i) Exprimer
ii) Déterminer
Troisième partie : Etude de la durée de fonctionnement.
Comme dans la partie précédente, on suppose donnée une suite de variables aléatoires
(X_i)_(i ≥ 1) indépendantes et de même loi, telle que pour tout entier
i non nul,
X_i représente la durée de vie en jours du
i -ème composant en fonctionnement.
Soitk un entier naturel non nul. On étudie dans cette partie la durée de fonctionnement prévisible du système si on a
k composants à disposition (y compris celui installé au départ). On notera toujours
T_k = X_1 + ⋯ + X_k .
On suppose dans cette partie qu'il existe un réelα > 1 tel que pour tout entier naturel
j on ait
Soit
On suppose dans cette partie qu'il existe un réel
En particulier, dans toute cette partie,
X_1 admet une espérance, que l' on note
μ = E(X_1) .
7) Que vautE(T_k) ?
8) On suppose, dans cette question, queα est strictement supérieur à
2.X_1 admet donc une variance
σ^2 .
(a) CalculerV(T_k) .
(b) Montrer que pour tout réelε strictement positif,
7) Que vaut
8) On suppose, dans cette question, que
(a) Calculer
(b) Montrer que pour tout réel
(c) Déduire que, pour tout réel strictement positif
ε , on a
- On suppose maintenant uniquement que
α > 1 et donc queX_1 n'a pas nécessairement de variance d'où l'impossibilité d'appliquer la méthode précédente. On va mettre en œuvre ce qu'on appelle une méthode de troncation.
On fixe un entier naturel
m strictement positif. Pour tout entier naturel non nul
i , on définit deux variables aléatoires
Y_i^((m)) et
Z_i^((m)) de la façon suivante
(a) Montrer que
X_i = Y_i^((m)) + Z_i^((m)) .
(b)
i) En utilisant la question 3(d)ii, montrer que
(b)
i) En utilisant la question 3(d)ii, montrer que
ii) Montrer que
iii) Calculer
iv) En déduire que
v) Montrer que
(c)
i) Montrer que
i) Montrer que
ii) En déduire que
(d) Soit
ε un réel strictement positif. Montrer qu'il existe un entier naturel
m_0 non nul tel que pour tout entier naturel
m supérieur ou égal à
m_0 ,
Jusqu'à la fin du problème,
m désignera un entier supérieur ou égal à
m_0 .
(e) On note, pour tout entier naturelk non nul
(e) On note, pour tout entier naturel
Vérifier que
(f)
i) Montrer que
i) Montrer que
ii) En déduire que
(g)
i) Montrer que
i) Montrer que
ii) En déduire que
iii) Montrer que
iv) Montrer que
v) En déduire que
(h)
i) Montrer que pour tout couple d'événementsA et
B dans
A , on a
i) Montrer que pour tout couple d'événements
ii) En appliquant l'inégalité précédente aux événements
montrer que
iii) Déduire des questions précédentes que pour tout réel
ε strictement positif, et pour tout entier
m supérieur ou égal à
m_0 , on a pour tout entier naturel
k non nul,
iv) Pour
k assez grand, appliquer l'inégalité précédente à un entier
m_k ∈ [√k, 2√k] et conclure que
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