BCE Maths appliquées HEC/ESSEC ECG 2026Sujet, corrigé et rapport du jury
Épreuve de maths appliquées - ECG 2026
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L'épreuve en chiffres
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- Moyenne
- 9,51/ 20
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- 5,09
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- 2 680
- Durée
- 4 h
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : document officiel du concours. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Description
Annale de maths appliquées BCE HEC/ESSEC pour la filière ECG, session 2026.
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Conception : ESSEC BS - HEC Paris MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES FILIÈRE ÉCONOMIQUE ET COMMERCIALE VOIE GÉNÉRALE
Jeudi 23 avril 2026 de 14h à 18h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
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Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Le sujet se situe dans le cadre de la théorie de l'acquisition comprimée (compressed sensing) qui s'est développée depuis 2005.
Soit
n, m des entiers tels que
n > m ⩾ 1, m bien plus petit que
n .
Dans le sujet on s'intéresse au problème qui consiste à, étant donnésAY et
A ∈ M_(m, n)(ℝ) ,
Y ∈ M_(n, 1)(ℝ) étant inconnu mais ayant peu de composantes non nulles, être en mesure de déterminer
Y lorsque
A vérifie une hypothèse que l'on précisera.
Dans le sujet on s'intéresse au problème qui consiste à, étant donnés
Pour tout
d entier naturel non nul et
X ∈ M_(d, 1)(ℝ) , de coefficients
x_1, …, x_d on pose
On admet que l'on a défini une norme sur
M_(d, 1)(ℝ) , ce qui sous-entend en particulier que :
- -Pour tout
X ∈ M_(d, 1)(ℝ) , si‖X‖ = 0 alorsX = 0 . - -Pour tous
X ∈ M_(d, 1)(ℝ), Y ∈ M_(d, 1)(ℝ), ‖X‖ − ‖Y‖ ⩽ ‖X + Y‖ ⩽ ‖X‖ + ‖Y‖ . - -Pour tous
X ∈ M_(d, 1)(ℝ), λ ∈ ℝ, ‖λX‖ = |λ|‖X‖ .
Si
X est un ensemble d'éléments de
M_(n, 1)(ℝ), ε ∈ ]0, 1[ et
A ∈ M_(m, n)(ℝ) , on dit que
A est une
(ε, X) -isométrie si pour tout
X ∈ X :
Pour les scripts et fonctions Python, on supposera que les instructions suivantes ont été exécutées :
import numpy as np,numpy.random as rd
Un aide-mémoire Python se trouve à la fin de l'énoncé.
Le mot "Fin" marque la fin de l'énoncé.
Le mot "Fin" marque la fin de l'énoncé.
Préliminaire informatique
- 1.a) Ecrire une fonction Norme (X) qui renvoie
‖X‖ si le vecteur numpy X représente le vecteur colonneX deM_(n, 1)(ℝ) .- b)On exécute les instructions suivantes :
X=np.array([1,0,1,1,1]) print(Norme(X));print(Norme((1/Norme(X))*X))Quel affichage obtient-on dans la console?
- b)
- 2.On exécute le script suivant :
A = np.array([[2,1],[0,1],[1,0]]); X = np.array([1,-1]) eps = 0.6 print(Norme(np.dot(A,X))**2) print(1-eps <= Norme(np.dot(A,X))**2/Norme(X)**2 <= 1+eps)et on obtient l'affichage :
- 3.0True
Expliquer ces résultats.
- 3.On suppose que
X , un ensemble d'éléments deM_(n, 1)(ℝ) , est représenté par la liste finie LX de vecteurs numpy, la matriceA par le tableau numpy A etε par eps. Ecrire une fonction EstIsom(A,LX,eps) qui renvoie True siA est une (ε, X )-isométrie et False sinon.
En exécutant le script,LX=[np.array([-1,3]),np.array([1,-2])]; print(EstIsom(np.array([[2,1],[0,1],[1,0]]),LX,0.2))quel affichage obtient-on dans la console? On justifiera sa réponse.
Le lemme de Johnson-Lindenstrauss
On considère
(Ω, A, ℙ) un espace probabilisé sur lequel sont définies les variables aléatoires
G_(i, j)
pour(i, j) ∈ [ [1, m] ] × [ [1, n] ] .
Ces variables sont indépendantes et toutes de loi normale
N(0, 1) . On définit les matrices aléatoires
M(ω) , pour tout
ω ∈ Ω par :
- 4.Ecrire une expression Python qui réalise une simulation d'une telle matrice
M sim etn sont donnés et représentés par les variables m et n. - -Soit
X un élément deM_(n, 1)(ℝ) de composantesx_1, …, x_n tel que‖X‖ = 1 .
Pour touti ∈ [ [1, m] ] , on définit les variables aléatoiresY_i = ∑_(j = 1)^n x_j G_(i, j) etZ la variable aléatoire‖MX‖^2 . - 5.Soit
i ∈ [ [1, m] ] .- a)Soit
j ∈ [ [1, n] ] tel quex_j ≠ 0 . Quelle est la loi dex_j G_(i, j) ? - b)En déduire la loi de
Y_i et que𝔼(Y_i^2) = ‖X‖^2 = 1 . - c)Montrer que
Z = 1/m∑_(i = 1)^m Y_i^2 .
- a)Soit
- -Soit
ε ∈ ]0, 1[ ett ∈ ]0, 1/4] . - 6.a) Montrer que pour tout
i ∈ [ [1, m] ], 𝔼(e^(tY_i^2)) existe et vaut1/(√(2π))∫_(− ∞)^(+ ∞)e^(− (1 − 2t)(x^2)/2)dx .- b)En conclure que pour tout
i ∈ [ [1, m] ], 𝔼(e^(tY_i^2)) = 1/(√(1 − 2t)) .
- b)En conclure que pour tout
- 7.On rappelle l'inégalité de Markov :
siU est une variable aléatoire à valeurs positives admettant une espérance eta > 0 un réel alors
ℙ(U ⩾ a) ⩽ (𝔼(U))/a
- a)Montrer que
𝔼(e^(tmZ)) existe et queℙ(Z > (1 + ε)) ≤ ℙ(Z ⩾ (1 + ε)) ≤ 𝔼(e^(tmZ))e^(− tm(1 + ε)) . - b)En déduire que
ℙ(Z > (1 + ε)) ⩽ ((e^(− t))/(√(1 − 2t)))^m e^(− tmε) . - c)Établir que
− t − 1/2ln(1 − 2t) ⩽ 2t^2 et en déduire queℙ(Z > (1 + ε)) ⩽ e^(m(2t^2 − tε)) . - d)En conclure que
ℙ(Z > (1 + ε)) ⩽ e^(− m(ε^2)/8) .
- a)Montrer que
- 8.On montrerait de même que
ℙ(Z < (1 − ε)) ⩽ e^(− m(ε^2)/8) .
En déduire queℙ([Z < (1 − ε)] ∪ [Z > (1 + ε)]) ⩽ 2e^(− m(ε^2)/8) . - -Soit
X = {X_1, …, X_r} , un ensemble d'éléments deM_(n, 1)(ℝ) , on note pour touti ∈ [ [1, r] ], B_i l'événement
[(1 − ε)‖X_i‖^2 ⩽ ‖MX_i‖^2 ⩽ (1 + ε)‖X_i‖^2] - 9.a) Pour tout
i ∈ [ [1, r] ] tel queX_i ≠ 0 , on poseU_i = 1/(‖X_i‖)X_i .
Montrer que‖U_i‖ = 1 et queB_i = [(1 − ε) ⩽ ‖MU_i‖^2 ⩽ (1 + ε)] .- b)On admet que la probabilité d'une réunion finie d'événements est inférieure à la somme des probabilités de ces événements.
En déduire que la probabilité de l'événement,M n'est pas une(ε, X) -isométrie, est inférieure à2re^(− m(ε^2)/8) . - c)On suppose que
m > (8ln(2r))/(ε^2) . En conclure qu'il existe une matriceA ∈ M_(m, n)(ℝ) qui est une(ε, X) -isométrie.
- b)On admet que la probabilité d'une réunion finie d'événements est inférieure à la somme des probabilités de ces événements.
- 10.On suppose que
X , un ensemble d'éléments deM_(n, 1)(ℝ) , est représenté par la liste finie LX de vecteurs colonnes numpy. Écrire une fonction Isom(LX, m,eps) qui renvoie une matrice àm lignes etn colonnes qui est une(ε, X) -isométrie.
ε -isométries pour les ensembles sporadiques de
M_(n, 1)(ℝ)
On conserve les notations de la partie précédente.
On rappelle que siE est un ensemble comportant un nombre fini d'éléments, son nombre d'éléments s'appelle son cardinal et se note
#E .
On rappelle que si
Soit
X ∈ M_(n, 1)(ℝ) , de composantes
x_1, …, x_n , on note :
- -
S(X) l'ensemble des indicesi tels quex_i ≠ 0 , appelé support deX . - -
⟨X⟩ le nombre de composantes non nulles deX donc le cardinal deS(X) . - -Pour
k ∈ [ [0, n] ], C_k l'ensemble desX ∈ M_(n, 1)(ℝ) tels que⟨X⟩ ⩽ k . - -Pour
k ∈ [ [0, n] ], T_k l'ensemble des parties de[ [1, n] ] de cardinalk et pour toutT élément deT_k, Q(T) l'ensemble des éléments deM_(n, 1)(ℝ) dont le support est inclus dansT . - 11.Donner le cardinal de
T_k pour tout entierk ∈ [ [0, n] ] . - 12.a) Déterminer
C_0 etC_n .- -Soit
k ∈ [ [1, n − 1] ] .
- -Soit
- b)Soit
T ∈ T_k , on poseT = {i_1, ⋯, i_k} .
Montrer queQ(T) est un sous-espace vectoriel deM_(n, 1)(ℝ) de dimensionk . - c)Montrer que
C_k = ⋃_(T ∈ T_k)Q(T) .
C_k est-il un sous-espace vectoriel deM_(n, 1)(ℝ) ? Justifier la réponse.
- b)Soit
- 13.Inégalité de Cauchy-Schwarz - Soit
X etY deux éléments non nuls deM_(n, 1)(ℝ) de coefficientsx_1, …, x_n ety_1, …, y_n .- a)Montrer que pour tout
i ∈ [ [1, n] ], 2|x_i||y_i| ⩽ x_i^2 + y_i^2 . - b)En supposant que
‖X‖ = ‖Y‖ = 1 , en déduire que|∑_(i = 1)^n x_i y_i| ⩽ 1 . - c)En conclure dans le cas général que
|∑_(i = 1)^n x_i y_i| ⩽ ‖X‖‖Y‖ puis que
(∑_(i = 1)^n x_i y_i)^2 ⩽ (∑_(i = 1)^n x_i^2)(∑_(i = 1)^n y_i^2)
L'inégalité reste-t-elle vraie si l'un des deux vecteursX ouY est nul?
- a)Montrer que pour tout
- -Soit
A = (a_(i, j)) ∈ M_(m, n)(ℝ) . - 14.a) Soit
X ∈ M_(n, 1)(ℝ) de composantesx_1, .., x_n . Montrer que‖AX‖^2 = ∑_(i = 1)^m(∑_(j = 1)^n a_(i, j)x_j)^2 .- b)En déduire que, pour tout
X ∈ M_(n, 1)(ℝ), ‖AX‖^2 ⩽ (∑_(i = 1)^m∑_(j = 1)^n a_(i, j)^2)‖X‖^2 .
- b)En déduire que, pour tout
- -On pose
α = √(∑_(i = 1)^m∑_(j = 1)^n a_(i, j)^2) . - 15.Montrer que pour tout
(X, Y) ∈ M_(n, 1)(ℝ)^2 :
‖AY‖ − ‖A(X − Y)‖ ⩽ ‖AX‖ ⩽ ‖AY‖ + ‖A(X − Y)‖ - -On admet que pour tous
k ∈ [ [0, n] ], T ∈ T_k etδ ∈ ]0, 1[ , il existe un sous-ensemble finiX_(T, δ) deQ(T) tel que#X_(T, δ) ⩽ ((12)/δ)^k et pour toutX ∈ Q(T) de norme 1, il existeY ∈ X_(T, δ) de norme 1 tel que‖X − Y‖ ⩽ δ/4 . - 16.Soit
δ ∈ ]0, 1[ . On définit la suite(u_n)_(n ∈ ℕ) par,u_0 = α − 1 et :∀n ∈ ℕ, u_(n + 1) = δ/4(3 + u_n) . Montrer quelim_(n → + ∞)u_n = (3δ)/(4 − δ) et que(3δ)/(4 − δ) ⩽ δ . - -Soit
k ∈ [ [0, n] ], T ∈ T_k, ε ∈ ]0, 1[ etδ ∈ ]0, 1[ tel queε = 2δ + δ^2 . - 17.On suppose que
A est une(δ/2, X_(T, δ)) -isométrie .- a)Montrer que pour tout
Y ∈ X_(T, δ) de norme 1,
1 − δ/2 ⩽ √(1 − δ/2) ⩽ ‖AY‖ ⩽ √(1 + δ/2) ⩽ 1 + δ/2
- a)Montrer que pour tout
- b)En déduire que pour tout
n ∈ ℕ^∗ etX ∈ Q(T) de norme 1, en considérantY ∈ X_(T, δ) de norme 1 tel que‖X − Y‖ ⩽ δ/4 et en utilisant la question 13, que :
1 − u_n ⩽ ‖AX‖ ⩽ 1 + u_n - c)En conclure que pour tout
X ∈ Q(T) de norme 1 :
1 − δ ⩽ ‖AX‖ ⩽ 1 + δ
puis que√(1 − ε) ⩽ ‖AX‖ ⩽ √(1 + ε) . - d)En déduire que
A est une(ε, Q(T)) -isométrie.
- b)En déduire que pour tout
- -On suppose que
k ∈ [ [1, n] ] . - 18.En déduire que,
la probabilité queM ne soit pas une(ε, Q(T)) -isométrie est inférieure à2((12)/δ)^k e^(− m(δ^2)/(32)) , puis que la probabilité queM ne soit pas une(ε, C_k) -isométrie est inférieure à2(n/k)((12)/δ)^k e^(− m(δ^2)/(32)) . - 19.a) Montrer que
(n/k) ⩽ (n^k)/(k!) .- b)En utilisant la somme d'une série, établir que
e^k ⩾ 2(k^k)/(k!) . En déduire que2(n/k) ⩽ ((en)/k)^k . - c)On pose
a = m/k etb = n/k et on suppose quea > 32(ln((12be)/δ))/(δ^2) . Montrer qu'il existe une matriceA ∈ M_(m, n)(ℝ) qui est une(ε, C_k) -isométrie.
- b)En utilisant la somme d'une série, établir que
L'acquisition comprimée
On conserve les notations de la partie précédente.
SoitX ∈ M_(n, 1)(ℝ) , de composantes
x_1, …, x_n , on note
|X| la somme
∑_(i = 1)^n|x_i| = ∑_(i ∈ S(X))|x_i| .
Soitk ∈ [ [1, n] ] . Dans cette partie on montre qu'étant donné
AY où
A ∈ M_(m, n)(ℝ) est donnée et
Y ∈ C_k inconnu, on peut caractériser
Y par une propriété vérifiée par
⟨Y⟩ ou
|Y| dans la mesure où
A est une
(ε, C_(2k)) -isométrie ou une
(ε, C_(3k)) -isométrie.
Soit
Soit
- 20.Quelques propriétés utiles pour la suite - Soit
r ∈ ℕ^∗ .- a)Montrer que pour tout
(X, Y) ∈ (M_(n, 1)(ℝ))^2, |X + Y| ⩽ |X| + |Y| . En déduire que siX_1, …, X_r sont des éléments deM_(n, 1)(ℝ), |∑_(i = 1)^r X_i| ⩽ ∑_(i = 1)^r|X_i| . - b)Montrer que si
X_1, …, X_r , éléments deM_(n, 1)(ℝ) , sont à supports deux à deux disjoints alors|∑_(i = 1)^r X_i| = ∑_(i = 1)^r|X_i| . - c)En utilisant l'inégalité de la question 13, montrer que si
X ∈ C_k ,
‖X‖ ⩽ |X| ⩽ √k‖X‖
- a)Montrer que pour tout
- 21.Soit
A ∈ M_(m, n)(ℝ) une(ε, C_k) -isométrie avecε ∈ ]0, 1[ .- a)Montrer que pour tout
X ∈ C_k , siAX = 0 alorsX = 0 . - b)En déduire que
rg(A) ⩾ k .
- a)Montrer que pour tout
- Première caractérisation
- 22.On suppose dans cette question que
k ⩽ n/2 et queA ∈ M_(m, n)(ℝ) est une(ε, C_(2k)) -isométrie.- a)Soit
(X, Y) ∈ C_k^2 tels queAX = AY .
Justifier queX − Y ∈ C_(2k) et en déduire queX = Y . - b)Soit
Y ∈ C_k , on poseB = AY . Montrer queY est l'unique solution de l'équationAX = B qui minimise⟨X⟩ .
- a)Soit
- -Deuxième caractérisation
On suppose désormais quek ⩽ n/3 et queA ∈ M_(m, n)(ℝ) est une(ε, C_(3k)) -isométrie avecε < 1/3 .
On considèreY ∈ C_k , on poseAY = B . SoitX appartenant àM_(n, 1)(ℝ) tel queAX = B et|X| ⩽ |Y| . On poseZ = Y − X .
On noteS le support deY etS¯ l'ensemble des indices des composantes deY qui sont nulles.
SiI est un sous-ensemble non vide de[ [1, n] ] , on noteZ_I l'élément deM_(n, 1)(ℝ) obtenu à partir deZ en donnant la valeur 0 aux composantes dont l'indice n'appartient pas àI .
Par exemple sin = 5, I = {1, 3, 4} etZ = (1; − 1; 0; 2; − 1) alorsZ_I = (1; 0; 0; 2; 0) . - 23.On suppose dans cette question que
⟨Z⟩ ⩽ 3k . Montrer queZ = 0 . - -On suppose dans la suite de cette partie que
3k + 1 ⩽ ⟨Z⟩ . - 24.a) Montrer que
Y − Z_(S¯) = X + Z_S et que|Y − Z_(S¯)| = |Y| + |Z_(S¯)| .- b)En déduire que
|Z_S| ⩾ |Z_(S¯)| . - c)Montrer que
‖Z_S‖ ⩾ 1/(√k)|Z_S| ⩾ 1/(√k)|Z_(S¯)| .
- b)En déduire que
- -On pose
r = ⌊(⟨Z_(S¯)⟩)/(2k)⌋ .
On écritS¯ sous la forme de la réunion disjointeT_1 ∪ … ∪ T_(r + 1) , avec pour touti ∈ [ [1, r] ] , les valeurs absolues des composantes non nulles deZ_(T_i) qui sont supérieures à toutes celles deZ_(T_(i + 1)) et⟨Z_(T_i)⟩ = 2k .
On a donc en particulierZ_(S¯) = ∑_(i = 1)^(r + 1)Z_(T_i) et⟨Z_(T_(r + 1))⟩ < 2k .
Pouri ∈ [ [1, r] ] , on noteα_i la plus petite valeur absolue obtenue à partir des composantes non nulle deZ_(T_i) . - 25.a) Soit
i ∈ [ [1, r] ] . Montrer que|Z_(T_i)| ⩾ √(2k)√(2kα_i^2) ⩾ √(2k)‖Z_(T_(i + 1))‖ .- b)En déduire que
‖Z_S‖ ⩾ √2∑_(i = 2)^(r + 1)‖Z_(T_i)‖ .
- b)En déduire que
- 26.a) Montrer que :
‖AZ‖ ⩾ ‖AZ_(S ∪ T_1)‖ − ‖∑_(i = 2)^(r + 1)AZ_(T_i)‖ ⩾ √(1 − ε)‖Z_(S ∪ T_1)‖ − √(1 + ε)∑_(i = 2)^(r + 1)‖Z_(T_i)‖
- b)En déduire que
‖AZ‖ ⩾ (√(1 − ε) − (√(1 + ε))/(√2))‖Z_S‖ . - c)En conclure que
Z_S = 0 puis queX = Y .
- b)En déduire que
- 27.En déduire que
Y est l'unique solution de l'équationAX = B qui minimise|X| .
Aide-mémoire
Toutes les fonctions et instructions présentées ne sont pas utiles et il est possible d'utiliser d'autres fonctions ou instructions absentes de cet aide-mémoire.
Listes
[] Créer une liste vide
L.append(a) Ajoute l'élément a à la fin de la liste L
len(L) Renvoie le nombre d'éléments de la liste L
Module mathématique numpy de Python
[] Créer une liste vide
L.append(a) Ajoute l'élément a à la fin de la liste L
len(L) Renvoie le nombre d'éléments de la liste L
Module mathématique numpy de Python
import numpy as np
np.array(L) Transforme la liste L en vecteur ou matrice numpy
np.zeros([n,m]) Crée la matrice nulle de taille n x m
np.zeros(n) Crée le vecteur nul de taille n
np.ones([n,m]) Crée la matrice de taille \( n x m \ton\) dont tous les coefficients valent 1
np.ones(n) Crée le vecteur de taille n dont tous les coefficients valent 1
np.sum(M) Renvoie la somme de tous les éléments de M, matrice ou vecteur
np.dot(M,X) Renvoie le produit matriciel de la matrice M par le vecteur X
np.shape(M) Renvoie dans un couple le format de la matrice \( M
np.sqrt(x) Renvoie 5x, 5i x 2
np.log(x) Renvoie ln(x) si x> 0
Sous module random de numpy pour la simulation probabiliste
import numpy.random as rd

aléatoires indépendantes qui suivent la loi normale N (m, d 2)
Si le paramètre [r,s] est remplacé par r, cette fonction renvoie une réalisation d'un vecteur de longueur r correspondant à la loi en question, et si ce paramètre est omis, elles renvoient un seul coefficient suivant les mêmes contraintes.
Fin
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