BCE Maths approfondies EDHEC ECG 2026Sujet et corrigé
Épreuve de maths approfondies - ECG 2026
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- Moyenne
- 11,24/ 20
- Écart-type
- 5,4
- Présents
- 2 980
- Durée
- 4 h
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : document officiel du concours. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Description
Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filière ECG, session 2026.
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Conception : EDHEC BS
MATHÉMATIQUES APPROFONDIES
FILIÈRE ÉCONOMIQUE ET COMMERCIALE
VOIE GÉNÉRALE
Lundi 27 avril 2026 de 14h à 18h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Il est demandé aux candidats d'indiquer clairement les numéros des questions traitées et de mettre leurs résultats en valeur.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
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Ils ne doivent faire usage d'aucun document. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
On suppose, et c'est valable pour toute l'épreuve, que les librairies numpy et numpy.random de Python sont importées avec les commandes respectives import numpy as np, et import numpy.random as rd.
Exercice 1
On considère deux variables aléatoiresX_1 et
X_2 indépendantes, telles que
X_1(Ω) = X_2(Ω) = ]0, 1] et suivant toutes les deux la loi uniforme sur [0,1]. On pose
Y_1 = ln(X_1), Y_2 = ln(X_2), Z = X_1 X_2 et on admet que
Y_1, Y_2 et
Z sont des variables aléatoires à densité définies sur le même espace probabilisé que
X_1 et
X_2 .
On considère deux variables aléatoires
- 1)Écrire en Python une fonction simulZ permettant de simuler
Z . - 2)Justifier l'existence de l'espérance et de la variance de
Z puis les déterminer. - 3)On note
F la fonction de répartition commune àY_1 etY_2 .- a)Déterminer
F(x) pour tout réelx . - b)En déduire une densité
f commune àY_1 etY_2 .
- a)Déterminer
- a) Vérifier que la fonction
h , définie parh(x) = {− xe^x, si x ≤ 0; 0, si x > 0 , est une densité deY_1 + Y_2 .
b) En déduire la fonction de répartitionH deY_1 + Y_2 .
c) Déterminer la fonction de répartitionF_Z deZ puis vérifier qu'une densitéf_Z deZ est donnée par :
- a) Pour tout entier naturel
n , montrer que l'intégrale∫_0^1 x^n ln(x)dx converge et donner sa valeur.
b) Retrouver alors les valeurs deE(Z) etV(Z) déterminées à la question 2).
Exercice 2
Dans cet exercice, on pourra utiliser sans démonstration les formules
cos(2a) = 2cos^2(a) − 1 et
sin(2a) = 2sin(a)cos(a) .
On rappelle le développement limité à l'ordre 5 de la fonction sinus au voisinage de 0 donné par :
On rappelle le développement limité à l'ordre 5 de la fonction sinus au voisinage de 0 donné par :
- Montrer que l'on définit parfaitement deux suites
(u_n)_(n ∈ ℕ^∗) et(v_n)_(n ∈ ℕ^∗) en posantu_1 = 0, v_1 = 2 et, pour tout entier natureln non nul :
- Compléter la fonction Python suivante afin qu'elle renvoie
v_n .
def suite_v(n):
u=0
v=2
for k in range(2,n+1):
⋮
⋮
return v
- a) Montrer qu'il existe une unique suite
(α_n)_(n ∈ ℕ^∗) dont les éléments appartiennent à[0, π/2] et telle que :
b) Expliciter
α_n en fonction de
n , pour tout
n de
ℕ^∗ .
c) En déduire que, pour toutn de
ℕ^∗ , on a
v_n = 2^n sin(π/(2^n)) puis donner la valeur de
lim_(n → + ∞)v_n .
4) Déterminer les constantes réellesa, b et
c telles que :
c) En déduire que, pour tout
4) Déterminer les constantes réelles
- Accélération de convergence par la méthode de Richardson.
On pose, pour toutn deℕ^∗, w_n = (4v_(n + 1) − v_n)/3 .
- a)Écrire en Python une fonction suite_w utilisant la fonction suite_v et qui renvoie
w_n . - b)Donner la limite de
w_n . - c)Montrer que
w_n = _(n → + ∞)π − (π^5)/(480 × 4^(2n)) + o(1/(4^(2n))) , puis déterminer un équivalent de(w_n − π)/(v_n − π) lorsquen est au voisinage de+ ∞ . - d)Dans le cadre de la recherche d'une valeur approchée de
π , quel intérêt y a-t-il à utiliser la suite(w_n)_(n ∈ ℕ^∗) plutôt que la suite(v_n)_(n ∈ ℕ^∗) ?
- Généralisation de la méthode de Richardson.
Étant donnés deux réelsq etr de ]0,1[ tels queq > r , on considère une suite(x_n)_(n ∈ ℕ^∗) vérifiant :
- a)Définir une suite
(y_n)_(n ∈ ℕ^∗) dont le terme général est combinaison linéaire dex_n etx_(n + 1) , qui vérifiey_n = _(n → + ∞)a + dr^n + o(r^n) , oùd est une constante à déterminer en fonction dec, q etr . - b)Montrer que
x_n = _(n → + ∞)a + bq^n + o(q^n) . - c)En déduire que la suite
(y_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge versa plus rapidement que la suite(x_n)_(n ∈ ℕ^∗) .
Exercice 3
On suppose que toutes les variables aléatoires de cet exercice sont définies sur un certain espace probabilisé
(Ω, A, P) .
Partie 1
Un mobile se déplace aléatoirement sur un axe dont l'origine est le pointO d'abscisse 0.
Au départ (instant 0 ), le mobile est situé sur le pointO .
Le mobile se déplace selon la règle suivante : à chaque instantk(k ∈ ℕ^∗) , il se place de façon équiprobable sur l'un des points d'abscisses
0, 1, …, k .
Pour tout entier naturelk , on note
X_k la variable aléatoire égale à l'abscisse de ce point à l'instant
k (on a donc
X_0 = 0 ).
On admet que(X_k)_(k ∈ ℕ) est une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes.
Un mobile se déplace aléatoirement sur un axe dont l'origine est le point
Au départ (instant 0 ), le mobile est situé sur le point
Le mobile se déplace selon la règle suivante : à chaque instant
Pour tout entier naturel
On admet que
- a) Déterminer, pour tout entier naturel
k non nul, la loi deX_k .
b) Montrer que, pour tout entier naturelk non nul,X_k possède une espérance et une variance, puis calculerE(X_k) etV(X_k) . - On note
Y la variable aléatoire égale au rang du premier retour à l'origine du mobile (sans prendre en compte son positionnement au départ) et on poseY = 0 s'il n'y a aucun retour à l'origine.
a) Pour tout entier natureln non nul, exprimer l'événement(Y = n) à l'aide des variables aléatoiresX_1, X_2, …, X_n .
b) En déduire que l'on a :
- c)Déterminer par le calcul la valeur de
∑_(n = 1)^(+ ∞)P(Y = n) . En déduireP(Y = 0) . - d)La variable
Y admet-elle une espérance ?
Partie 2
On désigne parn un entier naturel supérieur ou égal à 1 et on considère une variable aléatoire
U_n telle que
U_n(Ω) = [ [0, n − 1] ] et qui suit la loi uniforme sur
[ [0, n − 1] ] .
Pour toutk ∈ [ [0, n − 1] ] , on considère également une variable aléatoire
Z_n dont la loi, conditionnellement à l'événement (
U_n = k ), est la loi géométrique de paramètre
1 − k/n .
3) Simulation informatique deZ_n .
Compléter la fonction suivante afin qu'elle simuleU_n et
Z_n et renvoie la valeur prise par
Z_n .
On désigne par
Pour tout
3) Simulation informatique de
Compléter la fonction suivante afin qu'elle simule
def var_Z(n):
U=------
Z=------
return Z
- a) Montrer que, pour tout
i deℕ^∗ , on a l'égalité :
- b)En déduire la valeur de
lim_(n → + ∞)P(Z_n = i) . - c)Conclure quant à la convergence en loi de la suite
(Z_n)_(n ∈ ℕ^∗) .
- Espérance de
Z_n .
Justifier que l'on peut utiliser la formule de l'espérance totale puis établir que l'espérance deZ_n est donnée par :
- Équivalent de
E(Z_n) lorsquen est au voisinage de+ ∞ .
- a)Montrer que, pour tout
k deℕ^∗ , on a :
1/(k + 1) ≤ ln(k + 1) − ln(k) ≤ 1/k - b)Établir, pour tout entier naturel
n supérieur ou égal à 2 , l'encadrement :
ln(n) + 1/n ≤ E(Z_n) ≤ ln(n) + 1 - c)En déduire un équivalent de
E(Z_n) .
Problème
On désigne parn un entier naturel non nul et on note
I_n la matrice identité de
M_n(ℝ) .
On noteS_n(ℝ) le sous-espace vectoriel de
M_n(ℝ) constitué des matrices symétriques et on dit qu'une matrice
M de
S_n(ℝ) est positive lorsque l'on a :
On désigne par
On note
On note
S_n^+(ℝ) l'ensemble des matrices symétriques positives.
Partie 1 : caractérisation des matrices symétriques positives
On désigne parA une matrice de
S_n(ℝ) et on se propose de montrer que
A est élément de
S_n^+(ℝ) si, et seulement si, ses valeurs propres sont positives.
On désigne par
- On suppose que
A est positive et on considère une valeur propreλ deA .
- a)Montrer qu'il existe un vecteur
X non nul deM_(n, 1)(ℝ) tel queλ = (^t XAX)/(^t XX) . - b)En déduire que
λ ≥ 0 .
- a) Justifier l'existence d'une matrice orthogonale
P deM_n(ℝ) et d'une matrice diagonaleD deM_n(ℝ) telles queA = PD^t P .
On poseD = (λ_1, (0); λ_2, ⋱; (0), λ_n) et on suppose que les réelsλ_1, …, λ_n sont tous positifs, non nécessairement distincts.
- b)Pour tout vecteur
X deM_(n, 1)(ℝ) , on poseY = ^t PX . Montrer que^t XAX = ^t YDY . - c)En déduire que :
∀X ∈ M_(n, 1)(ℝ), ^t XAX ≥ 0 .
- Conclure quant à l'objectif annoncé.
Partie 2 : « racine carrée » d'une matrice symétrique positive
Dans cette partie,A désigne une matrice de
S_n^+(ℝ) telle que
A = PD^t P , les matrices
P et
D étant celles présentées dans la partie 1.
4) a) Justifier que la matriceΔ = (√(λ_1); √(λ_2); (0), ⋱; √(λ_n)) , élément de
M_n(ℝ) , est correctement définie.
b) Vérifier que la matriceB = PΔ^t P est élément de
S_n^+(ℝ) et vérifie
B^2 = A .
5) On noteμ_1, …, μ_p les valeurs propres distinctes de
A (avec
1 ≤ p ≤ n ) ce qui fait que
λ_1, …, λ_n sont éléments de
{μ_1, …, μ_p} .
Pour touti de
[ [1, p] ] , on pose :
∀x ∈ ℝ, L_i(x) = ∏_(k = 1; k ≠ i)^p(x − μ_k)/(μ_i − μ_k) .
Pour tout(i, j) ∈ [ [1, p] ]^2 , justifier que l'on a :
Dans cette partie,
4) a) Justifier que la matrice
b) Vérifier que la matrice
5) On note
Pour tout
Pour tout
- On note
S le polynôme défini parS = ∑_(i = 1)^p√(μ_i)L_i .
- a)Montrer que
S(μ_k) = √(μ_k) pour toutk de[ [1, p] ] et en déduireS(λ_i) , pour touti de[ [1, n] ] . - b)Établir, pour tout entier naturel
k , la relationA^k = PD^(kt)P . - c)En déduire que
S(A) = PS(D)^t P puis établir finalement queB = S(A) .
Partie 3 : unicité de la « racine carrée » d'une matrice symétrique positive
Dans cette partie,A désigne toujours une matrice de
S_n^+(ℝ) .
On se propose de montrer que la matriceB trouvée dans la partie précédente est la seule matrice symétrique positive à vérifier
B^2 = A . Pour ce faire, on raisonne par l'absurde en supposant qu'il existe une autre matrice
C de
S_n^+(ℝ) telle que
C^2 = A .
7) a) Montrer queC et
A commutent (c'est-à-dire que
AC = CA ).
b) En déduire que, pour tout entier naturelk , on a
A^k C = CA^k puis utiliser la question 6c) pour en déduire que
B et
C commutent.
Dans cette partie,
On se propose de montrer que la matrice
7) a) Montrer que
b) En déduire que, pour tout entier naturel
On munit
ℝ^n de sa structure euclidienne canonique pour laquelle on note
⟨u, v⟩ le produit scalaire des vecteurs
u et
v de
ℝ^n .
On noteId l'endomorphisme identité de
ℝ^n, b l'endomorphisme symétrique de
ℝ^n canoniquement associé à
B et
c l'endomorphisme symétrique de
ℝ^n canoniquement associé à
C .
On note toujoursμ_1, …, μ_p(p ≤ n) les valeurs propres distinctes de
A , et pour tout
i de
[ [1, p] ] , on pose
E_i = Ker(b − √(μ_i)Id) .
8) a) Justifier rapidement queb ∘ c = c ∘ b .
b) Montrer queE_i est stable par
c (c'est-à-dire que, si
x ∈ E_i , alors
c(x) ∈ E_i ).
c) On note alorsc_i l'endomorphisme induit par
c sur
E_i , défini par :
On note
On note toujours
8) a) Justifier rapidement que
b) Montrer que
c) On note alors
Justifier que
c_i est symétrique.
d) En déduire qu'il existe une base orthonormaleB_i de
E_i formée de vecteurs propres, à la fois de
c_i et de
b .
e) Expliquer comment construire une baseB de
ℝ^n dans laquelle les matrices de
b et
c sont diagonales.
f) Montrer alors queC = B .
d) En déduire qu'il existe une base orthonormale
e) Expliquer comment construire une base
f) Montrer alors que
Grâce à l'unicité, on note maintenant
B = A^(1/2) et
B est appelée la « racine carrée » de
A .
Partie 4 : un résultat sur l'inversibilité et la positivité
On dit qu'une matriceM de
S_n(ℝ) est définie positive lorsque l'on a :
Partie 4 : un résultat sur l'inversibilité et la positivité
On dit qu'une matrice
- En s'inspirant des questions 1) et 2), mais sans refaire les calculs déjà faits, montrer qu'une matrice
A deS_n(ℝ) est définie positive si, et seulement si, ses valeurs propres sont strictement positives. - Soit
M une matrice deS_n(ℝ) . On noteSp(M) l'ensemble des valeurs propres deM .
On poseN = M − I_n .
a) Montrer queN est symétrique.
On suppose dans la suite de cette question queN est positive.
b) Montrer queSp(M) ⊂ [1, + ∞[ et en déduire queM est inversible.
Établir queI_n − M^(− 1) est positive. - Soit
S_1 etS_2 deux matrices deS_n(ℝ) , avecS_1 définie positive.
On admet sans démonstration queS_2 − S_1 est symétrique et on suppose queS_2 − S_1 est positive.
- a)Montrer que
S_2 est définie positive. - b)Justifier que
S_1^(1/2) est inversible puis développer et simplifier le produitS_1^(− 1/2)(S_2 − S_1)S_1^(− 1/2) , oùS_1^(− 1/2) désigne l'inverse deS_1^(1/2) . - c)On pose
L = S_1^(− 1/2)S_2 S_1^(− 1/2) .
Vérifier que
L est symétrique et que
L − I_n est symétrique, puis montrer, en considérant, pour tout
X ∈ M_(n, 1)(ℝ) , le réel
^t X(L − I_n)X , que
L − I_n est positive.
- d)Justifier que
L est inversible et queI_n − L^(− 1) est positive. - e)Établir finalement que
S_1^(1/2)(S_1^(− 1) − S_2^(− 1))S_1^(1/2) est positive et conclure queS_1^(− 1) − S_2^(− 1) est positive.
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