WikiPrépaLivrets

BCE Maths approfondies EDHEC ECG 2025Sujet, corrigé et rapport du jury

Épreuve de maths approfondies - ECG 2025

Téléchargements

L'épreuve en chiffres

Moyenne 11,25 / 20 · écart-type 5,52 · 2 993 présents · où vous situez-vous ?
Afficher ou masquer la section
Moyenne
11,25/ 20
Écart-type
5,52
Présents
2 993
Durée
4 h
moyenne 11,2505101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Description

Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filière ECG, session 2025.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

Conception : EDHEC BS

MATHÉMATIQUES APPROFONDIES

FILIÈRE ÉCONOMIQUE ET COMMERCIALE

VOIE GÉNÉRALE
Lundi 28 avril 2025, de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
Exercice 1.
On désigne par n un entier naturel supérieur ou égal à 1 et on considère la fonction f_n définie sur ]n, + ∞[ par :
∀x ∈ ]n, + ∞[, f_n(x) = (x − n)ln(x) − xln(x − n)
On considère aussi une fonction g définie par :
∀x ∈ ℝ_+^∗, g(x) = (ln(x))/x
  • 1.(a) Dresser le tableau de variations de g, limites comprises.
    • (b)En déduire que la suite ((ln(k))/k)_(k ≥ 3) est décroissante puis que :
      ∀k ≥ 4, (ln(k))/k ≤ (ln(2))/2
  • 2.(a) Justifier que f_n est dérivable sur ]n, + ∞[ et donner l'expression de f_n^′(x) pour tout réel x > n.
    • (b)Montrer que pour tout réel t > 0, ln(t) ≤ t − 1.
      En déduire que f_n est strictement décroissante sur ]n, + ∞[.
    • (c)Soit n un entier naturel supérieur ou égal à deux.
      Montrer que l'équation f_n(x) = 0, d'inconnue x ∈ [n + 1, n + 2], admet une unique solution, que l'on note x_n.
  • 3.Montrer l'équivalent suivant : x_n ∼ _(+ ∞)n.
  1. (a) Justifier que :
∀n ≥ 2, ln(x_n − n) = (x_n − n)(ln(x_n))/(x_n)
  • (b)Déterminer lim_(n → + ∞)(ln(x_n))/(x_n) et en déduire que lim_(n → + ∞)(x_n − n) = 1.
  1. On considère la suite (u_n)_(n ≥ 2) définie par : ∀n ≥ 2, u_n = x_n − n − 1.
  • (a)Justifier que :
    ln(1 + u_n) ∼ _(+ ∞)u_n et ln(1 + n + u_n) ∼ _(+ ∞)ln(n)
  • (b)Avec la question 4.(a), montrer alors que :
    u_n ∼ _(+ ∞)(ln(n))/n
  1. Déterminer la nature des séries de termes généraux u_n et u_n^2.

Exercice 2.

Soit E un espace euclidien.
Le produit scalaire de deux vecteurs x et y de E est noté ⟨x, y⟩ et la norme de x est notée ‖x‖.
On rappelle le résultat de cours suivant : si p est un projecteur de E, alors p est un projecteur orthogonal de E si et seulement si c'est un endomorphisme symétrique de E.
Dans la suite de l'exercice, les sous-espaces vectoriels considérés de E seront non triviaux (différents de E et ne contenant pas uniquement le vecteur nul).
  1. Soit F un sous-espace vectoriel de E et p la projection orthogonale sur F.
  • (a)Montrer l'inclusion suivante :
    F ⊂ {x ∈ E, ‖p(x)‖ = ‖x‖}
  • (b)Montrer que pour tout x ∈ E, ‖x‖^2 = ‖x − p(x)‖^2 + ‖p(x)‖^2.
  • (c)En déduire que :
    F = {x ∈ E, ‖p(x)‖ = ‖x‖}
    et que pour tout x ∈ E, ‖p(x)‖ ≤ ‖x‖.
Dans la suite de l'exercice, on considère F_1, F_2 et F_3 trois sous-espaces vectoriels de E et pour i ∈ {1, 2, 3}, on note p_i la projection orthogonale sur F_i.
2. On suppose dans cette question que p_1 ∘ p_2 = p_3.
  • (a)Montrer que F_1 ∩ F_2 ⊂ F_3.
  • (b)Soit x un vecteur de F_3. En utilisant la question 1.(c), montrer que :
    ‖x‖ ≤ ‖p_2(x)‖
    En déduire que x appartient à F_2 puis montrer que x appartient à F_1.
  • (c)Qu'en déduit-on pour les sous-espaces vectoriels F_1 ∩ F_2 et F_3 ?
  • (d)Justifier que pour tout (x, y) ∈ E^2,
    ⟨p_3(x), y⟩ = ⟨x, p_3(y)⟩
    et en déduire l'égalité suivante :
    ⟨p_1 ∘ p_2(x), y⟩ = ⟨p_2 ∘ p_1(x), y⟩
  • (e)Montrer alors que p_1 ∘ p_2 = p_2 ∘ p_1.
  1. On suppose dans cette question que p_1 ∘ p_2 = p_2 ∘ p_1 et on pose p = p_1 ∘ p_2.
  • (a)Montrer que p est un projecteur de E.
  • (b)Montrer que p est un endomorphisme symétrique de E.
  • (c)En déduire que p_1 ∘ p_2 est une projection orthogonale sur un sous-espace vectoriel à préciser.
  1. Énoncer précisément le résultat démontré dans les questions 2 et 3.

Exercice 3.

On suppose que toutes les variables aléatoires rencontrées dans cet exercice sont définies sur le même espace probabilisé (Ω, A, P).
On définit la fonction f par :
∀x ∈ ℝ, f(x) = {− 2xe^(− x^2), si x ≤ 0; 0, si x > 0
Partie 1. Étude d'une variable aléatoire.
  • 1.Montrer que f peut être considérée comme une densité.
On considère dans la suite une variable aléatoire X telle que X(Ω) = ] − ∞, 0], de densité f, et on note F sa fonction de répartition.
  • 2.Déterminer, pour tout réel x, l'expression de F(x).
  • 3.Rappeler l'expression d'une densité d'une variable aléatoire suivant la loi normale N(0, 1/2).
  • 4.En déduire que X admet une espérance et calculer celle-ci.
On pose Z = X^2 et on admet que Z est une variable aléatoire définie sur le même espace probabilisé que X. On note G sa fonction de répartition.
  • 5.Pour tout réel positif x, exprimer G(x) en fonction de F et de x. En déduire que Z suit une loi exponentielle de paramètre 1.
  • 6.En déduire que X admet une variance et donner sa valeur.
  • 7.On souhaite dans cette question simuler la variable X à l'aide de Python. On considère importées les bibliothèques numpy et numpy.random de la manière suivante :
import numpy as np
import numpy.random as rd
On rappelle que l'instruction rd.exponential(1) permet de simuler la réalisation d'une variable aléatoire suivant la loi exponentielle de paramètre 1.
Compléter le code suivant afin qu'il simule n réalisations de la variable X (la fonction renvoie alors une matrice ligne constituée de ces réalisations).
def simulX(n):
    M=np.zeros(n) # Matrice ligne de taille n constituée de 0
    for i in range(n):
        ...
    return M
Écrire alors une fonction Python nommée EsperanceX, prenant en entrée un entier naturel n, et qui renvoie une valeur approchée de l'espérance de X, en utilisant le résultat de simulX(n) (et sans aucune fonction venant d'une bibliothèque particulière).
Partie 2. Étude d'une convergence en loi.
On définit une fonction h par :
∀x ∈ ℝ, h(x) = {0, si x < 0; 2(1 − x), si x ∈ [0, 1]; 0, si x > 1
  • 8.Montrer que h peut être considérée comme une densité.
    On considère dans la suite une variable aléatoire Y telle que Y(Ω) = [0, 1], de densité h, et on note H sa fonction de répartition.
  • 9.Déterminer pour tout réel x, l'expression de H(x).
    On considère maintenant une suite (Y_n)_(n ≥ 1) de variables aléatoires, toutes définies sur (Ω, A, P), mutuellement indépendantes et qui suivent toutes la même loi que Y.
    On définit alors, pour n ∈ ℕ^∗, M_n = max{Y_1, …, Y_n} et on admet que M_n est elle aussi une variable aléatoire définie sur (Ω, A, P).
    On pose pour finir T_n = √n(M_n − 1).
  • 10.On note, pour n ∈ ℕ^∗, F_n la fonction de répartition de T_n. Montrer que :
    ∀x ∈ ℝ, F_n(x) = [H(1 + x/(√n))]^n
  • 11.Déterminer, pour tout réel y, lim_(n → + ∞)(1 + y/n)^n.
  • 12.En déduire que la suite de variables aléatoires (T_n)_(n ≥ 1) converge en loi vers X.

Problème

On considère la suite (B_n)_(n ≥ 0) définie par :
∀n ∈ ℕ, B_n = 1/(4^n)((2n)/n)
Le problème est décomposé en quatre parties. Dans la partie 1, on utilise l'algorithmique pour coder les termes de la suite (B_n)_(n ≥ 0). Dans la partie 2 , on obtient des estimations de la suite (B_n)_(n ≥ 0). Dans la partie 3, à l'aide de la partie 2 , on étudie une variable aléatoire. Dans la partie 4, à l'aide de la partie 2 , on étudie une fonction dont l'expression est donnée par une somme.

Les parties 3 et 4 sont totalement indépendantes.

On rappelle que pour une suite (u_k)_(k ≥ 0), ∏_(k = 1)^0 u_k = 1 par convention.
On rappelle aussi que si p, q sont deux entiers naturels, tels que p < q, [ [p; q] ] désigne l'ensemble des entiers naturels compris entre p (inclus) et q (inclus).

Partie 1.

  • 1.
    Justifier que pour tout entier naturel n, B_n = ∏_(k = 1)^n(k + n)/(4k).
    Compléter alors le code de la fonction Python B, prenant en entrée un entier naturel n, et qui renvoie la valeur de B_n.
    def B(n):
        P=...
        for k in range(....):
            P=....
        return P
    

Partie 2.

On pose pour tout entier naturel n, W_n = ∫_0^(π/2)sin(t)^n dt.
  • 2.Calculer W_0 et W_1.
  • 3.Montrer que (W_n)_(n ≥ 0) est décroissante.
  • 4.Montrer que pour tout entier naturel n, W_(n + 2) = (n + 1)/(n + 2)W_n.
  • 5.En déduire que pour tout entier naturel n, on a :
    W_(2n) = π/2B_n et W_(2n + 1) = 1/((2n + 1)B_n)
  • 6.Montrer que pour n ∈ ℕ^∗, on a W_(2n − 1) = 1/(2nB_n).
  • 7.En déduire que pour n ∈ ℕ^∗, on a :
    1/((2n + 1)B_n) ≤ π/2B_n ≤ 1/(2nB_n)
    puis :
    1/(√π√(n + 1)) ≤ B_n ≤ 1/(√π√n)
  • 8.En déduire un équivalent de B_n quand n tend vers + ∞.

Partie 3.

On considère dans cette section du problème une suite de variables aléatoires (X_n)_(n ≥ 1), définies sur le même espace probabilisé (Ω, A, P), mutuellement indépendantes, à valeurs dans { − 1, 1} et telles que :
∀n ≥ 1, P(X_n = 1) = P(X_n = − 1)
On pose pour tout n ∈ ℕ^∗, S_n = ∑_(k = 1)^n X_k.
  • 9.Soit n ∈ ℕ^∗.
    • (a)Déterminer, pour k ∈ ℕ^∗, la loi de la variable aléatoire Y_k définie par : Y_k = (X_k + 1)/2.
      On précisera son espérance et sa variance.
    • (b)En déduire la loi de la variable T_n définie par : T_n = n/2 + 1/2∑_(k = 1)^n X_k.
    • (c)Montrer que S_n(Ω) = {2j − n, j ∈ [ [0; n] ]} et déterminer la loi de S_n.
  • 10.Soit n ∈ ℕ^∗.
    On définit la variable aléatoire R_n comme étant le cardinal de l'ensemble {k ∈ [ [1; 2n] ], S_k = 0}.
    Autrement dit, pour ω ∈ Ω, R_n(ω) est égal au nombre d'entiers k ∈ [ [1; 2n] ] tels que S_k(ω) = 0.
    • (a)Justifier que :
      R_n = Card({k ∈ [ [1; n] ], S_(2k) = 0})
    • (b)Soit k ∈ ℕ^∗. Montrer que P(S_(2k) = 0) = B_k.
    • (c)On rappelle que si A est un évènement, la fonction indicatrice de A, notée 1_A, définie de Ω dans ℝ, est définie par 1_A(ω) = 1 si ω ∈ A et 1_A(ω) = 0 sinon.
      On pose pour tout entier k ∈ [ [1; n] ], A_k = (S_(2k) = 0). Donner une expression de R_n à l'aide des fonctions indicatrices des évènements A_k.
    • (d)En déduire que l'espérance de R_n est donnée par la formule :
      E(R_n) = ∑_(k = 1)^n B_k
  • 11.Soit k ∈ ℕ^∗. Montrer que :
    2(√(k + 1) − √k) ≤ 1/(√k) ≤ 2(√k − √(k − 1))
  • 12.En déduire alors, à l'aide de la partie 2 , puis par sommation, un équivalent de l'espérance de R_n quand n tend vers + ∞.

Partie 4.

  • 13.(a) Montrer que :
    1/(((2n)/n)) ∼ _(+ ∞)(√(nπ))/(4^n)
    • (b)En déduire que pour tout réel x ∈ [0, 4[, la série ∑_(n ≥ 1)(x^n)/(((2n)/n)) converge.
Soit f la fonction définie sur [0,4[ par :
∀x ∈ [0, 4[, f(x) = ∑_(n = 1)^(+ ∞)(x^n)/(((2n)/n))
  • 14.Justifier que f est croissante sur [ 0,4 [.
    On admet dans la suite que f est continue sur ]0, 4[.
  • 15.(a) Montrer que pour tout x ∈ [0, 4[ et tout entier naturel n ≥ 1,
    √π(x/4)^n ≤ (x^n)/(((2n)/n)) ≤ √π(n + 1)(x/4)^n
    • (b)En déduire que :
      ∀x ∈ [0, 4[, √πx/(4 − x) ≤ f(x) ≤ √π(x/4 × 1/((1 − x/4)^2) + x/(4 − x))
      Déterminer alors les limites de f en 0^+et 4^−. Qu'en déduit-on pour f en 0 ?
  • 16.Montrer que pour tout réel x ∈ [0, 4[, f(x) ≥ x/2.
  • 17.On admet que :
    f(x) = x/2 + o(x)
    En utilisant tous les résultats précédents, tracer l'allure précise de la courbe de la fonction f.

Pas de description pour le moment