BCE Maths appliquées HEC ECE 2000Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2000
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Annale de maths appliquées BCE HEC pour la filiere ECE, session 2000.
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ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES
OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES III
Jeudi 18 Mai 2000, de 8h. à 12h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE I
- Montrer que, pour tout nombre réel
x > 0 et tout nombre entier naturelk , l'intégrale
est convergente.
Pour quelles valeurs de l'entierk cette intégrale est-elle aussi convergente pour
x = 0 ?
2. On se propose d'étudier la fonctionF définie, pour
x ≥ 0, parF(x) = ∫_1^∞(e^(− xt))/(1 + t^5) dt . Montrer que la fonction
F est une fonction strictement positive, décroissante et que
Pour quelles valeurs de l'entier
2. On se propose d'étudier la fonction
- a) Montrer que, pour tout réel
t ≥ 0 , tout réelx et tout réelh ≥ 0 , on a
b) Montrer de même que, pour tout réel
t ≥ 0 , tout réel
x et tout réel
h ≤ 0 , on a
c) En déduire que pour tout réel
x ≥ 0 et tout réel
h tel que
x + h ≥ 0 , on a
d) Montrer enfin que la fonction
F est dérivable sur
[0, + ∞[ et donner une expression de sa fonction dérivée
F^′ .
4. Montrer de même queF^′ est dérivable sur
[0, + ∞[ et que
F^(′′)(x) = ∫_1^∞(t^2 e^(− xt))/(1 + t^5) dt .
5. On se propose de montrer que la fonctionln(F) est convexe.
a) Montrer que sia, b et
c sont trois nombres réels tels que, pour tout nombre réel
λ , on ait l'inégalité :
aλ^2 + 2bλ + c ≥ 0 , alors, nécessairement,
ac − b^2 ≥ 0 .
b) En déduire que la fonctionln(F) est une fonction convexe.
4. Montrer de même que
5. On se propose de montrer que la fonction
a) Montrer que si
b) En déduire que la fonction
EXERCICE II
On dispose de deux jetons
A et
B que l'on peut placer dans deux cases
C_0 et
C_1 , et d'un dispositif permettant de tirer au hasard et de manière équiprobable, l'une des lettres
a, b ou
c . Au début de l'expérience, les deux jetons sont placés dans
C_0 . On procède alors à une série de tirages indépendants de l'une des trois lettres
a, b ou
c .
À la suite de chaque tirage, on effectue l'opération suivante :
- si la lettre
a est tirée, on change le jetonA de case, - si la lettre
b est tirée, on change le jetonB de case, - si la lettre
c est tirée, on ne change pas le placement des jetons.
On suppose qu'il existe un espace probabilisé dont la probabilité est notée
P , qui modélise cette expérience et que l'on définit deux suites de variables aléatoires sur cet espace,
(X_n)_(n ≥ 0) et
(Y_n)_(n ≥ 0) , décrivant les positions respectives des jetons
A et
B , en posant :
X_0 = Y_0 = 0 , et pour tout entier naturel
n non nul,
X_n = 0si , à l'issue de la
n^(ième) opération, le jeton
A se trouve dans
C_0 et
X_n = 1 s'il se trouve dans
C_1 ; de même,
Y_n = 0 si le jeton
B est dans
C_0 à l'issue de la
n^(ième) opération et
Y_n = 1 s'il se trouve dans
C_1 .
I. Simulation
Écrire un programme en Turbo-Pascal permettant de simuler l'expérience, qui lira un entier
N entré au clavier, représentant le nombre de tirages à effectuer, et qui affichera à l'écran la liste des couples observés
(X_n, Y_n) pour
1 ≤ n ≤ N .
Ce programme utilisera la fonction RANDOM qui renvoie, pour un argumentm de type INTEGER, un nombre entier de l'intervalle
[0, m − 1] , tiré au hasard et de manière équiprobable.
(Cette fonction doit être initialisée par la commande RANDOMIZE).
Ce programme utilisera la fonction RANDOM qui renvoie, pour un argument
(Cette fonction doit être initialisée par la commande RANDOMIZE).
II. Étude du mouvement du jeton
A
- a) Soit
n un entier strictement positif. Déterminer la probabilité que, à l'issue de lan^(ième) opération, le jetonA n'ait jamais quittéC_0 .
b) Quelle est la probabilité que le jetonA reste indéfiniment dansC_0 ? - Pour tout entier naturel
k supérieur ou égal à 2 , on s'intéresse à l'événementD_k : à l'issue de lak^(ième) opération, le jetonA revient pour la première fois dansC_0 . Déterminer la probabilitéP(D_k) . - Soit
M la matrice
a) Déterminer les valeurs propres de
M et donner une base de vecteurs propres.
b) En déduire l'expression deM^n , pour tout entier
n strictement positif.
4. a) Calculer les probabilitésP(X_1 = 0) et
P(X_1 = 1) .
b) Déterminer une matriceQ telle que, pour tout entier naturel
n , on ait l'égalité matricielle :
b) En déduire l'expression de
4. a) Calculer les probabilités
b) Déterminer une matrice
c) Pour tout entier naturel
n non nul, calculer la matrice
Q^n et en déduire la loi de la variable
X_n .
III. Étude du mouvement du couple de jetons (
A, B )
On suppose que l'on définit sur le même espace probabilisé une suite de variables aléatoires
(W_n)_(n ≥ 0) , à valeurs dans
{0, 1, 2, 3} , décrivant les positions des deux jetons
A et
B , en posant :
W_0 = 0 , et pour tout entier naturel
n non nul,
W_n = 0 si, à l'issue de la
n^(ième) opération,
A et
B se trouvent tous les deux dans
C_0 ,
W_n = 1 si, à l'issue de la
n^(ième) opération,
A se trouve
C_0 et
B dans
C_1 ,
W_n = 2si , à l'issue de la
n^(ième) opération,
A se trouve
C_1 et
B dans
C_0 ,
W_n = 3 si, à l'issue de la
n^(ième) opération, les deux jetons
A et
B se trouvent dans
C_1 .
- Calculer les probabilités
P(W_1 = i) pouri égal à0, 1, 2 et 3 . - Déterminer la matrice
R telle que, pour tout entier natureln , on ait l'égalité matricielle :
- On considère les matrices:
a) Pour tout entier naturel
n non nul, calculer les matrices
U^n et
V^n .
b) Êtablir, pour tout entier naturel non nul, l'égalité
b) Êtablir, pour tout entier naturel non nul, l'égalité
où, par convention, on pose :
U^0 = V^0 = I .
c) En déduire, pour tout entier naturel non nul, l'égalité
c) En déduire, pour tout entier naturel non nul, l'égalité
- Pour tout entier naturel
n non nul, calculer la matriceR^n et donner la loi de la variableW_n . (On distinguera les cas n pair et n impair). - Déterminer, pour tout entier naturel
n non nul, la covariance deX_n etY_n et calculer la limite de cette covariance quandn tend vers+ ∞ .
IV. Étude d'un temps de séjour
On suppose que chaque tirage, avec l'opération qui le suit, dure une minute. Ainsi, à l'issue de la
n^(ième) opération,
n minutes se sont écoulées depuis le début de l'expérience.
Soitn un entier naturel non nul.
On suppose que le nombre de minutes écoulées pendant lesquelles le jetonA a séjourné dans
C_1 , entre le début de l'expérience et l'issue de la
n^(ième) opération, est une variable aléatoire que l'on note
T_n .
Soit
On suppose que le nombre de minutes écoulées pendant lesquelles le jeton
- Exprimer
T_n à l'aide des variablesX_k , pourk compris entre 1 etn . - En déduire l'espérance
E(T_n) .
Calculer la limite de
1/nE(T_n) quand
n tend vers l'infini.
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