BCE Maths appliquées HEC ECE 2002Sujet et corrigé
Epreuve de maths appliquées - ECE 2002
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Annale de maths appliquées BCE HEC pour la filiere ECE, session 2002.
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ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES
CONCOURS D'ADMISSION SUR CLASSES PREPARATOIRES
OPTION ECONOMIQUE
MATHEMATIQUES III
Jeudi 16 Mai 2002, de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
EXERCICE I
Le but de cet exercice est la résolution de l'équation matricielle
AM = MB , d'inconnue
M , dans l'espace vectoriel
E des matrices carrées d'ordre 2 à coefficients réels.
On rappelle que siU_1, U_2, U_3, U_4 sont les matrices définies par:
On rappelle que si
la famille (
U_1, U_2, U_3, U_4 ) est une base de
E , qui est donc de dimension 4.
SiA et
B sont deux matrices de
E , l'ensemble des matrices
M de
E vérifiant
AM = MB est noté
V_(A, B) .
Si
- Soit
A etB deux matrices deE etφ_(A.B) l'application qui, à toute matriceM deE , associe la matriceAM − MB .
a) Montrer queφ_(A, B) est un endomorphisme deE et en déduire queV_(A, B) est un sous-espace vectoriel deE .
b) Dans le cas particulier oùA = (1, − 1; − 1, 1) etB = (− 1, 0; 2, 1) , construire la matrice carrée d'ordre 4 qui représenteφ_(A, B) dans la base (U_1, U_2, U_3, U_4 ).
Montrer que cette matrice est inversible et en déduire l'ensembleV_(A, B) . - Dans cette question,
r ets désignent deux réels distincts et différents de 1 , et on pose:
a) Soit
M = (x, y; z, t) une matrice quelconque de
E . Donner des conditions nécessaires et suffisantes sur
x, y, z, t pour que
M appartienne à
V_(D.)Δ .
b) En déduire une base deV_(D.Δ) .
3. Soita, b, c, d des réels non nuls vérifiant
a − b ≠ c − d, a − b ≠ 1, c − d ≠ 1, A et
B les matrices définies par :
b) En déduire une base de
3. Soit
a) Montrer que les valeurs propres de
A sont 1 et
a − b . En déduire qu'il existe une matrice inversible
P de
E , et une matrice
D égale à celle de la question 2. pour une valeur convenable de
r , telles que l'on ait :
D = P^(− 1)AP .
b) Justifier de même l'existence d'une matrice inversibleQ de
E , et d'une matrice
Δ égale à celle de la question 2. pour une valeur convenable de
s , telles que l'on ait:
Δ = Q^(− 1)BQ .
c) Pour toute matriceM de
E , montrer qu'elle appartient à
V_(A, B) si et seulement si la matrice
P^(− 1)MQ appartient à
V_(D.Δ) . En déduire une base de
V_(A, B) .
4. Dans cette questionr, s et
u, v désignent quatre réels vérifiant
r ≠ s, r ≠ v, u ≠ s, u ≠ v , et on pose :
b) Justifier de même l'existence d'une matrice inversible
c) Pour toute matrice
4. Dans cette question
a) Par une méthode analogue à celle de la question 2., déterminer
V_(D, Δ) .
b) En déduire, par une méthode analogue à celle de la question 3., le sous-espace vectorielV_(A, B) dans le cas où
A et
B sont deux matrices diagonalisables n'ayant aucune valeur propre commune.
b) En déduire, par une méthode analogue à celle de la question 3., le sous-espace vectoriel
EXERCICE II
Cet exercice met en évidence le fait que l'existence d'une espérance finie, pour une variable aléatoire, n'est pas toujours intuitive.
Dans tout l'exercice, I désigne l'intervalle réel[1, + ∞[ et on suppose que toutes les variables aléatoires envisagées sont définies sur le même espace probabilisé (
Ω, A, P ).
Dans tout l'exercice, I désigne l'intervalle réel
A. Première approche
- Montrer que l'application
g définie par:{g(t) = 1/(t^2), si t ∈ I; g(t) = 0, sinon est une densité de probabilité. - Soit
X une variable aléatoire à valeurs dansI admettantg pour densité. Déterminer, pour tout réelt , la probabilitéP([X ⩽ t]) et montrer queX n'admet pas d'espérance. - Soit
X etY deux variables aléatoires à valeurs dansI admettantg pour densité et telles que, pour tout réelt , les événements[X ⩽ t] et[Y ⩽ t] sont indépendants. On définit alors deux variables aléatoiresU etV par :U = min(X, Y) etV = max(X, Y) , c'est-à-dire que, pour toutω deΩ, U(ω) est le plus petit des nombresX(ω) etY(ω) , tandis queV(ω) est le plus grand de ces nombres.
a) Pour tout réelt , exprimer l'événement[V ⩽ t] à l'aide des variables aléatoiresX etY ; en déduire la probabilitéP([V ⩽ t]) .
b) Montrer quc la variable aléatoireV admet pour densité l'applicationh définie par :
c) De façon analogue, calculer pour tout réel
t la probabilité
P([U > t]) et en déduire que la variable aléatoire
U admet pour densité l'application
m définie par :
d) Montrer que
V n'admet pas d'espérance et que
U admet une espérance que l'on calculera.
B. Situation plus générale
Dans cette partie,
n désigne un entier supérieur ou égal à 2 et on suppose que
n visiteurs, numérotés de 1 à
n , se rendent aléatoirement dans un musée et que, pour tout entier de l'intervalle
[ [1, n] ] , l'heure d'arrivée du visiteur numéro
k est une variable aléatoire
X_k admettant pour densité l'application
g définie dans la partie A..
On suppose de plus que, pour tout réelt , les événements
[X_1 ⩽ t], [X_2 ⩽ t], …, [X_n ⩽ t] sont mutuellement indépendants.
Sir est un entier de l'intervalle
[ [1, n] ] , on note
T_r la variable aléatoire désignant l'heure d'arrivée du
r -ième arrivant.
La partie A. traite donc du casn = 2 , les variables aléatoires
U et
V étant respectivement égales à
T_1 et
T_2 .
On suppose de plus que, pour tout réel
Si
La partie A. traite donc du cas
- Soit
ι un élément deI fixé. Pour tout entierk de[ [1, n] ] , on noteB_k la variable aléatoire prenant la valeur 1 lorsque l'événement[X_k ⩽ t] est réalisé et la valeur 0 sinon.
a) Préciser, en la justifiant soigneusement, la loi de la variable aléatoireZ définie par :
b) Pour tout entier
r de l'intervalle
[ [1, n] ] , exprimer l'événement
[T_r ⩽ t] à l'aide de la variable aléatoire
Z et en déduire l'égalité :
P([T_r ⩽ t]) = ∑_(k = r)^n C_n^k(1 − 1/t)^k(1/t)^(n − k) .
2. a) Vérifier, pour tout entierk de l'intervalle
[ [1, n] ] , l'égalité :
kC_n^k − (n + 1 − k)C_n^(k − 1) = 0 .
b) En déduire que, pour tout entierr de l'intervalle
[1, n] , la variable aléatoire
T_r admet pour densité l'application
f_r définie par:
2. a) Vérifier, pour tout entier
b) En déduire que, pour tout entier
c) Donner un équivalent à
tf_r(t) quand
t tend vers
+ ∞ et en déduire que les variables aléatoires
T_1, T_2, …, T_(n − 1) admettent une espérance alors que
T_n n'en adnet pas.
3. Pour tout couple (p, q ) d'entiers naturels, on pose :
J(p, q) = ∫_0^1 x^p(1 − x)^q dx .
a) À l'aide d'une intégration par parties, établir pour tout couple (p, q ) d'entiers naturels, la relation :
3. Pour tout couple (
a) À l'aide d'une intégration par parties, établir pour tout couple (
b) Calculer, pour tout entier naturel
q , l'intégrale
J(0, q) .
c) Montrer par récurrence surp que, pour tout couple d'entiers naturels
(p, q) , on a :
c) Montrer par récurrence sur
- Soit
r un entier de l'intervalle[ [1, n − 1] ] .
a) Si a est un réel strictement supérieur à 1, transformer en effectuant le changement de variablex = 1/t l'intégrale∫_1^a tf_r(t)dt .
b) En déduire la valeur de l'espérance de la variable aléatoireT_r en fonction den et der .
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