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BCE Maths appliquées emlyon ECE 2002Sujet et corrigé

Epreuve de maths appliquées - ECE 2002

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Annale de maths appliquées BCE emlyon pour la filiere ECE, session 2002.

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Programme ESC d'E.M.LYON
CONCOURS D'ENTRÉE 2002

MATHEMATIQUES
1ère épreuve (option économique)

Lundi 29 avril 2002 de 8 heures à 12 heures
Les candidats ne doivent faire usage d'aucun document; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.

EXERCICE 1

On considère les deux matrices carrées réelles d'ordre quatre suivantes :
I = (1, 0, 0, 0; 0, 1, 0, 0; 0, 0, 1, 0; 0, 0, 0, 1), K = (1, 1, − 1, − 3; 1, 1, 1, − 2; 0, − 1, 0, 1; 1, 1, 0, − 2).
Les questions 2 et 3 sont indépendantes entre elles.
  1. a. Calculer K^(− 2).
    b. En déduire que la matrice K est inversible et déterminer K^(− 1).
    c. Montrer que la matrice K^′ n'admet aucune valeur propre réelle.
  2. Soient a et b deux nombres réels. On note M la matrice définie par M = aI + bK.
    a. Montrer: M^2 = − (a^2 + b^2)I + 2aM.
    b. En déduire que, si (a, b) ≠ (0, 0), alors la matrice M est inversible, et exprimer son inverse comme combinaison linéaire de I et M.
    c. Application : donner linverse de la matrice
(1 + √2, 1, − 1, − 3; 1, 1 + √2, 1, − 2; 0, − 1, √2, 1; 1, 1, 0, − 2 + √2)
  1. On note B = (e_1, e_2, e_3, e_4) la base canonique de ℝ^4, et f l'endomorphisme de ℝ^4 associé à la matrice K relativement à la base B. On considère les quatre éléments suivants de ℝ^4 :
v_1 = e_1, v_2 = f(e_1), v_3 = e_3, v_4 = f(e_3)
a. Montrer que la famille e = (v_1, v_2, v_3, v_4) est une base de ℝ^4.
b. Exprimer f(v_1), f(v_2), f(v_3), f(v_4) en fonction de v_1, v_2, v_3, v_4 et en déduire la matrice K^′ associée à f relativement à la base C.
c. Déterminer la matrice de passage P de la base B à la base C.
d. Rappeler l'expression de K^(− 1) en fonction de K^′, P et P^(− 1).

EXERCICE 2

On considère, pour tout n ∈ ℕ^∗, la fonction polynomiale P_n : [0; + ∞[ ⟶ ℝ définie, pour tout x ∈ [0; + ∞[, par :
P_n(x) = ∑_(k = 1)^(2n)((− 1)^k x^k)/k = − x + (x^2)/2 + ⋯ + (− x^(2n − 1))/(2n − 1) + (x^(2n))/(2n)

I. Étude des fonctions polynomiales P_n

  1. Montrer, pour tout n ∈ ℕ^∗ et tout x ∈ [0; + ∞[ :
P_n^′(x) = (x^(2n) − 1)/(x + 1), où P_n^′ désigne la dérivée de P_n.
  1. Étudier, pour n ∈ ℕ^∗, les variations de P_n sur [0; + ∞[ et dresser le tableau de variations de P_n.
  2. Montrer, pour tout n ∈ ℕ^∗ : P_n(1) < 0.
  3. a. Vérifier, pour tout n ∈ ℕ^∗ et tout x ∈ [0; + ∞[ :
P_(n + 1)(x) = P_n(x) + x^(2n + 1)(− 1/(2n + 1) + x/(2n + 2)).
b. En déduire, pour tout n ∈ ℕ^∗ : P_n(2) ⩾ 0.
5. Montrer que, pour tout n ∈ ℕ^∗, l'équation P_n(x) = 0, d'inconnue x ∈ [1; + ∞[, admet une solution et une seule, notée x_n, et que:
1 < x_n ⩽ 2.
  1. Écrire un programme en langage Pascal qui calcule et affiche une valeur approchée décimale de x_2 à 10^(− 3) près.

II. Limite de la suite (x_n)_(n ∈ ℕ^∗)

  1. Établir, pour tout n ∈ ℕ^∗ et tout x ∈ [0; + ∞[ :
P_n(x) = ∫_0^x(t^(2n) − 1)/(t + 1) dt
  1. En déduire, pour tout n ∈ ℕ^∗ :
∫_1^(x_n)(t^(2n) − 1)/(t + 1) dt = ∫_0^1(1 − t^(2n))/(t + 1) dt
  1. Démontrer, pour tout n ∈ ℕ^∗ et tout t ∈ [1; + ∞[ :
t^(2n) − 1 ⩾ n(t^2 − 1)
  1. En déduire, pour tout n ∈ ℕ^∗ :
∫_1^(x_n)(t^(2n) − 1)/(t + 1) dt ⩾ n/2(x_n − 1)^2
puis :
0 < x_n − 1 ⩽ (√(2ln2))/(√n).
  1. Conclure quant à la convergence et à la limite de la suite (x_n)_(n ∈ ℕ^∗).

EXERCICE 3

1. Étude préliminaire

On admet, pour tout entier naturel k et pour tout réel x de [0; 1[, que la série ∑_(n ⩾ k)C_n^k x^n est convergente et on note s_k(x) = ∑_(n = k)^(+ ∞)C_n^k x^n.
a. Vérifier, pour tout réel x de [0; 1[ :
s_0(x) = 1/(1 − x) et s_1(x) = x/((1 − x)^2)
b. Pour tout couple d'entiers naturels (n, k) tel que k < n, montrer :
C_(n + 1)^(k + 1) = C_n^k + C_n^(k + 1)
c. Pour tout entier naturel k et pour tout réel x de [0; 1[, déduire de la question précédente :
s_(k + 1)(x) = xs_k(x) + xs_(k + 1)(x)
d. Montrer, par récurrence :
∀k ∈ ℕ, ∀x ∈ [0; 1[, s_k(x) = (x^k)/((1 − x)^(k + 1))

2. Étude d'une expérience aléatoire

On considère une urne contenant une boule noire et quatre boules blanches. On effectue l'expérience aléatoire suivante :
  • On commence par tirer des boules de l'urne une à une avec remise jusqu'à obtenir la boule noire (que l'on remet aussi dans l'urne).
    On définit la variable aléatoire N égale au nombre de tirages avec remise nécessaires pour obtenir la boule noire.
  • Puis, si N prend une valeur entière positive non nulle notée n, on réalise alors une seconde série de n tirages dans l'urne, toujours avec remise.
    On définit la variable aléatoire X égale au nombre de fois où la boule noire a été obtenue dans cette seconde série de tirages.
    a. Déterminer la loi de la variable aléatoire N. Donner son espérance.
    b. Soient k ∈ ℕ et n ∈ ℕ^∗. Déterminer la probabilité conditionnelle P(X = k/N = n).
    c. Vérifier : P(X = 0) = 4/9.
    d. En utilisant l'étude préliminaire, montrer :
∀k ∈ ℕ^∗, P(X = k) = (25)/(36)(4/9)^k
e. Montrer que X admet une espérance E(X) et calculer E(X).
f. Montrer :
∀k ∈ ℕ, P(X ⩽ k) = 1 − 5/9(4/9)^k

3. Étude d'une variable aléatoire à densité

On note a = − (ln9 − ln5)/(ln9 − ln4) et on définit la fonction F sur ℝ par :
{F(x) = 1 − 5/9(4/9)^x, si x ∈ [a; + ∞[; F(x) = 0, sinon.
On rappelle: ∀x ∈ ℝ, (4/9)^x = e^(xln4/9).
a. Montrer que F est la fonction de répartition d'une variable aléatoire à densité, notée Y.
b. Déterminer une densité f de Y.
c. Déterminer une primitive de la fonction g définie sur ℝ par g(x) = xe^(xln4/9).
d. Montrer que Y^′ admet une espérance E(Y^′) et calculer E(Y^′).

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