BCE Maths approfondies HEC/ESCP ECS 2005, épreuve 2Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2005
Téléchargements
- Rapport du jury : non disponible
Description
Annale de maths approfondies BCE HEC/ESCP pour la filiere ECS, session 2005.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
OPTION : SCIENTIFIQUE
MATHEMATIQUES II
Mardi 10 Mai 2005, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Dans tout le problème,
n et
r désignent des entiers strictement positifs. On note
M_(n, r)(ℝ) , l'ensemble des matrices rectangulaires à
n lignes et
r colonnes à coefficients réels. Pour
n = r , on pose
M_n(ℝ) = M_(n, n)(ℝ) . Pour tout entier
n de
ℕ^∗ , on identifie
ℝ^n et
M_(n, 1)(ℝ) .
La transposée d'une matriceA appartenant à
M_(n, r)(ℝ) est notée
^t A . On pourra également la noter
A^T .
On étudie dans ce problème, quelques propriétés du modèle linéaire, qui constitue l'instrument de base de l'économétrie.
La transposée d'une matrice
On étudie dans ce problème, quelques propriétés du modèle linéaire, qui constitue l'instrument de base de l'économétrie.
Partie I. Trace et matrices aléatoires
Pour toute matrice
M appartenant à
M_n(ℝ) , on appelle trace de
M , notée
tr(M) , la somme de ses coefficients diagonaux ; ainsi, si
M = (m_(i, j))_(1 ⩽ i, j ⩽ n), tr(M) = ∑_(i = 1)^n m_(i, i) .
On rappelle les trois résultats suivants (que les candidats n'ont pas à démontrer) :
On rappelle les trois résultats suivants (que les candidats n'ont pas à démontrer) :
- l'application tr qui, à toute matrice
M deM_n(ℝ) , associe sa trace, est une application linéaire deM_n(ℝ) dansℝ ; - si
A est une matrice deM_(n, r)(ℝ) etB une matrice deM_(r, n)(ℝ) , alorstr(AB) = tr(BA) ; - si
M etN sont deux matrices semblables deM_n(ℝ) , alorstr(M) = tr(N) .
- Soit
M une matrice deM_n(ℝ) possédantq valeurs propres (1 ⩽ q ⩽ n ) notéesλ_1, λ_2, …, λ_q . Pour tout entieri de[ [1, q] ] , on désigne parn_i la dimension du sous-espace propre associé à la valeur propreλ_i .
a) On suppose que la matriceM est diagonalisable surℝ . Montrer quetr(M) = ∑_(i = 1)^q n_i λ_i .
b) On suppose que la matriceM = (m_(i, j))_(1 ⩽ i, j ⩽ n) deM_n(ℝ) est symétrique. Montrer les égalités suivantes :
- Pour tout entier
i de[ [1, n] ] et pour tout entierj de[ [1, r] ] , on considère des variables aléatoires réellesZ_(i, j) définies sur un espace probabilisé (Ω, A, μ ). On définit la matrice aléatoireZ , àn lignes etr colonnes, en associant à toutω deΩ , la matrice :
On suppose que les
nr variables aléatoires
Z_(i, j) admettent une espérance
E(Z_(i, j)) , et on définit l'espérance de la matrice
Z , notée
E(Z) , comme la matrice de
M_(n, r)(ℝ) dont les éléments sont les espérances
E(Z_(i, j)) , soit
E(Z) = (E(Z_(i, j)))_(1 ⩽ i ⩽ n; 1 ⩽ j ⩽ r) .
SiZ et
W sont deux matrices aléatoires à
n lignes et
r colonnes admettant chacune une espérance, et si
λ est réel, on remarquera que
E(λZ + W) = λE(Z) + E(W) .
Dans le cas oùn = r , on appelle trace de
Z , notée
tr(Z) , la variable aléatoire définie par
tr(Z) = ∑_(i = 1)^n Z_(i, i) et si
n = r = 1 , la matrice aléatoire
Z coïncide avec la variable aléatoire
Z et on a
tr(Z) = Z .
Dans le cas oùr = 1 et
n est quelconque, si
T = ^t(T_1…T_n) et
W = ^t(W_1…W_n) sont deux vecteurs aléatoires de
ℝ^n , et si
λ est un réel quelconque, on définit le vecteur aléatoire
λT + W de
ℝ^n par
Si
Dans le cas où
Dans le cas où
a) Soit
Z une matrice aléatoire à
n lignes et
r colonnes admettant une espérance
E(Z) . On considère une matrice
A de
M_(r, n)(ℝ) . Montrer que
E(AZ) = AE(Z) . Soit
B un élément de
M_(r, q)(ℝ) , avec
q ∈ ℕ^∗ . Montrer que
E(ZB) = E(Z)B .
b) SoitZ une matrice aléatoire à
n lignes et
n colonnes admettant une espérance
E(Z) . Établir les deux égalités :
E(^t Z) = ^t(E(Z)) et
E(tr(Z)) = tr(E(Z)) .
3. Dans cette question,Y désigne un vecteur aléatoire de
ℝ^n , noté
Y = (Y_1; ⋮; Y_n) , admettant une espérance
E(Y) et une matrice de variance-covariance notée
V(Y) .
On rappelle queV(Y) = E[(Y − E(Y)) × ^t(Y − E(Y))] .
On admet que la définition et les propriétés de la matrice de variance-covarianceV(Y) d'un vecteur aléatoire discret restent valables pour un vecteur aléatoire dont les composantes sont des variables aléatoires quelconques (discrètes ou à densité).
Ainsi, en supposant que pour touti de
[ [1, n] ] et pour tout
j de
[ [1, n] ] , la variable aléatoire
Y_i Y_j possède un moment d'ordre 1 au moins, on définit la covariance de
Y_i et
Y_j parcov(Y_i, Y_j) = E(Y_i Y_j) − E(Y_i)E(Y_j) , et si
Y_i et
Y_j sont indépendantes, alors
cov(Y_i, Y_j) = 0 .
a) Montrer que, pour tout vecteur aléatoireY de
ℝ^n, V(Y) = E(Y^t Y) − E(Y)E(^t Y) .
b) SoitB une matrice de
M_(r, n)(ℝ) . Justifier l'égalité
V(BY) = BV(Y)^t B .
c) SoitA une matrice de
M_n(ℝ) . On pose
m = E(Y) et
J = V(Y) . Établir les égalités :
E(^t YAY) = tr(A ⋅ E(Y^t Y)) et
E(^t YAY) = tr(AJ) + ^t mAm .
b) Soit
3. Dans cette question,
On rappelle que
On admet que la définition et les propriétés de la matrice de variance-covariance
Ainsi, en supposant que pour tout
a) Montrer que, pour tout vecteur aléatoire
b) Soit
c) Soit
Partie II. Le modèle linéaire
Dans les parties II.A et II.B,
n et
k sont deux entiers donnés qui vérifient
1 ⩽ k < n . L'espace vectoriel
ℝ^n est muni de sa structure euclidienne canonique. Toutes les variables aléatoires considérées sont définies sur un espace probabilisé (
Ω, A, μ ) et admettent des moments d'ordre au moins 2 .
On considère un échantillon den individus extrait d'une population donnée. Ces individus sont décrits à l'aide de
k variables statistiques réelles (caractères)
C_1, C_2, …, C_k .
Pour tout entierj de
[ [1, k] ] , chaque caractère
C_j fait l'objet de
n observations notées
x_(1, j), …, x_(n, j) . On définit ainsi une application linéaire
f de
ℝ^k dans
ℝ^n , dont la matrice dans les bases canoniques de
ℝ^k et
ℝ^n est la matrice
X = (x_(i, j))_(1 ⩽ i ⩽ n; 1 ⩽ j ⩽ k) de
M_(n, k)(ℝ) . On suppose que le rang de
X est égal à
k .
SoitU = (U_1; ⋮; U_n) un vecteur aléatoire de
ℝ^n , dont les composantes
U_1, …, U_n sont des variables aléatoires réelles définies sur (
Ω, A, μ ), mutuellement indépendantes et de même loi. On suppose que
E(U) = 0_n et
V(U) = σ^2 I_n , où
0_n désigne le vecteur nul de
ℝ^n, I_n la matrice identité de
M_n(ℝ) et
σ un réel strictement positif inconnu.
Soitα = (α_1; ⋮; α_k) un vecteur non nul de
ℝ^k dont les composantes
α_1, …, α_k sont inconnues (
α est un paramètre vectoriel)
On considère un échantillon de
Pour tout entier
Soit
Soit
On considère un vecteur aléatoire non nul,
Y = (Y_1; ⋮; Y_n) de
ℝ^n tel que, pour tout
i de
[ [1, n] ] , la variable aléatoire
Y_i définie sur
(Ω, A, μ) s'écrit
Y_i = ∑_(j = 1)^k x_(i, j)α_j + U_i .
Sous forme matricielle, le modèle linéaire s'écritY = Xα + U . On s'intéresse dans cette partie II, à l'étude de quelques propriétés de ce modèle, liées à l'estimation des paramètres inconnus
α_1, α_2, …, α_k et
σ^2 .
Pour cela, on désigne pary et on note
y = (y_1; ⋮; y_n) , le vecteur non nul de
ℝ^n qui représente la réalisation sur l'échantillon considéré du vecteur aléatoire
Y ; ainsi, pour tout
i de
[ [1, n] ], y_i est la réalisation de la variable aléatoire
Y_i .
Soitu = (u_1; ⋮; u_n) le vecteur de
ℝ^n , dit vecteur d'écart, défini par
u = y − Xα .
Sous forme matricielle, le modèle linéaire s'écrit
Pour cela, on désigne par
Soit
A. Quelques résultats algébriques
- On considère l'endomorphisme
h deℝ^k dont la matriceH , dans la base canonique deℝ^k , est définie parH = ^t XX .
a) Montrer queH est une matrice symétrique réelle deM_k(ℝ) .
b) En étudiant le noyau deh , montrer que le rang deh est égal àk . En déduire que la matriceH est inversible. On noteraH^(− 1) son inverse. - Dans cette question, on veut trouver, en fonction de
y etX , les vecteursα deℝ^k qui minimisent‖u‖ . Montrer que ce problème admet une unique solutionαˆ définie parαˆ = (α_1 ˆ; ⋮; α_n ˆ) = H^(− 1)^t Xy . - Soit
p le projecteur orthogonal deℝ^n sur le sous-espace vectoriel engendré par les colonnes de la matriceX . On noteP la matrice dep dans la base canonique deℝ^n .
a) Montrer quep(y) = Xα^ . En déduire queP = XH^(− 1)^t X . Vérifier queP = P^2 = ^t P .
b) Établir que le rang deP et la trace deP sont égaux. Quelle est leur valeur commune?
c) Montrer que les colonnes deX constituent une base de vecteurs propres de la matriceP , associés à la valeur propre 1.
d) Montrer qu'il existe une matriceS deM_n(ℝ) , orthogonale, telle queP = SD^t S , oùD = (d_(i, j))_(1 ⩽ i, j ⩽ n) est la matrice diagonale définie par :
Préciser les
k premières colonnes de
S .
4. Soituˆ le vecteur de
ℝ^n défini par
uˆ = y − Xαˆ .
a) On poseQ = I_n − P . Montrer que
uˆ = Qu . Vérifier que
Q = Q^2 = ^t Q . Calculer la trace de
Q .
b) Exprimer^t uˆuˆ et
^t yQy en fonction de
Q et
u .
5. Par définition, on dit qu'une matriceA symétrique réelle d'ordre
n est positive, si pour tout vecteur
z de
ℝ^n , on a
t_z Az ⩾ 0 .
a) Montrer queA , symétrique réelle, est positive si et seulement si ses valeurs propres sont positives ou nulles.
b) SoitL une matrice appartenant à
M_(n, k)(ℝ) . Établir que
^t LL est symétrique réelle positive.
4. Soit
a) On pose
b) Exprimer
5. Par définition, on dit qu'une matrice
a) Montrer que
b) Soit
B. Estimation des paramètres
α_1, α_2, …, α_k et
σ^2
- Soit
Gˆ le vecteur aléatoire deℝ^k défini par:Gˆ = H^(− 1)^t XY .
a) Établir queE(Y) = Xα , et queV(Y) = σ^2 I_n . En déduire queE(Gˆ) = α (Gˆ est un estimateur sans biais deα , tandis queαˆ est une estimation sans biais deα ).
b) Montrer queV(Gˆ) = σ^2 H^(− 1) . - On veut montrer dans cette question, que dans l'ensemble des estimateurs sans biais du paramètre
α , de la forme^t BY , oùB est une matrice quelconque, non nulle deM_(n, k)(ℝ) , l'estimateurGˆ est optimal dans le sens suivant : tout autre estimateurG^∗ sans biais du paramètreα , de la forme^t BY est tel que la matriceV(G^∗) − V(Gˆ) est positive.
SoitB une matrice non nulle deM_(n, k)(ℝ) . On considère le vecteur aléatoireCˆ = ^t BY
a) Quelle condition doit satisfaire la matriceB pour que, pour tout vecteurα deℝ^k, Cˆ soit un estimateur sans biais deα ?
b) En supposant cette condition vérifiée, on pose^t F = ^t B − H^(− 1)^t X . Calculer^t FX , et montrer que la matriceV(Cˆ) − V(Gˆ) est positive. - On désigne par
Uˆ le vecteur aléatoire deℝ^n défini parUˆ = (U_1 ˆ; ⋮; U_n ˆ) = Y − XGˆ .
a) Montrer queUˆ = QU .
b) DéterminerE(Uˆ) etV(Uˆ) . Les variables aléatoiresU_1 ˆ, …, U_n ˆ sont-elles indépendantes?
c) Montrer que^t UˆUˆ = ∑_(i = 1)^n Uˆ_i^2 = ^t UQU = ^t YQY .
d) CalculerE(^t UˆUˆ) . En déduire que la variable aléatoires_n définie pars_n = (^t UˆUˆ)/(n − k) = (^t YQY)/(n − k) est un estimateur sans biais deσ^2 .
C. Étude d'une suite d'estimateurs
Dans cette partie,
k est fixé dans
ℕ^∗ . On veut montrer que la suite d'estimateurs
(s_n)_(n ⩾ k + 1) de
σ^2 , est convergente.
On suppose que, pour touti de
[ [1, n] ] , la variable aléatoire
U_i possède des moments d'ordre 3 et 4 avec
E(U_i^3) = 0 et
E(U_i^4) = 3σ^4 . On pose
Q = (q_(i, j))_(1 ⩽ i, j ⩽ n) .
On suppose que, pour tout
- Établir que
^t UQU = ∑_(i = 1)^n∑_(j = 1)^n q_(i, j)U_i U_j . - Montrer que
E[(^t UQU)^2] = σ^4[(tr(Q))^2 + 2tr(Q^2)] . En déduire queE[(^t UQU)^2] = σ^4(n − k)(n − k + 2) . - Calculer la variance
V(s_n) de la variable aléatoires_n . Conclure.
Pas de description pour le moment