BCE Maths approfondies HEC/ESCP ECS 2007, épreuve 2Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2007
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Annale de maths approfondies BCE HEC/ESCP pour la filiere ECS, session 2007.
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BANQUE COMMUNE D'EPREUVES
CODE SUJET :
283
CCIP_M2_S
283
CCIP_M2_S
OPTION : SCIENTIFIQUE
MATHEMATIQUES II
Mercredi 9 Mai 2007, de 14 h. à 18 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Pour toute variable aléatoire réelle
Y définie sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ) et possédant une espérance mathématique, on note
E(Y) cette espérance pour la probabilité
P .
Pour tout événementC de
A tel que
P(C) > 0 , on note, sous réserve d'existence,
E(Y/C) l'espérance de
Y pour la probabilité conditionnelle
P_C (espérance conditionnelle de
Y sachant
C ).
Pour tout événement
Partie I.
Cette partie constitue une application particulière des résultats généraux étudiés dans la suite du problème.
On possèden urnes (
n ⩾ 3 ) numérotées de 1 à
n , dans lesquelles on répartit au hasard et de façon indépendante,
m boules indiscernables (
m ⩾ 4 ), de sorte que, pour tout
i de
[ [1, n] ] , la probabilité pour chaque boule d'être placée dans l'urne numéro
i soit égale à
1/n .
On suppose que cette expérience est modélisée par un espace probabilisé (Ω, A, P ).
À l'issue de cette expérience, on pose pour touti de
[ [1, n] ] :
On possède
On suppose que cette expérience est modélisée par un espace probabilisé (
À l'issue de cette expérience, on pose pour tout
On pose
W_n = ∑_(i = 1)^n X_i .
- a) Déterminer pour tout
i de[ [1, n] ] , la loi de la variable aléatoireX_i .
b) Pour tout couple(i, j) d'entiers de[ [1, n] ] distincts, calculerP([X_i = 1] ∩ [X_j = 1]) , ainsi que la covariance deX_i etX_j . Les variables aléatoiresX_i etX_j sont-elles indépendantes? - a) Exprimer l'espérance
E(W_n) deW_n en fonction den etm .
b) On noteV(W_n) la variance deW_n . CalculerV(W_n) en fonction den etm .
c) Vérifier l'égalité :E(W_n) − V(W_n) = n^2(1 − 1/n)^(2m) − n(n − 1)(1 − 2/n)^m .
En déduire que
E(W_n) − V(W_n) ⩾ 0 .
3. Dans cette question, l'entierm vérifie
m = ⌊nlnn + θn⌋ , où
θ est une constante réelle positive et
⌊x⌋ désigne la partie entière de
x .
a) Calculerlim_(n → + ∞)E(W_n) .
b) Montrer quelim_(n → + ∞)(E(W_n) − V(W_n)) = 0 .
c) SoitT_n une variable aléatoire qui suit une loi de Poisson de paramètre
μ_n = E(W_n) .
3. Dans cette question, l'entier
a) Calculer
b) Montrer que
c) Soit
On admet que pour tout
k de
ℕ , on a :
Quelle est la limite en loi de la suite de variables aléatoires
(W_n)_(n ⩾ 3) ?
4. On poseμ = e^(− θ) , et on suppose que le paramètre
μ est inconnu. Dans cette question, on veut estimer
μ . Pour
p entier de
ℕ^∗ , on considère un
p -échantillon indépendant, identiquement distribué (
T_1, T_2, …, T_p ) de la loi de Poisson de paramètre
μ . On pose :
4. On pose
a) Montrer que
T_p^– est un estimateur sans biais et convergent du paramètre
μ .
b) Quelle est la limite en loi de la suite de variables aléatoires(U_p)_(p ⩾ 1) ?
c) On veut construire, pourp assez grand, un intervalle de confiance du paramètre
μ au risque
α donné. Soit
u le réel strictement positif tel que
P([U ⩾ u]) = α/2 , où
U est une variable aléatoire qui suit la loi normale centrée réduite.
Justifier que pourp assez grand, on peut écrire :
P([|U_p| ⩽ u]) = 1 − α , et déterminer alors un intervalle de confiance
[I_p, J_p] pour
μ au risque
α .
b) Quelle est la limite en loi de la suite de variables aléatoires
c) On veut construire, pour
Justifier que pour
Partie II
Dans cette partie,
λ désigne un réel strictement positif.
SoitM une variable aléatoire définie sur un espace probabilisé
(Ω, A, P) qui suit une loi de Poisson de paramètre
λ .
SoitA une partie quelconque de
ℕ et
A¯ son complémentaire dans
ℕ . On rappelle que si
A est non vide, alors,
P([M ∈ A]) = ∑_(i ∈ A)e^(− λ)(λ^i)/(i!) , et on pose par convention
[M ∈ ∅] = ∅ .
On considère la fonctionf_A définie sur
ℕ par
f_A(0) = 0 , et pour tout
k de
ℕ :
Soit
Soit
On considère la fonction
- a) Déterminer la fonction
f_A dans les cas particuliersA = ∅ etA = ℕ .
b) Donner l'expression def_A(1) en fonction deλ et deP([M ∈ A]) dans les deux cas suivants :0 ∈ A et0 ∈ A¯ . Exprimerf_A(2) en fonction deλ et deP([M ∈ A]) dans le cas où 0 et 1 appartiennent àA . - Soit
A etB deux parties deℕ disjointes.
a) Montrer quef_(A ∪ B) = f_A + f_B .
b) En déduire quef_(A¯) = − f_A . - a) Montrer que pour tout
k deℕ , la fonctionf_A vérifie la relation suivante :
b) En déduire que si
A est non vide et distincte de
ℕ , la fonction
f_A n'est pas identiquement nulle.
4. Dans cette question,j est un entier naturel non nul, et
A est le singleton
{j} . On pose
f_({j}) = f_j .
a) Pour toutk de
ℕ^∗ , montrer l'égalité suivante :
4. Dans cette question,
a) Pour tout
b) Calculer
f_j(j + 1) − f_j(j) , et déterminer son signe.
c) Calculer pour toutk de
ℕ^∗ , différent de
j, f_j(k + 1) − f_j(k) en distinguant les deux cas :
k > j et
k < j . En déduire que la différence
f_j(k + 1) − f_j(k) est positive si et seulement si
k = j .
d) Établir les inégalités suivantes :f_j(j + 1) − f_j(j) ⩽ (1 − e^(− λ))/λ ⩽ min(1, 1/λ) .
5. On considère le singleton{0} et on pose
f_({0}) = f_0 . Montrer, pour tout
k de
ℕ^∗ , l'inégalité suivante :
f_0(k + 1) − f_0(k) ⩽ 0 .
6. a) Établir pour toutk de
ℕ , l'inégalité suivante :
f_A(k + 1) − f_A(k) ⩽ f_k(k + 1) − f_k(k) . (on distinguera les deux cas :
k ∈ A et
k ∈ A¯ )
b) En déduire, pour toute partieA de
ℕ , l'inégalité suivante :
c) Calculer pour tout
d) Établir les inégalités suivantes :
5. On considère le singleton
6. a) Établir pour tout
b) En déduire, pour toute partie
Partie III.
Soit
n un entier supérieur ou égal à 2 . On considère
n variables aléatoires discrètes indépendantes
X_1, X_2, …, X_n définies sur un même espace probabilisé (
Ω, A, P ), telles que pour tout
i de
[ [1, n] ] , la variable aléatoire
X_i suit une loi de Bernoulli de paramètre
p_i strictement positif.
On poseλ_n = ∑_(i = 1)^n p_i, W_n = ∑_(i = 1)^n X_i et, pour tout
i de
[ [1, n] ], R_i = W_n − X_i .
On noteM_n une variable aléatoire qui suit une loi de Poisson de paramètre
λ_n . Soit
A une partie quelconque de
ℕ , et
f_A la fonction définie dans la partie II, dans l'expression de laquelle on remplace
M par
M_n et
λ par
λ_n . On pose
f = f_A .
On pose
On note
- a) Établir pour tout
i de[ [1, n] ] , l'égalité des deux variables aléatoiresX_i f(W_n) etX_i f(1 + R_i) .
b) En déduire pour touti de[ [1, n] ] , l'égalité :E(X_i f(W_n)) = p_i E(f(1 + R_i)) . - Pour tout
i de[ [1, n] ] , on pose :Y_i = f(1 + W_n) − f(1 + R_i) . Établir la relation suivante :E(λ_n f(1 + W_n) − W_n f(W_n)) = ∑_(i = 1)^n p_i E(Y_i) . - a) Établir pour tout
i de[ [1, n] ] , la formule suivante :
b) Calculer pour tout
i de
[ [1, n] ], E(Y_i/[X_i = 0]) .
c) Déduire des questions précédentes l'égalité suivante :
c) Déduire des questions précédentes l'égalité suivante :
- Établir l'inégalité suivante :
- À l'aide de la question II.3.a, montrer, pour toute partie
A deℕ , l'égalité suivante :
En déduire, pour toute partie
A de
ℕ , la majoration suivante :
- Dans cette question uniquement, on suppose que pour tout
i de[ [1, n] ], X_i suit la loi de Bernoulli de paramètrep_i = 1/(n + i) .
a) Déterminerlim_(n → + ∞)λ_n . Montrer quelim_(n → + ∞)∑_(i = 1)^n p_i^2 = 0 .
b) Déterminer la limite en loi de la suite(W_n)_(n ⩾ 2) .
Partie IV.
Les notations sont identiques à celles de la partie III, mais les variables aléatoires
X_1, X_2, …, X_n définies sur (
Ω, A, P ), ne sont pas nécessairement indépendantes.
- a) Montrer que pour tout
i de[ [1, n] ] , on a :E(X_i f(W_n)) = p_i E(f(1 + R_i)/[X_i = 1]) .
b) En déduire l'égalité suivante :P([W_n ∈ A]) − P([M_n ∈ A]) = ∑_(i = 1)^n p_i[E(f(1 + W_n)) − E(f(1 + R_i)/[X_i = 1])] . - On suppose que pour tout
i de[ [1, n] ] , il existe une variable aléatoireZ_i définie sur (Ω, A, P ), à valeurs dansℕ , telle que la loi deZ_i soit identique à la loi conditionnelle deR_i sachant [X_i = 1 ].
a) Justifier, pour tout couple(ℓ, j) d'entiers naturels, l'inégalité :|f(ℓ) − f(j)| ⩽ |ℓ − j| × min(1, 1/(λ_n)) , et en déduire la majoration suivante:|P([W_n ∈ A]) − P([M_n ∈ A])| ⩽ min(1, 1/(λ_n)) × ∑_(i = 1)^n p_i E(|W_n − Z_i|) .
b) On suppose de plus que pour toutω deΩ , pour touti de[ [1, n] ] , on aW_n(ω) ⩾ Z_i(ω) . Établir l'égalité :∑_(i = 1)^n p_i E(|W_n − Z_i|) = λ_n − V(W_n) , oùV(W_n) désigne la variance deW_n .
En déduire, pour toute partieA deℕ , l'inégalité suivante :
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