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BCE Maths approfondies HEC/ESSEC ECG 2026Sujet, corrigé et rapport du jury

Épreuve de maths approfondies - ECG 2026

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L'épreuve en chiffres

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Moyenne
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Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Description

Annale de maths approfondies BCE HEC/ESSEC pour la filière ECG, session 2026.

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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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Conception : ESSEC BS - HEC Paris
MATHÉMATIQUES APPROFONDIES
FILIÈRE ÉCONOMIQUE ET COMMERCIALE
VOIE GÉNÉRALE

Jeudi 23 avril 2026 de 14h à 18h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n'est autorisé. L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.

Notations

Dans tout le texte, on adopte les notations suivantes :
  • -Pour tout n ∈ ℕ^∗, on note I_n la matrice identité de M_n(ℝ).
  • -Pour tout (n, m) ∈ ℕ^∗ × ℕ^∗ et tout (i, j) ∈ [ [1; n] ] × [ [1; m] ] le coefficient sur la i-ème ligne et la j-ème colonne d'une matrice A ∈ M_(n, m)(ℝ) est noté A_(i, j).
  • -La transposée d'une matrice A est notée ^t A. Lorsque A = [a] ∈ M_1(ℝ), où a ∈ ℝ, on identifie A au réel a.
  • -Pour tous i ∈ ℕ et k ∈ ℕ, δ_(i, k) désigne le symbole de Kronecker défini par :
    δ_(i, k) = {1, si i = k,; 0, si i ≠ k.
  • -Pour tout n ∈ ℕ^∗, on note 𝒪_n = {M ∈ M_n(ℝ)|M^t M = I_n} l'ensemble des matrices orthogonales de M_n(ℝ).
  • -Soit n ∈ ℕ^∗. Une permutation de [ [1; n] ] est une bijection de [ [1; n] ] dans [ [1; n] ]. On note 𝒫_n l'ensemble de toutes les permutations de [ [1; n] ].
    Si σ est une permutation de [ [1; n] ], on représente σ par le n-uplet (σ(1), ⋯, σ(n)). Par exemple, dans le cas n = 3, (2, 3, 1) représente la permutation σ de {1, 2, 3} définie par : σ(1) = 2, σ(2) = 3 et σ(3) = 1.
  • -Pour tout σ ∈ 𝒫_n et pour tout x = (x_1, ⋯, x_n) ∈ ℝ^n, on note x_σ = (x_(σ(1)), ⋯, x_(σ(n))).
  • -Pour tout σ ∈ 𝒫_n, on appelle matrice de permutation associée à σ et on note P_σ ∈ M_n(ℝ), la matrice définie par :
    ∀(i, j) ∈ {1, ⋯, n}^2, (P_σ)_(i, j) = δ_(i, σ(j)).
  • -On note (e_1, …, e_n) la base canonique de ℝ^n.
  • -On dit que P ∈ M_n(ℝ) est une matrice de permutation s'il existe σ ∈ 𝒫_n telle que P = P_σ. L'ensemble des matrices de permutations de M_n(ℝ) est noté ℙ_n.
  • -Pour tous U ∈ M_(n, 1)(ℝ) et V ∈ M_(n, 1)(ℝ), on note ⟨U, V⟩ le produit scalaire canonique de U et V défini par
    ⟨U, V⟩ = ^t UV = ^t VU.
    On note ‖. ‖lanormeeuclidienneassociéeàceproduitscalairedéfiniepar :
    ‖U‖ = √(⟨U, U⟩) pour tout U ∈ M_(n, 1)(ℝ).
  • -Pour toute matrice carrée A ∈ M_n(ℝ), on note
    • - diag(A) = (A_(1, 1); ⋮; A_(n, n)) le vecteur colonne défini à partir de la diagonale de la matrice A.
    • - DG(A) = (A_(1, 1), 0, ⋯, ⋯, 0; 0, A_(2, 2), ⋱, ⋮; ⋮, ⋱, ⋱, ⋱, ⋮; ⋮, ⋱, ⋱, 0; 0, ⋯, ⋯, 0, A_(n, n)) la matrice diagonale de même diagonale que
    • A.
  • Pour tout X = (x_1; ⋮; x_n) ∈ M_(n, 1)(ℝ), on note D(X) = (x_1, 0, ⋯, ⋯, 0; 0, x_2, ⋱, ⋮; ⋮, ⋱, ⋱, ⋱, ⋮; ⋮, ⋱, ⋱, 0; 0, ⋯, ⋯, 0, x_n) la matrice diagonale de diagonale X.
  • -Soit E un espace vectoriel et g une application de E dans ℝ. On dira que g est convexe si
    ∀x ∈ E, ∀y ∈ E, ∀t ∈ [0, 1], g(tx + (1 − t)y) ⩽ tg(x) + (1 − t)g(y).
  • -Dans tout le problème si f : ℝ^n → ℝ, et X = (x_1; ⋮; x_n) ∈ M_(n, 1)(ℝ), on donnera un sens à f(X) en posant f(X) = f(x_1, …, x_n).
  • -
    Pour les programmes Python, on dispose d'un petit formulaire à la fin du sujet. On importe aussi les bibliothèques suivantes :
    import numpy as np
    import numpy.random as rd
    
    Toute fonction Python écrite en réponse à une question de l'énoncé peut être utilisée dans les programmes ou fonctions Python demandés par la suite.
L'énoncé comporte quatre parties I, II, III et IV. Le mot FIN marque la fin de l'énoncé.

Partie I : préliminaires

  • 1.Soient σ ∈ 𝒫_n et φ_σ l'endomorphisme de ℝ^n canoniquement associé à P_σ. Montrer que ∀j ∈ [ [1; n] ]φ_σ(e_j) = e_(σ(j)).
  • 2.Soient σ ∈ 𝒫_n et τ ∈ 𝒫_n. Montrer que P_σ P_τ = P_(σ ∘ τ) et en déduire que l'inverse d'une matrice de permutation est aussi une matrice de permutation.
  • 3.Montrer que toute matrice de permutation P ∈ ℙ_n est orthogonale.
  • 4.Montrer par récurrence sur n ∈ ℕ^∗ que pour tout (x_1, ⋯, x_n) ∈ ℝ^n il existe α ∈ 𝒫_n tel que
    x_(α(1)) ⩾ ⋯ ⩾ x_(α(n))
  • 5.Soient (x_1, ⋯, x_n) ∈ ℝ^n et α, β ∈ 𝒫_n tels que x_(α(1)) ⩾ ⋯ ⩾ x_(α(n)) et x_(β(1)) ⩾ ⋯ ⩾ x_(β(n)). Montrer que
    ∀i ∈ [ [1; n] ], x_(α(i)) = x_(β(i)).
    Dans toute la suite, pour tout x = (x_1, ⋯, x_n) ∈ ℝ^n, on note x^ = (x^_1, ⋯, x^_n) l'élément de ℝ^n défini par
    ∀i ∈ [ [1; n] ], x^_i = x_(α(i)),
    où α ∈ 𝒫_n est choisi tel que x_(α(1)) ⩾ ⋯ ⩾ x_(α(n)) (autrement dit, x^_1 ⩾ ⋯ ⩾ x^_n sont les composantes x_1, ⋯, x_n réordonnées dans l'ordre décroissant).
  1. On écrit une fonction Python ayant comme entrée un tableau monodimensionnel de réels X (représentant un vecteur) et qui renvoie un tableau Y contenant les mêmes valeurs que X ordonnées dans l'ordre décroissant et une permutation α correspondant à la question 4.
Compléter la fonction Python suivante afin que la fonction permutevecteur() ayant comme entrée un tableau de valeurs X renvoie le couple (Y, alpha) ainsi obtenu.
On reproduira cette fonction sur la copie en remplissant les parties pointillées.
def permutevecteur(X):
    n=len(X)
    alpha=np.arange(0,n,1)
    Y=X.copy() # Y est un nouveau tableau initialisé avec les valeurs de X
    for i in range(n):
        imax=...
        for k in range(i,n):
            if Y[k] >...:
                imax=...
        if imax>i :
            ... , ... = ... , ...
            alpha[i],alpha[imax]=alpha[imax],alpha[i]
    return Y,alpha

Partie II : matrices bistochastiques
Théorème de Birkhoff-Von Neumann en basses dimensions

Définitions
  • -On dit qu'une matrice S ∈ M_n(ℝ) est bistochastique si elle vérifie les trois propriétés suivantes :
    • (a) ∀(i, j) ∈ [ [1; n] ]^2, S_(i, j) ⩾ 0,
    • (b) ∀i ∈ [ [1; n] ], ∑_(j = 1)^n S_(i, j) = 1,
    • (c) ∀j ∈ [ [1; n] ], ∑_(i = 1)^n S_(i, j) = 1.
  • -On dit qu'une matrice S ∈ M_n(ℝ) est orthostochastique s'il existe une matrice orthogonale Q ∈ 𝒪_n telle que
    ∀(i, j) ∈ [ [1; n] ]^2, S_(i, j) = (Q_(i, j))^2.
L'un des objectifs de cette partie est de prouver le théorème suivant quand n ∈ {2, 3} :
Théorème de Birkhoff-Von Neumann. Soit S ∈ M_n(ℝ) une matrice bistochastique. Il existe un entier naturel k non nul, des matrices de permutation P_1, ⋯, P_k ∈ ℙ_n et des réels positifs a_1, ⋯, a_k tels que a_1 + ⋯ + a_k = 1 et S = a_1 P_1 + ⋯ + a_k P_k.
  • 7.(a) Montrer que toute matrice orthostochastique et toute matrice de permutation dans M_n(ℝ) sont bistochastiques.
    • (b)Montrer qu'une matrice bistochastique n'est pas toujours orthostochastique en donnant un exemple pour n = 3.
  • 8.On se place dans le cas particulier n = 2.
    • (a)Trouver toutes les matrices de permutation appartenant à M_2(ℝ).
    • (b)En déduire qu'une matrice S ∈ M_2(ℝ) est bistochastique si et seulement s'il existe α ∈ [0, 1] et P ∈ M_2(ℝ) une matrice de permutation tels que
      S = αI_2 + (1 − α)P.
  • 9.On se place dans le cas particulier n = 3. Soit S ∈ M_3(ℝ) une matrice bistochastique.
    • (a)Quel est le nombre de permutations de {1, 2, 3} ?
    • (b)Montrer que les matrices suivantes sont des matrices de permutation et indiquer les bijections σ associées :
      P_1 = [1, 0, 0; 0, 0, 1; 0, 1, 0], P_2 = [0, 0, 1; 0, 1, 0; 1, 0, 0], P_3 = [0, 1, 0; 1, 0, 0; 0, 0, 1],; P_4 = [0, 1, 0; 0, 0, 1; 1, 0, 0], P_5 = [0, 0, 1; 1, 0, 0; 0, 1, 0].
    • (c)Montrer que S est de la forme
      S = [S_(1, 1), S_(1, 2), 1 − S_(1, 1) − S_(1, 2); S_(2, 1), S_(2, 2), 1 − S_(2, 1) − S_(2, 2); 1 − S_(1, 1) − S_(2, 1), 1 − S_(1, 2) − S_(2, 2), S_(3, 3)].
      Exprimer S_(3, 3) en fonction des coefficients S_(i, j), 1 ⩽ i, j ⩽ 2 et donner des conditions nécessaires sur ces coefficients S_(i, j), 1 ⩽ i, j ⩽ 2.
    • (d)Ces conditions étant satisfaites, on pose β_0 = min_(1 ⩽ i ⩽ 3)S_(i, i).
      Montrer qu'il existe des réels positifs β_i, 1 ⩽ i ⩽ 5, tels que :
      S = β_0 I_3 + ∑_(i = 1)^5 β_i P_i.
    • (e)Conclure.
  • 10.Ecrire une fonction Python bistochastique(n,iter) ayant deux paramètres d'entrée n et iter, représentant des entiers naturels non nuls, et qui renvoie une matrice bistochastique construite de la manière suivante :
    • -on construit au départ une matrice A^((0)) de taille n × n dont chaque coefficient a_(i, j)^((0)) est obtenu en simulant une réalisation de la loi uniforme sur ]0, 1[,
    • -pour 0 ⩽ k < iter :
      • -on calcule la matrice A^((2k + 1)) obtenue à partir de la matrice A^((2k)) en divisant chaque ligne de A^((2k)) par la somme de ses coefficients :
        A_(i, j)^((2k + 1)) = (A_(i, j)^((2k)))/(∑_(ℓ = 1)^n A_(i, ℓ)^((2k))), pour 1 ⩽ i, j ⩽ n.
    • -on calcule ensuite la matrice A^((2k + 2)) obtenue à partir de la matrice A^((2k + 1)) en divisant chaque colonne par la somme de ses coefficients :
      A_(i, j)^((2k + 2)) = (A_(i, j)^((2k + 1)))/(∑_(ℓ = 1)^n A_(ℓ, j)^((2k + 1))), pour 1 ⩽ i, j ⩽ n.
    • -La fonction renvoie la dernière matrice A^((2k + 2)) obtenue quand k = iter -1 . On admet que si iter est assez grand, on peut considérer que cette matrice est bisto-chastique.

Partie III : fonctions symétriques et fonctions S-convexes

On revient au cas général où n est un entier supérieur ou égal à 2.
On admet que le théorème de Birkhoff-Von Neumann énoncé dans la partie II est vrai en dimension n.
  • -On pose H_n = {y = (y_1, ⋯, y_n) ∈ ℝ^n|y_1 ⩾ y_2 ⩾ … ⩾ y_n}.
  • -On dit qu'une fonction f : ℝ^n → ℝ est symétrique si pour tout x ∈ ℝ^n et toute permutation σ ∈ 𝒫_n on a f(x) = f(x_σ).
  • -On dit qu'une fonction f : ℝ^n → ℝ est S-convexe si pour tout X ∈ M_(n, 1)(ℝ) et toute matrice bistochastique B ∈ M_n(ℝ) on a f(BX) ⩽ f(X).
  • 11.Soient σ ∈ 𝒫_n et X = (x_1; ⋮; x_n) ∈ M_(n, 1)(ℝ). Déterminer P_σ X.
  • 12.Soit une fonction f : ℝ^n → ℝ.
    Montrer que f est symétrique si et seulement si ∀X ∈ M_(n, 1)(ℝ), ∀P ∈ ℙ_n, f(PX) = f(X)
  • 13.Soit f une fonction de ℝ^n dans ℝ. Montrer que f est symétrique si et seulement s'il existe une fonction f^ de H_n dans ℝ telle que
    ∀x ∈ ℝ^n, f(x) = f^(x^).
  • 14.Pour chacune des fonctions suivantes, indiquer si elle est symétrique ou non en le prouvant si la réponse est oui, ou en donnant un contre-exemple si la réponse est non :
    f_1, : (x_1, ⋯, x_n) ∈ ℝ^n ↦ ∑_(k = 1)^n x_k,; f_2, : (x_1, ⋯, x_n) ∈ ℝ^n ↦ x_1^2 + x_2 + ⋯ + x_n,; f_3, : (x_1, ⋯, x_n) ∈ ℝ^n ↦ max_(1 ⩽ i, j ⩽ n)|x_i − x_j|.
  • 15.Soient f : ℝ^n → ℝ symétrique de classe C^1 sur ℝ^n, σ ∈ 𝒫_n et x ∈ ℝ^n. On définit
    ∀i ∈ [ [1; n] ], g_(i, x) : ℝ, →, ℝ; t, ↦, f(x + te_i).
    Soit i ∈ [ [1; n] ].
    • (a)Montrer que g_i est de classe C^1 sur ℝ et donner sa dérivée en fonction des dérivées partielles de f.
    • (b)Montrer que g_(i, x_σ) = g_(σ(i), x).
    • (c)En déduire que tout x ∈ ℝ^n on a :
      ∂_i f(x_σ) = ∂_(σ(i))f(x).
  • 16.Montrer que toute fonction S-convexe de ℝ^n dans ℝ est symétrique.
  • 17.Soient E un espace vectoriel et g une application de E dans ℝ convexe. Montrer que pour tous z_1, ⋯, z_m ∈ E, m ∈ ℕ^∗, et tous réels positifs α_1, ⋯, α_m tels que α_1 + ⋯ + α_m = 1 on a l'inégalité
    g(∑_(k = 1)^m α_k z_k) ⩽ ∑_(k = 1)^m α_k g(z_k).
  • 18.En déduire que toute fonction f : ℝ^n → ℝ symétrique et convexe est S-convexe .
  • 19.On se place dans le cas particulier n = 2. Soit f une fonction S-convexe de ℝ^2 dans ℝ de classe C^1. Soit x = (x_1, x_2) ∈ ℝ^2. On pose
    g(t) = f((1 − t)x_1 + tx_2, (1 − t)x_2 + tx_1) pour tout t ∈ ℝ.
    • (a)Montrer que g est de classe C^1 sur ℝ et exprimer, pour tout t ∈ ℝ, g^′(t) en fonction des dérivées partielles de f, de t, x_1 et x_2.
    • (b)Montrer que g(t) ⩽ g(0) pour tout t ∈ [0, 1]. En déduire que g^′(0) ⩽ 0.
    • (c)En déduire que
      ∀x = (x_1, x_2) ∈ ℝ^2, (x_1 − x_2)(∂_1 f(x) − ∂_2 f(x)) ⩾ 0.
  • 20.On revient au cas général où n ⩾ 2 est quelconque mais fixé. Soit f une fonction S-convexe de ℝ^n dans ℝ de classe C^1. Montrer que pour tous i, j ∈ {1, ⋯, n} on a
    ∀x = (x_1, ⋯, x_n) ∈ ℝ^n, (x_i − x_j)(∂_i f(x) − ∂_j f(x)) ⩾ 0.
  • 21.Soit h : ℝ → ℝ de classe C^1 sur ℝ. On pose
    ℝ^n, → ℝ; f :, (x_1, …, x_n) ↦ ∑_(k = 1)^n h(x_k).
    Montrer que f est S-convexe si et seulement si h est convexe.

Partie IV : fonctions spectrales. Théorèmes de Davis et de Fan.

Dans toute cette partie, S_n(ℝ) désigne l'espace des matrices carrées symétriques appartenant à M_n(ℝ). Si A ∈ S_n(ℝ) on note λ^(A) le vecteur colonne défini par : λ^(A) = (λ^_1(A); ⋮; λ^_n(A)) ∈ M_(n, 1)(ℝ) où λ^_1(A) ⩾ ⋯ ⩾ λ^_n(A) désignent les valeurs diagonales, d'une matrice diagonale semblable à A, ordonnées dans un ordre décroissant.
On pose Λ(A) = D(λ^(A)).
On dit qu'une application G de S_n(ℝ) dans ℝ est spectrale si elle vérifie :
∀A ∈ S_n(ℝ), ∀Q ∈ 𝒪_n, G(QA^t Q) = G(A).
Dans toute la suite, F désigne une application de S_n(ℝ) dans ℝ fixée (pas nécessairement spectrale, sauf indication contraire).
22. Soit k ∈ ℕ^∗. Montrer que la fonction F_k : A ∈ S_n(ℝ) ↦ Tr(A^k) est spectrale.
23. Soit σ une permutation de {1, ⋯, n}. Montrer que
∀X ∈ M_(n, 1)(ℝ), P_σ D(X)^t P_σ = D(P_σ X).
  1. Soit A ∈ S_n(ℝ). Justifier l'existence d'une matrice orthogonale Q telle que
A = QΛ(A)^t Q.
  1. On suppose dans cette question que F est spectrale.
    On associe à F la fonction f : ℝ^n → ℝ définie par :
∀x = (x_1, …, x_n) ∈ ℝ^n, f(x) = F(D((x_1; ⋮; x_n)))
  • (a)Montrer que
    ∀A ∈ S_n(ℝ), F(A) = F(Λ(A)).
  • (b)Montrer que f est symétrique.
  • (c)Montrer que si F est convexe alors f est convexe aussi.
  1. On revient au cas général.
    Montrer que F est spectrale si et seulement s'il existe une fonction symétrique f : ℝ^n → ℝ telle que ∀A ∈ S_n(ℝ), F(A) = f(λ^(A)).
    Prouver que f est unique.
  2. On suppose maintenant que F est spectrale et que f est convexe (où f est la fonction associée à F définie dans la question 26). On voudrait démontrer que F est convexe (Théorème de Davis).
  • (a)Soit A ∈ S_n(ℝ). Montrer qu'il existe S ∈ M_n(ℝ) bistochastique telle que
    diag(A) = Sλ^(A).
  • (b)Soient deux matrices A ∈ S_n(ℝ) et B ∈ S_n(ℝ). On pose C = A + B. Montrer qu'il existe deux matrices bistochastiques S_1, S_2 ∈ M_n(ℝ) telles que
    λ^(C) = S_1 λ^(A) + S_2 λ^(B).
  • (c)En déduire que F est convexe.
  • (d)Soit A ∈ S_n(ℝ). Montrer que
    F(DG(A)) ⩽ F(A).
  1. Pour toute matrice A ∈ S_n(ℝ) et tout m ∈ [ [1; n] ], on pose Σ_m(A) = ∑_(k = 1)^m λ^_k(A).
  • (a)Soient A, B ∈ S_n(ℝ), m ∈ [ [1; n] ] et V_1, ⋯, V_n une base orthonormée de M_(n, 1)(ℝ) telle que pour tout i ∈ [ [1; n] ], AV_i = λ^_i(A)V_i.
    On pose C = A + B et on note X_1, ⋯, X_n une base orthonormée de M_(n, 1)(ℝ)
    telle que pour tout i ∈ [ [1; n] ], CX_i = λ^_i(C)X_i.
    Montrer pour tout k ∈ [ [1; n] ], les deux inégalités :
    ⟨X_k, AX_k⟩, ⩽ λ^_m(A) + ∑_(i = 1)^(m − 1)(λ^_i(A) − λ^_m(A))⟨X_k, V_i⟩^2,; ∑_(k = 1)^m⟨X_k, AX_k⟩, ⩽ Σ_m(A).
    • (b)En déduire que les fonctions Σ_m sont toutes convexes.
  • 29.Soit H : S_n(ℝ) → ℝ de la forme H(A) = ∑_(k = 1)^n α_k λ^_k(A) où α_1, ⋯, α_n sont des réels donnés tels que α_1 ⩾ α_2 ⩾ ⋯ ⩾ α_n ⩾ 0.
    Montrer que H est spectrale et convexe.
    Indication : on peut exprimer H(A) en fonction de Σ_1(A), ⋯, Σ_n(A).
    Pour tout X = (x_1; ⋮; x_n) ∈ M_(n, 1)(ℝ), on note X^ = (x^_1; ⋮; x^_n) l'élément de M_(n, 1)(ℝ) défini par ∀i ∈ [ [1; n] ], x^_i = x_(α(i)), où α ∈ 𝒫_n est choisi tel que x_(α(1)) ⩾ ⋯ ⩾ x_(α(n)) (autrement dit, x^_1 ⩾ ⋯ ⩾ x^_n sont les composantes X réordonnées dans l'ordre décroissant).
  • 30.Soient A ∈ S_n(ℝ) et B ∈ S_n(ℝ). On pose U = diag(A) et V = diag(B).
    Montrer que ⟨U^, V^⟩ ⩽ ⟨λ^(A), λ^(B)⟩ (Inégalité de Fan).
I. Mathématiques générales
np.linspace(a, b, n) Crée une matrice ligne de n valeurs uniformément réparties entre a et b (inclus).
np.zeros([n,m]) Crée la matrice nulle de taille n × m.
np.zeros(n) Crée la matrice ligne nulle de taille n.
np.arange(a,b,eps) Renvoie la liste des flottants de a à b (b non compris) de pas constant eps.
np.shape(M) Donne la taille de la matrice M sous forme d'un tuple (couple).
np.transpose(M) Renvoie la transposée de M.
np.dot(M,P); M.dot(P); M @ P 3 instructions synonymes, évaluent le produit matriciel MP.
np.sum(M) Renvoie la somme de tous les éléments de M.
np.sum(M, axis = i) Renvoie un vecteur ligne des sommes de chaque colonne de M si i = 0 et des sommes de chaque ligne de M si i = 1.
II. Algèbre linéaire
al.inv(M) Renvoie l'inverse de la matrice M.
al.matrix_rank(M) Renvoie le rang de la matrice M .
al.matrix_power(M,n) Renvoie la nième puissance de la matrice M.
III. Simulations probabilistes
rd.random([q,r]) Simule une réalisation d'une matrice aléatoire de dimension (q, r) dont les coefficients sont des variables aléatoires indépendantes qui suivent la loi U([0, 1]).
rd.normal(m,d,[q,r])
rd.normal(m,d,n)
Simule une réalisation d'une matrice (resp d'un vecteur) aléatoire de dimension (q, r) (resp n ) dont les coefficients sont des variables aléatoires indépendantes qui suivent la loi N(m, d^2)
rd.gamma(m,a,[q,r])
rd.gamma(m,a,n)
Simule une réalisation d'une matrice(resp d'un vecteur) aléatoire de dimension (q, r) (resp n ) dont les coefficients sont des variables aléatoires indépendantes qui suivent la loi Γ(m, a).
IV. Graphiques
plt.plot(X,Y,options) Génère la courbe des points définis par les listes X et Y suivant les options graphiques définies par la chaîne de caractère options.
plt.grid() Affiche le quadrillage
plt.show() Affiche le graphique.
FIN

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