CCINP Mathématiques 2 MP MPI 2023Sujet, corrigé et rapport du jury
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- Moyenne
- 10/ 20
- Écart-type
- 3,95
- Présents
- 6 590
- Coefficient
- 12
- Durée
- 4 h
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : document officiel du concours, épreuve du 25 avril 2023. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE MP
MATHÉMATIQUES 2
Durée : 4 heures
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
- Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
- Ne pas utiliser de correcteur.
- Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
Les calculatrices sont interdites.
Le sujet est composé de deux exercices et d'un problème tous indépendants.
EXERCICE 1
On note
E = ℝ_2[X] .
Dans cet exercice, on pourra utiliser sans démonstration que pour tout entier natureln , la fonction
x ↦ x^n e^(− x) est intégrable sur
[0, + ∞[ et
∫_0^(+ ∞)x^n e^(− x) dx = n! .
Dans cet exercice, on pourra utiliser sans démonstration que pour tout entier naturel
Q1. Démontrer que l'on définit un produit scalaire sur
E en posant, pour tout couple
(P, Q) de polynômes de
E, ⟨P|Q⟩ = ∫_0^(+ ∞)P(x)Q(x)e^(− x) dx . On notera
‖ || la norme euclidienne associée.
Q2. Déterminer le projeté orthogonal de
X^2 sur
F = ℝ_1[X] noté
P_F(X^2) .
Q3. Justifier que
‖x^2 − P_F(X^2)‖^2 = ‖X^2‖^2 − ‖P_F(X^2)‖^2 puis calculer le réel :
inf_((a, b) ∈ ℝ^2)∫_0^(+ ∞)(x^2 − ax − b)^2 e^(− x)dx .
EXERCICE 2
Soit
p ∈ ]0, 1[, q = 1 − p . Soit
X et
Y deux variables aléatoires indépendantes à valeurs dans
ℕ définies sur un même espace probabilisé et suivant la même loi définie par:
On considère les variables aléatoires
Z et
T définies par
Z = sup(X, Y) et
T = inf(X, Y) .
Q4. Pour tout couple (m, n ) d'entiers naturels, déterminer
P((Z = m) ∩ (T = n)) en distinguant trois cas :
m > n, m < n et
m = n .
Q4. Pour tout couple (
Q5. En déduire la loi de la variable aléatoire
Z .
PROBLÈME
Dans ce problème,
E est un
ℂ -espace vectoriel de dimension finie.
Partie 1
Q6. Un exemple
Vérifier que la matrice
A = (3, 2; 2, 3) est diagonalisable.
Démontrer que les matricesΠ_1 = 1/2(1, − 1; − 1, 1) et
Π_2 = 1/2(1, 1; 1, 1) sont des matrices de projecteur puis calculer
Π_1 + 5Π_2, Π_1 + Π_2 et
Π_1 Π_2 .
Démontrer que les matrices
Q7. On rappelle le lemme de décomposition des noyaux:
SiP_1, P_2, …, P_r sont des éléments de
ℂ[X] deux à deux premiers entre eux de produit égal à
T , si
u est un endomorphisme de
E alors :
Si
L'objet de cette question est de démontrer le cas particulier
r = 2 .
Soitu un endomorphisme de
E et soit
P et
Q deux polynômes premiers entre eux.
Justifier queKer(P(u)) ⊂ Ker[(PQ)(u)] (de même, on a :
Ker(Q(u)) ⊂ Ker[(PQ)(u)] ).
Soit
Justifier que
Démontrer que :
Ker[(PQ)(u)] = Ker(P(u)) ⊕ Ker(Q(u)) .
Dans la suite du problème, on pourra utiliser librement le lemme de décomposition des noyaux.
Q8. Soitu un endomorphisme de
E et soit
π_u son polynôme minimal.
On suppose queπ_u = P_1^(k_1)P_2^(k_2) où les polynômes
P_1 et
P_2 sont premiers entre eux. On pose, pour tout entier
i ∈ {1, 2}, Q_i = (π_u)/(P_i^(k_i)) .
Justifier qu'il existe deux polynômesR_1 et
R_2 de
ℂ[X] tels que
R_1 Q_1 + R_2 Q_2 = 1 .
Q8. Soit
On suppose que
Justifier qu'il existe deux polynômes
Pour la suite de cette partie, on notera
π_u = P_1^(k_1)P_2^(k_2)…P_m^(k_m) la décomposition en facteurs premiers du polynôme minimal et on admettra que, si pour tout entier
i ∈ {1, 2, …, m}, Q_i = (π_u)/(P_i^(k_i)) , il existe des polynômes de
ℂ[X] tels que
R_1 Q_1 + R_2 Q_2 + … + R_m Q_m = 1 .
Q9. On pose alors pour tout entier
i ∈ {1, 2, …, m}, p_i = R_i(u) ∘ Q_i(u) .
Démontrer que pour tout couple(i, j) d'entiers distincts de
{1, 2, …, m} , on a les trois résultats suivants :
Démontrer que pour tout couple
et chaque
p_i est un projecteur de
E .
Lesp_i seront appelés projecteurs associés à
u .
Les
Q10. Soit
u un endomorphisme de
E et soit
χ_u son polynôme caractéristique :
χ_u = ∏_(i = 1)^m(X − λ_i)^(α_i) (avec les
λ_i deux à deux distincts et les
α_i des entiers naturels non nuls) et pour tout entier
i ∈ {1, 2, …, m}, N_i = Ker(u − λ_i id_E)^(α_i) le sous-espace caractéristique associé à
λ_i . Justifier que
E = N_1 ⊕ N_2 ⊕ … ⊕ N_m .
Q11. Démontrer que
E = Imp_1 ⊕ Imp_2 ⊕ … ⊕ Imp_m .
Q12. Démontrer que pour tout entier
i ∈ {1, 2, …, m}, lmp_i = N_i .
Partie II
Dans toute cette partie, on suppose que l'endomorphisme
u est diagonalisable et on note
λ_1, λ_2, …, λ_m ses valeurs propres distinctes.
Q13. Quel est alors le polynôme minimal
π_u de
u ?
Q14. On note toujours, pour tout entier
i ∈ {1, 2, …, m}, Q_i = (π_u)/(P_i) où
P_i = X − λ_i , et on pose
θ_i = 1/(Q_i(λ_i)) .
Donner, sans détails, la décomposition en éléments simples de1/(π_u) puis démontrer que les projecteurs associés à
u sont, pour tout entier
i ∈ {1, 2, …, m}, p_i = (Q_i(u))/(Q_i(λ_i)) .
Donner, sans détails, la décomposition en éléments simples de
Q15. Démontrer que
X = ∑_(i = 1)^m(λ_i Q_i(X))/(Q_i(λ_i)) puis que
u = ∑_(i = 1)^m λ_i p_i (décomposition spectrale de
u ).
Q16. Exemple : on considère la matrice
A = (1, 1, 1, 1; 1, 1, − 1, − 1; 1, − 1, 1, − 1; 1, − 1, − 1, 1) .
a) Justifier que la matriceA est diagonalisable et calculer la matrice
A^2 .
b) En déduire le polynôme minimalπ_A de la matrice
A puis la décomposition spectrale de la matrice
A . On notera
Π_1 et
Π_2 les matrices des projecteurs associés.
c) Calculer, pour tout entier naturelq ,
A^q en fonction des matrices
Π_1 et
Π_2 .
a) Justifier que la matrice
b) En déduire le polynôme minimal
c) Calculer, pour tout entier naturel
Q17. On note
ℂ[v] l'algèbre des polynômes d'un endomorphisme
v d'un
ℂ -espace vectoriel de dimension finie.
Démontrer que la dimension de l'espace vectorielℂ[v] est égal au degré du polynôme minimal
π_v de l'endomorphisme
v .
Démontrer que la dimension de l'espace vectoriel
Q18. On revient au cas
u diagonalisable avec
π_u = ∏_(i = 1)^m(X − λ_i) .
Démontrer que la famille(p_1, p_2, …, p_m) des projecteurs associés à
u est une base de l'espace vectoriel
ℂ[u] .
Démontrer que la famille
Q19. Dans le cas d'un endomorphisme
u non diagonalisable, la famille (
p_1, p_2, …, p_m ) des projecteurs associés à
u est-elle toujours une base de l'espace vectoriel
ℂ[u] ?
Q20. Nous avons vu que si
u est un endomorphisme de
E diagonalisable, il existe
m endomorphismes non nuls
p_i de
E , tels que pour tout entier
q on ait
u^q = ∑_(i = 1)^m λ_i^q p_i .
Nous allons étudier une « réciproque».
Soitu un endomorphisme de
E, ℂ -espace vectoriel de dimension finie. On suppose qu'il existe
m endomorphismes non nuls
f_i de
E et
m complexes
λ_1, λ_2, …, λ_m distincts, tels que pour tout entier naturel
q on ait
u^q = ∑_(i = 1)^m λ_i^q f_i .
Démontrer queu est diagonalisable.
Nous allons étudier une « réciproque».
Soit
Démontrer que
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