CCINP Mathématiques 2 PSI 2002Sujet et corrigé
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CCP PSI 2002 - Maths 2
Durée : 4 heures
Les calculatrices sont autorisées
N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
On désigne par
N l'ensemble des entiers naturels, par
N^∗ l'ensemble
N privé de 0 , par
Z l'ensemble des entiers relatifs, par
Q l'ensemble des nombres rationnels et par
R l'ensemble des nombres réels. Etant donné un entier naturel
n , on note
[ [0, n] ] l'ensemble des entiers naturels
k tels que
0 ≤ k ≤ n .
Cette épreuve comporte trois parties.
Dans la première partie, on étudie les solutions développables en série entière d'une équation différentielle.
Dans la deuxième partie, qui est indépendante de la première partie, on étudie des suites numériques définies par des relations de récurrence.
La troisième partie utilise les résultats des parties précédentes pour obtenir un encadrement de1/(th(1)) par des nombres rationnels (th désignant la fonction tangente hyperbolique).
Dans la première partie, on étudie les solutions développables en série entière d'une équation différentielle.
Dans la deuxième partie, qui est indépendante de la première partie, on étudie des suites numériques définies par des relations de récurrence.
La troisième partie utilise les résultats des parties précédentes pour obtenir un encadrement de
PARTIE I
Pour
n ∈ N , on considère les équations différentielles
(E_n)x^2 y^(′′) + (n − n^2 − x^2)y = 0 , où
x désigne une variable réelle et
y = y(x) une fonction deux fois dérivable.
On remarque que (E_0 ) et (
E_1 ) sont les mêmes équations.
I.1. On prendn = 0 et on étudie l'équation différentielle (
E_0 ).
I.1.1. Déterminer les solutions de (E_0 ) sur chacun des intervalles
] − ∞, 0[]0,, + ∞[ .
I.1.2. L'équation (E_0 ) a-t-elle des solutions sur
R ?
I.2. On prendn ≥ 2 et on suppose que l'équation différentielle
(E_n) a une solution développable en série entière
y(x) = ∑_(k = 0)^(+ ∞)u_k x^k , de rayon de convergence
R > 0 .
I.2.1. Calculeru_0 et
u_1 .
I.2.2. Pourk ≥ 2 , donner une relation entre
u_k et
u_(k − 2) .
I.2.3. Calculer les coefficientsu_k pour
k ∈ [ [0, n − 1] ] .
I.2.4. Pourp ∈ N , calculer les coefficients
u_(n + 2p + 1) .
I.2.5. Peut-on calculeru_n ? On justifiera la réponse.
I.2.6. Déterminer le rayon de convergenceR de la série entière.
On remarque que (
I.1. On prend
I.1.1. Déterminer les solutions de (
I.1.2. L'équation (
I.2. On prend
I.2.1. Calculer
I.2.2. Pour
I.2.3. Calculer les coefficients
I.2.4. Pour
I.2.5. Peut-on calculer
I.2.6. Déterminer le rayon de convergence
Pour
k et
n dans
N , on note
C_(k, n) = (2^n(k + n)!)/(k!(2k + 2n)!) et on considère les fonctions
φ_n définies pour
x réel
parφ_n(x) = ∑_(k = 0)^(+ ∞)C_(k, n)x^(2k + n) lorsque la série converge.
I.3.
I.3.1. Exprimerφ_0(x) et
φ_1(x) à l'aide des fonctions usuelles.
I.3.2. Montrer que les fonctionsφ_n sont indéfiniment dérivables sur
R .
I.3.
I.3.1. Exprimer
I.3.2. Montrer que les fonctions
I.4.
I.4.1. Calculer le quotient
(C_(k, n + 1))/(C_(k, n)) .
I.4.2. En déduire l'expression deC_(k, n) − (2n + 1)C_(k, n + 1) en fonction de
k et de
C_(k, n + 1) .
I.4.3. Pourx ≠ 0 , exprimer
φ_n(x) − (2n + 1)/xφ_(n + 1)(x) en fonction de
φ_(n + 2)(x) .
I.4.4. On admet que pour toutn ∈ N , la fonction
φ_n est solution sur
R de l'équation
(E_n) . En reprenant la notation de I.2., on écrit
φ_n(x) = y(x) = ∑_(k = 0)^(+ ∞)u_k x^k . Quelle est la valeur de
u_n ?
I.5. Dans cette question on supposex ≠ 0 .
I.5.1. Montrer que pour toutn ∈ N , on a
φ_n(x) ≠ 0 .
I.4.2. En déduire l'expression de
I.4.3. Pour
I.4.4. On admet que pour tout
I.5. Dans cette question on suppose
I.5.1. Montrer que pour tout
Pour
n ∈ N et
x ≠ 0 , on définit
γ_n(x) = (φ_n(x))/(φ_(n + 1)(x)) . Dans la suite de la question, on pourra utiliser I.4.3.
I.5.2. On suppose0 < x ≤ 1 , montrer l'inégalité
γ_n(x) > 1 .
I.5.3. Montrer la relationγ_n(x) = (2n + 1)/x + 1/(γ_(n + 1)(x)) .
I.5.2. On suppose
I.5.3. Montrer la relation
PARTIE II
On note
S l'ensemble des suites
a = (a_n)_(n ∈ N) vérifiant :
a_0 ∈ Z et pour tout
n ≥ 1, a_n ∈ N^∗ . Etant donné une suite
a = (a_n)_(n ∈ N) de
S , on définit les suites
(p_n)_(n ∈ N) et
(q_n)_(n ∈ N) par :
puis, pour
n ≥ 2 , par :
II.1. Montrer que pour tout
n ∈ N on a
q_n ≥ n .
II.2. Relations entre lesp_n et les
q_n .
II.2.1. Pourn ≥ 1 , calculer
p_n q_(n − 1) − q_n p_(n − 1) .
II.2.2. Pourn ≥ 2 , calculer
p_n q_(n − 2) − q_n p_(n − 2) .
II.2. Relations entre les
II.2.1. Pour
II.2.2. Pour
Pour
n ∈ N , on définit
x_n = (p_n)/(q_n) .
II.3. Etude de la suite(x_n)_(n ∈ N) .
II.3.1. Pourn ≥ 1 , calculer
x_n − x_(n − 1) et pour
n ≥ 2 , calculer
x_n − x_(n − 2) en fonction des
a_k et des
q_k .
II.3.2. En déduire que les suites(x_(2n))_(n ∈ N) et
(x_(2n + 1))_(n ∈ N) sont adjacentes.
II.3.3. On noteα la limite de la suite
(x_n)_(n ∈ N) . On se propose de démontrer par l'absurde que
α est un nombre irrationnel.
En supposant queα = c/d ∈ Q , avec
d ∈ N^∗ , et en utilisant l'encadrement
0 < α − x_(2n) < x_(2n + 1) − x_(2n) , déterminer un entier
k_n vérifiant
0 < k_n < d/(q_(2n + 1)) . En déduire que
α n'est pas rationnel.
II.3. Etude de la suite
II.3.1. Pour
II.3.2. En déduire que les suites
II.3.3. On note
En supposant que
Soit
λ ∈ N^∗ un entier naturel non nul fixé; on considère la fonction
f définie pour tout
t réel par
f(t) = t^2 − λt − 1 .
II.4. Etude de la fonctionf .
II.4.1. Tracer le graphe de la fonctionf sur l'intervalle
[ − 1, λ + 1] .
II.4.2. On noter_1 et
r_2 , avec
r_1 < r_2 , les deux racines de
f . Déterminer le signe et la partie entière de chacune des racines.
II.5. Pour toutn ∈ N , on prend
a_n = λ et on considère la suite
a = (a_n)_(n ∈ N) .
II.5.1. Pouri ∈ [ [0, 3] ] , calculer
p_i et
q_i .
II.5.2 Pourn ≥ 1 , exprimer
q_n en fonction des
p_k pour
k ∈ N . En déduire une expression de
x_n en fonction des
q_k pour
k ∈ N .
II.5.3. Exprimerq_n en fonction de
r_1, r_2 et
n .
II.5.4. Déduire des questions précédentes une expression dex_n en fonction de
r_1, r_2 et
n .
II.5.5. En déduire la valeur de la limiteα de la suite
(x_n)_(n ∈ N) en fonction de
r_1 et
r_2 .
II.5.6. On prendλ = 3 . Calculer
q_n pour
n ∈ [ [0, 6] ] . En déduire deux nombres rationnels qui encadrent
α à
10^(− 4) près.
II.4. Etude de la fonction
II.4.1. Tracer le graphe de la fonction
II.4.2. On note
II.5. Pour tout
II.5.1. Pour
II.5.2 Pour
II.5.3. Exprimer
II.5.4. Déduire des questions précédentes une expression de
II.5.5. En déduire la valeur de la limite
II.5.6. On prend
PARTIE III
Etant donné une suite de nombres réels
(b_n)_(n ∈ N) , telle que pour tout
n ≥ 1 on ait
b_n > 0 , on définit la suite dont le terme général d'indice
n est noté
[b_0, b_1, …, b_n] par :
En particulier
[b_0, b_1, b_2] = [b_0, b_1 + 1/(b_2)] .
III.1. Soita = (a_n)_(n ∈ N) un élément de
S . On lui associe les suites
(p_n)_(n ∈ N), (q_n)_(n ∈ N) et
(x_n)_(n ∈ N) définies dans II.
III.1.1. Ecrire[a_0, a_1] et
[a_0, a_1, a_2] sous forme de fractions en fonction des
a_i .
III.1.2. On suppose que, pour un entiern ≥ 2 fixé, on a
[a_0, …, a_n] = (p_n)/(q_n) .
III.1. Soit
III.1.1. Ecrire
III.1.2. On suppose que, pour un entier
Quel nombre rationnel obtient-on en remplaçant dans
[a_0, …, a_(n − 1), a_n] , le terme
a_n par
a_n + 1/(a_(n + 1)) ?
III.1.3. Montrer que pour toutn ∈ N on a
[a_0, …, a_n] = x_n .
III.1.4. Pourn ∈ N^∗ , montrer
[a_0, …, a_n] = a_0 + 1/([a_1, …, a_n]) .
III.1.3. Montrer que pour tout
III.1.4. Pour
Dans II.3., on a montré que la suite
(x_n)_(n ∈ N) converge vers un nombre irrationnel
α . On note
α = [a_0, a_1, …] et on note
F l'application de
S dans l'ensemble des nombres irrationnels définie par
F(a) = α = [a_0, a_1, …] . On admet que
F est surjective.
III.2. Soitα un nombre irrationnel et soit
a ∈ S une suite telle que
α = F(a) = [a_0, a_1, …] .
III.2.1 Comparerx_0, x_1 et
α . En déduire que
a_0 est la partie entière de
α .
III.2.2. Pourk ∈ N , on note
α_k = [a_k, a_(k + 1), …] . Montrer l'égalité
α = α_0 = a_0 + 1/(α_1) . Donner une relation entre
α_k, α_(k + 1) et
a_k .
III.2.3. Décrire un algorithme qui donne la suite(a_n)_(n ∈ N) . En déduire que
F est bijective.
III.2.4. On prendα = √3 et on note
a = (a_n)_(n ∈ N) ∈ S la suite vérifiant
F(a) = √3 . Calculer
a_0, a_1, a_2, a_3 et exprimer
α_1, α_2 et
α_3 en fonction de
√3 . Déterminer la suite
a = (a_n)_(n ∈ N) .
III.3. Soitμ ∈ N^∗ . On note th la fonction tangente hyperbolique.
III.3.1. Déduire des parties précédentes qu'il existe une suitea ∈ S telle que
F(a) = 1/(th(1/μ)) et expliciter les termes de cette suite (on pourra utiliser les résultats du
I ).
III.3.2. On choisitμ = 1 . Pour
n ∈ [ [0, 4] ] donner le tableau des entiers
a_n, p_n, q_n . En déduire deux nombres rationnels qui donnent un encadrement de
1/(th(1)) à
10^(− 4) près.
III.2. Soit
III.2.1 Comparer
III.2.2. Pour
III.2.3. Décrire un algorithme qui donne la suite
III.2.4. On prend
III.3. Soit
III.3.1. Déduire des parties précédentes qu'il existe une suite
III.3.2. On choisit
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