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CCINP Mathématiques 2 TSI 2000Sujet et corrigé

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MATHÉMATIQUES 2

DurÉE : 3 heures

Les calculatrices sont interdites.

Il est rappelé aux candidats qu'il sera tenu compte de la présentation et de la rédaction des copies.
L'objet du problème est la résolution de l'équation différentielle
(E_(a, b)) : y^(′′) + (a + be^(2ix))y = 0
pour certaines valeurs des nombres complexes a et b, ainsi que la recherche d'éventuelles solutions de période 2π.
Une solution de E_(a, b) est une application à valeurs réelles ou complexes, de classe C^2 (au moins), de la variable réelle x et définie sur ℝ.
On pose c_n(f) = 1/(2π)∫_0^(2π)f(t)e^(− int)dt pour toute application f de ℝ dans ℂ, continue, de période 2π, et pour tout entier n de ℤ.
  1. Préliminaires: soit f une application de ℝ dans ℝ, continue, de période 2π.
    1.1. Exprimer c_n(f) en fonction des coefficients de Fourier a_n(f) et b_n(f) de l'application f, si n ∈ ℕ^∗. Exprimer de même c_(− n)(f) en fonction de a_n(f) et b_n(f), si n ∈ ℕ^∗. Exprimer enfin c_0(f) en fonction de a_0(f).
    1.2. Prouver que la convergence absolue des séries ∑_(n ∈ ℕ)a_n(f) et ∑_(n ∈ ℕ^∗)b_n(f) est équivalente à la convergence absolue des séries ∑_(n ∈ ℕ)c_n(f) et ∑_(n ∈ ℕ^∗)c_(− n)(f).
    1.3. Montrer que la série de Fourier de f peut s'écrire sous la forme:
c_0(f) + ∑_(n ∈ ℕ^∗)(c_n(f)e^(inx) + c_(− n)(f)e^(− inx))
  1. On suppose dans cette question que b est nul et que a est réel.
    2.1. Pour quelles valeurs de a l'équation E_(a, 0) admet-elle des solutions non nulles dont 2π est une période?
    2.2. Pour quelles valeurs de a l'équation E_(a, 0) admet-elle des solutions réelles non nulles?
  2. Soit f une application de période 2π, indéfiniment dérivable de ℝ dans ℂ, et f^((k))(k ∈ ℕ) sa dérivée k-ème, avec par convention f^((0)) = f.
    3.1. Exprimer c_n(f^′) en fonction de c_n(f), pour tout entier n de ℤ (on pourra utiliser une intégration par parties).
    3.2. En déduire une relation entre c_n(f) et c_n(f^((k))) pour tout (n, k) ∈ ℤ × ℕ.
    3.3. Dans le cas où f est à valeurs réelles, montrer que pour tout entier k strictement positif, |c_n(f)| et |c_(− n)(f)| sont négligeables devant 1/(n^k), quand l'entier naturel n tend vers l'infini.
    3.4. Dans le cas où f est à valeurs réelles, justifier pour tout x réel et tout k entier naturel la convergence absolue, et donner la somme des séries:
c_0(f^((k))) + ∑_(n = 1)^∞(c_n(f^((k)))e^(inx) + c_(− n)(f^((k)))e^(− inx))
Vérifier que l'on peut passer de la série de f^((k)) à la série de f^((k + 1)) par dérivation terme à terme.
4. On suppose dans cette question que b ∈ ℂ, b ≠ 0 et a ∈ ℂ.
4.1. Prouver que toute solution de E_(a, b) est indéfiniment dérivable.
4.2. Prouver que toute solution réelle de E_(a, b), de période 2π, est développable en série de Fourier, ainsi que ses dérivées successives.
4.3. Exprimer les coefficients c_n(g) de l'application g : x ↦ (a + be^(2ix))f(x) en fonction des coefficients c_m(f) pour tout entier n de ℤ.
4.4. Montrer que les coefficients c_n(f) d'une solution f de E_(a, b), de période 2π, vérifient:
∀n ∈ ℤ, (n^2 − a)c_n(f) = bc_(n − 2)(f)
  1. On suppose dans cette question et la suivante que a = 0, b ∈ ℂ, b ≠ 0, et que f est une solution indéfiniment dérivable et de période 2π de E_(0, b).
    5.1. Exprimer c_(2p + 1)(f) en fonction de c_(2p − 1)(f) pour p ∈ ℤ. Si c_1(f) est nul, calculer c_(2p + 1)(f) pour p ∈ ℤ. Si c_1(f) n'est pas nul, prouver qu'alors la série ∑_(p ∈ ℕ)c_(− 2p + 1)(f) n'est pas absolument convergente.
    5.2. Prouver que: ∀p ∈ ℕ^∗, c_(− 2p)(f) = 0.
    5.3. Prouver que: ∀p ∈ ℕ^∗, c_(2p)(f) = b/(4p^2)c_(2p − 2)(f).
  2. On définit une suite complexe (γ_n)_(n ∈ N) par γ_0 = 1 et pour tout entier n strictement positif, γ_n = b/(4n^2)γ_(n − 1), et on définit une fonction φ, de ℝ dans ℂ, par φ(x) = ∑_(n = 0)^∞γ_n e^(2inx).
    6.1. Déterminer le rayon de convergence de la série entière ∑_(n ∈ ℕ)γ_n z^n.
    6.2. Prouver la convergence de la série ∑_(n ∈ ℕ)γ_n, et, pour tout x réel, la convergence absolue de la série ∑_(n ∈ ℕ)γ_n e^(2inx).
    6.3. En admettant que φ est de classe C^2 sur ℝ, et que l'on peut dériver deux fois sa série terme à terme pour trouver φ^(′′), vérifier que φ est une solution non nulle, de période 2π, de l'équation différentielle E_(0, b).
  3. ALGORITHMIQUE: Préciser, au début de cette partie, le logiciel de calcul formel que vous avez étudié, et utiliser son langage de programmation pour traiter la question ci-dessous:
Ecrire un algorithme (ou une procédure, ou un programme) qui,
en fonction a) d'un complexe b non nul,
b) d'un entier m ≥ 1,
c) d'un réel x ∈ [0, 2π],
calcule a) le plus petit entier n ≥ 0 tel que |γ_n| ≤ 10^(− m)(γ_n est défini en question 6 ),
b) la fonction somme partielle correspondante S_n : | t ↦ ∑_(k = 0)^n γ_k e^(2ikt); [0, 2π] → ℂ,
c) une valeur numérique approchée de S_n(x).

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