CCINP Mathématiques 2 TSI 2001Sujet et corrigé
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CONCOURS COMMUNS POLYTECHNIOUES
ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE TSI
MATHÉMATIQUES 2
Durée : 3 heures
Les calculatrices sont interdites
Il est rappelé aux candidats qu'il sera tenu compte de la présentation et de la rédaction des copies.
Notations et définitions
On appelle base canonique de
R^n la base (
e_1, …, e_n ) où
e_1 = (1, 0, …, 0), …, e_n = (0, …, 0, 1) .
Si un élémentx = (x_1, …, x_n) de
R^n vérifie
x_i ≥ 0 (respectivement
x_i > 0 ) pour tout
i ∈ {1, …, n} , on note
x ≥ 0 (respectivement
x > 0 ). Si
y est un élément de
R^n, x ≥ y signifie
x − y ≥ 0 , et de même
x > y signifie
x − y > 0 .
Si un élément
On désigne par
ℳ_h(R) le
R -espace vectoriel des matrices carrées
n × n à coefficients réels, et par
L_n(R) le
R -espace vectoriel des applications linéaires de
R^n dans
R^n .
Si
A est un élément de
ℳ_h(R) , on note
A = (a_(i, j))_(1 ≤ i, j ≤ n) si
a_(i, j) est le coefficient de la
i -ème ligne et de la
j -ème colonne de
A .
On note
I_n la matrice unité de
R^n et
Id_n l'application identité de
R^n .
Si
A = (a_(i, j))_(1 ≤ i, j ≤ n) est un élément de
ℳ_n(R) et
u l'élément de
ℒ_n(R) admettant
A comme matrice dans la base canonique de
R^n , pour tout élément
x = (x_1, …, x_n) de
R^n , on note parfois
Ax au lieu de
u(x) l'image de
x par
u : Ax = ((Ax)_1, …, (Ax)_n) , avec
(Ax)_i = ∑_(j = 1)^n a_(i, j)x_j , pour tout
i ∈ {1, …, n} .
On dit que
A = (a_(i, j))_(1 ≤ i, j ≤ n) , un élément de
𝒲_h(R) , est à termes positifs (respectivement strictement positifs) si
a_(i, j) ≥ 0 (respectivement
a_(i, j) > 0 ) pour tout
(i, j) ∈ {1, …, n}^2 . On note alors
A ≥ 0 (respectivement
A > 0 ).
Les deux parties sont indépendantes.
Première partie
I 1 Dans
R^2 ou
R^3 , donner un exemple de matrice
A telle que ni
A ni
− A ne soient à termes positifs, et pour laquelle il existe un vecteur
x ≥ 0 tel que ni
Ax ni
− Ax ne soient positifs.
On se place maintenant en dimension
n quelconque.
SoitA = (a_(i, j))_(1 ≤ i, j ≤ n) un élément de
ℳ_h(R) .
I 2 Montrer queA est à termes positifs si et seulement si, pour tout élément
x de
R^n tel que
x ≥ 0 , on a
Ax ≥ 0 .
Soit
I 2 Montrer que
I 3 Montrer que
A est à termes strictement positifs si et seulement si, pour tout élément
x de
R^n tel que
x ≥ 0 et
x ≠ 0 , on a
Ax > 0 .
14
I 4.1 Montrer que tout vecteurx ≥ 0 est limite d'une suite de vecteurs strictement positifs de
R^n .
I 4.2 Montrer réciproquement que six est limite d'une suite de vecteurs strictement positifs de
R^n , on a
x ≥ 0 .
I 4.1 Montrer que tout vecteur
I 4.2 Montrer réciproquement que si
I 4.3 Montrer que si, pour tout élément
x de
R^n tel que
x > 0 , on a
Ax > 0 , alors
A cst à termes positifs. La matrice
A est-elle nécessairement à termes strictement positifs ?
I 5 Soient
a, b, c trois nombres réels
> 0 , et
A la matrice (en dimension 3 de nouveau)
I5.1 Montrer que
λ_1 = a + b + c est valeur propre de
A , et trouver un vecteur propre associé.
I 5.2 Montrer que le sous-espace propre associé àλ_1 est une droite vectorielle.
15.3 Montrer que siλ est une valeur propre de
A autre que
λ_1 , alors
λ ∈ R et
|λ| < λ_1 .
I 5.2 Montrer que le sous-espace propre associé à
15.3 Montrer que si
Deuxième partie
Soit
A une matrice inversible, à termes strictement positifs et symétrique, de valeurs propres réelles distinctes ou non
λ_1, λ_2, …, λ_n rangées par ordre décroissant des valeurs absolues:
On admettra que :
i)λ_1 est positive et simple : on note
λ_1 = r et
s = |λ_2|, s < r ;
ii) les vecteurs propres associés àλ_1 = r sont tous colinéaires à un vecteur
z > 0 : quitte à multiplier
z par un scalaire positif, on suppose en outre que
‖z‖ = 1 , où
‖ .
‖désignelanormeeuclidienneusuelledeR^n .
i)
ii) les vecteurs propres associés à
On note
<, > le produit scalaire associé à la norme.
II 1 Soit
P la matrice de la projection orthogonale sur la droite engendrée par
z dans la base canonique de
R^n , et
Q = I_n − P . Montrer que, pour tout
x élément de
R^n , on a les relations suivantes :
II 1.1
II 2 On pose
t_0 = 1/(√n)(1, …, 1) , élément de
R^n , et on définit la suite
(t_k)_(k ∈ N) de vecteurs de
R^n par la relation de récurrence
(Il résulte de l'inversibilité de
A que
At_k ≠ 0 si
t_k ≠ 0 , de sorte que cette définition a bien un sens.)
II 2.1 Vérifier que, sit_0 = z , alors
t_k = z pour tout
k ∈ N .
On supposet_0 ≠ z dans la suite de la question II.2.
II 2.2 Montrer quet_k > 0 et
t_k ≠ z pour tout
k ∈ N .
II 2.1 Vérifier que, si
On suppose
II 2.2 Montrer que
II 2.3 Prouver que
⟨t_k, z⟩ ∈ ]0, 1[ pour tout
k ∈ N et que
En déduire que la suite
(⟨t_k, z⟩)_(k ∈ N) est croissante et convergente, puis que
II 2.4 Vérifier que, pour tout
k ≥ 0 ,
En déduire que
lim_(k → + ∞)t_k = z .
II 2.5 Prouver les identités
pour tout
k ∈ N .
II 3 A partir des résultats précédents, proposer un algorithme itératif de calcul approché de
r et de
z .
En supposant disponibles les routines de calcul effectuant un produit matrice× vecteur et calculant la norme d'un vecteur, on décrira l'initialisation de l'algorithme proposé, le contenu d'une boucle d'itération et la procédure d'arrêt des itérations. On demande de justifier les choix effectués, notamment dans la procédure d'arrêt. En revanche, la description des programmes (organigramme, déclaration des variables, etc) est hors-sujet.
En supposant disponibles les routines de calcul effectuant un produit matrice
Pas de description pour le moment
