CCINP Mathématiques 2 TSI 2003Sujet et corrigé
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE FILIÈRE TSI - SESSION 2003
Les calculatrices sont autorisées.
NB. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
M_3(C) (resp.
M_3(R) ) est l'anneau des matrices carrées
3 × 3 à coefficients dans
C (resp. dans
R ). On note
I la matrice identité, et
F = (0, 1, 0; 0, 0, 1; 1, 0, 0) la matrice dite de Frobenius.
L'objet de ce problème est d'étudier le sous-anneau deM_3(C) engendré par
F , et d'en donner quelques applications. Les parties II et III sont, dans une large mesure, indépendantes.
NB. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
L'objet de ce problème est d'étudier le sous-anneau de
Partie I: Dans toute cette partie, on travaille dans
M_3(C) .
- Soit
χ_F(t) = det(F − tl) le polynôme caractéristique deF . Donnerχ_F(t) et en déduire queF est diagonalisable sur C. On poseraj = exp((i2π)/3) . - On note :
a/ Montrer que
A est un sous-espace vectoriel de
M_3(C) , dont on donnera une base et la dimension.
b/ Montrer que le produit de deux éléments deA est commutatif et reste dans
A .
3. Montrer que tous les éléments deA sont diagonalisables dans une même base.
4. Déterminer alors une expression factorisée du déterminant des matricesA = xI + yF + zF^2 en fonction de
x, y, z , puis donner une condition d'inversibilité de ces matrices.
5. SoitA ∈ A, A inversible. On établit dans cette question que
A^(− 1) ∈ A . Pour cela, on considère l'application
Φ : A → A
b/ Montrer que le produit de deux éléments de
3. Montrer que tous les éléments de
4. Déterminer alors une expression factorisée du déterminant des matrices
5. Soit
a/ Vérifier que
Φ est bien un endomorphisme de A .
b/ Montrer que c'est un isomorphisme puis queA^(− 1) ∈ A .
c/ Proposer une méthode pour vérifier cette conclusion (A^(− 1) ∈ A ) en utilisant l'outil calcul formel.
Partie II: Soitε_3 un espace affine euclidien réel de dimension 3, d'espace vectoriel associé
E_3 . On rapporte
ε_3 (resp.
E_3 ) à un repère orthonormé direct (
O, i⃗, j⃗, k⃗ ), (resp. la base orthonormée
directe (i⃗, j⃗, k⃗ )). On note classiquement
u⃗ ⋅ v⃗ (resp.
u⃗ ∧ v⃗ ) le produit scalaire (resp. vectoriel) de deux vecteurs
u⃗ et
v⃗ , et
‖u⃗‖ = √(u⃗ ⋅ u⃗) la norme euclidienne d'un vecteur
u⃗ .
On considère l'ensembleS des points
M de
ε_3 défini par :
b/ Montrer que c'est un isomorphisme puis que
c/ Proposer une méthode pour vérifier cette conclusion (
Partie II: Soit
directe (
On considère l'ensemble
On étudie quelques propriétés de
S dans cette partie.
- Ecrire une équation cartésienne de
S dans le repère (O, i⃗, j⃗, k⃗ ). On vérifiera que cette équation peut se factoriser en :
(x + y + z)q(x, y, z) = 1 , oùq(x, y, z) est une quantité à expliciter. En déduire que :
avec
a⃗ = i⃗ + j⃗ + k⃗ .
On obtient ainsi une caractérisation géométrique deS .
2. En déduire queS est une surface de révolution autour de l'axe
Δ passant par
O et dirigé par
a⃗ . On pourra introduire le projeté orthogonal
H de
M sur
Δ .
3.
a/ Donner une équation cartésienne deS dans un repère orthonormé attaché à l'axe de révolution et d'origine
O . On posera
K⃗ = (a⃗)/(‖a⃗‖) et on choisira par conséquent deux vecteurs
I⃗ et
J⃗ (qu'il n'est pas utile d'expliciter). On pourra utiliser la caractérisation géométrique de
S donnée en 1.
b/ En déduire la nature des méridiennes deS , c'est-à-dire des courbes intersection de
S avec un plan contenant l'axe. En dessiner une, puis représenter
S dans l'espace.
4. PourM(x, y, z) ∈ S et
M^′(x^′, y^′, z^′) ∈ S , on définit le point
M^(′′)(x^(′′), y^(′′), z^(′′)) = M^∗ M^′ par :
On obtient ainsi une caractérisation géométrique de
2. En déduire que
3.
a/ Donner une équation cartésienne de
b/ En déduire la nature des méridiennes de
4. Pour
a/ En calculant
(xI + yF + zF^2)(x^′ I + y^′ F + z^′ F^2) , montrer que
M^(′′) ∈ S . On a ainsi muni
S d'une loi interne *.
b/ SoitM(x, y, z) ∈ S . On pose
A = (xI + yF + zF^2) . Justifier que
A^(− 1) existe et peut se décomposer en :
A^(− 1) = x^′ I + y^′ F + z^′ F^2 avec
(x^′, y^′, z^′) ∈ R^3 , et que
M^′(x^′, y^′, z^′) ∈ S . Déterminer
M∗M^′ . c/ Montrer alors que (
S, ∗ ) est un groupe commutatif.
5. Soient P le plan d'équation cartésiennex + y + z = 1 et
C = P ∩ S .
a/ Reconnaître C et en donner les éléments caractéristiques.
b/ Montrer que C est stable par la loi *, puis que c'est un sous-groupe de (S, ∗ ).
Partie III : Dans cette partie, on se place toujours dans l'espace affine euclidien réelε_3 rapporté à un repère orthonormé direct (
O, i⃗, j⃗, k⃗ ).
b/ Soit
5. Soient P le plan d'équation cartésienne
a/ Reconnaître C et en donner les éléments caractéristiques.
b/ Montrer que C est stable par la loi *, puis que c'est un sous-groupe de (
Partie III : Dans cette partie, on se place toujours dans l'espace affine euclidien réel
Soient les points
A(1, 0, 0), B(0, 1, 0) et
C(0, 0, 1) . Pour tout point
M(x, y, z) de
ε_3 , on note indifféremment
φ(M) ou
φ(x, y, z) la quantité :
On souhaite minimiser cette quantité.
- Calculer
φ(O) . Vérifier que pour toutM ∈ ε_3 tel que‖OM^(→−)‖ > 3, φ(x, y, z) > 3 . En déduire que la fonctionφ admet un minimum. - Montrer que
φ n'atteint son minimum en aucun des pointsO, A, B, C . Pour l'étude enO , on pourra examiner le comportement deφ au voisinage de O , le long de l'axeΔ passant parO et dirigé para⃗ = i⃗ + j⃗ + k⃗ ; et donc définir pour l'occasion la quantitéΦ(x) = φ(x, x, x) .
Les questions suivantes précisent en quel(s) point(s)φ est minimale. - Soit
r l'application affine deε_3 fixantO et transformantA enC, B enA etC enB . On noter⃗ son application linéaire associée. Justifier quer est bien définie, que la matrice der⃗ relativement à la baseB = (i⃗, j⃗, k⃗) estF , et montrer quer⃗ est une isométrie vectorielle. Quelle est la nature der ? On précisera ses éléments caractéristiques. - Pour tout
M ∈ ε_3 , on poseM^′ = r(M) . Montrer queφ(M) = φ(M^′) . - Soit
P un point en lequelφ est minimale. On montre dans cette question queP est sur la droiteΔ . Pour cela, on procède par l'absurde, en supposant queP n'est pas sur cette droite.
a/ SoitP^′ = r(P) . Pourquoi les vecteursOP^(→−) etOP^′^(→−) ne peuvent-ils pas être colinéaires ?
b/ SoitP^(′′) = r(P^′) = r^2(P) et soitQ l'isobarycentre deP, P^′ etP^(′′) .
Montrer queφ(Q) ≤ 1/3(φ(P) + φ(P^′) + φ(P^(′′))) .
c/ Déduire du 4 queφ(Q) ≤ φ(P) , et du 5.a. que cette inégalité est en fait stricte. Conclure. - On sait désormais qu'on doit rechercher le minimum sur l'axe
Δ . Il s'agit donc de minimiserΦ(x) = φ(x, x, x) .
a/ Montrer queΦ(x) > Φ(0) pour toutx < 0 .
b/ Etudier le sens de variation de la fonctionΦ surR_+ .
c/ Conclure queφ atteint une seule fois son minimum, au pointP(1/6, 1/6, 1/6) , et que ce minimum vaut5/(√3) .
Pas de description pour le moment
