Centrale Mathématiques 2 TSI 2003Sujet et corrigé
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Présentation du sujet
Similitude d'une matrice réelle carrée à sa transposéeAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Le problème démontre progressivement que toute matrice carrée réelle est semblable à sa transposée. Après des questions préliminaires sur la relation de similitude, le cas n=2 est traité explicitement en résolvant une équation matricielle, puis le cas n=3 à l'aide de sous-espaces stables et de la structure euclidienne de l'espace. Un résultat auxiliaire permet ensuite de ramener le problème complexe au problème réel, avant de traiter le cas général par récurrence sur la dimension, en s'appuyant sur la trigonalisation des endomorphismes complexes.
- 1Partie I : questions préliminairesOn établit les propriétés de base de la relation de similitude entre matrices et on montre qu'une matrice diagonale ou diagonalisable est semblable à sa transposée.
- 2Partie II : cas n=2On résout explicitement, pour une matrice 2x2 non diagonale, l'équation matricielle tAP=PA d'inconnue P et on en déduit une matrice inversible réalisant la similitude entre A et sa transposée.
- 3Partie III : cas n=3On utilise la structure euclidienne de l'espace, l'existence de droites et de plans stables par l'endomorphisme associé, pour construire une matrice de passage réalisant la similitude entre A et sa transposée.
- 4Partie IV : un résultat utile pour la suiteOn montre que deux matrices réelles semblables en tant que matrices complexes sont déjà semblables en tant que matrices réelles, à l'aide d'un argument polynomial sur le déterminant.
- 5Partie V : cas généralOn traite le cas général par récurrence sur la dimension n, en utilisant la trigonalisation des endomorphismes complexes et la décomposition en sous-espaces stables supplémentaires.
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MATHÉMATIQUES II
On note
On note
On note
Partie I - Questions préliminaires
Soit
I.B - Soient
Montrer que si
I.C - Soit
Montrer que
Montrer aussi que
I.D - Soit
I.D.1) Montrer que si
I.D.2) Montrer que si
Le but du problème est de montrer que toute matrice
Filière TSI
Partie II - Cas
n = 2
On ramènera cet ensemble à deux conditions, l'une étant
II.B - En prenant l'un des deux nombres
II.C - Montrer que
Partie III - Cas
n = 3
On fixe une matrice
On rappelle qu'un sous-espace vectoriel
III.A - Questions préliminaires
III.A.2) Montrer que les matrices
III.A.3) Soit (
III.A.4) On suppose que le réel
III.A.5) Soient
Comparer le produit scalaire
Exprimer de façon analogue les produits scalaires
III.A.6) Soit
III.B - Dans toute cette question, on suppose qu'il existe une seule droite, notée
III.B.1) Montrer qu'il existe une seule droite, qu'on notera (
III.B.2) Montrer que
III.B.3) Justifier que
III.B.5) On pose
Montrer que
III.C - Complément
III.D - Dans cette question, on suppose que
III.D.1) Montrer qu'il existe une droite (
III.D.2) Montrer qu'on peut trouver un vecteur
Quel est l'aspect de la matrice
III.D.3) Montrer, en calculant les produits
Partie IV - Un résultat utile pour la suite du problème
On note
IV.A - Soit
IV.B - Soient
IV.B.1) Montrer qu'il existe deux matrices
IV.B.2) Soit
En déduire qu'on peut trouver un réel
IV.B.3) Montrer que les matrices
Partie V - Cas général
Soit
V.A - Rappeler le résultat du cours sur la trigonalisation d'un endomorphisme et justifier qu'il s'applique à
On admettra le résultat suivant, plus précis :
Soit
- La matrice
T def surℬ est triangulaire supérieure. - Les
k premiers termes diagonaux sont tous différents deα et lesn − k derniers sont tous égaux àα .
On poseg = f − αid , où id désigne l'identité deℂ^n .
V.B - Dans cette question,k = 0 ; les termes diagonaux deT sont donc tous égaux àα .
V.B.1) Montrer que, pour touti de 2 àn, g(e_i) appartient au sous-espace engendré pare_1, e_2, …, e_(i − 1) .
En déduire que l'endormorphismeg^n est nul. (g^m désigne l'endomorphisme composég og… og , oùg est utilisém fois).
Dans toute la suite de ceV.B , on désigne parp le plus petit entier supérieur ou égal à 1 tel queg^p soit nul.
Montrer que sip = 1 , alorsA est semblable à^t A .
On continue en supposantp ≠ 1 . On a donc :2 ≤ p ≤ n, g^(p − 1) ≠ 0 et on désigne paru⃗ un vecteur tel queg^(p − 1)(u⃗) ne soit pas nul.
On poseu⃗_p = u⃗, u⃗_(p − 1) = g(u⃗), …, u⃗_1 = g^(p − 1)(u⃗) .
Montrer que la famille (u⃗_1, …, u⃗_p ) est libre.
V.B.2) On suppose quep = n .
V.B.3) On suppose que
Montrer que les lignes de cette matrice
Pour
En déduire les
Montrer que la matrice
Soit
Montrer que pour tout
En déduire que
V.C - Dans cette question,
V.C.1) Justifier que la matrice de
Montrer que la matrice
V.C.2) On admet que la matrice de
V.C.3) Soit
V.D - On suppose par récurrence que toute matrice carrée complexe de taille comprise entre 1 et
V.D.1) On suppose ici qu'il existe deux sous-espaces
En considérant les restrictions de
V.D.2) En rassemblant les résultats, montrer que, dans tous les cas,
V.E - On suppose maintenant que
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte ce sujet de maths 2 TSI Centrale 2003 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte ce sujet de maths 2 TSI Centrale 2003 ?
Il porte entièrement sur l'algèbre linéaire des matrices carrées réelles et complexes : similitude, sous-espaces stables, structure euclidienne et trigonalisation.
Quel est l'objectif global de ce sujet ?
Démontrer que toute matrice carrée réelle est semblable à sa transposée, en traitant d'abord des cas particuliers de petite dimension avant de généraliser le résultat par récurrence.
Le sujet comporte-t-il des parties indépendantes ?
Le sujet est progressif : les parties II et III traitent des cas particuliers qui servent d'intuition, la partie IV établit un résultat technique réutilisé dans la partie V, qui conclut le cas général.
Pourquoi passe-t-on par les matrices complexes dans la partie IV ?
Parce que la trigonalisation, outil essentiel pour traiter le cas général en dimension quelconque, n'est garantie que pour des matrices complexes ; il faut donc établir que la similitude obtenue dans C se transporte bien dans R.
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