Centrale Mathématiques 2 TSI 2005Sujet et corrigé
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MATHÉMATIQUES II
Soit
ℙ le plan vectoriel
ℝ^2 muni du produit scalaire usuel et orienté par la base canonique (
i⃗, j⃗ ) .
On notera
o = (0, 0) l'origine du plan. Tout élément
(x, y) de
ℙ peut s'interpréter comme un point
p de coordonnées (
x, y ) dans le repère (
o, i⃗, j⃗ ), ou comme un vecteur
p⃗ de coordonnées (
x, y ) dans la base (
i⃗, j⃗ ).
Pour deux vecteursu⃗, v⃗ de
ℙ , on note alors
⟨u⃗|v⃗⟩ leur produit scalaire et
det(u⃗, v⃗) leur déterminant dans toute base orthonormale directe; on désigne par
U l'ensemble des vecteurs de norme 1 , et pour tout
θ ∈ ℝ , on note
(u⃗(θ), v⃗(θ)) le repère polaire, défini par :
Pour deux vecteurs
On rappelle qu'étant donnés
m ∈ ℙ et
w⃗ ∈ ℙ∖{0→} , la droite affine passant par
m et de vecteur directeur
w⃗ est l'ensemble
d des éléments de
ℙ pouvant s'écrire
m + λw⃗ , avec
λ ∈ ℝ , c'est à dire :
On appelle alors axe du plan
ℙ tout couple
δ = (d, w⃗) formé d'une droite affine
d , appelée support de
δ , et d'un vecteur
w⃗ , vecteur directeur de
d de norme 1 . Un axe est ainsi une droite affine orientée. Réciproquement, chaque droite affine
d définit deux axes d'orientations opposées:
(d, w⃗) et
(d, − w⃗) .
En notant
Δ l'ensemble des axes du plan
ℙ , on va successivement :
- construire un modèle cylindrique de
Δ et y analyser quelques situations de géométrie élémentaire, - étudier sur le cylindre représentant
Δ les transformations correspondant aux isométries du planℙ .
Filière TSI
Partie I - Modèle cylindrique de l'ensemble des axes du plan
On note
𝔼 l'espace vectoriel
ℝ^3 , muni du produit scalaire usuel et orienté par la base canonique (
I⃗, J⃗, K⃗ ). Dans tout le problème, les lettres minuscules désigneront les objets relatifs à
ℙ (points, vecteurs, droites, coordonnées), tandis que les majuscules concerneront les objets relatifs à
𝔼 ; on notera ainsi
(x, y) les coordonnées des éléments de
ℙ dans la base (
i⃗, j⃗ ) et (
X, Y, Z ) celles des éléments de
𝔼 dans la base (
I⃗, J⃗, K⃗ ) .
I.A - Caractériser l'ensemble𝒞 = U × ℝ par une équation cartésienne en (
X, Y, Z ), puis montrer que
𝒞 est un cylindre de révolution de
𝔼 dont on précisera l'axe de révolution, les génératrices et les parallèles.
I.A - Caractériser l'ensemble
I.B -
I.B.1) On considère un axe
δ = (d, w⃗) défini par
m ∈ ℙ et
w⃗ ∈ U , en posant:
Montrer que lorsque
p décrit la droite
d , le réel
det(p, w⃗) reste constant; on notera
h_δ sa valeur.
Interpréter géométriquement ce réelh_δ à l'aide du projeté orthogonal
m_0 de l'origine
o sur
d .
Montrer quem_0 = − h_δ r_(π/2)(w⃗) où
r_(π/2) est la rotation vectorielle d'angle
+ π/2 .
I.B.2) Soientw⃗ = u⃗(θ) pour
θ ∈ ℝ , et
k ∈ ℝ ; considérant l'axe
δ = (d, u⃗(θ)) avec :
Interpréter géométriquement ce réel
Montrer que
I.B.2) Soient
calculer
h_δ et caractériser
d par une équation cartésienne en (
x, y ).
I.B.3) Montrer que l'applicationH : δ = (d, w⃗) ↦ (w⃗, h_δ) définit une bijection entre
Δ et le cylindre
𝒞 .
SoitM = (w⃗, k) ∈ 𝒞 ; indiquer par un schéma la construction de
δ = H^(− 1)(M) à partir de
w⃗ et
k dans le cas
k > 0 .
I.B.3) Montrer que l'application
Soit
À chaque axe
δ de
Δ est ainsi associé bijectivement un point de
𝒞 . Le cylindre
𝒞 , image de
Δ par
H , devient ainsi une représentation de l'ensemble des axes. On se propose dans le reste de cette partie de déchiffrer sur cette représentation quelques propriétés géométriques relatives aux axes du plan
ℙ .
I.C - Chaque partie du cylindre𝒞 est l'image par la bijection
H d'une partie de
Δ . Caractériser précisément en termes géométriques les ensembles des axes du plan
ℙ correspondant respectivement :
I.C - Chaque partie du cylindre
- à une génératrice de
𝒞 ; - à l'ensemble
U × {0} ; - à un parallèle de
𝒞 .
I.D -
I.D.1) Soit, dans le plan
ℙ , la rotation
r de centre
o et d'angle
ω ∈ ℝ qui se confond avec la rotation vectorielle d'angle
ω . Pour tout axe
δ = (d, w⃗) , on considère alors l'axe (
r(d), r(w⃗) ), que l'on note
r¯(δ) . On définit ainsi une application
r¯ de
Δ dans
Δ et il en résulte une application
R¯ de
𝒞 dans
𝒞 qui à
M = H(δ) associe
R¯(M) = H(r¯(δ)) .
Montrer que
h_(r¯(δ)) = h_δ .
En déduire queR¯ correspond à la restriction à
𝒞 d'un endomorphisme
R de l'espace vectoriel
𝔼 . On précisera cet endomorphisme et on en donnera la matrice dans la base (
I⃗, J⃗, K⃗ ) .
I.D.2) On condidère l'application de𝒞 dans
𝒞 obtenue par restriction à
𝒞 de la symétrie
S de centre
O = (0, 0, 0) (confondue avec l'endomorphisme
U⃗ ↦ − U⃗ de
𝔼 ). Par l'intermédiaire de
H^(− 1) , il lui correspond une application
σ de
Δ dans
Δ . Déterminer cette application ; provient-elle d'une isométrie de
ℙ , comme c'était le cas pour l'application
r¯ de la question I.D.1 ?
I.E - Pourα > 0 , on considère le point
a = (α, 0) de
ℙ et on appelle faisceau des axes passant par a l'ensemble
Δ_a des axes dont le support passe par
a ; on veut déterminer l'ensemble
H(Δ_a) .
I.E.1) Caractériser par une relation entrek et
θ les éléments
(u⃗(θ), k) de
𝒞 appartenant à
H(Δ_a) .
I.E.2) Montrer queH(Δ_a) est l'intersection de
𝒞 et d'un plan vectoriel de
E .
I.E.3) Établir que l'ensembleH(Δ_a) est une ellipse dont on précisera le centre, l'axe focal, le demi-grand axe, le demi-petit axe, la distance focale et l'excentricité.
I.E.4) Représenter sur un même schéma cette ellipse ainsi que l'intersection de𝒞 avec le plan
XOY .
En déduire que
I.D.2) On condidère l'application de
I.E - Pour
I.E.1) Caractériser par une relation entre
I.E.2) Montrer que
I.E.3) Établir que l'ensemble
I.E.4) Représenter sur un même schéma cette ellipse ainsi que l'intersection de
I.F -
I.F.1) Soit maintenant
m un point quelconque de
ℙ et
Δ_m le faisceau des axes passant par
m ; déduire des questions précédentes la nature et la position de l'ensemble
H(Δ_m) .
I.F.2) Réciproquement, étant donné un plan vectorielP de
𝔼 , préciser selon la direction de
P la nature de l'ensemble
H^(− 1)(P ∩ 𝒞) .
I.F.3) Soientδ_1, δ_2, δ_3 trois axes caractérisés respectivement par les relations
H(δ_i) = (u⃗(θ_i), k_i) .
Démontrer que leurs supports sont tous concourants ou tous parallèles si et seulement si :
I.F.2) Réciproquement, étant donné un plan vectoriel
I.F.3) Soient
Démontrer que leurs supports sont tous concourants ou tous parallèles si et seulement si :
I.G - On appelle cycle
γ de
ℙ tout cercle de
ℙ orienté par une paramétrisation ; un axe
δ est tangent à ce cycle si son support est tangent au cercle correspondant, avec des orientations de
δ et
γ concordantes.
I.G.1) SoitP un plan vectoriel de
𝔼 et
λ ∈ ℝ ; on considère le plan affine
Q = P + λK⃗ obtenu par translation du plan
P , de vecteur
λK⃗ .
Montrer que ce procédé fournit tous les plans affines de𝔼 à l'exception d'un ensemble de plans que l'on précisera.
I.G.2) On considère un tel plan affineQ = P + λK⃗ , non vectoriel c'est-à-dire ne contenant pas l'origine
O = (0, 0, 0) .
Démontrer queQ ∩ 𝒞 est l'image par
H de l'ensemble des axes tangents à un cycle que l'on précisera.
SiQ coupe la droite
OZ en
Ω , que représente la distance
OΩ ?
Préciser la nature géométrique de l'ensembleQ ∩ 𝒞 .
I.G.3) Montrer que réciproquement, tout cycle deℙ peut être associé à un plan affine de
𝔼 .
I.G.4) Soit (a, b, c ) un triangle du plan
ℙ ; en orientant les droites (
ab ), (
bc ) et (ca) par les vecteurs
ab^(→−), bc→ et
ca^(→−) , on obtient trois axes représentés par trois points du cylindre
𝒞 .
Montrer que ces trois points de𝒞 définissent un plan affine
Q de
𝔼 , associé à un cycle
γ de
ℙ comme en I.G. 2 et I.G.3. Quelle est la particularité de ce cycle relativement au triangle (
a, b, c ) ?
I.G.1) Soit
Montrer que ce procédé fournit tous les plans affines de
I.G.2) On considère un tel plan affine
Démontrer que
Si
Préciser la nature géométrique de l'ensemble
I.G.3) Montrer que réciproquement, tout cycle de
I.G.4) Soit (
Montrer que ces trois points de
Partie II - Transformations de l'ensemble des axes du plan
II.A - On considère dans cette question la translation
t de
ℙ , de vecteur
τ⃗ = αi⃗ + βj⃗ non nul. À tout axe
δ = (d, w⃗) , on associe l'axe
δ^′ = (t(d), w⃗) que l'on note
t¯(δ) . On définit ainsi une application
t¯ de
Δ dans
Δ dont on déduit une application
T¯ de
𝒞 dans
𝒞 qui à
M = H(δ) associe
T¯(M) = H(t¯(δ)) .
II.A.1) En reprenant les notations de la question I.B, exprimerh_(δ^′) en fonction de
h_δ, w⃗ et
τ⃗ .
II.A.2) Montrer queT¯ correspond à la restriction à
𝒞 d'un endomorphisme
T de l'espace vectoriel
𝔼 dont on donnera la matrice dans la base (
I⃗, J⃗, K⃗ ) .
II.A.3) Montrer que l'ensemble des vecteurs de𝔼 invariants par
T est un plan vectoriel
P que l'on précisera. L'endomorphisme
T est-il diagonalisable ?
II.A.4) Déterminer l'ensembleH^(− 1)(P ∩ 𝒞) et indiquer ce qu'il représente vis-à-vis de la translation
t .
II.B - Soitφ un automorphisme orthogonal de
ℙ . À tout
δ = (d, w⃗) , on associe
φ¯(δ) = (φ(d), φ(w⃗)) , ce qui définit une application
φ¯ de
Δ dans
Δ , puis l'application
Φ¯ de
𝒞 dans
𝒞 qui à
M = H(δ) associe
Φ¯(M) = H(φ¯(δ)) .
II.B.1) Montrer queΦ¯ correspond à la restriction à
𝒞 d'un endomorphisme
Φ dont on exprimera la matrice dans la base (
I⃗, J⃗, K⃗ ) à l'aide de la matrice
N de
φ dans la base (
i⃗, j⃗ ).
II.B.2) Soit maintenantφ une symétrie orthogonale par rapport à une droite vectorielle
d_0 de
ℙ . L'endomorphisme
Φ de
𝔼 est-il diagonalisable?
CaractériserΦ en termes géométriques. Pour chaque sous-espace propre
𝔼_i de
Φ , interpréter
H^(− 1)(𝔼_i ∩ 𝒞) vis-à-vis de la symétrie
φ .
II.C - On rappelle que toute isométrief de
ℙ peut s'écrire de manière unique sous la forme
f = t o
φ où
t et
φ sont respectivement une translation et un automorphisme orthogonal de
ℙ ; avec les notations des questions II.A et II.B, on pose alors:
f¯ = t¯ ∘ φ¯, F¯ = T¯ ∘ Φ¯ et
F = T ∘ Φ .
II.C.1) Montrer que l'endomorphismeF ainsi obtenu a dans la base (
I⃗, J⃗, K⃗ ) une matrice de la forme :
II.A.1) En reprenant les notations de la question I.B, exprimer
II.A.2) Montrer que
II.A.3) Montrer que l'ensemble des vecteurs de
II.A.4) Déterminer l'ensemble
II.B - Soit
II.B.1) Montrer que
II.B.2) Soit maintenant
Caractériser
II.C - On rappelle que toute isométrie
II.C.1) Montrer que l'endomorphisme
où
N désigne une matrice réelle orthogonale d'ordre 2 et (
λ, μ ) un couple de réels.
Exprimer le vecteurλi⃗ + μj⃗ à l'aide de
α, β, i⃗, j⃗ et
φ .
II.C.2) À quelle condition, portant surN, λ et
μ, F est-il diagonalisable ?
Exprimer le vecteur
II.C.2) À quelle condition, portant sur
Déterminer les isométries
f correspondantes.
II.D - On veut maintenant étudier si d'autres endomorphismesF de
𝔼 pourraient correspondre, par restriction à
𝒞 et par l'intermédiaire de
H^(− 1) , à d'autres transformations de
ℙ .
II.D.1) Démontrer que toute homothétie deℙ , de centre
o et de rapport
k > 0 correspond bien par les procédés utilisés précédemment à un endomorphisme de
𝔼 dont on donnera la matrice.
II.D.2) SoitF un automorphisme de
𝔼 tel que
F(𝒞) ⊂ 𝒞 .
II.D - On veut maintenant étudier si d'autres endomorphismes
II.D.1) Démontrer que toute homothétie de
II.D.2) Soit
Montrer que les projections orthogonales de
F(I⃗) et
F(J⃗) sur le plan XOY sont orthonormées.
En déduire queF a dans la base (
I⃗, J⃗, K⃗ ) une matrice de la forme :
En déduire que
où
N désigne une matrice réelle orthogonale d'ordre 2 et (
λ, μ, v ) un triplet de réels.
II.D.3) Établir que les endomorphismesF de
𝔼 , tels que
F(𝒞) ⊂ 𝒞 et de déterminant strictement positif, correspondent aux similitudes de
ℙ .
II.D.4) Que faut-il penser de ce point de vue des endomorphismes de𝔼 tels que
F(𝒞) ⊂ 𝒞 et de déterminant strictement négatif ?
II.D.3) Établir que les endomorphismes
II.D.4) Que faut-il penser de ce point de vue des endomorphismes de
Pas de description pour le moment
