WikiPrépaLivrets

Centrale Physique 2 TSI 2005Sujet

Pas encore noté
  • Induction électromagnétique et force électromotrice
  • Force de Laplace et moment d'un couple
  • Circuits en régime sinusoïdal forcé (déphasage, impédance)
  • Champ magnétique tournant
  • Théorème du moment cinétique appliqué à un solide en rotation
  • Équations différentielles du premier ordre (régime transitoire)
  • Transmission de mouvement par engrenages

Téléchargements

  • Corrigé : pas encore disponible
  • Rapport du jury : non disponible

Présentation du sujet

Principes de fonctionnement de deux moteurs électriques : moteur à aimant inducteur et moteur asynchrone
Afficher ou masquer la section

Le sujet étudie, sous les aspects électromagnétique et dynamique, deux types de moteurs électriques. La partie I étudie un moteur à aimant inducteur (roue de Barlow) : force électromotrice induite et couple de Laplace en fonction de la tension d'alimentation. La partie II étudie un moteur asynchrone alimenté par un champ tournant et le couple induit dans une bobine plate tournante. La partie III étudie la dynamique de rotation du moteur à aimant inducteur : régime transitoire, démarrage sous couple résistant, transmission par engrenages.

  1. 1Partie I : moteur à aimant inducteurCalcul de la force électromotrice induite et du couple de Laplace exercé sur un segment conducteur tournant dans un champ magnétique uniforme, généralisation à une nappe de N segments, puis expression du couple en fonction de la tension d'alimentation et de la vitesse de rotation.
  2. 2Partie II : moteur asynchrone à courant alternatifÉtude d'un circuit à deux bobines perpendiculaires créant un champ magnétique tournant, puis calcul de la force électromotrice induite et du couple électromagnétique moyen exercé sur une bobine plate tournant à une vitesse différente de celle du champ.
  3. 3Partie III : étude dynamiqueÉtablissement et résolution de l'équation du mouvement du moteur à vide puis sous couple résistant sec, calcul du temps d'arrêt, puis étude de la transmission du couple moteur par un système de deux roues dentées avec calcul de la force tangentielle de contact.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Pas encore de corrigé pour ce sujet : voici des sujets proches corrigés.

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

PHYSIQUE II

On se propose d'examiner quelques principes de fonctionnement de deux types de moteurs électriques, à la fois sous les aspects électromagnétique et dynamique. Les trois parties de ce problème sont indépendantes. L'étude est réalisée dans un référentiel galiléen ℛ auquel on associe un repère Oxyz (de vecteurs unitaires respectifs e_x^(→−), e_y→, e_z→ ).

Partie I - Moteur à aimant inducteur

Un segment conducteur filiforme rectiligne AD, de résistance négligeable, parcouru par un courant i (dirigé de A vers D ), est astreint à tourner autour de l'axe Oz à la vitesse angulaire constante ω, dans un champ magnétique uniforme et indépendant du temps: B⃗ = − Be_z→(B > 0). Les points O, A, et D sont toujours alignés et on appelle e_r→ le vecteur unitaire radial dirigé selon OA : on pose θ = (e_x^(→−), e_r→) et donc ω = dθ/dt.
Les deux extrémités A et D du segment glissent sur deux conducteurs circulaires fixes, de centre O, de rayons respectifs r_1 et r_2(r_1 < r_2), de résistance négligeable, qui permettent de collecter le courant i (figure 1).
I.A - Calculer la f.e.m. e_(AD) induite qui apparaît aux extrémités du segment AD en fonction de B, r_1, r_2 et ω.
I.B - Calculer le moment en O de la force de Laplace, soit Γ_1^(→−) = Γ_1 e_z→, qui s'exerce sur AD en fonction de B, r_1, r_2 et i.
I.C - À présent, on considère une nappe conductrice formée de N segments conducteurs identiques à AD, placés dans le plan Oxy et régulièrement

Filière TSI

distribués autour de l'axe Oz. Le système rigide ainsi constitué tourne autour de l'axe Oz avec la vitesse angulaire uniforme ω = dθ/dt.
I.C.1) Quelle est l'expression de la f.e.m e_(1 → 2) qui apparaît entre les deux conducteurs circulaires?
I.C.2) Chaque segment conducteur étant parcouru par un courant électrique →−_(_N)^(i_N) = I/N, donner l'expression du moment total en O des forces de Laplace, Γ⃗ = Γe_z→ qui s'exerce sur la nappe par rapport à l'axe Oz.
I.D - On branche entre les deux conducteurs circulaires, un générateur de f.e.m. U_0 constante et de résistance interne R, la borne positive étant reliée au conducteur circulaire intérieur.
I.D.1) Donner l'expression du courant total I débité par le générateur et qui traverse le moteur (on néglige l'inductance propre du circuit).
I.D.2) Montrer que le moment Γ peut s'écrire sous la forme suivante Γ = M_1 U_0 − M_2 ω et exprimer M_1 et M_2 en fonction de B, R, r_1 et r_2.
I.D.3) Application numérique :
On donne U_0 = 45 V, R = 1, 2Ω, B = 1T, r_1 = 1 cm, r_2 = 4 cm, ω = 4πrad ⋅ s^(− 1). Calculer Γ.

Partie II - Moteur asynchrone à courant alternatif

II.A - On considère le circuit électrique de la figure 2 qui comporte un générateur idéal de tension sinusoïdale u(t) = U_0 cos(ωt + φ_0), ou encore :
u(t) = U_(eff)√2cos(ωt + φ_0) un condensateur de capacité C et deux bobines identiques ( b_1 ) et (b_2), d'inductance propre L et de résistance
Figure 2
R (on néglige l'inductance mutuelle entre les deux bobines).
Les bobines ( b_1 ) et ( b_2 ) sont disposées de manière à ce que leurs axes soient perpendiculaires en O : (b_→_1) crée ainsi en O un champ magnétique colinéaire à l'axe Ox, soit B_1^(→−) = B_1 e_x^(→−), et ( b_2 ) un champ colinéaire à l'axe Oy, soit B_2^(→−) = B_2 e_y→ (figure 3). Les mesures algébriques B_1 et B_2 des champs sont proportionnelles aux intensités qui traversent chaque bobine : B_1(t) = ki_1(t) et B_2(t) = ki_2(t) ( k constante positive donnée).
II.A.1) Déterminer les intensités i_1(t) et i_2(t) et les mettre sous la forme: i_1(t) = I_(01)cos(ωt + φ_0 − φ_1) et i_2(t) = I_(02)cos(ωt + φ_0 − φ_2). Exprimer I_(01), I_(02), φ_1 et φ_2 en fonction de R, L, C et ω (on suppose φ_1, φ_2 ∈ [ − π/2, π/2] ).
II.A.2) Quelle doit être la relation entre L, C et ω pour que les amplitudes I_(01) et I_(02) des courants soient égales ? Quelle relation lie alors les déphasages φ_1 et φ_2 ? Quel est le signe de φ_1 ? Quel est celui de φ_2 ?
II.A.3) Quelle doit être la relation entre R, L et ω si l'on souhaite en outre que φ_2 − φ_1 = π/2 ?
II.A.4) Les deux conditions précédentes étant réunies, montrer que par un choix judicieux de φ_0 que l'on précisera, B_1 et B_2 peuvent se mettre sous la forme B_1 = B_0 cos(ωt) et B_2 = B_0 sin(ωt). Exprimer B_θ en fonction de k, U_0 et R. Préciser les caractéristiques du champ total B⃗ = B_1^(→−) + B_2^(→−) créé par les deux bobines en O.
II.A.5) Application numérique :
On donne k = 10^(− 3) T ⋅ A^(− 1), L = 100mH, ω = 100πrad ⋅ s^(− 1), U_(eff) = 220 V.
Calculer B_0.
II.B - Le → champ magnétique B⃗ ci-dessus agit sur une petite bobine plate, de n spires de section S, fermée sur elle même, d'inductance propre L_1 et de résistance R_1 (on suppose que le champ B⃗

est uniforme sur toute la bobine). Le centre de la bobine coïncide avec le point O et la bobine tourne autour de l'axe Oz à la vitesse Ω que l'on suppose constante : le vecteur unitaire N⃗ normal au plan de la bobine en O reste
constamment dans le plan Oxy; l'angle θ = (e_x^(→−), N⃗) s'écrit donc θ = Ωt en supposant θ = 0 à l'instant initial (figures 4 et 5 ).
II.B.1) Déterminer la f.e.m. induite par le champ B⃗ dans la petite bobine et en déduire que cette bobine est parcourue par un courant i de la forme: i(t) = I_0 sin((ω − Ω)t − ψ). Exprimer I_0 et ψ en fonction de la constante Φ_0 = nSB_0 et de R_1, L_1, ω, Ω.
II.B.2) Exprimer le moment Γ⃗ = Γe_z→ du couple électromagnétique subi par la petite bobine en fonction de Φ_0, R_1, L_1, ω, Ω et t.
II.B.3) Calculer la valeur moyenne Γ_m de Γ en fonction de Φ_0, R_1, L_1, ω, Ω; tracer le graphe de Γ_m en fonction de Ω pour Ω ∈ [0, ω] (on suppose R_1 < L_1 ω ). Pourquoi restreint-on l'étude à l'intervalle [0, ω] ?
II.B.4) Application numérique :
On donne Φ_0 = 10^(− 3) T ⋅ m^2, L_1 = 100mH, R_1 = 1Ω, ω = 100πrad ⋅ s^(− 1).
Calculer la valeur maximale Γ_(m, Max) de Γ_m et la vitesse angulaire correspondante de la petite bobine.
II.B.5) Pour quelles valeurs de Ω le moteur a-t-il un fonctionnement stable ? Justifiez brièvement votre réponse.

Partie III - Étude dynamique

On considère un moteur à aimant inducteur du type de celui étudié en Partie I ; alimenté par une tension u, il exerce un couple moteur Γ⃗ = Γe_z→. L'ensemble des parties mobiles (rotor, arbre, pièces diverses) de ce moteur possède un moment d'inertie J par rapport à l'axe de rotation Oz.
Dans toute cette partie on suppose ω > 0.
III.A - Le moteur tourne à vide à la vitesse ω; Γ s'écrit Γ = M_1 u − M_2 ω ( M_1 et M_2 étant deux constantes positives données).
III.A.1) En supposant que les parties mobiles ne soient soumises qu'au couple moteur, écrire l'équation du mouvement.
III.A.2) Quelle est l'expression de la vitesse ω_0 en régime permanent lorsque u = U_0 = constante ?
III.A.3) On suppose u = U_0 et le régime permanent est établi. À un instant que l'on choisit comme instant initial, t = 0, la tension u passe de la valeur U_0 à la valeur constante U_1(U_1 > U_0).
Donner, pour t > 0, l'expression de la vitesse ω en fonction du temps.
On pourra poser τ = J/N. Quelle est la dimension de la constante τ ? Justifier votre réponse.
III.B - On associe au moteur un dispositif électromécanique qui permet d'avoir Γ = Γ_0 ( Γ_0 constante positive) lorsque le moteur est alimenté et Γ = 0 lorsque le moteur ne l'est pas.
III.B.1) La partie mobile du moteur est soumise, en outre, à l'action d'un couple résistant de moment Γ_R^(→−) = Γ_R e_z→ tel que Γ_R = − Γ_(R0) ( Γ_(R0) constante positive) lorsque le moteur tourne et |Γ_R| ≤ Γ_(R0) lorsque le moteur est immobile. Ce couple résistant ne peut évidement pas entraîner la rotation du moteur et ne peut que ralentir celle-ci lorsque le moteur tourne.
a) Le moteur est à l'arrêt. À l'instant que l'on choisit comme instant initial, t = 0, on alimente le moteur. À quelle condition le moteur peut-il démarrer?
b) La condition précédente étant réalisée, déterminer la vitesse ω du moteur en fonction de Γ_0, Γ_(R0), J et du temps t.
c) On coupe l'alimentation du moteur à l'instant t_0. Soit t_1 l'instant auquel le moteur s'arrête. Exprimer t_1 en fonction de t_0, Γ_0 et Γ_(R0).
d) Application numérique :
On donne Γ_0 = 4 ⋅ 10^(− 3) N ⋅ m, Γ_(R0) = 10^(− 3) N ⋅ m, t_0 = 1 s. Calculer t_1.
III.B.2) On associe au moteur un ensemble d'engrenages. Sur l'arbre du moteur est fixée une roue dentée D_1 d'axe Oz et de rayon R_1; le moment d'inertie de l'ensemble des parties mobiles (rotor, arbre, D_1, pièces diverses) par rapport à l'axe Oz est J_1. La roue dentée D_1 entraîne à son tour, sans glissement, une roue dentée D_2 d'axe Az (colinéaire à Oz ), de rayon R_2 et de moment d'inertie J_2 par rapport à Az (figure 6): le seul mouvement de

D_2 est une rotation autour de l'axe Az.
L'ensemble étant immobile, on alimente le moteur à partir d'un instant pris pour instant initial t = 0. La partie mobile du moteur et la roue D_1 sont alors soumises au couple moteur Γ⃗ = Γ_0 e_z→ ( Γ_0 constante positive) et celui-ci est suffisamment intense pour que le moteur puisse démarrer. Partie mobile du moteur et roue D_1 sont également soumises à l'action de la roue D_2 : celle-ci peut être représentée par une force F_1^(→−) = F_N e_x^(→−) − F_T e_y→ s'appliquant au point de contact I entre les deux roues (F_T > 0). La roue D_2 est soumise à l'action d'un couple résistant de moment Γ_R^(→−) = Γ_(R0)e_z→ ( Γ_(R0) constante positive) et évidemment à la force F_2^(→−) = − F_1^(→−).
a) Exprimer la vitesse de rotation ω_2 de la roue D_2 autour de son axe en fonction de celle ω du moteur et des rayons R_1 et R_2. Justifier le signe de Γ_(R0).
b) Appliquer le théorème du moment cinétique en projection sur les axes de rotation respectifs à l'ensemble (partie mobile du moteur + roue D_1 ) puis à la roue D_2. On admettra qu'aucune autre action mécanique que celles précisées ci-dessus n'interviennent dans l'application de ce théorème.
c) En déduire les vitesses angulaires ω et ω_2 en fonction de Γ_0, Γ_(R0), J_1, J_2, R_1, R_2 et du temps t.
d) Exprimer la norme F_T de la composante tangentielle de la force de contact entre les roues D_1 et D_2 en fonction de Γ_0, Γ_(R0), J_1, J_2, R_1, R_2.
e) Application numérique.
On donne :
Γ_0 = 4 ⋅ 10^(− 3) N ⋅ m, J_1 = 8 ⋅ 10^(− 4) kg m^2, R_1 = 10^(− 2) m, Γ_(R0) = 10^(− 3) N ⋅ m,; J_2 = 4 ⋅ 10^(− 4) kg m^2, R_2 = 2 ⋅ 10^(− 2) m.
Calculer F_T et les vitesses ω et ω_2 atteintes respectivement par D_1 et D_2 au bout de t = 1 s.

Questions fréquentes

3 questions
Sur quels chapitres porte l'épreuve de Physique II Centrale TSI 2005 ?
Afficher ou masquer la section

Sur quels chapitres porte l'épreuve de Physique II Centrale TSI 2005 ?

Le sujet porte sur l'électromagnétisme (induction, force de Laplace, champ tournant) et la mécanique du solide en rotation (théorème du moment cinétique, transmission par engrenages), appliqués à deux types de moteurs électriques.

Les trois parties du sujet sont-elles indépendantes ?

Oui, l'énoncé précise explicitement que les trois parties de ce problème sont indépendantes.

Quel est le lien entre les parties I et III du sujet ?

La partie III étudie la dynamique de rotation du moteur à aimant inducteur décrit dans la partie I, en reprenant l'expression du couple moteur Γ = M1u − M2ω établie à la question I.D.2.

Pas de description pour le moment