Centrale Physique TSI 2014Sujet et corrigé
- Rayonnement solaire et bilan de puissance
- Transferts thermiques et capacité thermique
- Dilatation thermique et régression linéaire
- Théorème du moment cinétique et systèmes d'engrenages
- Statique des fluides et poussée d'Archimède
- Oscillateur harmonique forcé et impédance mécanique
- Analogie électromécanique
- Induction électromagnétique et force électromotrice
- Force de Laplace
Téléchargements
- Rapport du jury : non disponible
Présentation du sujet
Chauffage par énergie solaire, pompage par éolienne et convertisseur d'énergie houlomotriceAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Le sujet comprend trois problèmes indépendants sur les énergies renouvelables. Le premier étudie un chauffage d'eau par panneaux solaires (puissance absorbée, fluide caloporteur, dilatation des tuyaux). Le deuxième étudie une pompe à eau actionnée par une éolienne via un système bielle-manivelle. Le troisième étudie un convertisseur houlomoteur : mouvement d'un flotteur soumis à la houle, puis générateur linéaire synchrone à aimants permanents.
- 1I. Chauffage par énergie solaireCalcul de la puissance solaire reçue par un panneau incliné, dimensionnement de la surface de panneaux nécessaire, étude du temps de chauffage d'un ballon d'eau chaude compte tenu des pertes thermiques du fluide caloporteur, puis analyse d'une mesure expérimentale de dilatation thermique d'un tuyau de cuivre.
- 2II. Pompage par éolienneÉtude mécanique d'un système d'engrenages et de bielle-manivelle transformant la rotation de l'hélice éolienne en mouvement alternatif d'une tige de pompage, établissement de l'équation différentielle du mouvement couplant les aspects mécanique et hydraulique.
- 3III.A. Convertisseur houlomoteur : étude du mouvementMise en équation du mouvement vertical d'un flotteur soumis à la poussée d'Archimède, aux forces électromagnétiques de récupération et aux forces de rayonnement de l'onde engendrée, étude en régime harmonique par analogie électrocinétique et optimisation de la puissance récupérée.
- 4III.B. Convertisseur houlomoteur : modélisation du générateur linéaireCalcul du flux magnétique et de la force électromotrice induite dans les bobines d'un générateur linéaire synchrone à aimants permanents, puis détermination de la force électromagnétique de freinage exercée sur le translator.
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I Chauffage par énergie solaire
Les trois parties de cette étude sont indépendantes.
I.A - Puissance absorbée
I.A.1) Déterminer l'expression et la valeur numérique de la puissance surfacique
Pourquoi cette puissance n'est-elle pas intégralement disponible à la surface de la Terre ?
Dans la suite on fait l'approximation selon laquelle cette valeur représente la puissance surfacique disponible à la surface de la Terre.
I.A.2) La puissance surfacique effectivement reçue par le panneau solaire est fonction de l'inclinaison du toit et de la latitude. Pour simplifier le raisonnement, nous étudierons la situation au midi solaire en plein été, c'est-à-dire lorsque le Soleil, considéré ponctuel, est contenu dans le plan méridien du lieu et que celui-ci est orthogonal au plan de l'écliptique (voir figure 1).
a) À midi, quelle est l'expression de l'inclinaison des rayons du Soleil par rapport à la verticale pour un lieu se situant à la latitude
b) Sachant qu'un toit fait un angle d'environ
I.A.3) Sachant que le rendement de conversion d'un panneau solaire est usuellement de

I.B - Chauffage d'un ballon d'eau chaude
- un capteur installé sur le toit qui transmet directement l'énergie reçue de la part du Soleil à un fluide caloporteur (mélange d'eau et de glycol);
- un système de tuyaux et de pompes qui permet de transporter le fluide caloporteur chaud situé dans le capteur du toit jusqu'au ballon d'eau dans la maison ;
- un échangeur thermique à l'intérieur du ballon d'eau chaude qui permet au fluide caloporteur de réchauffer l'eau pendant que lui-même se refroidit.
I.B.1) Dans le cas idéal où la puissance thermique
I.B.2) En réalité il faut tenir compte du fluide caloporteur et des pertes thermiques lors du transport entre le toit et le ballon. Cette liaison est réalisée par des tuyaux de cuivre de longueur aller
Le fluide caloporteur est un mélange eau-glycol de capacité thermique massique
Expérimentalement on constate que, lorsque le fluide caloporteur est en régime permanent, sa température baisse de
.jpg)
I.B.3) En faisant l'approximation selon laquelle la puissance perdue totale est le double de la puissance
I.B.4) Expliquer en deux ou trois lignes pourquoi la puissance perdue par le fluide caloporteur n'est en toute rigueur pas la même le long de la portion de tube correspondant au trajet aller du capteur solaire vers le ballon et le long de la portion de tube correspondant au trajet retour du ballon vers le capteur solaire.
I.B.5) En pratique, où est placé l'échangeur thermique entre le fluide caloporteur et l'eau à l'intérieur du ballon : plutôt en haut du ballon? En bas? Au milieu? Justifier brièvement votre réponse.
I.
C - Dilatation des tuyaux
I.C.1) Afin d'étudier la dilatation le dispositif expérimental schématisé sur la figure 3 est réalisé. Il se compose:
- d'un tuyau de cuivre d'une longueur
ℓ = 2, 0 m ; - d'un système de pompe hydraulique thermostatée permettant de faire circuler de l'eau à température contrôlée à l'intérieur du tuyau (non représenté) ;
- de deux palpeurs situés de chaque côté du tuyau mesurant la position au quatre centième de millimètre.

Faire la régression linéaire des données reliant
I.C.2) En déduire l'expression du coefficient de dilatation
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0 | 2,0 | 2,5 | 4,0 | 5,5 | 6,25 | 7,5 | 8,5 | 9,75 | 11 | 12,25 |
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0 | 0,5 | 2,5 | 4,0 | 5,5 | 6,25 | 7,5 | 9,0 | 10 | 11 | 10,25 |
Cette dilatation est-elle significative ? Peut-elle engendrer des problèmes en pratique ? Pourquoi le fluide caloporteur a-t-il une température plus élevée que celle que l'on cherche à obtenir pour l'eau (
II Pompage par éolienne
Description de l'éolienne

- Une roue dentée (
D_1 ) d'axe horizontal (O_1 z ) de rayonR_1 est solidaire de l'hélice de l'éolienne et tourne à la vitesse angulaireω autour de l'axe fixe (O_1 z ). On noteJ_1 le moment d'inertie de l'ensemble {roue, hélice} par rapport à l'axe (O_1 z ). - Cette roue roule sans glisser sur une deuxième roue dentée (
D_2 ) d'axe horizontalO_2 z , de rayonR_2 , de moment d'inertieJ_2 par rapport à son axe(O_2 z) tournant à la vitesse angulaire(dθ)/(dt) autour de l'axe fixe(O_2 z) . - En un point
A de la roue (D_2 ) tel queO_2 A = a s'articule une bielleAB , solide de masse négligeable, de longueurℓ dont l'autre extrémité est assujettie à se déplacer sur l'axe vertical et fixe (O_2 x ). - Cette bielle
AB s'articule également enB sur une tige (Σ ), solide de masseM de centre d'inertieG en translation suivant(O_2 x) .
Attention : la figure 4 ne respecte pas les proportions, la tige (Σ ) ayant une très grande longueur, de l'ordre de 30 m . - À son extrémité inférieure (
Σ ) porte un piston de sections et de masse négligeable devantM , effectuant un mouvement alternatif dans l'eau de la nappe souterraine. Un système de soupapes (non représenté) est conçu de façon que: - lors de la descente de
(Σ) la conduite de remontée de l'eau(E) est fermée et l'eau de la nappe souterraine remplit le corps de pompe (C ), les deux faces du piston subissant la même pression; - lors de la montée de (
Σ ), la conduite (E ) s'ouvre et le piston refoule l'eau du corps de pompe (C ) vers le réservoir de surface (R^′ ). Les deux faces du piston subissent les pressionsP^′ (au-dessus) etP_(atm) (en-dessous). En effet, le corps de pompe est situé près de la surface de la nappe phréatique de sorte que l'on peut supposer que la pression en dessous du piston est de l'ordre deP_(atm) . - La mise en équation demandée ne concerne (sauf à la question II.B.6) que la phase de montée de (
Σ ), l'angleθ étant compris entre 0 etπ . - On note (
u⃗_x, u⃗_y, u⃗_z ) les vecteurs unitaires des axes (O_2 x ), (O_2 y ) et (O_2 z ). - Toutes les liaisons et articulations sont parfaites ; on néglige les pertes énergétiques ; l'eau est considérée comme un fluide de masse volumique constante et n'engendrant aucune force de frottement sur le piston.
Pour les applications numériques, on prendra:
| accélération de la pesanteur |
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| dénivellation entre (
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| masse volumique de l'eau |
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| section du piston |
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| distance
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| masse de la tige (
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| moment d'inertie de l'ensemble {(
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| moment d'inertie de la roue (
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| relation entre les rayons des deux roues |
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II.A - Étude mécanique
II.A.2) On note
II.A.3) Étude des systèmes (
D_2 ) et bielle
b) En déduire
c) Vérifier que dans ce cas on a
II.A.4) On considère une tige rectiligne
II.A.5) On note
II.B - Étude hydraulique
II.B.2) En admettant que la pression dans l'eau est pratiquement la pression donnée par la loi de l'hydrostatique, déterminer en fonction de
II.B.3) Écrire le théorème de la résultante cinétique pour le système
II.B.4) Déduire des questions précédentes que
II.B.6) En déduire l'équation différentielle vérifiée par
II.C - Discussion
II.C.1) Identifier chaque courbe.
II.C.2) Pourquoi voit-on des «cassures » dans les courbes?
.jpg)
III Étude d'un convertisseur d'énergie houlomotrice
Présentation et Modélisation
Le système retenu se compose :
- d'un flotteur cylindrique de rayon
a de hauteurb terminé par deux calottes sphériques de même rayona ; - d'un générateur linéaire synchrone à aimants permanents, disposé dans une enceinte étanche amarrée au fond de l'océan,
- le «translator» portant les aimants est lié rigidement au flotteur par l'intermédiaire d'une tige ;
- le «stator» est fixé à l'enceinte.
On note
On rappelle qu'à toute grandeur harmonique
III.A - Étude du mouvement de l'équipage mobile

Les valeurs numériques utiles pour cette partie sont données ci-après.
masse volumique de l'eau de mer période moyenne de la houle amplitude moyenne de la houle partie réelle de l'impédance de radiation (à la pulsation de la houle) masse additionnelle (à la pulsation de la houle) accélération de la pesanteur
III.A.1) Mise en équations : approximation hydrostatique
a) Énoncer précisément le théorème d'Archimède.
b) On note
c) On souhaite que la profondeur d'immersion
On supposera que cette condition est satisfaite dans toute la suite du problème.
d) Quelle relation existe-t-il entre les variables
e) Montrer que le mouvement de l'équipage mobile, en présence d'une perturbation
III.A.2) Réponse en régime harmonique : impédances
a) Impédance mécanique Montrer que l'amplitude complexe de la vitesse
b) Impédance de rayonnement En fait, les oscillations du flotteur dans l'eau engendrent une onde de surface qui se superpose à la houle. Le mouvement de l'eau associé à cette onde réagit sur le flotteur en exerçant une force résultante
- la résistance de rayonnement
β_r > 0 ; - la masse additionnelle
M_(ad) > 0 qui traduit l'augmentation d'inertie résultant de la mise en mouvement de l'eau dans l'onde engendrée.
Ces grandeurs seront supposées constantes et leur expression pour les applications numériques sont données dans l'en-tête de la partie III.A.
Déterminer la nouvelle équation reliant la vitesseV_– aux grandeursZ_–_r, Z_–_m, γ etη_m .
c) Analogie électrocinétique Il est intéressant d'introduire une analogie électrocinétique dans laquelle : - la vitesse est analogue à une «intensité »,
- la force est analogue à une «tension».
d) Puissance rayonnée En vous appuyant éventuellement sur l'analogie électrocinétique précédente, exprimer la puissance moyenne
III.A.3) Réponse en vitesse
b) Pour quelle pulsation
c) Exprimer cette pulsation de résonance en fonction de
d) Un point essentiel dans la conception du convertisseur est l'optimisation du rendement de conversion, cela passe par l'optimisation de la puissance absorbée par le convertisseur. La puissance utile instantanée s'écrit
Déterminer, à la pulsation
III.B - Modélisation et analyse du générateur linéaire

.jpg)
- phase
A : z_(A, k) = (2k + 1/2)l , pourk = 0, ⋯, 13 ; - phase
B : z_(B, k) = (2k + 1)l , pourk = 0, ⋯, 13 .
III.B.1) Force électromotrice induite par phase

On note
a) On note
b) On considère la bobine de la phase A centrée en
c) Retrouver l'expression de
d) Montrer que la force électromotrice
f) Chaque phase est séparément fermée sur une charge résistive et l'on suppose ici négligeable les coefficients d'auto-induction et de mutuelle-induction des bobines. On note
III.B.2) Force exercée sur le translator
b) Exprimer les résultantes des forces de Laplace
c) En déduire que la force d'origine électromagnétique subie par le translator s'écrit
d) Application numérique L'intensité
Questions fréquentes
3 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve de Physique Centrale TSI 2014 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
3 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve de Physique Centrale TSI 2014 ?
Le sujet porte sur les énergies renouvelables : thermique (chauffage solaire), mécanique (pompage éolien) et électromagnétique (convertisseur houlomoteur), combinant thermodynamique, mécanique du solide et électromagnétisme.
Les trois problèmes du sujet sont-ils indépendants ?
Oui, l'énoncé précise que le sujet est composé de trois problèmes totalement indépendants, le troisième étant lui-même divisé en deux sous-parties largement indépendantes.
Quel résultat de cours faut-il connaître pour la partie sur le convertisseur houlomoteur ?
Il faut maîtriser la poussée d'Archimède, la réponse en régime harmonique d'un oscillateur amorti forcé avec impédance mécanique, et l'induction électromagnétique pour calculer la force électromotrice d'un générateur linéaire.
Pas de description pour le moment
