CCINP Mathématiques PC 2024Sujet, corrigé et rapport du jury
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Moyenne 9,06 / 20 · écart-type 3,51 · 4 148 présents · où vous situez-vous ?
- Moyenne
- 9,06/ 20
- Écart-type
- 3,51
- Présents
- 4 148
- Coefficient
- 12
- Durée
- 4 h
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : document officiel du concours, épreuve du 22 avril 2024. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PC
MATHÉMATIQUES
Durée : 4 heures
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
- Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
- Ne pas utiliser de correcteur.
- Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
Les calculatrices sont interdites.
Le sujet est composé de trois exercices indépendants.
EXERCICE 1
Racine cubique d'une matrice
Présentation générale
Dans tout l'exercice, on considère un entier
n ∈ ℕ^∗ .
On dit qu'une matriceA ∈ M_n(ℝ) admet une racine cubique s'il existe
B ∈ M_n(ℝ) telle que
A = B^3 . Dans ce cas, on dit que
B est une racine cubique de
A .
On dit qu'une matrice
Partie I - Étude d'un exemple
Dans cette partie, on considère la matrice :
Nous allons déterminer toutes les racines cubiques de la matrice
A .
Q1. Justifier qu'il existe une matrice inversibleP ∈ M_2(ℝ) , qu'il n'est pas nécessaire de déterminer explicitement, telle que
A = PDP^(− 1) avec :
Q1. Justifier qu'il existe une matrice inversible
Q2. Montrer qu'une matrice
B ∈ M_2(ℝ) est une racine cubique de
A si et seulement si
Δ = P^(− 1)BP est une racine cubique de
D .
Q3. Soit
Δ ∈ M_2(ℝ) une racine cubique de
D . Montrer que les matrices
D et
Δ commutent, puis en déduire que la matrice
Δ est diagonale.
Q4. Déterminer l'ensemble des racines cubiques de
D , puis l'ensemble des racines cubiques de
A . On pourra se contenter de décrire ce dernier ensemble en fonction de
P et de
Δ .
Partie II - Dans un plan euclidien
Dans cette partie, on considère un plan euclidien orienté
E muni d'une base orthonormée directe
B . On fixe également un réel
θ ∈ ℝ et on note :
Q5. Quelle est la nature de l'endomorphisme
u ∈ L(E) dont la matrice dans la base
B est
M ?
Q6. En déduire une racine cubique de la matriceM .
Q7. SoitN ∈ M_2(ℝ) une matrice orthogonale de déterminant -1 . Montrer que
N admet une racine cubique.
Q6. En déduire une racine cubique de la matrice
Q7. Soit
Partie III - Racines cubiques et diagonalisation
Dans toute cette partie, on considère une matrice diagonalisable
A ∈ M_n(ℝ) . On note
λ_1, …, λ_d ∈ ℝ les valeurs propres deux à deux distinctes de la matrice
A .
III. 1 - Existence d'une racine cubique polynomiale
Q8. Soient
λ ∈ ℝ et
p ∈ ℕ^∗ . Déterminer une racine cubique de la matrice :
Q9. Déduire de la question précédente que la matrice
A admet une racine cubique. On pourra remarquer que
A est semblable à une matrice diagonale par blocs où les blocs sur la diagonale sont de la forme
H_p(λ) avec
(p, λ) ∈ ℕ^∗ × ℝ .
III. 2 - Réduction d'une racine cubique
Dans cette sous-partie, on suppose de plus que la matrice
A est inversible et on considère le polynôme :
Q10. Montrer que les nombres
λ_1, …, λ_d sont non nuls.
Q11. Soitλ ∈ ℂ^∗ que l'on écrit sous la forme
λ = ρe^(iθ) avec
ρ > 0 et
θ ∈ ℝ . Montrer que l'équation
z^3 = λ d'inconnue
z ∈ ℂ admet exactement trois solutions.
Q12. En déduire que le polynômeQ est scindé à racines simples sur
ℂ .
Q13. Déduire des questions précédentes que siB est une racine cubique de
A , alors la matrice
B est diagonalisable dans
M_n(ℂ) .
Q11. Soit
Q12. En déduire que le polynôme
Q13. Déduire des questions précédentes que si
EXERCICE 2
La fonction
ln(Γ)
Présentation générale
Dans cet exercice, on souhaite déterminer les fonctions
f : ]0, + ∞[ → ℝ vérifiant :
(i) la fonctionf est de classe
C^1 ,
(ii) pour toutx ∈ ]0, + ∞[ , on a
f(x + 1) − f(x) = ln(x) ,
(iii) la fonctionf^′ est croissante,
(iv) la fonctionf s'annule en 1 , c'est-à-dire
f(1) = 0 .
(i) la fonction
(ii) pour tout
(iii) la fonction
(iv) la fonction
Dans la suite, on note (C) l'ensemble de ces quatre conditions.
Partie I - Existence de la solution du problème étudié
Dans cette partie, on construit une fonction vérifiant les conditions de (C).
Pour toutn ∈ ℕ^∗ , on définit la fonction
u_n : ]0, + ∞[ → ℝ par :
Pour tout
Q14. Montrer que la série de fonctions
∑_(n ⩾ 1)u_n converge simplement sur
]0, + ∞[ .
Dans tout le reste de cet exercice, on noteφ : ]0, + ∞[ → ℝ la fonction définie par :
Dans tout le reste de cet exercice, on note
Q15. Justifier que
(u_n)_(n ∈ ℕ^∗) est une suite de fonctions de classe
C^1 sur
]0, + ∞[ , puis montrer qu'il existe une suite
(ε_n)_(n ∈ ℕ^∗) telle que la série
∑_(n ⩾ 1)ε_n converge absolument et que :
Q16. En déduire que la série de fonctions
∑_(n ⩾ 1)u_n^′ converge normalement sur tout segment
[a, b] inclus dans
]0, + ∞[ .
Q17. Montrer que la fonctionφ vérifie les conditions de (C).
Q17. Montrer que la fonction
Partie II - Unicité de la solution
Dans cette partie, on montre que
φ est l'unique fonction vérifiant les conditions de ( C ). On considère une fonction
g : ]0, + ∞[ → ℝ vérifiant les conditions de (C) et on pose
h = φ − g .
Les questions Q18 et Q19 sont indépendantes.
Q18. Montrer que pour toutx > 0 , on a
h(x + 1) = h(x) et
h^′(x + 1) = h^′(x) .
Q19. Soientx ∈ ]0, 1] et
p ∈ ℕ^∗ . Montrer successivement que :
Q18. Montrer que pour tout
Q19. Soient
En déduire que :
Q20. Déduire des deux questions précédentes que la fonction
h^′ est constante sur
]0, + ∞[ .
Q21. Conclure queφ = g .
Q21. Conclure que
Partie III - La formule de duplication
Dans cette partie, on considère la fonction
ψ : ]0, + ∞[ → ℝ définie par :
Q22. Montrer que pour tout
N ∈ ℕ^∗ , on a la relation :
Q23. Déduire de la question précédente et de la formule de Stirling que
ψ(1) = 0 .
Q24. Montrer que pour toutx ∈ ]0, + ∞[ , on a :
Q24. Montrer que pour tout
EXERCICE 3
Temps d'attente avant une collision
Présentation générale
On considère un entier
n ∈ ℕ^∗ . On dispose d'une urne contenant
n boules numérotées par les entiers de 1 à
n . On procède à une succession de tirages avec remise dans cette urne. On s'intéresse au nombre de tirages nécessaires pour tirer pour la seconde fois une boule déjà tirée auparavant.
Pour modéliser cette situation, on se place sur un espace probabilisé (
Ω, A, P ) et on considère une suite
(X_k)_(k ∈ ℕ^∗) de variables aléatoires réelles indépendantes de loi uniforme sur
[ [1, n] ] . On considère la variable aléatoire
T_n définie de la façon suivante :
Par exemple, si on suppose que
n = 4 et que l'évènement :
est réalisé, alors on a
T_n = 4 , car c'est au quatrième tirage que pour la première fois réapparait un résultat déjà obtenu.
L'objectif de cet exercice est de déterminer un équivalent de l'espérance de la variable aléatoire
T_n lorsque
n → + ∞ .
Partie I - Une expression de l'espérance de
T_n
Q25. Déterminer les valeurs prises par la variable aléatoire
T_n .
Dans la suite de cette partie, on considère un entierk ∈ [ [1, n] ] et la variable aléatoire
Z = (X_1, …, X_k) .
Q26. Justifier queZ suit la loi uniforme sur
[ [[1, n] ]^k .
Q27. Dans cette question, on considère l'évènement:
Dans la suite de cette partie, on considère un entier
Q26. Justifier que
Q27. Dans cette question, on considère l'évènement:
Exprimer le cardinal de
A en fonction de
n et de
k , puis en déduire que :
On remarque que le résultat de la question précédente est encore valable pour
k = 0 .
Q28. Justifier que la variable aléatoireT_n est d'espérance finie et que l'on a:
Q28. Justifier que la variable aléatoire
Partie II - Une expression intégrale de l'espérance
Dans cette partie, on détermine une expression de l'espérance de
T_n sous la forme d'une intégrale.
Pour toutk ∈ ℕ , on considère l'intégrale :
Pour tout
Q29. Soit
k ∈ ℕ . Montrer que l'intégrale
I_k est convergente.
Q30. Montrer que pour toutk ∈ ℕ , on a
I_k = k! .
Q31. En déduire que l'intégrale∫_0^(+ ∞)(1 + t/n)^n e^(− t) dt converge, puis que :
Q30. Montrer que pour tout
Q31. En déduire que l'intégrale
Partie III - Un équivalent de l'espérance
Dans cette partie, on détermine un équivalent de l'intégrale obtenue à la question Q31 lorsque
n → + ∞ . Pour tout entier
n ∈ ℕ^∗ , on considère les intégrales :
Les résultats de la partie précédente impliquent la convergence de ces deux intégrales.
III. 1 - Étude de la suite
(J_n)_(n ∈ ℕ^∗)
Q32. Soit
n ∈ ℕ^∗ . En utilisant un changement de variable, établir que :
Q33. Montrer que la suite
(K_n)_(n ∈ ℕ^∗) définie par :
est bornée. On pourra utiliser librement l'inégalité
1 + x ⩽ e^x valable pour tout
x ∈ ℝ .
Q34. En déduire que la suite(J_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge et préciser sa limite.
Q34. En déduire que la suite
III. 2 - Étude de la suite
(I_n)_(n ∈ ℕ^∗)
Dans cette sous-partie, on définit la fonction
f_n : ]0, + ∞[ → ℝ par :
Q35. Montrer que :
Q36. Montrer que pour tout
u ∈ ]0, √n[ , on a l'égalité :
Q37. En déduire que pour tout
u ∈ ]0, √n[ , on a les inégalités :
Q38. Justifier que la fonction
u ↦ e^(− u^2/2) est intégrable sur
[0, + ∞[ , puis établir que :
III. 3 - Conclusion
Q39. En admettant que
∫_0^(+ ∞)e^(− u^2/2) du = √(π/2) , déterminer un équivalent de
E(T_n) lorsque
n → + ∞ .
Pas de description pour le moment
