CCINP Physique 1 PC 2003Sujet
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EPREUVE SPECIFIQUE - FILIERE PC
PHYSIQUE 1
Durée : 4 heures
L'utilisation des calculatrices est autorisée. Les deux problèmes sont indépendants Une feuille de papier millimétré devra être distribuée avec le sujet.
N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
PROBLEME I - L'AIR HUMIDE :
CLIMATISATION ET FORMATION DES NUAGES
L'air qui nous entoure est humide: c'est un mélange d'air sec et de vapeur d'eau. Les caractéristiques de l'air humide sont liées aux proportions de chacun des deux constituants.
Sauf indication particulière, on considère, dans tout le problème, de l'air humide à la pression atmosphériqueP = 1, 013.10^5 Pa .
Pour les applications numériques, on se référera, si nécessaire, aux données et au tableau figurant à la fin de l'énoncé.
On supposera dans tout le problème que l'air sec et la vapeur d'eau se comportent comme des gaz parfaits.
Sauf indication particulière, on considère, dans tout le problème, de l'air humide à la pression atmosphérique
Pour les applications numériques, on se référera, si nécessaire, aux données et au tableau figurant à la fin de l'énoncé.
On supposera dans tout le problème que l'air sec et la vapeur d'eau se comportent comme des gaz parfaits.
I. Grandeurs caractéristiques et propriétés de l'air humide
Soient
M_a la masse molaire de l'air sec et
M_v la masse molaire de l'eau pure. Soient
P_a la pression partielle de l'air sec contenu dans un volume
V d'air humide à la température
T et
P_v la pression partielle de la vapeur d'eau du même volume à la même température.
I.1. Justifier queP = P_a + P_v
I.2 Soitm_a la masse d'air sec contenue dans le volume
V d'air humide à la température
T . On peut alors écrire :
P_a V = m_a R_a T .
ExprimerR_a en fonction de
R et
M_a . Application numérique.
I.1. Justifier que
I.2 Soit
Exprimer
Soit
m_v la masse de vapeur d'eau contenue dans le volume
V d'air humide à la température
T . On peut alors écrire :
P_v V = m_v R_v T .
ExprimerR_v en fonction de
R et
M_v . Application numérique.
I.3. L'humidité spécifiqueω de l'air humide, à la température
T , est le rapport de la masse de vapeur d'eau contenue dans un volume
V d'air humide à la masse d'air sec contenue dans ce même volume. Elle est donnée en kilogramme d'eau par kilogramme d'air sec.
Montrer que l'humidité spécifique s'exprime sous la forme :ω = A(P_v)/(P − P_v) .
En déduire l'expression de la constanteA et la calculer numériquement.
I.4. La sensation d'un individu de se trouver dans un air plus ou moins humide est directement liée à l'humidité relative ou degré hygrométriqueε défini par :
ε = (P_v)/(P_(vsat)) avec
P_(vsat) la pression de vapeur saturante de l'eau à la température
T de l'air humide.
Soit1 m^3 d'air humide, à
θ = 15^∘C , dont le degré hygrométrique est égal à 0,85 .
Calculer numériquement les massesm_a d'air sec et
m_v de vapeur d'eau du mélange.
I.5. Un air humide tel queε = 1 , ne peut plus accepter d'eau sous forme vapeur. L'eau supplémentaire renfermée dans l'air humide se présente alors sous forme de gouttelettes d'eau suffisamment fines pour rester en suspension et formant ainsi un brouillard.
Tracer, de façon précise sur papier millimétré, la courbe représentative de l'air humide saturé dans le grapheω = f(θ) , appelé diagramme de Carrier.
Sur le graphe précédent, indiquer en le justifiant où se trouve la zone de brouillard.
I.6. La température de roséeT_r est la température de l'air humide saturé en humidité. Elle peut être mesurée par un hygromètre à condensation : on place dans l'air humide une petite surface dont on fait varier la température jusqu’à apparition sur celle-ci, de condensat (rosée ou buée) : la température de la surface est alors celle du point de rosée.
Calculer le degré hygrométrique d'un air humide àθ = 30^∘C dont la température de rosée est égale à
10^∘C .
I.7. L'enthalpie de l'air humide tient compte de l'enthalpie de ses constituants définie sur la base des conventions suivantes :
Exprimer
I.3. L'humidité spécifique
Montrer que l'humidité spécifique s'exprime sous la forme :
En déduire l'expression de la constante
I.4. La sensation d'un individu de se trouver dans un air plus ou moins humide est directement liée à l'humidité relative ou degré hygrométrique
Soit
Calculer numériquement les masses
I.5. Un air humide tel que
Tracer, de façon précise sur papier millimétré, la courbe représentative de l'air humide saturé dans le graphe
Sur le graphe précédent, indiquer en le justifiant où se trouve la zone de brouillard.
I.6. La température de rosée
Calculer le degré hygrométrique d'un air humide à
I.7. L'enthalpie de l'air humide tient compte de l'enthalpie de ses constituants définie sur la base des conventions suivantes :
- l'origine de l'enthalpie de l'air sec est prise à
0^∘C ; - pour l'eau, l'enthalpie de référence est celle de l'eau liquide à
0^∘C .
Soient
c_(pa) et
c_(pv) les capacités thermiques massiques respectives de l'air sec et de la vapeur d'eau. Soit
l la chaleur latente massique de vaporisation de l'eau.
Donner, en fonction dem_a, m_v, c_(pa), c_(pv), l , et
θ la température en degrés Celsius de l'air humide, l'expression de l'enthalpie massique
h de l'air humide.
Donner, en fonction deω, c_(pa), c_(pv), l et
θ , l'expression de l'enthalpie spécifique
H^∗ de l'air humide contenant un kilogramme d'air sec.
Donner, en fonction de
Donner, en fonction de
II. Conditionnement d'air - formation des nuages
Les techniques de climatisation et de conditionnement d'air ont pour objet l'amélioration des conditions de confort. Elles reposent sur des opérations telles que mélange, échauffement, refroidissement ou humidification de l'air humide.
Les opérations de mélange d'airs humides sont également à l'origine de phénomènes météorologiques. En bord de mer, la rencontre de l'air frais et sec provenant de l'intérieur des terres avec de l'air marin fortement humide, produit les brouillards côtiers. D'autre part, l'air humide étant plus léger que l'air sec, il entre, dans son mouvement ascendant, en contact avec de l'air plus froid en altitude : c'est ainsi que se forment les nuages.
II.1. Un réchauffeur apporte, par transfert thermique à pression constante, une quantité d'énergieQ à un kilogramme d'air humide, à la température initiale
θ , d'humidité spécifique initiale
ω , contenant une masse
m_a d'air sec.
Exprimer analytiquement (en fonction des paramètres du problème)ω_q l'humidité spécifique et
θ_q la température de l'air humide obtenu.
Décrire qualitativement mais en le justifiant comment évolue, au cours de l’opération de chauffage, le degré hygrométrique de l'air humide.
II.2. Une installation de climatisation industrielle assure le réchauffage isobare d'un débit massique de12.10^3 kg.h^(− 1) d'un air humide entrant à
θ = 15^∘C avec un degré hygrométrique
ε = 0, 85 . La température de sortie de l'air est égale à
45^∘C .
Quelle est la puissance du réchauffeur ?
II.3. On mélange deux airs humides de températureθ_1 et
θ_2 d'humidités spécifiques
ω_1 et
ω_2 contenant respectivement les masses d'air sec
m_(a1) et
m_(a2) .
Etablir, en les justifiant, les relations permettant de calculer, en fonction deω_1, ω_2, m_(a1), m_(a2) et des enthalpies spécifiques
H_1^∗ et
H_2^∗ des constituants, l'humidité spécifique
ω_3 et l'enthalpie spécifique
H_3^∗ du mélange.
II.4. On mélange un kilogramme d'air humide dans l'état 1 (θ_1 = 35^∘C, ω_1 = 0, 035 kg d'eau/kg d'air sec), à un kilogramme d'air humide dans l'état 2 (
θ_2 = 25^∘C, ω_2 = 0, 0039 kg d'eau/kg d'air
sec) .
Calculer numériquement l'humidité spécifiqueω_3 et la température
θ_3 du mélange.
II.5. On mélange maintenant une quantité d'air humide dans l'état4(θ_4 = 40^∘C, ε_4 = 1) à une quantité d'air humide dans l'état
5(θ_5 = 5^∘C, ε_5 = 0, 2) contenant également toutes les deux, un kilogramme d'air sec.
Calculer numériquement l'humidité spécifiqueω_6 et la température
θ_6 du mélange.
Placer le point obtenu sur le grapheω = f(θ) tracé en I.5. Conclusion.
II.6. Un thermomètre placé dans le mélange obtenu à la question II.5. indique une température supérieure de3^∘C à celle déterminée en II.5.
Quelle est la raison de cet écart entre la température calculée et la température mesurée ?
A l'aide du grapheω = f(θ) tracé en I.5, en déduire la masse
m_e d'eau liquide présente dans le mélange.
Les opérations de mélange d'airs humides sont également à l'origine de phénomènes météorologiques. En bord de mer, la rencontre de l'air frais et sec provenant de l'intérieur des terres avec de l'air marin fortement humide, produit les brouillards côtiers. D'autre part, l'air humide étant plus léger que l'air sec, il entre, dans son mouvement ascendant, en contact avec de l'air plus froid en altitude : c'est ainsi que se forment les nuages.
II.1. Un réchauffeur apporte, par transfert thermique à pression constante, une quantité d'énergie
Exprimer analytiquement (en fonction des paramètres du problème)
Décrire qualitativement mais en le justifiant comment évolue, au cours de l’opération de chauffage, le degré hygrométrique de l'air humide.
II.2. Une installation de climatisation industrielle assure le réchauffage isobare d'un débit massique de
Quelle est la puissance du réchauffeur ?
II.3. On mélange deux airs humides de température
Etablir, en les justifiant, les relations permettant de calculer, en fonction de
II.4. On mélange un kilogramme d'air humide dans l'état 1 (
Calculer numériquement l'humidité spécifique
II.5. On mélange maintenant une quantité d'air humide dans l'état
Calculer numériquement l'humidité spécifique
Placer le point obtenu sur le graphe
II.6. Un thermomètre placé dans le mélange obtenu à la question II.5. indique une température supérieure de
Quelle est la raison de cet écart entre la température calculée et la température mesurée ?
A l'aide du graphe
Constante des gaz parfaits :
R = 8, 32 J.mol^(− 1).K^(− 1) .
Masse molaire de l'air sec :M_a = 29 g.mol^(− 1) .
Masse molaire de l'eau pureM_v = 18 g ⋅ mol^(− 1) .
Masse molaire de l'air sec :
Masse molaire de l'eau pure
Pression de vapeur saturante de l'eau en fonction de la température :
|
|
0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 40 | 45 |
|
|
610 | 880 | 1227 | 1706 | 2337 | 3173 | 4247 | 7377 | 9715 |
| Capacité thermique de l'air sec |
|
| Capacité thermique de la vapeur d'eau |
|
| Chaleur latente de vaporisation de l'eau |
|
PROBLEME II - VIDANGE D'UN RESERVOIR
La partie I est indépendante des parties II et III.
Rappel d'analyse vectorielle :
div(fu⃗) = fdiv(u⃗) + u⃗ ⋅ grad^(→−)(f) avec
f fonction scalaire et
u⃗ vecteur quelconque.
On considère un grand réservoir de section cylindriqueS_1 . Ce réservoir hermétiquement fermé, contient de l'eau (masse volumique
ρ ), que l'on assimilera à un fluide parfait, emprisonnant ainsi un matelas d'air à la pression
P_0 . L'air emprisonné sera assimilé à un gaz parfait.
Un tube plongeur, de sectionΣ , immergé dans l'eau jusqu'à la profondeur
h_0 , est relié à l'extérieur où règne la pression atmosphérique
P_a . Une étanchéité parfaite est réalisée entre le couvercle du réservoir et le tube plongeur. L'extrémité du tube plongeur est munie d'une électrovanne
EV_1 , qui est initialement fermée (voir figure 1).
Un tube de vidange cylindrique, de longueurL_2 et de section
S_2 , est raccordé sur le fond du réservoir ; ce tube est muni d'une électrovanne
EV_2 placée à son extrémité, débouchant à la pression atmosphérique
P_a .
On considère un grand réservoir de section cylindrique
Un tube plongeur, de section
Un tube de vidange cylindrique, de longueur

- Figure 1 - Etat initial : avant ouverture des vannes
I. Etude préliminaire
I.1. Les vannes
EV_1 et
EV_2 étant initialement fermées, calculer la pression
P_B au point B en fonction de
P_0 et
h_0 en particulier.

- Figure 2 - Après ouverture de la vanne
EV_1
I.2. A l'instant
t = 0 , l'électrovanne
EV_1 est ouverte brusquement,
EV_2 restant fermée.
On supposera que les conditions sont telles que
P_B > P_a . Le liquide monte donc dans le tube plongeur pour passer de B à B', points séparés d'une hauteur
x . Une nouvelle pression
P_0 ' s'établit au dessus du liquide, ainsi qu'une nouvelle hauteur de la surface libre notée
h ' (voir figure 2).
I.2.1. Donner l'expression deP_0 ' en fonction de
x, h ' et
P_a en particulier.
I.2.2. On poseε = Σ/(S_1) . Ecrire une relation traduisant la conservation du volume d'eau en fonction des paramètres
h_0 h^′, x et
ε . Que devient l'expression de
h_0 − h^′ à l'ordre 1 en
ε quand
ε≪1 ?
I.2.1. Donner l'expression de
I.2.2. On pose
Dans toute la suite du problème on utilisera la relation simplifiée à l'ordre 1.
I.2.3. En supposant que la température de l'air emprisonné ne varie pas, écrire une relation faisant intervenir les paramètresH, h^′, h_0, P_0 et
P_0^′ .
I.2.4. Exprimer la pressionP_0 ' en fonction de
P_0, ε, H, h_0 et
x .
I.2.3. En supposant que la température de l'air emprisonné ne varie pas, écrire une relation faisant intervenir les paramètres
I.2.4. Exprimer la pression
Montrer que cette expression peut se mettre sous la forme :
P_0^′ = P_0(1 − εx/(H − h_0))
Donner en fonction deP_a, x, h_0 et
ε en particulier, l'expression de la pression
P_0^′ .
I.2.5. Déterminer en fonction deP_0, P_a, H, h_0, ε, ρ et
g , l'expression de
x en adoptant toujours le premier ordre en
ε .
I.3. On supposera désormais queP_a > P_B avant l'ouverture de la vanne
EV_1 .
Donner en fonction de
I.2.5. Déterminer en fonction de
I.3. On supposera désormais que
Que se passe t-il dès l'ouverture de la vanne
EV_1 ?
A l'équilibre, donner la valeur dex et de la pression
P_B .
Déterminer l'expression de la nouvelle pression d'équilibreP_0 ' au-dessus du fluide en fonction de
P_a et
h_0 en particulier.
I.4. On se place toujours dans le casP_a > P_B . La vanne
EV_2 est maintenant ouverte. On attend l'établissement du régime permanent de l'écoulement dans tout le volume de fluide. Les répartitions de vitesse du fluide dans les sections
S_1 et
S_2 sont supposées uniformes. La vitesse de la surface libre sera notée
V_E , et celle dans la section
S_2 sera notée
V_A ,
A appartenant à la section de sortie
S_2 (voir figure 2). On supposera de plus que le niveau de l'eau reste toujours au-dessus du niveau de
B . Ecrire une relation entre les vitesses
V_A, V_E et des données d'ordre géométrique.
Ecrire une relation liantV_D et
V_A , où
D est un point au même niveau que
B .
En déduire que la vitesse enA s'exprime sous la forme :
V_A = ((2g(L_1 + L_2))/(1 − f((S_2)/(S_1))g(ε)))^(1/2)
oùf et
g sont deux fonctions que l'on déterminera.
Que devient cette expression lorsqueε tend vers zéro et
S_2/S_1≪1 ? Quel résultat connu retrouve-ton?
A l'équilibre, donner la valeur de
Déterminer l'expression de la nouvelle pression d'équilibre
I.4. On se place toujours dans le cas
Ecrire une relation liant
En déduire que la vitesse en
où
Que devient cette expression lorsque
II. Vidange du réservoir

La surface libre du réservoir est maintenant directement reliée à l'atmosphère (voir figure 3). La vanne
EV_2 est ouverte et le régime permanent est supposé atteint instantanément. Le volume instantané de fluide contenu dans le réservoir est désigné par
τ_1 , et celui contenu dans le tube de vidange de longueur
L_2 par
τ_2 . On supposera de plus que
S_1≫S_2 .
II.1. En supposant un régime quasi-stationnaire, déterminer l'expression de la vitesse au pointA en fonction de
V_E et
h(t) .
II.2. Exprimer le rapportV_E/V_A .
II.1. En supposant un régime quasi-stationnaire, déterminer l'expression de la vitesse au point
II.2. Exprimer le rapport
Quelle condition doit-on appliquer sur les diamètres
D_2 et
D_1 (diamètres respectifs des sections
S_2 et
S_1 ) pour que
V_E n'excède pas
1% de
V_A .
Donner alors l'expression deV_A dans ces conditions.
Cette relation sera vérifiée dans toute la suite du problème.
II.3. Pourh_0 > L_2 , écrire l'équation différentielle vérifiée par la hauteur
h(t) .
II.4. Dans les mêmes conditions que précédemment, donner l'expression deh en fonction du temps et déterminer le temps
t_1 au bout duquel le volume
τ_1 a été vidé.
CalculerV_A et
t_1 . Données :
S_2/S_1 = 1/100, L_2 = 1 m, h_0 = 2 m, g = 9, 81 ms^(− 2) .
Donner alors l'expression de
Cette relation sera vérifiée dans toute la suite du problème.
II.3. Pour
II.4. Dans les mêmes conditions que précédemment, donner l'expression de
Calculer
III- Théorème de Bernoulli en régime instationnaire.
On rappelle l'équation locale de l'écoulement parfait d'un fluide (équation d'Euler) :
où
g⃗ désigne le champ de pesanteur,
V⃗ le vecteur vitesse et P la pression.
Le fluide est, de plus, supposé incompressible et l'écoulement irrotationnel, mais l'écoulement est non permanent.
III.1. Ecrire, dans ces conditions, l'équation de continuité.
Le fluide est, de plus, supposé incompressible et l'écoulement irrotationnel, mais l'écoulement est non permanent.
III.1. Ecrire, dans ces conditions, l'équation de continuité.
Montrer, en précisant bien toutes les hypothèses, que l'équation d'Euler se ramène à :
où
H désigne la quantité
P/(ρg) + (V^2)/(2g) + z , appelée charge du fluide.
Cette dernière équation constitue l'expression du théorème de Bernoulli en régime non permanent.
III.2. Soit la surface ferméeΣ(t) , de volume
τ(t) , variable dans le temps.
Cette dernière équation constitue l'expression du théorème de Bernoulli en régime non permanent.
III.2. Soit la surface fermée
En intégrant l'expression du théorème de Bernoulli en régime non permanent sur le volume
τ(t) , montrer que :
On se propose d'appliquer la relation précédente à l'établissement du régime de vitesse en
A . A l'instant
t = 0 , la vanne
EV_2 est ouverte de manière instantanée.
Dans toute la suite du problème, le volumeτ(t) correspond au volume délimité par la surface
Σ(t) entourant entièrement et exclusivement les volumes
τ_1(t) et
τ_2(t) .
III.3. Evaluation du termeI_1
III.3.1. Montrer que l'intégrale bilanI_1 se ramène à :
I_1 = ∬_(Σ_1)ρgHV⃗.n⃗dΣ + ∬_(Σ_2)ρgHV⃗.n⃗dΣ où
Σ_1 et
Σ_2 désignent les 2 surfaces libres du fluide (voir figure 3 ).
En déduire queI_1 = ρgV(t)S_2(H(A) − H(E)) où
V(t) désigne la vitesse en A durant le régime d'établissement.
III.3.2. Donner les expressions de la charge du fluideH(E) au niveau de la surface libre et
H(A) au niveau de la sortie du tube de vidange.
Montrer que, si la vitesse de descente de la surface libreV_E est négligeable devant la vitesse en
A , l'expression finale de
I_1 s'écrit :
I_1 = ρgV(t)S_2((V^2(t))/(2g) − h(t)) .
III.4. Evaluation du termeI_2
III.4.1. A quelle condition peut-on écrire:ρ/2∭_τ∂/(∂t)(V⃗^2)dτ ≈ ρ/2∂/(∂t)(∭_τ V⃗^2 dτ)
III.4.2. Dans toute cette question, la notation[X] désignera l'ordre de grandeur de la quantité
X .
Dans toute la suite du problème, le volume
III.3. Evaluation du terme
III.3.1. Montrer que l'intégrale bilan
En déduire que
III.3.2. Donner les expressions de la charge du fluide
Montrer que, si la vitesse de descente de la surface libre
III.4. Evaluation du terme
III.4.1. A quelle condition peut-on écrire:
III.4.2. Dans toute cette question, la notation
En admettant que :
[∭_τ V⃗^2 dτ] = [V]^2[τ] , où
τ est le volume de fluide considéré, montrer que :
Toujours en raisonnant sur les ordres de grandeur et en considérant que
h et
L_2 sont du même ordre de grandeur, montrer que
(B)≫(A) .
En déduire que :I_2 = ρ/2L_2 S_2(∂V^2(t))/(∂t) .
III.5. Les intégralesI_1 et
I_2 étant exprimées, montrer que l'équation différentielle vérifiée par la vitesse
V(t) en
A est :
1/(V_A)((dV)/(V_A − V) + (dV)/(V_A + V)) = (dt)/(L_2)
oùV_A est la vitesse en
A , déterminée en régime stationnaire à la question II.2. On considérera que la vitesse
V_A , correspondant au régime stationnaire, ne varie pas pendant le temps d'établissement du régime de vitesse en
A .
III.6. En déduire l'expression de la vitesseV(t) en
A en fonction du temps et de
L_2 .
En déduire que :
III.5. Les intégrales
où
III.6. En déduire l'expression de la vitesse
Représenter l'allure de
V(t) et dessiner l'asymptote.
III.7. Soit le tempst_(0, 99) au bout duquel la vitesse du fluide
V(t) en
A vaut
99% de la vitesse du régime stationnaire
V_A .
Montrer quet_(0, 99) = (αL_2)/(V_A) où
α est une constante que l'on calculera.
Calculert_(0, 99) en prenant comme vitesse
V_A la vitesse calculée à la hauteur
h_0 .
Calculer l'évolution deV_A durant le régime transitoire. L'hypothèse effectuée sur
V_A en III.5. paraîtelle justifiée?
III.7. Soit le temps
Montrer que
Calculer
Calculer l'évolution de
Pas de description pour le moment
